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Y’a bon l’Obamania !
Y’a bon, non pas Banania mais l’Obamania car une semaine après l’investiture du nouveau président des États-Unis, l’Obamania
manifeste déjà ses effets positifs…
En effet, l’augmentation de l’épargne des Américains (M2-M1) s’est interrompue (elle a atteint un plus haut de 10,2 % d’une année sur
l’autre le 19 janvier) et elle a même commencé à diminuer (à 9,6 %) le lundi 26 janvier, ce qui signifie que les Américains (qui
augmentaient leur épargne de précaution car ils craignaient que leur situation se détériore) commencent enfin à dépenser leurs dollars car ils ont confiance
en leur avenir,
Graphique 1 :
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Les Américains ont renversé leur tendance antérieure à épargner davantage, ce qui signifie qu’ils dépensent davantage, ce qui stimule la demande et fait
repartir la croissance du PIB.
Auparavant, les tendances lourdes de leur comportement ont été les suivantes : au 18 mars 2008, lorsque la Fed a baissé son taux à 2,25 % (premier point vert), les Américains ont
commencé à diminuer… l’augmentation de leur épargne car ils anticipaient une amélioration de leur situation.
Cette situation a duré jusqu’à l’effondrement financier du 15 septembre (point rouge) qui est le point de retournement de leur comportement.
La valeur critique de l’augmentation de M2-M1 est de 7 % (ligne verte) qui correspond à une
croissance du PIB à son potentiel optimal de 3,5 %.
Comme l’augmentation de M2-M1 au-dessus de 7 % a duré 2 mois (du 24 novembre 2008, point orange, au 19 janvier 2009), il faudra a priori 2 mois pour qu’elle redescende à 7 %, soit
à la fin du mois de mars, c’est à dire à la fin du 1° trimestre dont le taux de croissance devrait être voisin de zéro (par
rapport au trimestre précédent), la croissance repartant sur un rythme normal de 3,5 % à partir du 2° trimestre car l’augmentation de M2-M1 sera alors
inférieure à 7 %.
Depuis l’effondrement financier du 15 septembre, les Américains ont augmenté leur épargne (M2-M1) de €450 milliards et ils ont augmenté leurs disponibilités
(M1, le montant de leurs comptes courants et celui des billets) de plus de $100 milliards,
Graphique 2 :
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Ce sont donc plus de $550 milliards qui n’ont pas été dépensés, et qui n’ont donc pas été produits, ce qui correspond à la chute de la croissance du PIB qui a donc été provoquée par le comportement des Américains et non pas par les décisions du gouvernement et de la Fed,
Graphique 3 :
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Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance est proche de zéro en ce 1°
trimestre : -0,3 % d’une année sur l’autre, hypothèse que je retiens ici, soit +0,25 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé selon
la présentation habituelle aux États-Unis,
Graphique 4 :
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Les éléphants, c’est à dire les bons spéculateurs qui voient juste et loin, continuent à vendre des
bons du Trésor pour acheter des actions : leurs prix baissent et leurs rendements montent (ils sont déjà à 3,0 % pour les Notes à 10 ans contre un plus bas historique à
2,06 % le 18 décembre 2008) depuis la baisse des taux de la Fed le 16 décembre dernier comme je l’ai écrit depuis le 23 décembre,
Graphique 5 :
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Comme en 2001-2002, les patrons profitent de l’ambiance de crise propagée par les journaleux et les
bonimenteurs dans tous les médias pour supprimer des emplois : la productivité augmente, ce qui va
faire bondir la croissance du PIB,
Graphique 6 :
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Grâce à la politique menée par W. et les gens de la Fed, les gains de productivité sont maintenant revenus au-dessus de leur moyenne historique de 2,5 % par an avec une
inflation contenue dans les normes idéales de 1,0 à 1,5 %.
Tout est parfait, aux États-Unis du moins...
La connaissance de ces problèmes alimente la spéculation gagnante…
La croissance américaine entraînera celle des pays européens, mais elle sera plus faible qu’aux États-Unis car ils sont lourdement handicapés par les erreurs de leurs politiques économiques.
Je conseille aux lectrices et lecteurs qui découvrent mon blog d’acquérir la culture économique indispensable pour comprendre mes billets, en lisant mes billets antérieurs en remontant en arrière
et en consultant au besoin mon autre site qui reprend une partie de ces billets à partir de certains thèmes, cliquer
ici pour y accéder.
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à celle des Reaganomics !
Pour cela, il faudrait qu'un peu plus de Français connaissent ses idées !
Au XXI° siècle, avec internet, ça devrait être possible, mais rien ne bouge
Les Français ne comprendront jamais rien aux problèmes économiques les plus simples, y compris dans les milieux financiers !