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Zone euro : du bon et du mauvais
Du bon et du mauvais dans les chiffres des agrégats monétaires du mois de février que vient de publier la BCE…
M3 augmente de 6,7 % d’une année sur l’autre et M2 de 8,0 % seulement, ce qui est très positif contre 10,1 % pour M2 aux
États-Unis,
Graphique 1 :
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L’augmentation de M3 et de M2… diminue après avoir atteint des sommets à 13 %, ce qui aurait pu signifier que la création monétaire diminue et entraîner une reprise de la croissance du PIB
réel, mais malheureusement l’évolution divergente de M1 et de M2-M1 est inquiétante : les heureux euro-zonards épargnent moins car ils
ne peuvent plus épargner davantage du fait de la faiblesse de leurs revenus (leur consommation ne repart pas), et il y a davantage d’argent
en circulation (M1, c’est à dire, globalement, le solde de leurs comptes courants et les billets), ce qui provient d’argent non
gagné car des revenus sont distribués sans qu’ils soient tirés d’un travail fourni en contrepartie de produits créés, vendus et
payés,
Graphique 2 :
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À titre de comparaison, M1 se monte à €4 138 milliards dans la zone euro et à $1 577 milliards aux États-Unis…
Une fois de plus, il est étonnant de constater que personne (en dehors de moi) ne relève cette différence colossale qui a une importance considérable, car elle signifie qu’il y a et qu’il y a eu une création monétaire considérable dans la zone euro.
M1 représente 45,2 % du PIB de la zone euro, contre 11 % aux États-Unis !
Graphique 3 :
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M3 (€9 427 milliards) représente maintenant 103,1 % du PIB de la zone euro, contre 80 % aux États-Unis au début de 2006 quand
la Fed en publiait encore les chiffres,
Graphique 4 :
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La création monétaire dans la zone euro a dépassé les normes surtout après 2001.
La croissance dans la zone euro est soumise à l’influence de celle des États-Unis et du comportement des heureux euro-zonards : elle aurait dû baisser plus tôt, et la baisse de l’augmentation de M3 signifie que la reprise se fera dans un avenir proche (car elle sera tirée par celle des États-Unis), mais sur un rythme faible à cause des dérapages monétaires,
Graphique 5 :
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Les variations de M1 d’un mois sur l’autre sont importantes,
Graphique 6 :
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La trésorerie des entreprises de la zone euro (M3-M2) stagne globalement depuis janvier 2008 à moins de €1 350 milliards alors qu’elle se montait à
$3 500 milliards aux États-Unis au début de 2006, ce qui fait la force des entreprises américaines et la faiblesse de celles de la zone euro,
Graphique 7 :
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L’hypertrophie des agrégats monétaires de la zone euro la condamne durablement à une croissance inférieure à son potentiel optimal.
La Vieille Europe est tombée dans les mêmes pièges que le Japon dont la masse monétaire a dépassé les normes, ce qui paralyse le développement des entreprises japonaises
qui seraient encore plus performantes qu’elles ne le sont si les dirigeants économiques et politiques japonais avaient pris les mesures qui s’imposaient dans les décennies précédentes.
Les Américains laissent leurs concurrents (japonais et européens) faire des erreurs majeures de politique monétaire en comptant sur leur manque de culture monétariste.
L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics disait Arthur Laffer…
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