Partager l'article ! Relance sans création monétaire: Relance sans création monétaire La Fed relance les marchés financiers sans création monéta ...
Relance sans création monétaire
La Fed relance les marchés financiers sans création monétaire par des mécanismes qui sont relativement simples mais mal compris…
Les marchés financiers ont été paralysés d’abord par la crise dite des sub-prime fin 2007 début 2008 et surtout par l’effondrement
financier à partir du 15 septembre 2008.
Habituellement, l’argent circule normalement entre les différents partenaires que sont les investisseurs, les entreprises, etc. par
l’intermédiaire des banques mais cette circulation monétaire s’est arrêtée car la confiance ne règne plus dans les circuits financiers.
Ainsi par exemple, les banques européennes ne placent plus leurs disponibilités excédentaires chez d’autres banques, même au jour le jour à 1 % : elles préfèrent les déposer auprès de
la BCE à 0,5 % car elles sont alors certaines de pouvoir récupérer leurs capitaux (ce qui ne serait pas le cas en les prêtant à une autre banque).
Les investisseurs ont vendu plus ou moins en catastrophe une grande partie des actions qu’ils possédaient et rapatrié en lieu sûr (aux États-Unis) les capitaux qui se trouvaient à l’étranger si
bien qu’une masse considérable d’argent est en attente de placement.
C’est de l’argent gagné, sans création monétaire.
Le Trésor émet alors des bons qui répondent à cette demande et qui épongent une partie de ces capitaux en attente (jusqu’à $100 à $200
milliards en une semaine !), en particulier pour les investir dans des banques viables qui manquent de capitaux propres.
L’offre répond à la demande qui est abondante. Ce marché fonctionne donc, mais il est organisé par l’État qui intervient à la place des
banques défaillantes.
Des emprunts obligataires d’entreprises sont même rachetés par la Fed qui se substitue aux investisseurs privés. Elle rachète également des titres adossés sur des créances hypothécaires.
Là encore, ces marchés fonctionnent grâce à l’État.
Les capitaux circulent donc entre les partenaires du secteur financier mais par l’intermédiaire de l’État car en ces temps de
turbulences, seuls les capitaux étiquetés à son nom sont fiables.
La Fed est financée par divers moyens. Certains sont connus, d’autres sont tenus secrets.
Alan Greenspan disait parfois que la Fed dispose de moyens d’intervention très importants et très nombreux mais il n’en a jamais rien dit de
plus car seuls les gens de la Fed doivent les connaître pour pouvoir agir efficacement pour ou contre les marchés qui ne disposent pas de ces informations.
La Fed tire certainement actuellement une partie de son financement par des apports du Trésor.
Ainsi, le Trésor et la Fed se substituent aux marchés et jouent le rôle de gigantesques pompes à finances en aspirant les capitaux disponibles que les
gérants ne veulent pas investir dans les banques ni dans des emprunts obligataires ni dans d’autres produits risqués pour le faire à leur place.
Les sommes en jeu sont astronomiques : des centaines de milliards qui s’ajoutent à d’autres, ce qui fait rapidement plus de $1 000 milliards mais la masse de ces capitaux disponibles en
attente de placement est encore plus importante.
Seuls les gens de la Fed (et du gouvernement) disposent de toutes les informations à ce sujet, et ils peuvent donc agir à bon escient.
Dans tout ce dispositif, il n’y a donc pas de création monétaire, juste une circulation forcée de flux monétaires à cause de marchés
financiers temporairement défaillants, paralysés.
Il semble que cette circulation monétaire ait atteint son paroxysme avec le rachat de bons du Trésor par la Fed ($300 milliards… seulement en 6 mois !) qui a eu l’effet de faire baisser
immédiatement les taux à long terme pour faciliter la reprise de l’immobilier, des autres investissements et finalement de la consommation.
Le déficit apparent de l’État est considérable car il comptabilise en dépenses ces interventions mais les banques qui ont reçu des aides vont les rembourser car elles sont de nouveau
bénéficiaires (après cette fantastique destruction créatrice) comme l’ont déjà déclaré les dirigeants de Citigroup et de Bank of America.
Ce qui est le plus inquiétant, c’est l’irrationalité des marchés, c’est à dire des hommes qui sont incapables de comprendre ces problèmes simples et de
réagir correctement.
M1 se monte à $1 577 milliards aux États-Unis et à €4 087 milliards dans la
zone euro.
Les idiots inutiles sont incapables de comprendre la signification de ces 2 chiffres et les plus
incompétents sont ceux qui prétendent que la Fed finance ses interventions avec la fameuse planche à billets !
Schumpeter était persuadé que le capitalisme sombrerait un jour à la suite de
quelque chose d’exogène, sans pouvoir prédire quoi que ce soit de plus précis.
Ce sera de l’irrationalité des hommes.
Dans le cadre des plans de sauvetage du secteur financier, les équilibres sont réalisés, il n’y a pas de création monétaire, l’argent est
sain, aux États-Unis du moins, les gens de la Fed y veillent car ils savent très bien que c’est là le premier pilier de la réussite
pour les business économistes, les Reaganomics.
***
Les capitaux disponibles se trouvent dans l’agrégat M3-M2 mais nous ne pouvons pas en connaître le montant car B-2 a fait arrêter la
publication des chiffres de M3 lorsqu’il a pris la direction de la Fed.
Il savait très bien que les produits dérivés allaient créer de gros problèmes et il a pris la précaution de supprimer cette source d’information indispensable si bien que nous ne pouvons pas
savoir précisément ce qu’il en est de ces flux et stocks de capitaux disponibles.
La seule solution est que nous avons est de… faire confiance aux gens de la Fed !
***
Le gouvernement et la Fed agissent à la place des marchés pour les faire repartir car les États-Unis sont passés tout près du risque systémique à cause des dysfonctionnements sur
les marchés des produits dérivés qui se sont développés librement en dehors de toute organisation et de tout contrôle de la part des
autorités, et en particulier de la Fed.
C’est la raison pour laquelle B-2 revendique l’élargissement des prérogatives de la Fed à d’autres organismes financiers comme AIG.
***
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||