Inflation : ya bon Obama
Les prix du pétrole (en US$ courants) ont atteint des sommets sous la présidence du méchant W. mais ils ont baissé depuis l’élection du
bon Obama,
Graphique 1 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Idem en US$ constants,
Graphique 2 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Ces deux courbes sur le même graphique,
Graphique 3 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Les prix du pétrole ne sont pas fixés par le marché comme le croient les libéraux (et ils n’anticipent pas une pénurie par épuisement des
ressources) mais par le Grand Satan (comme le disent les dirigeants chiites), par l’hyper puissance (comme le disait Chirak), en fait
par les Américains c’est à dire par un certain nombre de personnes et d’organisations (dont
Goldman Sachs) qui agissent en fonction des intérêts de l’Amérique pour que les Etats-Unis conservent leur leadership sur le monde libre.
La baisse des cours du pétrole depuis l’élection d’Obama permet de laisser davantage d’argent dans la poche des Américains, c’est à dire des automobilistes qui peuvent ainsi dépenser leurs
dollars ailleurs (leurs revenus disponibles augmentent même en période de récession, ou de crise…), ce qui fait repartir la croissance du
PIB.
Pour la première fois depuis l’après guerre, les prix (mesurés par le CPI) ont baissé de 1 % en mai (d’une année sur l’autre),
Graphique 4 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
L’inflation peut repartir très haut, à 10 % sous le prétexte de tensions aux alentours de l’Iran (ou, et, de Corée du Nord) comme le laissent
entrevoir les bonds du CPI alors que l’amplitude des variations du CPI:LFE (l’inflation sous-jacente) est faible,
Graphique 5 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Le dernier chiffre du CPI publié hier montre que l’inflation sous-jacente à 1,8 % reste trop élevée, surtout après le récent grand plongeon
du PIB,
Graphique 6 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
La Fed sera amenée à remonter rapidement son taux de base dès que la croissance sera bien installée.
***
Cliquer ici pour lire mon billet du 15 mai,
Cliquer ici pour lire mon billet du 2 juin : Inflation, inflation
***