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Consensus des consensus
Tous les consensus (Reuters, etc.) sont d’accord : la situation économique s’est dégradée au 1° trimestre avec une chute des bénéfices
de 36 % d’une année sur l’autre dixit par exemple William Nadeau dans un document rapporté sur le blog signé Lupus, cliquer ici pour le lire, et elle continuera à
se dégrader aux 2° et 3° trimestre (qui constituera le point le plus bas), la reprise ne commençant à se manifester timidement qu’au dernier trimestre 2009,
Graphique 1 :
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Les graphiques 1 et 2 reprennent à partir du point jaune ces chiffres qui me semblent totalement irréalistes et ils me rappellent les consensus de l’an dernier prédisant un baril de pétrole brut
à plus de $200 pour les mois et les années à venir…
Graphique 2 :
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La situation actuelle est comparable à celle qui prévalait à partir du 2° trimestre 1995 (premier point rouge) jusqu’au 4° trimestre 1997 (premier point noir) au cours de laquelle
l’augmentation des bénéfices a été supérieure à sa tendance longue de 7,5 %.
Alan Greenspan dénonçait alors l’exubérance irrationnelle des marchés…
Les bénéfices ont ensuite baissé jusqu’au 3° trimestre 2001 (premier point vert) pour augmenter sur un rythme élevé après la destruction
créatrice qui a eu lieu en 2002-2003.
Pour ce qui me concerne, je me fie aux analyses des variations des agrégats monétaires et des rendements des Treasuries qui sont concordantes : les
Américains ont déjà commencé à dépenser davantage leurs dollars, ce qui relance la croissance du PIB et les bénéfices… si les entreprises augmentent leur productivité,
Graphique 3 :
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Comme l’activité économique a peu varié au 1° trimestre par rapport au précédent, les bénéfices de ce 1° trimestre ont eux aussi peu varié a priori mais ils augmenteront au cours des prochains
trimestres.
Toutefois, les bénéfices peuvent augmenter plus rapidement car les entreprises ont continué à supprimer des emplois au 1° trimestre : 1,3 millions au
total en janvier et en février,
Graphique 4 :
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Les suppressions d’emplois sont très importantes aux États-Unis : depuis un an, plus de 4 millions d’emplois ont été supprimés, ce qui ne s’est jamais
produit ainsi depuis la Seconde guerre mondiale,
Graphique 5 :
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Les patrons américains profitent de l’ambiance générale de crise colportée par tous les journaleux et bonimenteurs
pour licencier, ce qui augmente la productivité, donc la croissance du PIB, c’est à dire
la richesse de la nation et donc des Américains !
Il est intéressant de noter que le gouvernement Obama propose d’aider les constructeurs automobiles mais il leur impose de supprimer un très
grand nombre d’emplois : 60 000 ont déjà été supprimés, soit la moitié de l’effectif industriel d’après les dépêches Reuters, ce qui augmente la productivité de
ce secteur, donc la croissance du PIB.
En France, Sarko fait exactement le contraire : le gouvernement aide les constructeurs à condition qu’ils ne suppriment pas d’emplois, ce qui fait
baisser la productivité et la croissance du PIB !
Il serait bon que les Français aient un minimum de connaissances économiques de base, et surtout ceux qui se trouvent au gouvernement.
Pendant ce temps là, les éléphants, c’est à dire les bons spéculateurs profitent des cours historiquement bas pour acheter à bon compte des actions sous-évaluées…
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http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2626
A ce rythme le seuil des 10M de pertes d'emploi approche à grand pas et la barre des 10% de chômeurs risque d'être allègrement pulvérisée.
Vous indiquez que ces destructions d'emploi vont améliorer la productivité et par voie de conséquence relancer la croissance.
Je veux bien, mais ce n'est pas les 4 millions d'américains qui ont perdu leur emploi qui vont se précipiter pour consommer même si les prix baissent. Quand je discute avec mes amis de Boston qui heureusement pour eux ont toujours leur emploi, ils sont plus enclin à épargner qu'à consommer!!!!
Je serai curieux de voir si il existe un graphique corrélant le nombre de perte d'emploi avec le défaut de remboursement des intérêts d'emprunt immobilier. En gros combien de maisons sont remises sur le marché par tranche de 100 000 pertes d'emploi et quel délai entre ces pertes d'emploi et l'arrivée des maisons sur le marché.
De même existe t'il un graphique différenciant les acquisitions immobilières effectuées par des particuliers de celles des établissements de crédit résultant des saisie dues au non remboursement des prêts. Cela pourrait nous éclairer pour savoir si l'augmentation des mutations de biens est signe d'une reprise du secteur ou a un accroissement de la crise!!!
Comme je l'ai déjà écrit : c'est scier la branche sur laquelle on est assis !!!
yapa pire pour accentuer la chute du PIB !
Les saisies ont lieu sur des prêts classés en sub-prime, ce qui est... normal !!!
Les chiffres des reventes de logements portent sur des acquisitions émanant a priori de particuliers
De + : les organismes de crédit ne sont pas propriétaires des biens saisis : ils ne font que saisir l'argent versé par l'acquéreur (la vente est forcée)
Ici, http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2009/04/01/1597-arret-temporaire-du-blog
on peut lire : "SM et moi avons été récemment contactés par le ministère des finances, pour travailler au ministère de la relance. "
Et aussi lire ceci : "Toutes ces difficultés sont compensées par l'intense satisfaction que nous procure le fait de travailler avec Patrick Devedjian, un ministre à la hauteur des enjeux dont la culture économique étonnerait plus d'un."
qui se souvient des années Carter????
"The rookie president"
http://www.jewishworldreview.com/cols/sowell033109.php3
Vous dites qu'il est préférable de consommer plutôt qu'épargner ? Et dans le même temps, vous vous proclamez un libéral !? Épargner n'est pas un mal, surtout dans cette crise où il faut recréer du capital !
Vos analyses sont contradictoires avec celles de Peter Schiff par exemple : que pensez-vous de ses analyses sur la crise ?
Vos avis divergent et pourtant vos deux points de vue se tiennent et me paraissent solides: j'avoue que je suis un peu perdu entre pessimisme et optimisme quant à l'issue de cette crise...
Vous dites que la FED et Geithner savent ce qu'ils font dans cette crise. Grosso modo, vous faites intervenir le facteur politique, que les libertariens semblent ignorer ou alors ils refusent de croire à son efficacité.
Si vous pouviez éclairer un peu ma lanterne. Je vous remercie. Christian
Je les ai suivi quelques temps, ils sont très fort pour affoler les gens. Je les classe dans la catégorie PROPHETES DE FIN DU MONDE et ils concourrent dans plusieurs doamines : écologie - politique - économie - ....
La productivité sera meilleure, d'accord, mais encore faudrait-il que les temps de crise soient passés...
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portez vous très bien et mort aux veaux et aux vaches folles...:-)))
Beaucoup de gérants ont été obligés de faire un peu de ménage (de printemps) dans leurs comptes avant la fin du trimestre et ils se sont retrouvés avec beaucoup de cash à placer à CT sur les Bills à 1 mois dont les rendements sont (encore) tombés à zéro
Fin de trimestre, début du nouveau : ils reprennent leurs billes pour investir, les rendements remontent alors à 0,20 %
Les écarts sont considérables
Dans ce cas présent, ce sont les moutons qui sont en cause !!!
Pour que vous puissiez continuer à être en bonne santé, je vous déconseille vivement de ne pas manger de viande !
Adieu veaux, vaches, cochons, moutons...
(très agricole ce blog)
L'ISM est intéressant à 2 titres : 1) parce qu'il est examiné attentivement par la Fed avant publication et 2) parce que sa corrélation avec le PIB réel est fiable.
Ainsi, une lecture de l'ISM > 50 indique une croissance du PIB tandis qu'une lecture < 50 indique une contraction.
L'analyse du chiffre d'hier est intéressante car elle confirme que l'économie se redresse et que le point bas est derrière nous (décembre). Cela recoupe aussi une analyse empirique sur les durées de récession post guerre mondiale. Les plus longues ont duré en moyenne 18 mois. Si l'on applique empiriquement cette moyenne à la récession en cours, le pib redeviendrait donc positif entre le Q4 2009 et le Q1 2010.
Les marchés anticipent toujours de 6 à 10 mois le PIB réel, il se peut donc que l'idée du "bottom out" ait pris corps et que le marché continue sa marche vers le haut jusqu'en décembre (avec des prises de bénéfice ici et là)
Pour le moment le rebond semble tenir (ce qui redonnera le moral aux retraités US qui ont besoin de sécurité pour dépenser +)
Bien à vous
http://www.econ.yale.edu/~shiller/data.htm.XLS
Les liens que vous indiquez ne marchent pas
Autrement, il faut essayer les mots clé contenus ou alors http://www.econ.yale.edu/~shiller/data.htm ou http://www.investorsfriend.com/S%20and%20P%20500%20index%20valuation.htm le lien d'ou les données sont extraites est dans la page
Merci
Il n'y a jamais eut autant de chômeurs aux USA depuis la seconde guerre mondiale.
Si à l'époque le mot guerre est revenue avec le mot chômeur, ce n'est pas un hasard.
Le passé nous apprend qu'il ne faut jamais crié victoire quand il y a trop de chômeurs, ils se fichent éperdument qu'une société soit super rentable ou d'un PIB. Les non chômeurs feront n'importe quoi pour ne pas devenir chômeurs. Les gens ne sont pas des machines, ce sont avant tous des êtres ultra violent si on les pouce à bout.
Votre raisonnement est logique mais pas l'humain. cqfd. L'histoire en est la preuve.
De toutes façons, le PIB n'a baissé que d'1 % d'une année sur l'autre en données réelles, donc les Américains n'ont perdu globalement que 1 % de leurs revenus réels, rien de dramatique, rien à voir avec la crise des années 30 !!!