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Banques françaises : ratios et cours
Les cours des 3 Gos banques françaises ont atteint des sommets au 1° semestre 2007 car les investisseurs (surtout étrangers) ont été attirés par les bons ratios publiés, mais comme ils ne
correspondaient pas à la réalité, ils ont baissé considérablement par la suite, le Crédit Agricole et la Générale gardant une perte de 70 % par rapport à leurs plus hauts
cours,
|
Cours en € |
+ haut |
+ bas |
actuel |
baisse % |
|
BNP |
92,40 |
20,08 |
54 |
42 |
|
CA |
36,15 |
5,90 |
11 |
70 |
|
SG |
143,72 |
17,29 |
42 |
71 |
Ces cours sont encore surévalués car il faudrait augmenter considérablement les capitaux propres pour respecter les normes, en particulier le ratio d’endettement (leverage, mon µ) de la BRI, de la Fed, d’Alan Greenspan, cf. mes billets à ce sujet.
Les augmentations de capital indispensables feraient alors plonger ces cours.
Les investisseurs anglo-saxons sont sortis de ces titres qui ont ainsi baissé mais qui sont autoentretenus par la communauté financière européenne qui perpétue ses erreurs au
lieu de les reconnaitre et d’agir positivement.
Aux Etats-Unis, la crise des sub-prime et l’effondrement financier ont fait un ménage radical :
les mauvaises banques ont disparu (Lehman Brothers, etc.), les cours d’autres banques viables se sont effondrés (Citibank, etc.)
mais les cours des bonnes banques, c’est-à-dire celles qui ont de bons ratios d’endettement et de rentabilité,
sont revenus à leurs niveaux d’avant ces turbulences (JP Morgan, Wells Fargo, etc.).
Les Gos banques françaises font courir un risque considérable (dit systémique : tout le système s’effondre alors) en ne respectant pas les ratios d’endettement ni les autres règles
comptables.
Heureux, les Français font confiance à leurs banquiers, les yeux fermés !
+ : comme les engagements de retraite des salariés des banques françaises ne sont pas comptabilisés, il faudrait diminuer les capitaux propres actuels de leur montant pour rétablir des
comptes donnant une image fidèle de la réalité…
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