Les dirigeants de BNP s’emmêlent un peu beaucoup les pinceaux…
Ils viennent finalement de publier en français les diapositives de la dernière intervention de leur patron aux Etats-Unis (à la conférence Barclays). La 7° ne fait pas sérieux :
Ils annoncent que BNP avait pour 4 milliards d’euros de bons du Trésor grec au 30 juin dernier, dépréciés à hauteur de 500 millions, c’est-à-dire avec une décote de 12,5 % tout en reconnaissant qu’elle est de l’ordre de 45 % en juste valeur de marché.
Selon les règles comptables en vigueur (IFRS), les banques doivent, comme toutes les entreprises, comptabiliser leurs actifs à leur juste valeur de marché et non pas selon leur propre appréciation comme l’a rappelé Steven Maijoor, Chair of European Securities and Markets Authority de l’IASB.
Publier des comptes d’une entreprise qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité en vue de tromper les investisseurs vaut 25 ans de prison pour ses dirigeants… aux Etats-Unis, comme cela a été le cas pour celui d’Enron qui a survécu (pour l’autre, la justice divine a été plus radicale).
Joseph Cotterill a bien relevé comme moi ce problème, cliquer ici pour lire son article.
Cliquer ici pour voir les diapositives de la conférence Barclays du 14 septembre.
