Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 11:22

Fluctuations et tendances lourdes


Une fois de plus, il est indispensable de bien distinguer les fluctuations à court terme des tendances lourdes et longues, cf. mes billets précédents à ce sujet.


Les marchés directeurs (c’est à dire ceux qui précèdent et conditionnent tous les autres), sont ceux des Treasuries.


Les rendements des Notes à 10 ans ont atteint un plus bas de 2,06 % à la mi-décembre après la baisse historique des taux de la Fed à 0 % le 16 décembre.


S’ils augmentent trop rapidement, ils entraîneront l’augmentation des taux hypothécaires, ce qui cassera la reprise du secteur de l’immobilier.


Pour éviter une rechute de l’immobilier, il est donc indispensable que les rendements des Notes à 10 ans augmentent lentement, ce qui se produit, mais avec des fluctuations assez importantes parfois.


Ainsi, après l’investiture d’Obama, les rendements du 10 ans ont augmenté trop rapidement, d’où la correction récente,

Graphique 1 :

 

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L’échelle de ce premier graphique ne donne pas une idée correcte de la vitesse de l’augmentation des Notes à 10 ans qui est mieux visible sur ce graphique,

Graphique 2 :

 

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… et surtout sur celui-ci,

Graphique 3 :

 

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La hausse des rendements des Notes à 2 ans était de l’ordre d’un point par semestre de 2004 à 2006.


Elle peut être plus rapide maintenant, mais une hausse des Notes à 10 ans d’un point en deux mois était trop rapide, la correction récente était donc nécessaire.


Comme les rendements des Treasuries augmentent peu, cela signifie que les capitaux ne sortent pas beaucoup de ce marché refuge pour s’investir en actions, ce qui ne se traduit pas par une hausse des indices d’actions, et même par des baisses significatives.


L’évolution actuelle des marchés américains est donc normale.


Les cours des grandes banques continuent à baisser car les autorités (le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke et Timothy Geithner), refusent de les nationaliser (Alan Greenspan ne partageant pas leur avis) : ils préfèrent attendre que les marchés repartent d’eux-mêmes.


Effectivement, les marchés repartent : l’augmentation de l’épargne des Américains… a encore diminué un peu dans la semaine finissant le 9 février (de 8,6 % d’une année sur l’autre contre 8,7 % la semaine précédente), ce qui signifie que la demande augmente, ce qui entraîne une reprise de la croissance du PIB qui doit se faire à son rythme (le plan de relance d’Obama ne relance rien d’autre que l’augmentation des impôts à l’avenir),

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Par ailleurs, le maintien des incertitudes sur les marchés américains augmente les désordres en Europe, ce qui fragilise les grandes banques qui ne respectent pas les ratios d’endettement, ce qui risque de déclencher la faillite de certaines d’entre elles (après celle de Fortis).


Après ce qui s’est passé en 2008, tout peut se produire, même ce qui était inimaginable récemment.

***

Par CHEVALLIER
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