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Réponses sans questions
L’évolution des rendements des Treasuries est à la base de celle de tous les autres marchés…
Ils étaient baissiers au second semestre 2007 et en 2008 jusqu’à la mi-mars (premiers points verts),
Graphique 1 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Les autres marchés ont baissé : ceux des actions et les autres (ce fut alors la crise dite des sub-prime et la pire crise depuis celle de 1929, en pire
même d’après tous les journaleux et bonimenteurs).
Le 18 mars 2008, la Fed a baissé son taux de base, ce qui a donné le signal de la reprise des marchés, de la croissance et de la remontée des rendements… mais les marchés des Treasuries se sont retournés à partir du 19 juin quand les investisseurs ont appris que W. était censé avoir donné son accord à une intervention
militaire en Iran (points jaunes).
Les investisseurs qui anticipaient à juste titre la poursuite de la croissance ont (presque) tous été pris à contre pied et ils ont perdu de plus en plus d’argent avec la chute des indices
d’actions.
Les rendements des Treasuries ont toujours été baissiers depuis la mi-juin 2008, ce qui s’est traduit par une baisse de tous les autres
marchés, ceux des actions et les autres (l’économie réelle comme on dit), jusqu’au point bas du 16
décembre 2008 (seconds points verts) lorsque la Fed a baissé son taux de base à zéro, ce qui a été le point de départ d’une nouvelle tendance
lourde haussière.
L’intervention d’Henry Paulson début novembre a fait replonger les marchés (point noir) et les rendements des Notes à 10 ans sont tombés sous leur point bas historique (point
rouge) de 3,13 % atteint en juin 2003 après la guerre en Irak.
Les gens de la Fed avaient d’excellentes informations sur la situation du système bancaire des États-Unis et ils savaient très bien que le point bas avait été atteint à la mi-décembre 2008.
Depuis cette date, les rendements des Notes à 10 ans augmentent à partir de leur point bas historique de 2,06 % pour atteindre actuellement le haut de la zone des 2 % très près de la
barre des 3 %, ce qui signifie que tous les autres marchés reprennent spontanément (les triangles jaunes correspondent à l’investiture d’Obama).
La montée des rendements est relativement rapide quand on considère une échelle de temps assez longue mais elle paraît lente au jour le jour,
Graphique 2 :
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D’après plusieurs sources concordantes et fiables, il est possible que la Fed intervienne pour racheter des bons du Trésor de façon à contenir l’augmentation des rendements des Notes, en
particulier pour maintenir des taux d’intérêts hypothécaires à un niveau bas pour favoriser la reprise du marché immobilier.
La Fed interviendrait également en rachetant des emprunts d’entreprises (corporate) qui ne sont pas couverts par les marchés (pour faire baisser les taux là encore).
Par ailleurs, la persistance de l’impression de crise (entretenue par la baisse des indices d’actions et la hausse lente des rendements des Notes), accentue le désordre dans les pays où les
fondamentaux ne sont pas bons, en particulier dans les pays du Club Med : en Grèce, en Italie et en France (cf. mes précédents billets).
Seuls les rendements des bons du Trésor de l’Allemagne sont bien corrélés avec ceux des États-Unis, les autres divergeant nettement depuis
l’effondrement financier du 15 septembre 2008,
Graphique 3 :
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Les rendements des Treasuries et des bons du Trésor allemand reprennent donc, ce qui permet d’anticiper la reprise de la croissance qui s’observe également dans l’évolution des agrégats
monétaires.
Ce n’est pas le plan de relance d’Obama qui relancera l’activité économique aux États-Unis, mais la baisse des taux de la Fed après l’assainissement des marchés des produits dérivés où des pertes
colossales ont été enregistrées.
Tout le monde parle de ces pertes des banques et d’AIG dans les produits dérivés, mais personne n’aborde le problème des gains qui sont réalisés dans les contreparties, sauf un article du Wall Street Journal, cliquer ici pour le lire, qui révèle que des banques comme Goldman Sachs et
Deutsche Bank ont reçu $6 milliards chacune à ce titre ainsi que Merrill Lynch, la Société Générale et d’autres
dans une moindre mesure.
Donald Kohn, vice président de la Fed a refusé de donner des informations à ce sujet.
On saura un jour ce qui s’est passé réellement…
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