Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 11:03

Croissance en France : historique !


La croissance en France, c’est historique depuis vendredi 15 mai !


D’abord parce que l’Insee publie pour la première fois les chiffres téléchargeables du PIB trimestriel depuis 1949 : nous pouvons enfin connaître les variations du PIB réel depuis 60 ans !


La tendance longue est baissière : de 6 % dans les années 50, elle est tombée à moins de 1 %,

Graphique 1 :

 

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Le déclin de la France se voit sur ce graphique, surtout avec la droite de tendance (en rouge), mieux que tous les discours (l’Insee refusait de publier ces chiffres jusqu’à présent !).


Jamais la croissance n’a été aussi faible : - 3,2 % d’une année sur l’autre au 1° trimestre 2009 (point noir).


C’est un record historique !


Cette évolution sur 60 ans présente en fait deux périodes bien différentes : d’abord jusqu’au 3° trimestre 1974, la croissance augmentait de 5 % en tendant vers 6 %,

Graphique 2 :

 

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Ensuite, à partir du 4° trimestre 1974, c’est la rupture (qui coïncide avec l’arrivée d’un certain Chirak dans les plus hautes sphères du pouvoir politique) : la croissance tombe brusquement à 2 % en moyenne pour finir par plonger dans les abysses,

Graphique 3 :

 

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Jusqu’en 1971, la croissance en France était supérieure à celle des Etats-Unis, mais par la suite, elle est de plus en plus faible et dépendante de la croissance américaine…

Graphique 4 :

 

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… surtout depuis 2000, et toujours un cran en dessous des Américains,

Graphique 5 :

 

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–3,2 % (d’une année sur l’autre) pour la France, c’est pire que –2,6 % pour les Etats-Unis au 1° trimestre (ce qui signifie que la richesse produite en France a baissé de 3,2 % au 1° trimestre 2009 par rapport au 1° trimestre 2008).


La croissance du PIB peut se calculer aussi par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, ce qui signifie que, si la même tendance se poursuit, la croissance atteindra ce niveau sur une année complète.


Selon ce mode de calcul, le PIB des Etats-Unis a plongé de –5,3 % au 1° trimestre contre –4,8 % en France, mais la croissance américaine rebondit en ce 2° trimestre (point vert, selon mes hypothèses), ce qui ne se produira pas en France,

Graphique 6 :

 

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La croissance du PIB peut se calculer aussi sur 12 mois glissants, c’est à dire en faisant le cumul du PIB des 4 derniers trimestres par rapport aux 4 trimestres les précédant, en pourcentage, de trimestre en trimestre.


C’est ce que les Français appellent le taux de croissance annuel pour chaque année (2008 par rapport à 2007 par exemple), mais les chiffres obtenus ici glissent d’un trimestre à l’autre…


La croissance est de plus en plus faible et là aussi, elle plonge, ce qui signifie que sur les 12 derniers mois, la France a moins augmenté la richesse produite qu’au cours des 12 mois les précédant,

Graphique 7 :

 

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Les experts en erreurs économiques et statistiques de l’Insee prétendent que les corrections importantes qu’ils viennent d’effectuer sur les chiffres de la croissance en 2008 proviennent de l’exceptionnelle irrégularité de la croissance, ce qui est totalement faux car les turbulences étaient beaucoup plus importantes dans les années 50 et 60 : les variations du PIB d’un trimestre à l’autre en taux annualisé dépassaient souvent 8 %,

Graphique 8 :

 

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Dans les années 50 et 60, les marchés fonctionnaient encore assez bien en France car l’énarchie socialiste et chirakienne ne pouvait pas trop les contrarier.

Enfin, un petit rappel : ce n’est pas la plus grande crise depuis celle de 1929, en pire, car la chute de la croissance du PIB a été aussi forte au moins à 4 reprises depuis ces 60 dernières années, surtout au début des années 80, aux Etats-Unis du moins,

Graphique 9 :

 

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Une baisse importante de la croissance (une récession, pas une crise !) est souvent nécessaire pour qu’elle reparte sur de bonnes bases car c’est la destruction créatrice de Schumpeter qui permet d’éliminer les dystropismes pour rétablir un bon tropisme…


La croissance du PIB et le taux de chômage, c’est ce qu’on voit dans les rétroviseurs.


L’avenir proche, c’est comme pour les avions qui volent sans visibilité mais sans danger grâce aux instruments : un œil sur les agrégats monétaires, l’autre sur les rendements des Treasuries.


Tous ces indicateurs sont concordants : tout est normal, tout va bien, les passagers ne craignent rien.

***

Par CHEVALLIER
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