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BPCE 2009 et les Gos Banques françaises
Le petit Nicolas s’est fait une Gos banque à sa botte, ou à ses talonnettes diront les mauvaises langues (pour financer plus facilement ses campagnes électorales) en créant BPCE qui
vient de publier ses comptes de 2009. Le ratio µ diminue,
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BPCE |
2008 |
2009 |
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Total dettes |
1 108,5 |
981,0 |
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Capitaux propres |
35,2 |
47,8 |
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µ |
31,5 |
20,5 |
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Tier d'origine |
3,2 |
4,9 |
Ce tableau se lit de la façon suivante : au 31 décembre 2009, le total des dettes se montait à 981 milliards d’euros, soit 20,5 fois (µ) le montant des capitaux propres qui s’élevaient à 47,8 milliards d’euros ce qui représentait 4,9 % du total des dettes (le ratio Tier d’origine).
Les ratios de BPCE sont encore totalement hors normes car µ doit être inférieur à 12,5 ou autre formulation : le ratio Tier (d’origine) doit être
supérieur à 8 %.
Les caractéristiques de PBCE sont très proches de celles de la Générale.
Comme les 3 mousquetaires, nos 3 Gos Banques sont donc 4 maintenant.
Pour les capitaliser selon les normes de ce bon vieux
Greenspan, il faudrait augmenter le capital de BNP de 130 milliards d’euros, de 100
milliards pour le Crédit Agricole, de 50 milliards pour la Générale et d’autant pour BPCE, soit 330 milliards d’euros au
total !
Dans ces conditions, les ratios de rentabilité des capitaux propres seraient au mieux de 3,2 % pour BNP (ROE) et quasiment de zéro pour les autres alors que la norme est de 15 % !
A titre de comparaison, la Banque Michel Inchauspé (Bami) et la Banque Pouyanne ont des ROE très honorables de 12 à 13 %.
Bien entendu, avec de tels ratios et de telles augmentations de capital, les cours de nos Gos Banques s’effondreraient.
Le village bancaire franchouillard est 100 % de type Potemkine.
Malheureusement, la BCE maintient en survie tout ce mauvais monde en prêtant aux banques 800 milliards d’euros à un taux de 1 % qu’elles (re)prêtent à 5 à 7
% à leurs clients, ce qui leur permet de gagner sans trop se fatiguer 30 à 40 milliards d’euros par an.
Les magouilles comptables des banquiers français (et européens) passent bien auprès de leur public qui n’a aucune culture économique et financière, mais ça ne marche pas ailleurs, en Amérique et en Asie qui sont les grands marchés mondiaux du XXI° siècle.
Une fois de plus, je précise que mes sources sont celles qui sont retenues partout dans le monde (en dehors de certains milieux en Europe) : ce sont celles de la BRI, des autorités
américaines et de la communauté financière internationale.
A ma connaissance, je suis encore le seul à traiter de ce problème en France et en français…
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