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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 08:24

 

Position nette : Helvétie / France

 

Les banques centrales publient la position nette de leur pays vis-à-vis de l’étranger qui permet d’assurer l’équilibre de leur balance des paiements, donc du système financier mondial.

En effet, des balances (en particulier commerciales et des investissements directs étrangers) de certains pays sont déficitaires, ce qui doit être compensé en toute logique par des balances excédentaires dans d’autres pays pour que le système financier mondial soit équilibré.

C’est simple, tout est simple

La banque centrale helvète (la BNS) vient de publier la position nette nationale : + 764 milliards de francs suisses fin 2009, soit 143% du PIB.

En France, d’après les derniers chiffres de la BdF, la position nette nationale est déficitaire : - 225 milliards d’euros, auxquels il faudrait ajouter une bonne part des 70,6 % de dette publique (1 223 milliards) détenus par des étrangers (non-résidents), soit au total 1 089 milliards.

La position nette d’un pays est le meilleur indicateur de sa performance globale par rapport aux autres pays.

***

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Published by CHEVALLIER
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commentaires

Rémy 17/12/2010 09:14


Il est gentil Strauss-Kahn.Il exhorte les européens à utiliser un tractopelle pour creuser leur tombe.L'influence de l'efficacité américaine sans doute!
Contrairement aux Etats-Unis, l'Europe ne retient aucune leçon de l'histoire.
A preuve, elle recommence la désastreuse politique déflationniste des années 30.L'immobilier, comme vous l'aviez fait remarquer, remplaçant l'or
A croire que nous sommes condamnés à n'avoir que des dirigeants incapables en temps de crise
C'est vraiment triste


CHEVALLIER 17/12/2010 09:30



Oui ! Entièrement d'accord avec vous !  Les Européens utilisent effectivement de gros engins de terrassement pour creuser leur tombe : c'est le stade industriel !


Triste fin effectivement



ratel 17/12/2010 08:34


Que pensez vous de cet article de Mr GAVE ? :


A mon humble avis, l’Allemagne a un problème.

Pendant l’été 2008 si mes souvenirs sont exacts, j’avais écrit un article dans le JDF qui expliquait entre autre que la politique économique allemande était assassinée pour le reste de L’Europe et
nous amenait au désastre. Mon raisonnement, très simple, faisait remarquer que notre voisin d’outre Rhin subventionnait sa production, taxait sa consommation (hausse de la TVA) et refusait de
déréglementer les secteurs de services ou il n’était pas concurrentiel.

Le but était de dégager des excédents extérieurs que les autorités allemandes, encore et toujours mercantilistes, ont toujours considéré comme le signe d’une bonne gestion, ce qui est une erreur
intellectuelle gigantesque.

Le fait que cette erreur fut partagée par bon nombre de lecteurs du JDF à l’époque, qui m’avaient violemment pris a partie n’en fait pas une vérité. La majorité peut avoir tort aussi, comme trop
souvent l’histoire nous l’a prouvé ne serait-ce que pendant la dernière guerre. Une erreur reste une erreur, même si elle est partagée par 90 % de la population.Le mercantilisme a toujours amené à
des désastres économiques ou financiers et nous en avons encore une preuve aujourd’hui.

Nous sommes en effet en train d’arriver au point ou le monstre que l’Allemagne a réveillé va se retourner contre elle.

L’Allemagne a accumulé depuis 10 ans un surplus commercial d’environ 700 milliards d’euro avec ses partenaires de l’Euro.

Ce qui veut dire en termes simples que l’Allemagne a vendu pour 700 milliards de plus qu’elle n’a acheté et qu’en contrepartie, elle a reçu plein de jolis bouts de papiers émis par des Grecs, des
Italiens ou des Espagnols reconnaissant qu’ils doivent de l’argent aux allemands pour la Mercedes dans laquelle ils roulent.

Eh oui, si vous avez un excédent des comptes courants, vous avez un déficit de la balance des capitaux, c’est-à-dire que vous prêtez de l’argent à ceux qui achètent vos produits. Et si vous êtes
dans une monnaie unique, vous ne pouvez pas demander aux Irlandais de vous filer une partie de leurs réserves de change pour solder vos dépenses. Le règlement des différences de balance commerciale
se fait par l’Allemagne acceptant de la dette émise par des Irlandais. Pas d’autre solution. Sauf pour les Allemands a bâtir des usines en Espagne, ce qu’ils n’ont pas fait puisque c’était moins
cher chez eux.

Et tous ces bouts de papier sont domiciliés dans les coffres des banques allemandes. Par exemple, les banques allemandes auraient prêté 180 milliards d’euro aux banques irlandaises en achetant
leurs obligations ou en leur prêtant directement, ce qui correspond a prés de trois fois le PNB Irlandais.

Ce qui laisse à penser que les autorités de contrôle des banques allemandes, Bundesbank en tète, ont complètement failli à leur devoir de surveiller les banques allemandes.

Qui, en Allemagne, a été assez fou pour laisser les banques allemandes s’engager à ce point sans y mettre le holà ? Et en faire autant en Espagne, en Grèce, dans les subprimes Américain etc…

L’irresponsabilité des autorités financières de contrôle en Allemagne dépasse l’entendement.

Et maintenant, les Allemands, ces préteurs irresponsables, se retournent vers les Espagnols ou les Irlandais et leur disent qu’il est hors de question qu’ils ne soient pas remboursés, et que s’il
faut, les populations locales doivent être réduites à la misère pour sauver ces banquiers incompétents s’il en fut, outre Rhin

Si j’étais ministre des finances Irlandais ou Espagnol (ce que grâce au ciel je ne suis pas), je mettrais en avant les faits suivants.

* Si je dois $ 1 million à ma banque, j’ai un problème.
* Si je luis dois $ 1 milliard, c’est elle qui a un problème.

Ce ne sont pas, ou pas seulement les Espagnols ou les Irlandais qui ont un problème : après tout, eux ils roulent en Mercedes. Ce sont les banques et compagnies d’assurance allemandes qui sont
bourrées des papiers émis par ces braves gens. Et que l’on ne me dise pas que la bonne foi des banquiers allemands a été surprise : prêter trois fois le PNB pour aider les banques en Irlande à
spéculer à du laisser de grasses commissions qui n’ont sans doute pas été perdue pour tout le monde, suivez mon regard.

Bref, avec sa politique mercantiliste imbécile, l’Allemagne a créé un problème financier monstrueux, dont, par un juste retour des choses, elle va être la victime, et c’est pour cela que le
mercantilisme est une imbécillité

Je dirai donc simplement à Madame Merkel (même et surtout parce qu’elle ne demande rien): « Vous êtes à l’origine du problème, les banques qui sauteront en premier ce sont les vôtres, il serait
urgent que vous trouviez une solution comme de continuer à financer le reste de l’Europe et à déréglementer à toute allure les secteurs ou vous n’étes pas concurrentiels pour nous permettre de vous
vendre quelque chose. Etre créditeur, ne vous donne aucun droit spécial tant vous avez été nuls dans la distribution des crédits

En termes simples: Abandonnez votre politique mercantiliste désastreuse, qui nous a mené la où nous en sommes.Ce n’est pas en appauvrissant les autres européens que les dettes que vous avez
accumulées seront remboursées, bien au contraire.Au lieu de cela, coupez les impôts sur la consommation, déréglementez, cessez de pressurer les salaires, ouvrez vos frontières et redevenez ce que
l’Allemagne d’Adenauer et de Kohl a toujours été, une force de croissance.

L’Europe ne se renforcera que si les économies, toutes les économies croissent. Sinon, elle échouera, ce qui serait tragique. Et l’Allemagne en portera la responsabilité.Pour l’instant, je ne pense
pas que les allemands aient vraiment compris.

Je reste donc avec la stratégie que je préconise depuis des mois :

- Valeurs exportatrices,

- Pas d’obligation européennes,

- Cash en FS Couronne Suédoise, Dollar de Singapour, voir Dollar US ;

- Placements obligataires en monnaies asiatiques.


CHEVALLIER 17/12/2010 09:31



Ce que vous me demandez est exactement ce que je n'aime pas faire... critiquer des analyses proches des miennes...  



BA 16/12/2010 23:41


Jeudi 16 décembre 2010 :

Angela Merkel est contre les « euro-bonds » (des obligations qui seraient émises par l’ensemble de la zone euro).

La chancelière Angela Merkel s’est ainsi montrée particulièrement sévère dans une interview au Bild parue jeudi 16 décembre :

« Avec ces ‘euro-bonds’, les faiblesses en Europe ne disparaîtraient pas, mais se propageraient au contraire à tout le monde. Et plus aucune pression ne s’exercerait sur les Etats endettés pour
qu’ils remettent leurs budgets en ordre. »

Cette position tranchée s’explique sans doute par une montée de l’euroscepticisme outre-Rhin.

Selon un sondage réalisé la semaine dernière, quatre Allemands sur dix réclament le retour au deutsch mark.

http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Quatre-Allemands-sur-dix-pour-le-retour-du-mark-241621/


CHEVALLIER 17/12/2010 07:47



Un certain nombre d'euro-zonards, que ce soit en Allemagne, en  France et ailleurs, ont très bien compris qu'ils se faisaient conduire à l'abattoir par leurs dirigeants : ils sont
contre le maintien de l'€ mais ils sont minoritaires.


Angela n'a pas encore compris que les rachats de junk bonds des PIGS sont des ersatz d'€-Bonds ! 



ratel 16/12/2010 22:33


à suivre la réaction des taux des obligation à cette nouvelle

L'Europe va se doter d'un Fonds de secours permanent face aux crises :




L'Union européenne a décidé jeudi soir de changer son traité pour doter les pays de la zone euro d'un mécanisme d'entraide financière durable afin de mieux résister aux crises, au terme d'une année
tumultueuse marquée déjà par le sauvetage de la Grèce et de l'Irlande.

En revanche ses dirigeants restent divisés sur les moyens financiers du dispositif ou sur l'idée de compléter l'arsenal par des euro-obligations, pour mieux protéger les pays les plus fragiles.



Au cours d'un sommet à Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne sont tombés d'accord sur une modification limitée du traité de Lisbonne.

Le texte sur lequel ils se sont entendus indique qu'à l'avenir "les Etats membres de la zone euro sont autorisés à créer un mécanisme de stabilité qui sera activé si cela s'avère indispensable pour
garantir la stabilité de l'euro dans son ensemble".

L'Allemagne exigeait cette garantie juridique. Berlin craignait sinon de se faire censurer par sa Cour constitutionnelle car le traité actuel qui régit l'UE n'autorise pas en principe un pays de la
zone euro à être sauvé de la banqueroute par ses partenaires.

Le traité doit être effectivement changé en 2011. Cette modification devra ensuite être ratifiée par les 27 pays de l'UE, en principe par voie parlementaire.

Echaudée par la crise grecque au printemps, l'Europe a déjà mis en place un Fonds de secours provisoire, complété par le FMI et l'UE. Au total, une capacité de prêts de 750 milliards d'euros.

Pour lui succéder, il a été décidé de mettre en place le dispositif permanent, afin de rassurer les marchés sur la capacité de réaction de la zone euro. Après la Grèce et l'Irlande, l'Espagne, le
Portugal ou encore la Belgique apparaissent vulnérables.


Principale nouveauté du mécanisme: les banques et fonds privés détenteurs de dette publique pourront contribuer au sauvetage d'un pays en faillite, au cas par cas.

Au-delà, l'Europe est partagée sur les outils à utiliser. Pour éviter une contagion de la crise, certains responsables veulent aller plus loin en augmentant les ressources du Fonds de soutien
actuel, et à venir.

"Nous avons besoin d'un mécanisme plus large à partir de 2013", a jugé jeudi le ministre belge des Finances Didier Reynders, dont le pays préside l'UE. Une option que Berlin refuse pour
l'instant.

Certains responsables européens veulent de leur côté créer des "euro-obligations", des emprunts d'Etat communs pour mutualiser les risques entre pays et protéger les plus faibles.

Cette initiative est soutenue par le Premier ministre portugais, José Socrates, qui a parlé d'une "bonne idée", à son arrivée à Bruxelles.

Là encore l'Allemagne ne veut pas en entendre parler. "Avec des euro-obligations on ne règlerait pas les faiblesses de l'Europe, on ne ferait que les transmettre à tout le monde", a jugé Mme Merkel
dans une interview jeudi.

"C'est le début de la discussion", lui a répondu à Bruxelles M. Reynders, "au bout du compte nous aurons peut-être des euro-obligations", a-t-il estimé.

Dans l'immédiat, le calme précaire revenu sur les marchés est dû surtout à l'action de la Banque centrale européenne (BCE), qui achète massivement les obligations des pays fragiles de la zone
euro.

Pour rassurer sur sa capacité à faire face, l'institut monétaire a décidé jeudi de doubler son capital à 10,76 milliards.

Mais l'Europe reste toutefois critiquée pour sa lenteur de réaction face à la crise.

"Le processus de prise de décision en Europe est long, bien plus lent que la vitesse des marchés", a mis en garde le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, "je suis inquiet, c'est
pourquoi j'exhorte les Européens à apporter une solution globale".


CHEVALLIER 17/12/2010 07:42



Les €-Bonds existent déjà de fait avec les rachats des junk bonds des PIGS.


Les quelques dizaines de dirigeants euro-zonards sont en train de plomber l'Europe entière !


C'est dramatique, historique !



BA 16/12/2010 21:13


Les investisseurs internationaux n'ont plus aucune confiance dans la capacité de l'Espagne à rembourser ses dettes.

Conséquence : l'Espagne est obligée de payer des taux d'intérêt de plus en plus exorbitants pour emprunter.

Plus les jours passent, plus l'Espagne se surendette.

Plus les jours passent, plus l'Espagne se rapproche du défaut de paiement.

- Emprunt à 12 mois :

En août 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 12 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 1,836 %.
En septembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 1,908 %.
En novembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 2,363 %.
Mardi 14 décembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 3,449 % !

- Emprunt à 18 mois :

En août 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 18 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 2,078 %.
En septembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 2,146 %.
En novembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de 2,664 %.
Mardi 14 décembre 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 3,721 % !

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE6BD0YF20101214

- Emprunt à 10 ans :

Jeudi 16 septembre 2010, l'Espagne avait lancé un emprunt à 10 ans : l'Espagne avait dû payer un taux d'intérêt de 4,144 %.
Jeudi 18 novembre 2010, l'Espagne a dû payer un taux d'intérêt de 4,615 %.
Jeudi 16 décembre 2010, l'Espagne a dû payer un taux d'intérêt de ... 5,446 % !

Dernier chiffre connu (jeudi 16 décembre, vers 21 heures) :

Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,516 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

- Emprunt à 15 ans :

Jeudi 21 octobre 2010, l'Espagne avait lancé un emprunt à 15 ans : l'Espagne avait dû payer un taux d'intérêt de 4,541 %.
Jeudi 16 décembre 2010, l'Espagne a dû payer un taux d'intérêt de ... 5,953 % !


CHEVALLIER 16/12/2010 22:00



Y s'en footent : l'Allemagne paiera !!!  



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  • : Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste
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