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Banques, Etats et risques systémiques
Avant, on était peinards. Avant, c’est-à-dire depuis
l’après-guerre. Pendant une cinquantaine d’années, il n’y avait aucun risque : tout le monde avait évidemment confiance dans les banques, dans
les Etats et dans les bons des Trésors, du moins dans les pays développés.
Les seuls risques concernaient d’autres pays, exotiques : en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.
Ce n’est plus le cas maintenant. Même Jean-Claude Le Tricheur s’en est rendu compte : depuis 2008, ce qui paraissait impossible s’est produit
a-t-il dit récemment.
Notre petit Nicolas en est conscient : ce sera pire qu’en 29 ! Seule Bécassine plane encore.
Les chiffres sont là : dans l’hypertrophie de la masse monétaire de la zone euro (qui provient des engagements de retraite qui ne sont
pas comptabilisés en France et d’autres acrobaties comptables locales dans les PIGS) et dans les comptes des big banques européennes qui ne respectent pas
les ratios d’endettement (avec des µ largement supérieurs aux normes).
Les tensions sur les rendements des bons des Trésors et sur les CDS adossés aux banques et aux Etats ne sont pas le résultat de l’action
négative des hedge funds qui sont des fonds d’investissement qui opèrent sur des produits financiers qui permettent d’assurer des couvertures indispensables face à des risques.
Le travail des gérants de ces fonds consiste à voir loin et juste pour anticiper correctement
les évolutions des marchés.
Ils spéculent donc pour le bien de leurs clients : ainsi par exemple, les compagnies
aériennes peuvent se couvrir face aux risques de hausse des prix des carburants.
Ils sont nécessaires et indispensables car ils permettent justement de réduire les incertitudes face à l’avenir en révélant sur les marchés des problèmes qui
peuvent être plus ou moins bien cachés à un moment donné, comme par exemple les dérives bancaires et monétaristes dans la zone euro.
Pour ma part, j’ai bien analysé ces problèmes depuis un certain temps… cf. mes billets antérieurs qui paraissaient théoriques et qui étaient contestés (en particulier par tous les cadres
bancaires interrogés) mais j’avais raison contre tous mes détracteurs car mes sources étaient bonnes : Alan Greenspan.
Les derniers projets de nouvelles règles émanant de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) confirment ce que j’ai écrit à ce sujet, ainsi que les derniers comptes publiés par BNP (qui
montrent que les dirigeants font tout pour redresser leur ratio d’endettement mais sans en parler car, si les Français sont incapables de comprendre la signification d’un µ supérieur aux normes,
il n’en est pas de même à l’étranger dans les milieux bancaires).
Tout change depuis quelque temps : que faire ?
Telle est la question que beaucoup de gens se posent (et me posent) maintenant !
Les habitants de Navarre ont de la chance : ils peuvent choisir entre la Banque Michel Inchauspé (Bami), médaille d'or, et la
Banque Pouillane, médaille d’argent.
Les autres peuvent se rabattre sur la Banque Martin Maurel (de Marseille avec quelques agences ailleurs), médaille de bronze, qui a l’avantage d’avoir une offre de services à distance.
Ce sont les seules banques qui seront encore en état de fonctionner normalement en cas de désordre bancaire majeur en France car ce sont les seules à avoir
de bons ratios d’endettement (µ).
Que faire pour valoriser un capital financier ?
Là aussi, j’ai donné des réponses claires : investir dans des actions de sociétés cotées aux Etats-Unis, sous-valorisées mais en expansion et créant de la valeur pour leurs actionnaires.
Ce type d’investissement est trois fois gagnant : d’abord sur les plus-values, ensuite sur la parité euro-dollar et enfin, il permet de
sortir un capital de la zone euro tout en y restant physiquement !
Avec Fred Rabeman, analyste technique, nous proposons des offres répondant à ces critères.
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Le XXI° siècle sera dévastateur pour les pays dont les dirigeants auront laissé filer la masse monétaire et les dettes publiques, et laissé faire les dirigeants des banques (comme cela a été le
cas au Japon).
En France (et dans beaucoup de pays européens), ce ne sont pas les dirigeants des banques qui respectent les lois et les règlements : ce sont eux qui les font et les défont à leur
convenance, les hommes politiques faisant passer leurs volontés sous forme de lois et de règlements car ils bénéficient en retour des largesses de ces dirigeants de banques pour financer leurs
campagnes électorales.
C’est la corruption institutionnalisée de gauche à droite.
Aux Etats-Unis, les gens de la Fed attendent toujours que les groupes de pression du monde de la finance soient affaiblis par une récession pour imposer le respect de leurs règles.
Les ratios d’endettement des banques y sont respectés maintenant (même sans une nouvelle réglementation !) mais l’endettement public est difficilement maitrisé.
Alan Greenspan rappelle toujours qu’une nation ne peut être forte qu’avec de bons fondamentaux : un Etat réduit à l’optimum (qui est proche du minimum, avec un endettement public dans les normes et un budget public excédentaire si possible) et des banques qui respectent les ratios d’endettement.
Seuls deux pays sont dans ces normes : l’Helvétie et Singapour. L’argent y est sain.
Les efforts du bombardier furtif B-2 pour maintenir artificiellement des taux anormalement bas sont vains dans la mesure où les dépenses publiques sont trop élevées.
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L’auteur du blog signé Lupus a bien entendu repris une dépêche importante (du 22 février) sur les CDS qui révèlent un système financier
fragile dans la zone euro, cliquer
ici pour la lire.
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