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Crédit Suisse 4° trimestre 2010
Crédit Suisse (comme UBS) ne respecte pas les exigences de Bâle II avec un multiple d’endettement (mon µ ou leverage) de 23,0 à la fin du 4° trimestre alors que le maximum autorisé est de 12,5 soit un ratio Tier réel de 4,3 % contre un minimum de 8 %,
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Crédit Suisse |
2009 Q4 |
2010Q1 |
2010 Q2 |
2010 Q3 |
2010 Q4 |
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Total dettes |
983 |
1 026 |
1 091 |
1 023 |
989 |
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Capitaux propres |
48,3 |
47,8 |
46,6 |
44,7 |
43,0 |
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µ |
20,3 |
21,5 |
23,4 |
22,9 |
23,0 |
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Tier d'origine |
4,9 |
4,7 |
4,3 |
4,4 |
4,3 |
Les chiffres sont en milliards de francs… suisses.
Les dirigeants ont bien réagi fin 2009 en faisant rapprocher leurs ratios d’endettement des normes, mais la situation s’est dégradée en 2010.
Comme beaucoup d’autres banques, Crédit Suisse est obligée de réduire les crédits qu’elle accorde à ses clients, ce qui contribue à affaiblir la croissance du PIB.
UBS et Crédit Suisse sont non seulement too big to fail, mais encore dangereusement hors normes.
Comme ce sont des vaches (ou des monstres) sacrées pour les petits Suisses, les autorités n’osent pas leur imposer de respecter les règles prudentielles, ce qui est grave car ces banques présentent un risque systémique très élevé qui fragilise la place financière helvète.
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