Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 15:53

Commerce extérieur français


L’Insee publie enfin les chiffres trimestriels téléchargeables du commerce extérieur français depuis 1949 (avec ceux du PIB) !


Le solde du commerce extérieur (exportations moins importations) révèle une détérioration historique,

Graphique 1 :

 

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Le taux de couverture (exportations sur importations en pourcentage) est moins catastrophique mais quand même alarmant,

Graphique 2 :

 

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Le solde du commerce extérieur n’a été éphémérairement bon qu’après les dévaluations de Mitterrand de 1981 à 1983 (points rouges) et que pendant la phase préparatoire à l’adoption de l’euro : de 1991 (point noir de l’adoption par référendum du Traité de Maastricht) à 1999.


La dévaluation de décembre 1958 (point orange) instituant le nouveau franc a dopé le retour à la normale.


La dévaluation d’août 1969 (point vert) donne l’impression d’avoir relancé le commerce extérieur dans le bon sens pour 30 ans, mais c’est plutôt la sortie du système de Bretton Woods qui a eu des effets positifs lorsque les Américains ont décidé d’adopter le système de changes libres préconisé par Milton Friedman et les monétaristes (le dollar US$ n’est plus fixé par rapport à l’or depuis le 15 août 1971, point jaune).


Depuis l’adoption de l’euro, rien ne va plus car la monnaie qui circule en France ne peut plus être dévaluée.


Seule solution : sortir de l’euro-système, laisser flotter le franc et prendre les mesures qui s’imposent pour repartir sur de bons fondamentaux, comme les Américains, mais les Français ne veulent surtout pas le faire.


Enfin, une fois de plus, l’ouverture des frontières, c’est à dire la mondialisation, profite à tout le monde : au 1° trimestre 2008, 30 % du PIB de la France était réalisé grâce aux exportations contre 8 % dans les année 60 (point vert).


La perte de compétitivité des entreprises françaises (les 35 heures) et le repli sur soi (le nationalisme économique, la défense du made in France de Sarko) font plonger les exportations de 30 à 27 % du PIB. C’est un retour en arrière, en 2000 (point orange).

Graphique 3 :

 

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Seules les solutions libérales, monétariste défendues par les Reaganomics apportent la richesse et la prospérité.


Les Français refusent obstinément de les comprendre et de les admettre.


Tant pis pour eux, tant pis pour nous, c’est du suicide collectif plus ou moins lent.

***

Par CHEVALLIER
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Commentaires

Et si on importait moins ? (notament les produits non vitaux comme les jeux vidéo ou l'éléctronique gd public) ?
Commentaire n°1 posté par Nam le 18/05/2009 à 18h03
autre exemple : interdire l'importation des ordinateurs, ça éviterait d'être importuné par des idiots inutiles
Réponse de CHEVALLIER le 18/05/2009 à 22h07
Nationalisme économique ? On n'a jamais été aussi libre-échangistes(et ça, le système compte bien ne pas y toucher, les sommets internationaux récents l'ont prouvé).
C'est surtout notre manque structurel de compétitivité qui plombe notre solde extérieur.
Commentaire n°2 posté par Busi le 18/05/2009 à 19h31
Sarko fait tout  pour sauver les entreprises françaises contre les étrangers
Réponse de CHEVALLIER le 18/05/2009 à 22h08
Bonjour, quelques infos supplémentaires en soutien....La question est faut il en rire ou en pleurer ?

La promesse d’un retour sous les 3% du PIB d’ici 2012 sera quasi impossible à tenir.
La récession plus forte que prévu qui frappe la France pèsera inévitablement sur le déficit public, qui devrait dépasser 6% du PIB cetteannée, et rend presque intenable l’engagement d’un retour sous le seuil des 3% d’ici 2012. Selon les chiffres publiés vendredi par l’Insee, la crise internationale a touché la France plus tôt et plus durement que prévu, avec un produit intérieur brut (PIB) en baisse continue depuis le deuxième trimestre 2008. Alors que le gouvernement prévoyait jusqu’alors une baisse du PIB de 1,5% pour 2009, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a reconnu qu’avec cette vive dégradation de l’activité, la chute serait plutôt de l’ordre de 3%. Cette aggravation annoncée de la conjoncture pèsera mécaniquement sur les finances publiques de la France, déjà grevées par le coût du plan de relance et le manqueà gagner sur les recettes fiscales provoqué par la crise. L’an dernier, le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) s’était nettement dégradé pour atteindre 3,4% du PIB contre 2,7% en 2007. Bien au-delà de la limite de 3% autorisée par la Commission européenne, qui a lancé une procédure pour déficit excessif contre la France, lui accordant jusqu’en 2012 pour ramener son déficit public sous ce seuil. Après un pic de déficit à 5,6% du PIB cette année, justifié par la crise économique et l’effort de relance, le gouvernement français assurait pouvoir réduire fortement le «trou» dans ses caisses dès 2011 (4%) pour revenir à 2,9% en 2012. Mais ces promesses avaient été faites sur la base d’une récession limitée, avec un PIB en baisse de «seulement» 1,5% cette année et une légère reprise de la croissance l’an prochain. Avec une chute de 3,0%, le déficit se creusera fatalement. Le ministre du Budget, Eric Woerth, avait indiqué en mars devant des députés qu’une baisse du PIB de 1 point se traduisait par une aggravation du déficit d’environ 0,5 point. Sur cette base de calcul, le déficit public de la France serait autour de 6,3% fin 2009. La Commission européenne, qui table elle aussi sur un recul du PIB français de 3% en 2009, estime que le déficit public atteindra 6,6% à la fin de l’année, puis 7% en 2010. Quant à l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), avec une prévision de PIB en baisse de 3,3%, elle anticipe un déficit à 6,6% du PIB cette année et 8,3% en 2010.Le gouvernement doit dévoiler ses nouvelles prévisions le mois prochain. Mais Eric Woerth, qui planche sur le budget 2010, prépare déjà les esprits. «Les recettes fiscales, en particulier l’impôt sur les sociétés, ne sont pas bonnes», prévient-il dans une interview au quotidien Les Echos. Pour limiter le déficit, le ministre du Budget veut donc privilégier «la maîtrise de la dépense publique ». Il reconnaît toutefois qu»’il restera des dépenses de relance en 2010». Et même en agissant sur les dépenses «de manière beaucoup plus forte», en limitant leur progression à l’inflation dès l’an prochain, redresser la barre sera difficile. «Si nous y parvenions, cela représenterait 10 milliards d’euros supplémentaires d’économies par an. Et avec une croissance retrouvant un rythme de 2% par an, on pourrait ainsi réduire le déficit public d’un point de PIB chaque année, une fois la crise passée». Autrement dit, même si ce pari audacieux était tenu dans les années à venir, le gouvernement ne serait pas en mesure de faire passer le déficit public de plus de 6% cette année à moins de 3% en 2012._

afp 18/5/09

PORTEZ VOUS BIEN et mort aux vaches!!!!
Commentaire n°3 posté par lupus le 19/05/2009 à 09h01

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