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CitiGroup 4° trimestre 2009
CitiGroup améliore ses ratios d’endettement qui sont maintenant enfin rentrés dans les normes avec un
ratio Tier d’origine réel à 8,9 % (il devrait être supérieur à 8 %) soit un µ (leverage) de 11,2 (il devrait être inférieur à
12,5),
Tableau 1 :
|
Citigroup |
2008Q4 |
2009Q1 |
2009Q2 |
2009Q3 |
2009Q4 |
|
actions préférence |
70,7 |
74,2 |
74,3 |
0,3 |
0,3 |
|
total dettes réelles |
1 867,5 |
1 752,9 |
1 770,5 |
1 748,1 |
1 703,8 |
|
capitaux propres réels |
71,0 |
69,7 |
78,1 |
140,5 |
152,4 |
|
µ réel |
26,3 |
25,2 |
22,7 |
12,4 |
11,2 |
|
Tier d'origine |
3,8 |
4,0 |
4,4 |
8,0 |
8,9 |
Ces chiffres, tirés de Reuters, diffèrent légèrement de ceux qui se trouvent sur mes billets précédents (pour les trimestres antérieurs au 4°) du fait de réajustements comptables.
CitiGroup a transformé les actions de préférence en actions ordinaires au 3° trimestre 2009, ce qui a eu pour effet d’augmenter considérablement les véritables capitaux propres et d’améliorer là
aussi considérablement les ratios d’endettement.
Ce qu’on voit, ce sont les pertes de CitiGroup ($7,7 milliards au 4° trimestre 2009), ce qu’on ne voit pas, c’est
l’amélioration considérable des ratios d’endettement : le total des dettes se montait à 11 fois le montant des véritables capitaux propres fin 2009
contre 26 fois fin 2008 !
On désigne les journaleux, les bonimenteurs et d’une façon générale tous les idiots inutiles.
CitiGroup a perdu $5,1 milliards au 4° trimestre en remboursant les aides de l’Etat qui lui ont quand même permis de passer un moment délicat (appelé crise,
la crise la plus importante depuis celle de 1929, en pire, par les idiots éternellement inutiles).
En assimilant les actions de préférence aux capitaux propres (comme le font à tort les Européens), les ratios d’endettement de CitiGroup étaient dans les normes au cours des trimestres précédents
mais ce mode de calcul est trompeur car il ne correspond pas à la réalité,
Tableau 2 :
|
Citigroup |
2008Q4 |
2009Q1 |
2009Q2 |
2009Q3 |
2009Q4 |
|
Total dettes |
1 796,8 |
1 678,6 |
1 696,2 |
1 747,8 |
1 703,5 |
|
Capitaux propres |
141,6 |
143,9 |
152,3 |
140,8 |
152,7 |
|
µ publié |
12,7 |
11,7 |
11,1 |
12,4 |
11,2 |
|
Tier d'origine |
7,9 |
8,6 |
9,0 |
8,1 |
9,0 |
Les 3 big banks américaines sont maintenant rentrées dans les normes de la Fed pour ce qui concerne les ratios d’endettement mais elles sont too big to fail : le total de leurs dettes se monte à 40 % du PIB ! Il faut absolument les
démanteler.
Tableau 3 :
|
2009Q4 |
Bank of America |
JPMorgan |
Citigroup |
|
actions préférence |
37,2 |
8,2 |
0,3 |
|
total dettes réelles |
2 029,1 |
1 874,8 |
1 703,8 |
|
capitaux propres réels |
194,2 |
157,2 |
152,4 |
|
µ réel |
10,4 |
11,9 |
11,2 |
|
Tier d'origine réel |
9,6 |
8,4 |
8,9 |
Tout va bien maintenant dans les grandes banques des Etats-Unis car le bombardier furtif B-2 y a remis de l’ordre en provoquant quelques turbulences…
Cet exemple de CitiGroup permet de voir qu’une banque qui a de mauvais ratios
d’endettement (un µ de 26 comme en France et en Europe) peut les remettre dans les normes (à 11) à condition de le vouloir et
de le pouvoir.
Pour cela, les autorités, dont la banque centrale doivent jouer un rôle moteur, ce qui n’est pas le cas dans la Vieille Europe.
Cliquer ici pour lire mon billet du 18 octobre dernier sur
Citigroup.
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