Peugeot : à la casse, sans prime !
La juste valeur de Peugeot est égale à zéro ! … depuis plusieurs années tel est le résultat de la méthode d’analyse financière que
j’ai développée.
En effet, une entreprise industrielle dont la marge opérationnelle fluctue aux alentours de 2 à 3 % depuis plusieurs années (au moins depuis
2002, derniers chiffres consultables pour Peugeot) ne peut qu’avoir une marge nette autour de 1 %, ce qui la condamne irrémédiablement à mort en cas de
fortes turbulences, surtout quand elle est sur endettée, ce qui est le cas de Peugeot.
Sa valeur, en tant qu’entreprise, est donc nulle.
Cependant, le cours fluctue depuis quelques mois de 10 à €20, soit 4 à €5 milliards de capitalisation boursière, ce qui correspond a priori à sa valeur à la
casse.
Peugeot est un excellent exemple de l’intérêt que présente ma méthode d'analyse financière (comme celles qui en sont proches).
En effet, elle permettait déjà de prédire un tel désastre, en particulier après la publication des chiffres du 1° semestre 2007 (le cours a alors atteint un sommet de €67 en juillet 2007) alors qu’aucun analyste n’a alors publié la prédiction d’une valeur potentiellement nulle pour
Peugeot, niveau que ce titre a finalement atteint après les turbulences de 2008 (€11,30 en décembre 2008 soit 83 % de
chute !).
Tableau 1 :
|
Peugeot
|
2007 S1
|
2007 S2
|
2008 S1
|
2008 S2
|
2009 S1
|
|
Revenues
|
30 818
|
29 795
|
30 066
|
24 290
|
23 497
|
|
Operating income
|
842
|
910
|
1 115
|
-592
|
-826
|
|
Operating margin
|
2,7
|
3,1
|
3,7
|
-2,4
|
-3,5
|
|
Net income
|
483
|
343
|
731
|
-211
|
-1 064
|
|
Net margin
|
1,6
|
1,2
|
2,4
|
-0,9
|
-4,5
|
Conclusions…
Déterminer la juste valeur d'une société cotée est absolument indispensable pour éviter les crash majeurs.
Les investisseurs doivent savoir qu'il n'existe plus de valeur de père de famille.
C’est le temps des turbulences.
La chute de Peugeot montre une fois de plus qu'il ne faut jamais faire confiance aux journaleux ni aux bonimenteurs professionnels, c’est à dire aux
consensus des analystes patentés (la plupart ont encore des avis favorables sur ce titre).
La quasi faillite de Peugeot est aussi celle de toute la communauté économique et financière, y compris celle de la famille Peugeot qui n’a pas réagi positivement au cours de ces dernières années
afin d’adopter les mesures qui s’imposaient.
A titre de comparaison, la marge opérationnelle de Volkswagen fluctuait depuis ces dernières années autour de 5,5 %, ce qui permettait de dégager une marge nette faible mais normale
d’environ 4 %.
Tableau 2 :
|
Volkswagen AG
|
2008Q1
|
2008Q2
|
2008Q3
|
2008Q4
|
2009Q1
|
2009Q2
|
|
Revenues
|
27 013
|
29 487
|
28 932
|
28 376
|
23 999
|
27 203
|
|
Operating income
|
1 311
|
2 123
|
1 485
|
1 414
|
312
|
928
|
|
Operating margin
|
4,9
|
7,2
|
5,1
|
5,0
|
1,3
|
3,4
|
|
Net income
|
929
|
1 643
|
1 161
|
955
|
243
|
251
|
|
Net margin
|
3,4
|
5,6
|
4,0
|
3,4
|
1,0
|
0,9
|
Les dirigeants de Volkswagen ont su prendre les bonnes décisions en maîtrisant au mieux les coûts tout en finançant des frais de recherche et développement importants
(€2,9 milliards au 1° semestre 2009 contre €936
millions seulement pour Peugeot) et en se développant en Asie : Volkswagen vend maintenant plus de véhicules en Chine qu’en Allemagne !
Les dirigeants de Peugeot se sont toujours battus contre les concurrents asiatiques (en demandant une protection des marchés européens contre les importations) et contre la mondialisation, alors
que l’Asie est la zone dont la croissance est la plus forte dans le monde.
Erreur fatale.
Seuls des analystes financiers qui travaillent en interne dans certains établissements et qui utilisent de bonnes méthodes se sont dégagés à temps de Peugeot (et ils ont même pu
vendre à découvert).
Ils ne publient pas leurs conclusions.
Avec Fred Rabeman, analyste technique, nous proposons en toute indépendance
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gagnante.
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