D’après une dépêche de l’AFP, des Grecs qui ont placé leurs économies dans des mauvais bons de leur Trésor, valeur qui était réputée sûre (c’est le placement type de pères de famille), ont perdu plus de la moitié de leur capital.
En fait, les banques grecques considèrent, comme leurs consœurs françaises que ce sont elles qui sont légitimement propriétaires des titres acquis par leurs clients.
C’est là un point très important, et que je suis seul, à ma connaissance, à soulever…
En effet, les personnes qui acquièrent des titres ne peuvent le faire que par l’intermédiaire d’une banque. Ils en sont les légitimes propriétaires, la banque n’étant que l’intermédiaire obligé dépositaire de ces titres.
Logiquement, en cas de défaillance d’une banque, ses clients devraient toujours pouvoir récupérer leur bien mais ce n’est le cas qu’en… Helvétie.
Presque toutes les banques qui ont acquis des mauvais bons du Trésor grec ont été obligées d’accepter de perdre… volontairement la moitié de leur valeur.
Les banques grecques ont donc répercuté cette décision sur leurs clients qui ont compris trop tard qu’ils se sont fait arnaquer par leur banque, comme le seront les clients des banques françaises.
Les détenteurs (intelligents) de mauvais bons du Trésor grec qui ont refusé de perdre… volontairement la moitié de leur valeur ont été intégralement remboursés de leurs titres arrivant à l’échéance car l’Etat grec n’a pas voulu déclarer officiellement de défaut de paiement.
Tout est simple.
Il suffit de comprendre ces problèmes économiques et financiers élémentaires pour survivre