Partager l'article ! Le 2° trimestre 2009 et les agrégats: Le 2° trimestre 2009 et les agrégats La Fed vient de réviser les chiffres des agrégats ...
Le 2° trimestre 2009 et les agrégats
La Fed vient de réviser les chiffres des agrégats monétaires pour ce 2° trimestre 2009 avec la publication hier 9 juillet des derniers chiffres au 29 juin.
L’augmentation de M2-M1 d’une année sur l’autre est de ce fait plus élevée de 50 points de base (par rapport aux chiffres publiés
précédemment) : elle est en moyenne aux alentours de 7,5 % contre 8,5 % au 1° trimestre,
Graphique 1 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
La tendance baissière est nette depuis l’investiture d’Obama,
Graphique 2 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Sur le 2° trimestre, l’augmentation de M2-M1 aura été égale ou inférieure à 7,5 % pendant 5 semaines et supérieure à cette valeur pendant 8 semaines.
Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance repart normalement aux
alentours de son potentiel optimal mais elle sera forte pendant les mois suivants (et inflationniste),
Graphique 3 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Les chiffres de la croissance du PIB que je retiens ici sont sans changement par rapport à mes précédentes estimations : +5,6 % par rapport au 1°
trimestre en taux annualisé (contre –5,6 % au 1° trimestre), soit –1,8 % d’une année sur l’autre (contre –2,5 % au 1° trimestre).
Ces estimations ne tiennent pas compte des exportations ni des variations de stocks qui devraient avoir une incidence favorable au 2° trimestre contrairement à ce qui s’est passé au 1° trimestre.
Ces tendances devraient se poursuivre en ce 3° trimestre avec une baisse de l’augmentation de l’agrégat
M2-M1 aux alentours de 6,5 % d’une année sur l’autre, ce qui correspond à une croissance supérieure à son potentiel optimal.
L’épargne des Américains (M2-M1) reste inférieure à $6 700 milliards, ce qui signifie que les
Américains ont repris confiance en la reprise (ils diminuent leur épargne de précaution),
Graphique 4 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Un petit rappel : il est important de bien repérer (et rapidement) les inversions de tendances lourdes des marchés…
La croissance est repartie fortement après le 18 mars 2008 lorsque la Fed a baissé ses taux donnant le signal de la fin de la crise dite des
sub-prime (M2-M1 a alors baissé) jusqu’à l’effondrement financier qui a commencé le 15 septembre 2008,
Graphique 5 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Du 15 septembre à l’investiture d’Obama, la croissance a plongé (M2-M1 a augmenté),
Graphique 6 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Toutes mes analyses antérieures sont ainsi confirmées.
Les variations des agrégats monétaires sont les meilleurs indicateurs précurseurs de l’activité économique (avec les rendements des
Treasuries).
***
La reprise de la croissance américaine se transmet au reste du monde, y compris en France, grâce à la mondialisation (des marchés) !
Cependant, cette croissance en France sera handicapée par l’endettement public qui a été accentué par le plan dit de relance (qui bloque en réalité la reprise de la croissance).
Le pire est à venir avec le Sarko plan d’emprunt public concocté par les grands visionnaires que sont Rocard, Juppé & co.
***
Par ailleurs, il est assez amusant de voir Sarko défendre un monde pluri-monétaire (c’est à dire avec des réserves publiques diversifiées et non plus principalement en dollars) alors que les réserves en devises de la France sont à zéro (€35 milliards, soit un mois d’importations)
***
"Or, « l'Amérique ne va pas mal, elle va très mal », écrit le chercheur du Ceri (2), Dominique Moïsi, dans Les Échos (1). Il poursuit : « Au-delà du montant astronomique de la dette, quand l'Amérique prendra-t-elle enfin les mesures nécessaires pour avoir des ponts, des voies ferrées dignes d'un État moderne ? Les signes de déclin se multiplient. »"
1) Les Échos du 29 juin 2009.
Qu'avez-vous de plus que ces autres?.
Qui d'autre a écrit, dès le 23 décembre 2008, en le justifiant (après la décision de la Fed), que la reprise était partie ?
Voici un diagramme représentant ce que dépensent un foyer américain typique par an soit 49 638 $ en 2008 :
http://www.visualeconomics.com/how-the-average-us-consumer-spends-their-paycheck/
34,1 % pour la maison
17,6 % pour les transports
12,4 % pour la nourriture
10,8 % pour les assurances, sécurité sociale inclus
5,7 % pour la santé
…
1,9 % pour l’éducation ??? Bizarre, les frais universitaires ne sont pourtant pas donné outre- Atlantique.
Très intéressant, merci
Pour les frais d'éducation :
1 / tous les jeunes Américains ne suivent pas des études dans les universités qui coutent cher
2 / ces frais sont faibles sur la durée de vie, donc en moyenne
http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/2009/smm09_038.htm
Les autorités ont quelques atout dans leur manche pour éviter d'être rattrapé par la concurrence :
http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/2009/smm09_032.htm
Mais les pays ''émergents'' comme la Chine et l'Inde avec leur énorme réservoir humain appuie aussi à fond la caisse l'éducation, fondement de la R&D.
Les meilleurs scientifiques trouvent facilement du travail ailleurs, avec des salaires très élevés, les cancres, le restant, deviennent profs !
Dans les grandes universités et dans les entreprises, des étrangers (asiatiques, européens)peuvent être facilement recrutés