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Crise de délires et réalité
Tout le monde est d’accord : c’est la plus grande crise économique depuis plus d’un siècle, pire que celle des années 30.
Tous les journaleux, tous les bonimenteurs, tous les hommes politiques le répètent (Sarko, Obama, etc.), mais il suffit de voir le graphique représentant l’évolution de la croissance du PIB réel
des Etats-Unis, dont les données sont fournies par notre ami Fred de Saint Louis depuis 1948, pour constater que la baisse de la
croissance a été supérieure à 2 % à 4 reprises et en particulier en 1975 et surtout au début des années 80,
Graphique 1 :
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La crise du début des années 80 a été beaucoup plus importante car il a fallu casser l’inflation qui atteignait 10 % par an, ce qu’a réussi à faire la
Fed dirigée alors par Paul Volcker qui vient de réapparaître dans l’équipe de Barack Obama,
Graphique 2 :
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La crise, c’est celle du délire de tous ces gens qui sont incapables d’observer des données de base et d’en tirer des conclusions justes.
Après l’exubérance irrationnelle des marchés décriée par Alan Greenspan, c’est encore leur irrationalité qui fait plonger les indices d’actions à des niveaux irréels.
Les opportunités de gains sont historiques, comme l’ont remarqué d’autres observateurs pertinents, cf. sur mon blog les commentaires signés Lupus en particulier.
D’après les derniers chiffres publiés par la Fed, les Américains continuent à dépenser leurs dollars gagnés en travaillant, ce qui fait repartir la croissance : l’augmentation de M2-M1 à 8,7 % d’une année sur l’autre le 23 février continue sur sa tendance lourde baissière,
Graphique 3 :
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L’épargne des Américains reste à un sommet de $6 730 milliards depuis plusieurs semaines, sans dépasser cette limite,
Graphique 4 :
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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance va repartir au 2° trimestre
aux États-Unis du moins,
Graphique 5 :
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Les écarts d’une semaine sur l’autre, qui étaient très importants depuis le 15 septembre 2008, sont maintenant normaux en étant de l’ordre de $10 milliards,
Graphique 6 :
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L’augmentation de M2 a entamé sa tendance lourde baissière en descendant sous la barre des 10 %,
Graphique 7 :
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L’évolution des agrégats monétaires d’une semaine à l’autre, connue avec 10 jours de décalage seulement aux États-Unis, permet d’anticiper correctement l’évolution de l’activité économique dans des circonstances normales, c’est à dire en dehors des pièges pervers posés par le
bombardier furtif B-2, Ben Bernanke et ses collaborateurs.
C’est le meilleur indicateur avancé, le plus fiable.
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