Partager l'article ! UBS 2008: UBS 2008 Les pertes d’UBS pour l’exercice 2008 atteignent un record de 20 milliards de francs suisses ! ...
UBS 2008
Les pertes d’UBS pour l’exercice 2008 atteignent un record de 20 milliards de francs suisses !
Le plus grave est que la situation s’est détériorée au 4° trimestre avec un total des dettes qui représentait 46,9 fois le montant des capitaux
propres, ratio que je désigne par la lettre µ (l’inverse du ratio Tier d’origine qui est annoncé à
10,5 % alors qu’il est en réalité de 2,1 %) la limite à ne pas dépasser étant celle d’un µ inférieur à
12,5 (correspondant à un Tier 1 d’origine de 8 %) et même à 10 pour Alan Greenspan,
Tableau 1 :
|
UBS (milliards CHF)
|
2007Q4
|
2008Q1
|
2008Q2
|
2008Q3
|
2008Q4
|
|
Total dettes
|
2 231
|
2 208
|
2 026
|
1 942
|
1 973,4
|
|
Capitaux propres
|
43,8
|
22,7
|
54,0
|
54,9
|
42,1
|
|
µ
|
50,9
|
97,3
|
37,5
|
35,4
|
46,9
|
La banque centrale, la BNS (Banque Nationale de Suisse) avait engagé 60 milliards de
CHF (réduits maintenant à 40 milliards) pour sauvegarder UBS, soit presque 1 000 francs par petit Suisse. Ça fait
cher !
Ce premier ratio d’endettement bancaire est très puissant car il permet de détecter très rapidement et très simplement toute anomalie fondamentale dans une banque qui se manifeste aussi par
ailleurs.
Quand une banque a un µ hors normes comme c’est le cas avec UBS, les conséquences peuvent être très graves pour ceux qui en sont les garants finals :
les contribuables helvètes.
C’est la raison pour laquelle mon second ratio d’endettement est très important : le total des dettes doit être inférieur à 10 % du PIB du pays
d’origine de la banque.
Avec un PIB de $14 400 milliards, les contribuables des États-Unis peuvent absorber assez facilement les fautes de gestion de leurs banquiers dans la mesure où une seule
banque seulement (JPMorgan Chase) dépasse cette limite de 10 %.
Avec un PIB de 500 milliards de francs pour l’Helvétie, il n’en est pas de même pour UBS.
Le plus amusant est que l’essentiel des pertes d’UBS provient des entités qui se trouvent aux États-Unis où elle gère $800
milliards.
Ainsi, les 6,4 millions de petits Suisses paient les erreurs de gestion d’une banque qui aurait pu être américaine, c’est à dire prise en charge par 300
millions d’Américains (des États-Unis).
Une solution simple aurait dû s’imposer : faire comme les Américains, c’est à dire démanteler UBS en cédant les entités aux États-Unis, et les autres de
façon à constituer un certain nombre de petites banques avec un total des dettes inférieur à 50 milliards CHF et des fonds propres respectant les normes avec un µ inférieur à 10 comme Julius Baer
qui respecte les deux ratios fondamentaux d’endettement bancaire.
Les banques helvètes ont toutes constaté une diminution de leurs actifs en Suisse car les capitaux en sont sortis pour aller se réfugier aux États-Unis où se trouve le tiers de la
richesse mondiale.
Dans le cadre de la guerre économique et financière, la place financière suisse a été perdante au cours de ces derniers mois, ce qui ne se rattrapera jamais.
Cliquer ici pour lire le rapport 2008 d’UBS.
***
Crédit Suisse est dans une situation hors normes mais moins catastrophique,
Tableau 2 :
|
Crédit Suisse
|
2007Q4
|
2008Q1
|
2008Q2
|
2008Q3
|
2008Q4
|
|
Total dettes
|
1 317
|
1 170
|
1 193
|
1 355
|
1 138
|
|
Capitaux propres
|
43,2
|
37,6
|
36,8
|
39,0
|
32,3
|
|
µ
|
30,5
|
31,1
|
32,4
|
34,7
|
35,2
|
***
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||