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Retour sur Thank you ! (fluctuat nec mergitur)
Je reviens sur mon billet Thank you ! (fluctuat nec mergitur) car il apparaît qu’un certain nombre de personnes ont des difficultés pour le comprendre alors que les
problèmes abordés sont pourtant simples.
Tout est simple disait Milton Friedman qui ne comprenait pas pourquoi tant de
gens ne comprenaient pas les problèmes économiques et monétaires !
Pour beaucoup de Français, la plus grande difficulté est de supprimer de leurs têtes un certain nombre de concepts keynésiens (et leurs mécanismes) pour en assimiler d’autres et faire fonctionner
de nouvelles relations de causes à effets.
Dans le système de Bretton Woods aux frontières peu ouvertes dans lequel la circulation des capitaux était difficile d’un pays à un autre, les autorités étaient obligées de contrôler le crédit de
façon à ce que les Français par exemple épargnent pour financer leurs logements et les investissements de l’État financés par emprunts.
Il n’en est plus de même actuellement : quand les familles françaises (et américaines) veulent emprunter pour acquérir un logement, leur banque leur prête
facilement cet argent sans l’avoir dans ses comptes car elle peut l’emprunter sur les marchés internationaux grâce au système financier mondialisé qui est très ouvert.
Les prix de ces services financiers sont établis par les marchés dans une structuration logique des taux, les rendements des bons des Trésors étant la référence de base.
Il en est de même pour les dettes publiques. En France, elles augmentent et elles dépassent les normes, mais les deux tiers de ces 1 200 milliards d’euros
sont apportés par des non-résidents.
Ce sont donc 800 milliards d’euros de devises qui sont entrés dans les coffres de la maison France.
Ils contribuent à équilibrer la balance des paiements en apportant la contrepartie indispensable au déficit annuel de 60 milliards d’euros de la balance des
transactions courantes sur les biens seuls, la Banque de France gérant au plus juste les réserves en devises au jour le jour (avec 45 milliards d’euros, elles ne représentent que
3 semaines d’importations alors qu’elles devraient être au minimum de 3 mois) en renouvelant des emprunts à très court terme.
Les équilibres financiers et monétaires n’ont donc plus à être réalisés dans un cadre national comme du temps du système de Bretton Woods et les dettes
publiques françaises peuvent augmenter sans créer de problèmes fatals.
Bien entendu, les charges d’intérêts augmentent et deviennent de plus en plus importantes et insupportables.
Les Français sont libres de s’endetter à 150 % du PIB (selon les normes officielles) mais ils le paieront cher !
Plus les fondamentaux des pays s’écartent des normes, plus les taux des dettes publiques sont élevés : les taux italiens sont supérieurs aux taux français qui sont supérieurs aux taux allemands
qui sont supérieurs aux taux des États-Unis qui sont supérieurs aux taux des petits Suisses qui sont les meilleurs du monde.
Le gros problème, le gros risque systémique (l’effondrement du système financier français), le tsunami vient d’ailleurs : des engagements de retraite qui ne
sont pas provisionnés.
General Motors est sur le point d’être déclaré en faillite, surtout à cause de 54,1 milliards de dollars de dettes d’engagements et
de pensions de retraite (au 31 décembre 2008) avec des capitaux propres négatifs de 70 milliards (le résultat net du 4° trimestre 2008 était négatif , à 9,6 milliards pour un chiffre
d’affaires de 30,8 milliards) !
Les entreprises américaines provisionnent les engagements de retraite et paient les pensions promises, ce qui n’est pas le cas en France.
Si les entreprises françaises étaient obligées de les payer, elles seraient en faillite.
Comme c’est l’État qui en est le débiteur final, c’est lui qui est en faillite potentielle.
Les engagements de retraite qui ne sont pas provisionnés étaient de l’ordre de 4 fois le montant du PIB fin 2008 (d’après l’actualisation par
Charles Gave de l’évaluation de Michel Péberau) qui se montait à 1 940 milliards d’euros, soit… 7 760 milliards d’euros !
C’est largement supérieur aux trous de la crise des sub-prime et de l’effondrement financier qui s’est produit après le 15 septembre 2008.
La France est en quelque sorte comme General Motors au cours de ces dernières années : en sursis avant
la faillite.
Le risque de tsunami se voit actuellement dans la création monétaire en Europe et en
France en particulier où l’agrégat monétaire M1 représente 45 % du PIB alors qu’il devrait être de l’ordre de
10 % comme aux États-Unis.
Par ailleurs, la France est exposée à un autre gros risque : celui d’un effondrement bancaire (le risque dit systémique) car
les 4 Gosbanks françaises ne respectent pas les ratios prudentiels avec un total des dettes qui est proche du PIB et une forte
sous-capitalisation.
La situation se détériore dans les pays du Club Med (avec des émeutes en Grèce, des manifestations de très grande ampleur en Italie) et en France : les prises d’otages de dirigeants d’entreprises
par des syndicalistes en vue de leur extorquer des fonds sont devenues banales, le gouvernement les laissant faire, accentuant les problèmes en augmentant les dettes et le total des prélèvements
obligatoires dont la France a le record du monde, mais tout ceci n’est que peccadilles à côté d’au
moins un tsunami qui se produira au plus tard dans les années 2020-2040.
Dans son livre, L’âge des turbulences, Alan Greenspan prédit un monde Pacifique pour la période
postérieures à ces années critiques, c’est à dire dominé par les États-Unis et la Chine, la Vieille Europe ayant sombré, mais il
n’en donne pas les raisons qui sont pourtant claires.
Depuis 2008, nous savons que ce qui paraissait impossible s’est produit.
Il est impossible qu’un tsunami ne se produise pas en France dans un avenir proche.
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Seul un président Démocrate, Noir, de Chicago pouvait se permettre de mettre enfin General Motors en faillite (ni W. ni John McCain n’auraient pu le faire).
Y’a bon Obama !
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L’Helvétie est un paradis fiscal avec un taux des prélèvements obligatoires à l’optimum de 30 % du PIB.
Pourquoi les petits Suisses s’obstinent-ils à vouloir échapper à ce compliment ?
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Jean-Claude Le Tricheur a enfin compris récemment que le système financier des États-Unis fonctionne sur les marchés alors qu’il repose sur des banques en mauvais état en
Europe.
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Le groupe de presse américain New York Times, propriétaire notamment du quotidien éponyme, a menacé de fermer le titre Boston Globe si les syndicats rejettent des concessions sur les salaires de l'ordre de 20 millions de dollars, a annoncé samedi le quotidien sur son site Boston.com.
(afp) - La demande a été faite jeudi matin aux syndicats par les dirigeants du groupe New York Times et du Boston Globe, est-il rapporté.
Les concessions demandées portent sur des réductions de salaires, la fin de la contribution aux retraites par le groupe et de moindres garanties sur la sécurité de l'emploi. La direction a donné 30 jours aux syndicats pour se décider, selon une source syndicale citée par le quotidien.
La direction du groupe New York Times (ou Times Co.), sollicitée par le Boston Globe n'a pas commenté cette information.
La nouvelle survient alors que le groupe a annoncé la semaine dernière un volet de concessions au sein du quotidien New York Times, entre réductions de 5% des salaires et suppression de 100 postes de non journalistes, afin de mieux faire face à la pression financière qui accable l'industrie de la presse avec la récession. Plusieurs concurrents ont déjà déposé le bilan, dont le numéro deux du pays, le groupe Tribune.
Le Times Co. multiplie ses efforts actuellement, entre la cession de son siège de New York en crédit-bail, la suspension du dividende, ou encore l'obtention d'un prêt de 250 millions de dollars auprès du milliardaire mexicain Carlos Slim. Il cherche aussi un repreneur pour ses parts dans l'une des équipes phares de base-ball du pays, les Red Sox de Boston.
Le Boston Globe, titre prestigieux arrosant le lectorat de la cote Est des Etats-Unis, a été acheté au prix fort par le groupe Times en 1993, à 1 milliard de dollars.
Mais confronté comme le reste de la presse à une chute du lectorat, qui se tourne vers les contenus gratuits sur internet, et aux restrictions budgétaires des annonceurs publicitaires, le quotidien est devenu un fardeau pour son propriétaire.
Le Boston Globe fait face à des pertes de 85 millions de dollars cette année après une perte de 50 millions en 2008, soit presque la totalité des pertes accusées par son propriétaire l'an dernier (58 millions de dollars).
Le quotidien de Boston ne vaudrait désormais plus que 12 à 20 millions de dollars à la vente, selon des estimations de marché récentes.
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portey vous très bien
Bien entendu, ça fait toujours plaisir de voir que les gens ne lisent plus ce qu'écrivent les journaleux et bonimenteurs de la gauche plurielle, que ce soit aux US ou ailleurs
Qu'ils crèvent !
Il y'a quelques jours, vous disiez que la reprise était là. Et maintenant vous félicitez Obama pour la mise en faillite de GM ! Allo ?
En plus, comme s'il le pauvre Obama y était pour quelque chose... Vous ne voyez donc pas qu'au contraire il a tout fait pour reculer l'échéance fatale ?
GM est MORT. Pas parce qu'Obama le veut, parce que la société est en faillite. Elle ne peut pas survivre dans sa configuration actuelle. Trop gros, trop inefficace, trop alourdi de DETTES énormesn, et en plus sur un marché qui se contracte. Game over.
Et ca fait des années que les gens intelligents le savent.
Alors la "reprise", elle est toujours là ?
;-)
La reprise se fait aux US, la faillite de GM ne change rien !
W. ne pouvait pas laisser tomber GM en faillite car il aurait été critiqué par les Dem
Seul Obama peut mettre GM enfin en faillite sans être critiqué par la gauche US, et c'est ce qu'il fait moins de 3 mois après son investiture
... et les chiffres de GM que je rapporte montrent bien que la situation était désespérée depuis des années, mais jamais W. n'aurait pu faire tomber GM !