14 août, tout le monde est en vacances, il ne se passe rien. L’Insee vient juste de rendre publics les chiffres du PIB du 2° trimestre et d’annoncer mi-figue mi-raisin (ce n’est pas encore la saison, ni de l’un ni de l’autre), que la croissance est nulle, ce qui est faux d’après… les chiffres officiels publiés par l’Insee !
En effet, le PIB réel (en prix chainés, c’est-à-dire en prix constants, sur la base de 2005) est passé de 450,880 milliards d’euros au 1° trimestre à 450,670 milliards au deuxième trimestre, soit une baisse de 0,047 %, chiffre devant être arrondi à 0,05 % avec 2 décimales et à… 0,0 % à 1 décimale !
C’est un tour de passe-passe qui passe en pourcentage d’un trimestre à l’autre mais qui ne passe pas quand on calcule la croissance d’un trimestre à l’autre en taux annualisé selon la présentation habituelle aux Etats-Unis (qui est plus logique). Dans ce cas, la baisse du PIB est de 0,19 %, chiffre arrondi à… 0,2 %,
Document 1 :

Toujours d’après les chiffres de l’Insee, la croissance du PIB d’un trimestre à l’autre en taux annualisé est nulle depuis le 2° trimestre 2011 (ou de 0,1 %) à l’exception du
3° trimestre 2011 (retenant des chiffres anormaux du commerce international), c’est-à-dire que le PIB n’a presque pas augmenté depuis le 1° trimestre 2011 (il était alors à
449,3 milliards d’euros).
Pire, la tendance est mauvaise : la croissance sera nettement négative à l’avenir, c’est-à-dire déjà en ce 3° trimestre, et les suivants.
L’écart de la croissance française (du PIB réel d’une année sur l’autre) par rapport à la locomotive américaine augmente,
Document 2 :

Pendant les 30 Glorieuses, la croissance française était supérieure à celle des Etats-Unis, mais la tendance s’est inversée par la suite, au point qu’elle va
devenir négative,
Document 3 :

Même graphique sans les courbes de tendance,
Document 4 :

Les Américains se sont ressaisis avec les Reaganomics. Il n’y aura rien de tel en France qui est durablement condamnée à une croissance nulle voire négative à
l’avenir et à un désordre grandissant.
Tout est simple.
« La France n’est pas en récession » annonce triomphalement l’un des plus grands apparatchiks de la nomenklatura sur la base des chiffres présentés et arrangés par l’Insee. Ce n’est qu’un village Potemkine.