Commerce extérieur français
L’Insee publie enfin les chiffres trimestriels téléchargeables du commerce extérieur français depuis 1949 (avec ceux du PIB) !
Le solde du commerce extérieur (exportations moins importations) révèle une détérioration historique,
Graphique 1 :
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Le taux de couverture (exportations sur importations en pourcentage) est moins catastrophique mais quand même alarmant,
Graphique 2 :
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Le solde du commerce extérieur n’a été éphémérairement bon qu’après les dévaluations de Mitterrand de 1981 à 1983 (points rouges) et que pendant la phase préparatoire à
l’adoption de l’euro : de 1991 (point noir de l’adoption par référendum du Traité de Maastricht) à 1999.
La dévaluation de décembre 1958 (point orange) instituant le nouveau franc a dopé le retour à la normale.
La dévaluation d’août 1969 (point vert) donne l’impression d’avoir relancé le commerce extérieur dans le bon sens pour 30 ans, mais c’est
plutôt la sortie du système de Bretton Woods qui a eu des effets positifs lorsque les Américains ont décidé d’adopter le
système de changes libres préconisé par Milton Friedman et les monétaristes (le dollar US$ n’est plus fixé par rapport à l’or depuis le 15 août 1971, point jaune).
Depuis l’adoption de l’euro, rien ne va plus car la monnaie qui circule en France ne peut plus être dévaluée.
Seule solution : sortir de l’euro-système, laisser flotter le franc et prendre les mesures qui s’imposent pour repartir sur de bons
fondamentaux, comme les Américains, mais les Français ne veulent surtout pas le faire.
Enfin, une fois de plus, l’ouverture des frontières, c’est à dire la mondialisation, profite à tout le monde : au 1° trimestre 2008,
30 % du PIB de la France était réalisé grâce aux exportations contre 8 % dans les année 60 (point vert).
La perte de compétitivité des entreprises françaises (les 35 heures) et le repli sur soi (le nationalisme économique, la défense du made in
France de Sarko) font plonger les exportations de 30 à 27 % du PIB. C’est un retour en arrière, en 2000 (point orange).
Graphique 3 :
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Seules les solutions libérales, monétariste défendues par les Reaganomics apportent la richesse et la prospérité.
Les Français refusent obstinément de les comprendre et de les admettre.
Tant pis pour eux, tant pis pour nous, c’est du suicide collectif plus ou moins lent.
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