Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 11:01

BNPotemkine 2008


Les dirigeants de la BNP sont un peu moins malhonnêtes que ceux de la Générale : ils publient leurs comptes 2008 complets, ce qui permet de les analyser…


Le ratio le plus important pour une banque, depuis que les banques existent, c’est à dire depuis plus de 5 000 ans, c’est le ratio (µ) de ses dettes totales sur le montant de ses capitaux propres dixit Alan Greenspan, et ce µ devrait être maintenant inférieur à 10 toujours d’après le maître en la matière (le total des dettes d’une banque ne doit pas dépasser 10 fois le montant de ses capitaux propres), or il est de 34 pour la BNP au 31 décembre 2008,


Tableau 1 :

BNP milliards €

 

 

2005

 

 

2006

 

 

2007

 

 

2008Q2

 

 

2008Q4

 

 

Total dettes

 

 

1 212

 

 

1 386

 

 

1 635

 

 

1 761

 

 

2 017

 

 

Capitaux propres

 

 

46,0

 

 

54,8

 

 

59,4

 

 

56,1

 

 

59,0

 

 

µ

 

 

26,3

 

 

25,3

 

 

27,5

 

 

31,4

 

 

34,2

 

 


La situation a tendance à se dégrader depuis 2006 (µ augmente de plusieurs points par semestre).


Ce ratio est très important, car, lorsqu’il n’est pas respecté, rien ne peut fonctionner normalement et c’est ce qui se passe à la BNP où µ n’a jamais pu descendre durablement dans les normes depuis 1999, chiffres les plus anciens publiés par la BNP,


Tableau 2 :

BNP milliards €

 

 

1999

 

 

2000

 

 

2001

 

 

2002

 

 

2003

 

 

Total dettes

 

 

678

 

 

672

 

 

801

 

 

684

 

 

755

 

 

Capitaux propres

 

 

19,8

 

 

21,6

 

 

24,6

 

 

26,4

 

 

28,3

 

 

µ

 

 

34,2

 

 

31,1

 

 

32,5

 

 

25,9

 

 

26,6

 

 


Les dirigeants de la BNP annoncent un ratio Tier à 7,8 % proche de la norme de 8 % alors qu’il est en réalité de 2,9 % (c’est l’inverse de µ en pourcentage).


Comme les Pieds Nickelés de la BNP avaient déjà annoncé qu’ils utiliseraient la possibilité qui leur a été donnée de ne pas comptabiliser certains titres à leur juste valeur de marché, il est certain que les comptes publiés ne donnent pas une image fidèle de la réalité, ce qui est grave.


Par ailleurs, le total des dettes de la BNP dépasse maintenant le PIB de la France ! ce qui est particulièrement dangereux car il est impossible de sauver la situation en cas de faillite.


La BNP et la France ressemblent de plus en plus à ces villages Potemkine qui donnent l’impression que tout va bien (le patron de la BNP répète que ses fonds propres sont largement suffisants).


Ces deux ratios d’endettement (par rapport aux capitaux propres et au PIB) sont fondamentaux.


À partir du moment où ils sont respectés, il est alors possible d’examiner les autres critères dévaluation qui sont alors significatifs.


Si ce n’est pas le cas, rien ne va plus, et tout peut se produire brusquement d’un jour à l’autre comme on l’a constaté avec la faillite de grandes banques centenaires.


Toutes les banques des États-Unis respectent ces deux ratios d’endettement.


Cliquer ici pour lire les états financiers de la BNP.

 

***

Par CHEVALLIER
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Commentaires

Bonjour Mr Chevallier, Petite question concernant les bilans de la Sogé et de la BNP: concrètement quels actifs à risque comprennent ces bilans? Des prêts hypothécaires ? Des dérivés de crédits? Des dérivés sur actions? Si je comprends bien le problème que vous soulevez, c'est que d'après les rapports publiés, on est incapable de connaître l'exposition réelle de ces deux banques aux actifs risqués. Merci pour votre réponse. Cdlt.
Commentaire n°1 posté par bil_kfr le 19/02/2009 à 12h09
le problème est que d'après les rapports publiés, on est incapable de connaître l'exposition réelle de ces deux banques aux actifs risqués

Il est certain que les comptes ne correspondent pas à la réalité, donc, il est impossible de savoir jusqu'où vont les pertes, la seule certitude est qu'elles existent, qu'elles sont importantes et cachées
Réponse de CHEVALLIER le 19/02/2009 à 13h08
bonjour et merci pour ces nouveaux billets avec tous mes encouragements a continuer d'éclairer de la sorte l'actualité économique éco et financiere... vous dites : "Comme les Pieds Nickelés de la BNP avaient déjà annoncé qu’ils utiliseraient la possibilité qui leur a été donnée de ne pas comptabiliser certains titres à leur juste valeur de marché, il est certain que les comptes publiés ne donnent pas une image fidèle de la réalité, ce qui est grave" eh bien cela est tout a fait confirmée par les infos qui suivent : ---------------------- SG1 La banque française Société Générale (SG) a confirmé mercredi avoir plus que doublé son bénéfice en 2008, à 2 milliards d’euros, malgré les effets violents de la crise financière et les premières répercussions du ralentissement économique qui ont pesé sur ses comptes. En 2007, son bénéfice net avait été réduit à 947 millions d’euros à cause de de la perte de 4,9 milliards d’euros imputée aux opérations non autorisées de son trader Jérôme Kerviel. Hors cet élément exceptionnel, le bénéfice 2008 s’inscrirait en forte baisse par rapport à 2007. Car SG a souffert comme les autres en 2008 des effets de la crise financière, mais aussi de la dégradation de la conjoncture économique, qui se traduit dans ses comptes par un triplement du montant de ses provisions, à 2,655 milliards. Mais contrairement à la plupart des grands banques internationales, victimes des contrecoups de la faillite de Lehman Brothers, elle est parvenue à rester bénéficiaire – à hauteur de 87 millions d’euros – au quatrième trimestre. Sa concurrente BNP Paribas, qui publie jeudi ses résultats définitifs, a estimé avoir perdu 1,4 milliard sur ce seul trimestre à cause d’une lourde perte dans ses activités de marché. Celles de la Société Générale ont au contraire été légèrement bénéficiaires au dernier trimestre, à hauteur de 56 millions d’euros, mais sur l’année, elles sont déficitaires de 235 millions d’euros. La banque a reclassé ses actifs illiquides La banque précise avoir utilisé la possibilité comptable offerte à tous les établissements de reclasser ses actifs illiquides, sans quoi elle aurait dû constater une dépréciation supplémentaire de 1,4 milliard d’euros en 2008. SG, qui a étendu la couverture de ses risques depuis l’affaire Kerviel sans se désengager, affirme avoir «gagné des parts de marché» depuis septembre, qui a vu la disparition ou l’affaiblissement d’une dizaine de ses concurrents. Frédéric Oudéa, son directeur général, a affirmé que la banque avait connu un «très bon début d’année», mais qu’il fallait «être prudent». A contre-courant du marché, Société Générale a vu les effectifs de ses activités de marché progresser de 4%, passant de 11.424 à 11.864. En effet, le renforcement de ses fonctions de contrôle suite à l’affaire Kerviel a plus que compensé les départs de ses employés dans les salles de marché. La banque a également pris des mesures pour compenser ses pertes en gestion d’actifs, durement touchée par la «fuite vers la qualité» des investisseurs, à la recherche de placements sans risque, et par la baisse des marchés boursiers, en engageant un rapprochement avec le Crédit Agricole. S’agissant des dividendes, au sujet desquels l’Etat a demandé aux banques françaises qu’il a financées de faire preuve de «modération », SG versera au titre de 2008 36% de son bénéfice à ses actionnaires, qui toucheront 1,2 euro par action, contre 45% les années précédentes. – (afp) --------------------------- Les bénéfices de BNP Paribas s'écrasent BNP Paribas a vu son bénéfice annuel divisé par deux et demi, à 3 milliards d'euros. En cause : une perte colossale enregistrée au quatrième trimestre. En 2007, la banque avait dégagé un résultat net record de 7,8 milliards d'euros mais la crise financière l'a rattrapée à l'automne, la conduisant à essuyer une perte de 1,366 milliard d'euros. (afp) - Le groupe bancaire français BNP Paribas a vu son bénéfice annuel divisé par deux et demi, à 3 milliards d'euros, après une perte inédite au quatrième trimestre dans ses activités de marché, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué. Le bénéfice est en ligne avec les estimations qu'il avait données. En 2007, la banque avait dégagé un résultat net record de 7,8 milliards d'euros mais la crise financière l'a rattrapée à l'automne, la conduisant à essuyer une perte de 1,366 milliard d'euros. En cause, une perte de 2 milliards dans sa banque de financement et d'investissement (BFI), qui a subi les contrecoups violents de la faillite de Lehman Brothers en septembre (baisse des marchés boursiers, hausse de la volatilité, défaillances d'institutions financières). Comme Société Générale, BNP Paribas a pourtant usé de la possibilité comptable de reclasser certains de ses actifs illiquides, sans quoi elle aurait dû constater une dépréciation supplémentaire de 424 millions d'euros au 4T. Sur l'année, ses revenus s'établissent à 27,376 milliards d'euros, en baisse limitée (-11,8%), du fait de la bonne résistance de ses activités de banque de détail et de gestion d'actifs, dont la collecte est restée positive de 11 mds. La gestion d'actifs, dirigée par Alain Papiasse, va être confiée à Jacques d'Estais, actuel patron de la BFI, qui sera lui-même remplacé par M. Papiasse, a appris mercredi l'AFP de sources proches du dossier. Les frais de gestion ont été contenus à 18,4 milliards (-1,9%), grâce à la forte réduction des bonus et aux mesures prises dans tous ses pôles. Le groupe a prévu de se séparer de 5% de ses effectifs de BFI. Mais, comme Société Générale, BNP Paribas a vu son coût du risque (montant des provisions pour créances douteuses) tripler en 2008, pour atteindre le chiffre record de 5,752 milliards d'euros. Cela reflète "la dégradation de l'environnement économique, notamment aux Etats-Unis et en Espagne puis en Ukraine", mais aussi les "nombreux défauts de contreparties dans des marchés financiers disloqués" (Lehman, banques islandaises, etc), explique BNP Paribas. La banque assure toutefois que son portefeuille de crédits aux entreprises "reste de bonne qualité, sans dégradation substantielle en 2008", et que les taux d'endettement des ménages en France et en Italie, ses deux marchés principaux, "sont les plus faibles d'Europe". En Ukraine, l'un des pays les plus gravement touchés par la crise économique, elle a dû passer une provision de 272 millions d'euros pour sa filiale UkrSibbank et prendre des mesures pour limiter ses risques: arrêt de la production de nouveaux crédits, restructuration de son portefeuille et renforcement des équipes de recouvrement. Société Générale a annoncé mercredi qu'elle se retirait de ce pays. BNP Paribas, invitée comme les autres banques françaises bénéficiaires de l'aide publique à faire preuve de "modération", versera cette année à ses actionnaires un dividende de un euro par action, contre 3,35 euros l'an passé. Son ratio Tier One, qui mesure sa solvabilité, s'élève à 7,8% et montera à 8,4% après prise en compte de la participation à la deuxième tranche du plan français. La banque assure que ce ratio est "adapté" à son "profil de risque" mais indique qu'elle va s'efforcer de le renforcer notamment en réduisant ses actifs pondérés en 2009 à hauteur de 20 milliards d'euros. ------------------------------ portez vous bien...
Commentaire n°2 posté par lupus le 19/02/2009 à 12h14
Le manque de réflexion des journaleux et bonimenteurs est toujours étonnant...
Réponse de CHEVALLIER le 19/02/2009 à 13h05
Systeme financier US- j'en profite pour donner ici détails intervention GREENSPAN et communiqué FED... --------------------------- Alan Greenspan se dit favorable aux nationalisations temporaires mercredi 18 février 2009 | Publié 11:36 | Actualisé 11:54 Jamais à court d'idée, Alan Greenspan. L'ancien patron de la Réserve fédérale américaine, à la "retraite" depuis bientôt 2 ans, estime que le gouvernement américain pourrait être contraint de nationaliser quelques banques temporairement pour remettre en état de marche le système financier américain. "Il pourrait être nécessaire de nationaliser temporairement quelques banques afin de faciliter une restructuration rapide et ordonnée", a-t-il déclaré au cours d'un entretien accordé au Financial Times et publié ce mercredi 18 février . Pour Greenspan, la "moins mauvaise solution est que le gouvernement prenne le contrôle temporaire" des banques en difficulté, soit à travers la FDIC, l'organisme chargé de garantir les dépôts bancaires, soit via un autre mécanisme. Ce faisant, le gouvernement aurait le moyen de "transférer les actifs toxiques vers une 'bad bank' sans avoir à gérer le problème de donner un prix à ces actifs", a-t-il ajouté. D'autres personnalités aux Etats-Unis estiment que les nationalisations sont une option crédible pour "nettoyer le système", à l'instar de l'économiste Nouriel Roubini. L'idée d'une structure de cantonnement, envisagée lors du plan Paulson voté en octobre 2008, avait été rejetée au profit d'injections d'argent public au capital des institutions financières en difficulté, avant de refaire surface sous l'administration Obama. Mais cette solution a jusqu'ici buté sur la façon de mettre un prix sur des actifs illiquides, donc sans prix, sans que cela ne se traduise par une perte trop grande pour l'Etat fédéral. L'annonce la semaine dernière des grandes lignes du plan Geithner pour sauver le système bancaire et l'économie américaine n'a pas convaincu les investisseurs. Pour Allan Greenspan, l'un des points clefs est de protéger les porteurs de dette senior, considéré par l'ancien président de la Fed comme "le point d'ancrage" du système financier. "Vous devez être très prudent si vous imposez des pertes aux créanciers de premier rang de n'importe quelle banque qui viendrait à être nationalisée, car cela pourrait entraîner des pertes pour d'autres banques", a estimé Allan Greenspan. "C'est une crise du crédit et il est essentiel de préserver un point d'ancrage pour le financement du système. Ce point d'ancrage, c'est la dette senior", a-t-il affirmé. La nationalisation partielle des banques est une option déjà employée au Royaume-Uni, et fait son chemin dans d'autres pays, comme plus récemment l'Allemagne. Jocelyn Jovène E24 ---------------------- La Fed assombrit ses prévisions de croissance A court terme, la Réserve fédérale a révisé à la baisse sa prévisions de croissance pour l'année. Elle prévoit désormais une baisse de 1,3% à 0,5% du PIB en 2009 par rapport à l'année précédente. Elle a estimé par ailleurs que "le chômage augmenterait de manière importante jusqu'au début 2010, avant de redescendre légèrement le reste de l'année". Selon ses prévisions, il atteindrait 8,5% à 8,8% en 2009, puis 8,0% à 8,3% en 2010. (afp) - La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé mercredi dans un communiqué qu'elle s'était fixé pour la première fois de son histoire des objectifs chiffrés de croissance, d'inflation et d'emploi à long terme. Cette décision a été prise lors de la réunion de son comité de politique monétaire des 27 et 28 janvier, dont les minutes ont été publiées mercredi. La banque centrale américaine, créée en 1913, a pour objectifs généraux, dans ses statuts, d'avoir une politique monétaire compatible avec la stabilité des prix et un niveau d'emploi maximal. Elle s'est désormais fixée comme objectifs, sur le long terme, une croissance annuelle du produit intérieur brut de 2,5% à 2,7%, une hausse annuelle des prix de 1,7% à 2,0%, et un niveau de chômage limité entre 4,8% et 5,0%. Ces chiffres seront rediscutés chaque trimestre, au moment où le comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) livrera ses prévisions économiques, a ajouté la banque centrale dans son communiqué. Ce choix d'objectifs chiffrés est une rupture historique dans la politique monétaire de la Fed, qui avait jusque-là suivi une ligne flexible lui permettant de s'adapter rapidement aux conditions économiques. Contrairement à elle, la Banque centrale européenne, qui a dans ses statuts depuis sa création en 1998 l'unique mission de permettre la stabilité des prix, s'était toujours fixé un objectif chiffré d'inflation. Il est actuellement fixé à un niveau "sous mais proche des 2% à moyen terme". Les objectifs chiffrés de la Fed "peuvent être interprétés comme les estimations des participants au FOMC des taux de croissance, de la production et de chômage qui paraissent soutenables à long terme, en prenant en compte d'influences importantes telles que les taux de croissance tendanciels de la productivité et de la population active, les améliorations dans la formation et le savoir-faire de la main-d'oeuvre, l'efficacité du marché du travail pour faire correspondre les travailleurs et les emplois, les politiques publiques touchant au progrès technologique ou au marché du travail, et d'autres facteurs", selon le communiqué. Et l'objectif d'inflation est celui que la Fed "voit comme le plus cohérent avec l'idée d'atteindre les objectifs de niveau maximal d'emploi et de stabilité des prix". A court terme, la Réserve fédérale a révisé à la baisse sa prévisions de croissance pour l'année. Elle prévoit désormais une baisse de 1,3% à 0,5% du PIB en 2009 par rapport à l'année précédente. La Fed dit tenir compte "d'indicateurs économiques plus faibles que prévu ayant plus qu'effacé une révision à la hausse de l'hypothèse sur le montant du plan de relance à venir". En revanche, la banque centrale a "révisé légèrement à la hausse" les prévisions de croissance de 2010, du fait d'une "relance monétaire et budgétaire plus généreuse, ainsi que des effets de prix du pétrole et de taux d'intérêt à long terme plus modérés". La croissance serait de 2,5% à 3,3%. La Fed a estimé par ailleurs mercredi que "le chômage augmenterait de manière importante jusqu'au début 2010, avant de redescendre légèrement le reste de l'année". Selon ses prévisions, il atteindrait 8,5% à 8,8% en 2009, puis 8,0% à 8,3% en 2010
Commentaire n°3 posté par lupus le 19/02/2009 à 12h23

Cliquer ici pour lire cet article de Greenspan

B-2 est absolument contre la nationalisation de banques US et il a raison !

Par ailleurs, les prévisions de B-2 ne correspondent jamais à la réalité, et il est donc inutile de les prendre en considération
Il lance des leurres de temps en temps... ça fait parie de son job de bombardier furtif

Réponse de CHEVALLIER le 19/02/2009 à 13h04
Tiens, on dirait que les langues commencent à se délier........ http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2009/02/16/l-euro-facteur-de-recession.html Mon "expresso" est toujours aussi "enrichissant".(~_^) Merci monsieur Chevallier
Commentaire n°4 posté par carole le 19/02/2009 à 13h07
Bonsoir, Vous ne parlez que du passif de la BNP mais qu'en est-il de l'actif ? Si je vous suis, les créances ne couvriraient pas les dettes et donc tous les fonds propres seraient consommés et la banque insolvable ? A combien se monterait la perte de valeur des actifs de la BNP ? Le montant serait tellement important qu'une recapitalisation deviendrait impossible ? Merci d'avance pour les précisions. Cordialement.
Commentaire n°5 posté par Stéphan le 19/02/2009 à 23h13
Sauver les Potemkines Américains et Européens Les divers plans destinés à sauver le système financier n’ont quasi aucune chance de fonctionner. Non pas parce que ces plans sont difficiles à mettre en oeuvre (stabilisation, recapitalisation, regroupement des actifs dits "toxiques" dans une poubelle financée par des structures mixtes) ni parce que des Bonus sont payés, mais parce que l'effort doit se porter à un tout autre niveau. On pourrait, à juste titre, s’étonner de la persistance des banques dans l’actualité de la crise. Elles n’ont, pour la plupart, connu aucun retrait massif des déposants, ces dépôts ont été garantis par la FDIC, elles ont bénéficié de lignes de crédit court terme quasi illimitées et du support massif du trésor et de la réserve fédérale, toutes deux à leurs chevets depuis le début de cette crise. D’où vient l’urgence qui caractérise tous ces plans ? Toutes les banques évoquées dans l’actualité sont dans l’incapacité de démontrer leur respect du nouveau ratio McDonough (Prêts / Fonds propres), tel qu'adopté par Bâle II et entré en vigueur au 31/12/2006, en remplacement du ratio précédent qui mettait tous les emprunteurs sur le même pied. Depuis Bâle II, les banques pondèrent leurs engagements (prêts) en fonction de leurs procédures internes de management des risques. Ces dernières utilisent des "probabilités" de défaut de remboursement et des "estimations" de pertes qui en résulteraient. Tous les emprunteurs ne sont pas logés à la même enseigne et pour certains d'entre eux, ce sont les agences de notation qui vont grandement influencer ces probabilités. En apparence, cette méthode était censée représenter plus justement la valeur des actifs. En réalité, on était -comme dans beaucoup de domaines- en plein syndrome "Monsieur Plus", le but étant de créer plus de valeur avec moins de fonds propres. Problème actuel Aujourd'hui la valorisation de ces actifs permet de les diviser en trois grands groupes: - Ceux dont la valeur est connue et relativement stable sur l'exercice, - Ceux dont la valeur est connue et qui ont chuté de façon spectaculaire , - Ceux dont la valeur est indéterminée. La distinction entre toxiques et non-toxiques devrait être évitée car difficile à définir: Quelle mesure, quel critère, quel seuil, quelle durée ? Il devient périlleux de se lancer dans l'évaluation de ces actifs, l'évaluation n'étant pas neutre; cette simple constatation est déterminante dans la compréhension de cette crise. Flashback Comment les banques en sont-elles arrivées là ? - Elles ont trop prêté, prêté inprudemment ou négligé des prendres des garanties suffisantes. Pourquoi le système s'est-il effondré ? - A cause de la propagation d'incidents dans le marché des prêts hypothécaires. Comment ces incidents se sont-ils propagés ? - Par l'opacité des produits financiers qui ont permis de tromper les procédures d'évaluation des risques qu'ils représentaient. C'est le résultat, factuel, de l'autopsie. Mais avons-nous identifié la cause du décès ? La majorité des prêts hypothécaires n'étaient pas de la catégorie subprime et l'arsenal des techniques de stabilisation, recapitalisation, (supra)nationalisation, inondation, émission, détoxification était à la disposition des décideurs économiques, agissant sous le double contrôle du marché et du pouvoir législatif. De plus, des oracles avaient amplement décrit les dangers liés à ces situations systémiques, fournissant en plus de l'analyse des pistes de solution pour éviter l'apparition d'une catastrophe. Cela n'a pas fonctionné et les mesures d’intervention publique se sont enchaînées, pour culminer avec TARP. Feedback La figure de style consistant à dire que si rien n'avait été entrepris pour sauver les banques, la situation serait aujourd'hui bien pire est trop éculée pour être crédible. Dire que les «Cassandre» ne sont jamais écoutés me semble très hypothétique, vu les qualités des personnes qui pouvaient agir sur le système. La véritable contagion s'est opérée par l'apparition d'un phénomène dont il serait bon de déterminer toutes les origines diffuses: Une dégringolade, à l'échelle de la planète, de la confiance. Pas besoin de rappeler les commentaires des pros de la bourse qui n'en pouvaient plus de disserter sur l'incohérence des réactions constatées sur des titres qui étaient totalement hors de l'orbite d'influence des valeurs bancaires ou financières. Bien sûr, aujourd'hui, on aura beau jeu de constater que l'effondrement actuel de la demande globale en bien et services justifie tous les pessimismes. Prétendre que le marché était arrivé, au début de la dégringolade boursière, à la prédiction d'un ralentissement économique général, me semble le créditer d'une clairvoyance inhabituelle. Rappelez-vous le nombre de spécialistes venus expliquer que l'ère du pétrole bon marché était révolue, que le tipping point était atteint, que la spéculation représentait un élement négligeable, que la croissance de la consommation était inexorable, voire exponentielle. Nature de la perte de confiance Pourquoi le monde financier a perdu confiance dans la capacité du système à absorber les chocs comme les subprime. De cette analyse, découleront les solutions. Une partie des raisons provient justement de la prise de conscience de tous les acteurs économiques, du rôle extrêmement central et de plus en plus important de la confiance: Toute valeur ne peut s'apprécier qu'en fonction de la confiance que nous avons à pouvoir nous en dessaisir en échange de biens ou services. Cette dématérialisation, poussée à l'extrême, finit par engager des blocages. Dans un monde globalisé aux économies interdépendantes, aux medias globaux, une perte de confiance sur un type de valeur devient extrêmement difficile à contenir et la contagion se propage rapidement. Et l'on rentre dans un schéma probabiliste: Quand une population significative (pondérée par l'importance relative des acteurs économiques) commence à penser -par exemple- qu'il soit fort probable que la dette des Etats-Unis ait atteint un niveau trop élevé, elle pose des actes, inspirés par l'érosion de sa confiance, dont la somme produit un mouvement d'ampleur. La multiplication des personnalités de référence et des contre-références (qui s’étalent sur CNBC, Bloomberg TV), phénomène d'ailleurs généralisé à l'ensemble des domaines, ne permet plus à personne de se dire qu'il existe un pilote dans l'avion. Il n’y a plus de pourvoyeurs de confiance sur le marché. Questions centrales Comment résoudre la question des actifs de valeur indéterminée ? Aux Etats-Unis, il existe trois possibilités d'évaluer ce genre d'actifs: -La valeur-marché, -La valeur-modèle, basé sur le cours et l'évolution prévisible et observée du marché, et une dernière catégorie ou l'on range ce qui n'est quasi pas liquide, évalué par des statisticiens "maison". Cette dernière catégorie n'intéresse que marginalement tous ceux qui se préoccupent de la santé de l'établissement. A priori, le moyen le plus simple pour estimer ces valeurs est d'essayer de les mettre en vente ou sur le marché. Deux conséquences pour celles d'entre elles qui ne sont pas plain vanilla: - Leur apparition sur le marché, en quantité, les rend suspectes et alimente les doutes sur la solvabilité du cédant - Les offres d'achat/vente de ces produits sont actuellement libellées en "pennies on the dollar". Imaginez que demain, votre billet d'un dollar devienne valeur indéterminée et vous soit repris par votre banque pour quelques cents. On pourrait imaginer de changer les règles d’évaluation de ces actifs. C'est une hypothèse qui a d'ailleurs été largement commentée lors de l'âpre négociation au congrès du plan de sauvetage des institutions financières (TARP) au Etats-Unis. L'idée d'une autre comptabilisation est possible, même hautement souhaitée par les banques. Mais, tout comme au Monopoly, il est impossible de changer les règles du jeu au milieu de la partie, sous peine de décrédibiliser toute communication sur la santé financière des institutions. Beaucoup de chantres de l'omniscience du marché et de des corrections salutaires se mordent les doigts aujourd'hui. Si ces plans échouent et que les systèmes bancaires américains et européens se révélaient effectivement en dessous de la ligne de flottaison, ce ne serait encore pas la mer de Chine à boire. Le réel danger, c'est le retour des décisions exclusivement politiques par disqualification des prévisions économiques des spécialistes qui, pour plein de bonnes raisons, et en toute bonne logique, se tromperont. Des décisions politiques pour sanctionner les abus et errements au sein des ziggurats de la finance sont nécessaires. Les corriger s'impose. Mais pas au détriment de la liberté d'entreprendre, de la prise informée de risques. En cas d'aggravation de la situation, il est à craindre que le politique ne fasse dans la surenchère réglementaire. Ce qui nous entraînera par le fond. Retrouver la «juste incertitude» Les solutions proposées sont basées sur l'idée de lever l'incertitude, aujourd’hui totale, sur ces valeurs. Tout est bon afin de diminuer l'entropie du système. Le système financier mondial ne fonctionne plus correctement quand le niveau d’incertitude est trop élevé ou trop faible. L'efficacité de toute valorisation arbitraire de ces actifs, quelle qu'elle soit, c'est qu'aujourd'hui, elle fournit trop d'information. Nous avons aujourd'hui bien trop bien renseignés sur l'état du système, ce qui nous permet de dérouler le scénario économique de toute décision qui serait prise. Les montants étant considérables, le poids de toute décision sur ces actifs dans les anticipations économiques des acteurs est légitime. Pour schématiser: Aujourd'hui l'incertitude trop élevée bloque le fonctionnement normal du système et l'on voit, par exemple, que les interventions des banques centrales n'arrivent pas à résoudre le "credit-crunch". Demain, après création d'une structure de défaisance, par exemple, le système restera bloqué parce que les acteurs économiques ont déjà pu anticiper le reste du film. Quel que soit le montant auquel l'Etat les achète, aujourd'hui, les anticipations sur leur valeur sont proches de zéro. De plus, l'intervention de l'état à plusieurs niveaux crée des redondances complexes et gonfle artificiellement l'addition: Aider les emprunteurs, ensuite les sociétés de prêts hypothécaires, suivies des banques détenant des titres émis par ces sociétés et enfin les assurances garantissant ces titres. Cela illustre la complexité du tri à opérer. No Value/NoFuture : Comment revaloriser sans ruiner Les actifs à valeur indéterminée, dits toxiques, sont acceptés comme tels: No value. Pire, beaucoup imaginent que ces actifs de reprendront jamais une réelle valeur". No future. Certaines banques, souvent moins exposées que d'autres, ont déjà opéré ce choix, valorisé à zéro ces actifs et procédé à une recapitalisation. Pour sortir de ce dilemme, il faut arriver à revaloriser ces actifs de façon à les réintroduire dans le circuit économique, tout en ne transformant pas l’Etat en vampire exsangue pour les contribuables. Le but étant d'arriver, pour les détenteurs de ces actifs, à un état de confiance dans la possibilité de s'en débarrasser. Autrement dit, retrouver l'état où ils peuvent raisonnablement anticiper des autres acteurs qu'ils envisagent avec sérénité d'en faire l'acquisition ou de les conserver. Une autre solution de stabilisation En ces temps troublés, il est bon de chercher réconfort dans la religion. D'ailleurs les banques islamiques n'ont pas manqué de s'enorgueillir de leur immunité (sur papier) en la matière. L'église catholique romaine a développé, au cours des temps, un concept intéressant: Les indulgences. « Selon la doctrine catholique, le péché est effacé par le sacrement du pardon (confession). Mais ce sacrement n'enlève pas la peine temporelle due au péché, qui se traduit généralement par un temps de purgatoire si elle n'est pas d'abord purgée sur terre par des actes de foi et de charité (actes de réparation). Cette peine temporelle peut être atténuée voire effacée par l'indulgence. L’indulgence est dite partielle ou plénière, selon qu’elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour le péché. En ce qui concerne les indulgences partielles, elles se comptaient traditionnellement en jours, mois ou années ../.. Les indulgences partielles peuvent être concédées par l'autorité épiscopales, les indulgences plénières étant le fait réservé de la Pénitencerie apostolique ». Cfr. Wikipedia Nous avons là toute la mécanique nécessaire, prête à transposer. - L'église représente l'Etat. - Les banques sont les mécréants confessant leur péchés (déclaration des actifs invalorisables, suivant définition précise, car tout n'est pas péché) - Peine temporelle et purgatoire, Indulgences partielles ou plénières sont à transposer en produits financiers à différentes maturités, échéances, rendements, règles d'amortissements. Imaginons un produit financier exceptionnel: L'indulgence fiscale qui aurait un volet financier ET une utilisation fiscale. Ces indulgences seraient remises aux banques, en ECHANGE des titres qui plombent leurs actifs, ces derniers étant alors regroupés dans une structure de défaisance, cette dernière s'occupant de leur liquidation avec la célérité d'une agence chargée des déchets nucléaires à longue durée d'activité. Ces indulgences modulées dans le temps, calculées à partir des titres repris, faisant intervenir de nombreux paramètres qui en préciseraient: - La partie purement financière: les rendements, la cessibilité, la valeur nominale, la maturité. - La partie fiscale: Réduction d'impôts pour le détenteur qui décide de l'utiliser, entraînant leur annulation financière. Ces indulgences seraient donc des produits financiers à part entière, disponibles à la vente, l’achat et la spéculation. La partie fiscale serait utilisable par tous, SAUF pour les banques qui ne pourraient pas utiliser leurs propres indulgences. Elles pourraient, bien sûr en acquérir auprès d'autres banques, moyennant conditions. Ces indulgences seraient, idéalement, cotées sur un marché spécifique. Elles ont pour but de verrouiller les banques dans une attitude plus proche de leur rôle canonique: Assurer l'intermédiation financière. La démarche proposée leur permet de lever -sans fixer- l'incertitude sur leur fonds propres et enclenche le cercle vertueux suivant: Pour augmenter la valeur de ces indulgences, ce qui permettra à l'organisme bancaire d'augmenter ses fonds propres donc sa capacité à créer de la valeur et du profit, il faut que leur demande par les acteurs économiques soit soutenue. L'intérêt des acteurs pour ces produits dépendra largement de l'état de leurs propres profits taxables. Ces derniers étant directement liés à leur performance, les banques auront intérêt à reprendre immédiatement une politique de crédit à l'investissement, tant pour les entreprises que pour les particuliers. Pour l'état et les contribuables la facture sera contrôlée, étalée dans le temps, liée à l'évolution de la conjoncture et conforme aux grands objectifs de politique économique. Les banques conservent leur indépendance, l'état ou les contribuables n’en deviennent pas propriétaires. On pourra ainsi, par un artifice coûteux mais finançable, remonter le temps en conservant le système actuel, imparfait, mais dont la stabilisation est indispensable avant toute réforme en profondeur. En résumé, chacun reste dans ses attributions tout en étant mis à contribution pour nous sortir tous de l'ornière.
Commentaire n°6 posté par Ephedrine le 20/02/2009 à 07h41
J'ai cité vos chiffres sur un autre blog intitulé " La crise pour les nuls ". Je me suis fait répondre ceci : @BA : Heeeeuuuuu, BNP Paribas faillite ? Si l'analyse de ce Chevallier était vraie ; il y a belle lurette que la banque aurait faillite ! Que je sache, ce n'est pas le cas. Cette analyse de bilan a été faite par un Mickey, si vous voulez lui faire confiance, libre à vous ; mais alors, il faudra répondre aux questions suivantes : Pourquoi BNP a-t-elle un des meilleurs rating (et le conserve) ? Pourquoi continue-t-elle à faire des profits (alors que la plupart des autres banques annoncent des pertes abyssales) ? Pourquoi les spreads de ses CDS n'ont pas explosé (comme la majorité des autres banques européennes) ? Soyons sérieux, de grâce ! 20 février 2009 06:33 http://lacrisepourlesnuls.blogspot.com/2009/02/le-nez-dans-larmageddon.html?showComment=1235112180000#c6812963309957030710 Ma question est : qui dois-je croire ? Je vous remercie.
Commentaire n°7 posté par BA le 20/02/2009 à 07h47
l'information sur la dette de la société générale existe lien library.corporate-ir.net/library/21/217/217918/items/324870/87B0CCAB-9166-4D4A-84A1-D62197186AD3_etatsfinancier.pdf
Commentaire n°8 posté par JEAN ROBIQUE le 20/02/2009 à 18h07

Effectivement, vous avez raison !!! et merci pour l'info !
Cliquer ici pour accéder au document publié par Reuters

J'ai demandé des explications à la Générale sur l'absence de la publication des comptes 2008, qui m'a répondu qu'ils seraient communiqués le 4 mars !

C'est vraiment prendre les Français pour des idiots, et un délit caractérisé de communication financière (l'AMF ne doit pas exister)

Réponse de CHEVALLIER le 20/02/2009 à 18h52
Monsieur Chevallier, Impossible d'afficher le lien. Réponse : vous n'êtes pas autorisé à ouvrir cette page ??????? BA : Monsieur Chevallier
Commentaire n°9 posté par carole le 20/02/2009 à 19h51
Effectivement, mon lien donne une erreur (je ne sais pas pourquoi !)
Il suffit de copier : library.corporate-ir.net/library/21/217/217918/items/324870/87B0CCAB-9166-4D4A-84A1-D62197186AD3_etatsfinancier.pdf
puis de coller et cliquer pour accéder au rapport de la Générale, le bilan est en page 1 !!!
Le 1° imbécile venu y arrive très facilement, je peux en témoigner
Réponse de CHEVALLIER le 20/02/2009 à 21h07
"il suffit de copier" :.... c'était fait. Des "imbéciles" comme vous, Dios, si l'on avait quelques uns au gouvernement français, cela serait royal.
Commentaire n°10 posté par carole le 22/02/2009 à 01h28
je réponds tardivement car bien qu'ayant lu le sujet depuis longtemps, je n'avais pas vu les commentaires...
Au lieu de poser "la question qui tue l'argumentaire" à Chevailler, mettez vous tout simplement dans la peau d'un emprunteur et allez voir la BNP pour avoir un prêt d'entreprise avec les mêmes ratios que les leurs...
Ils vont appeler la sécurité...
Bonne nuit à tous... et surtout réveillez vous
Commentaire n°11 posté par madoff le 29/07/2009 à 00h49
Peu de gens se réveillent !!!
Réponse de CHEVALLIER le 29/07/2009 à 10h14

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