Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 10:15

Julius Baer


Julius Baer, qui est un bon exemple de banque privée suisse, vient de publier ce matin ses comptes pour l’année 2008 avec en tête de la première page (en fait à la page 2) les chiffres qui sont les plus importants : le total de ses dettes, le montant de ses capitaux propres et son ratio Tier 1 à 13,6 % qui n’est pas trafiqué, et un ratio dit BRI (Banque des Règlements internationaux, le véritable Tier d'origine) de 16,6 % qui correspond à un µ réel de 6,0 (µ étant le rapport entre le total de ses dettes et le montant des capitaux propres),


Julius Baer

 

 

2007

 

 

2008

 

 

Total dettes

 

 

40 500

 

 

39 667

 

 

Capitaux propres

 

 

6 419

 

 

6 573

 

 

µ

 

 

6,3

 

 

6,0

 

 

(chiffres en millions de francs suisses, sauf pour µ)

Une fois de plus se confirme ce que j’affirme (à la suite d’Alan Greenspan) contre tous mes détracteurs et toute la communauté financière française au moins, que ce µ est le ratio fondamental qui s’impose en matière bancaire.


Les banquiers helvètes compétents, comme ceux de Julius Baer connaissent bien leur métier et les règles prudentielles millénaires qui s’imposent en matière bancaire et qui faisaient de la Suisse le meilleur refuge de la planète pour les capitaux.


Les gnomes de Zurich ont édicté les meilleures règles du monde pour une bourse, les dirigeants de la banque centrale sont les meilleurs du monde pour ce qui concerne la gestion des agrégats monétaires.


Malheureusement, ils se sont tous fait avoir par deux brebis galeuses, UBS et Crédit Suisse (du moins leurs dirigeants) qui n’ont pas respecté les règles du jeu bancaire.

***


Pour Alan Greenspan, les règles antérieures doivent être durcies : µ doit être inférieur à 10.


Cette nouvelle norme est donc largement respectée par Julius Baer et certainement par la plupart des banques privées suisses.


Toutes les banques des États-Unis respectent les règles prudentielles avec un µ inférieur à 12,5.

Les banques européennes sont hors normes, c’est très grave.


Cliquer ici pour lire le document de référence de Julius Baer pour 2008.

***


Je suis désolé, j’ai raison, y compris contre tout le monde (ou presque !), du moins en France.


Pour l’instant, seul les docteurs Bernard Trémeau et Patrice Planté (avec le site SOS Action Santé, cliquer ici pour y accéder, et la revue Pincée de sel) ont répercuté mes analyses.

Deux toubibs ! Je ne sais pas encore si c’est rassurant ou inquiétant ! Je me méfie beaucoup des gens de cette corporation dont certains peuvent être pires que les journaleux et les bonimenteurs...

***

 

 

Par CHEVALLIER
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Commentaires

bonjour je suis un nouveau lecteur de votre blog. Pourriez-vous ajouter un lien vers un des vos précédents articles expliquant la phrase: "Les banques européennes sont hors normes, c’est très grave." Merci d'avance ;)
Commentaire n°1 posté par dd le 06/02/2009 à 11h15
pour répondre au commentaire 1, tout simplement passer µ dans la zone de recherche à droite en troisième position...
Commentaire n°2 posté par Josick d'esprit agricole le 06/02/2009 à 14h07
Qui peut traduire cette info en français : AOF le 06/02/2009 à 08:56 BNP lance 15 milliards d’euros d’obligations foncières : (AOF) - BNP Paribas annonce la mise en place d’un programme d’obligations foncières sécurisées par des créances publiques (covered bonds) de 15 milliards d’euros pour BNP Paribas Public Sector SCF. Ce programme permettra au groupe de refinancer son portefeuille d’actifs publics par l’émission d’obligations foncières. «Initialement sécurisé par des prêts garantis par les Etats français, allemand, anglais et américain, le programme sera utilisé par BNP Paribas Public Sector SCF pour émettre des obligations de référence et des obligations structurées permettant à la banque de continuer à diversifier ses sources de financement, tout en optimisant ses coûts sur les marchés de capitaux», détaille le groupe bancaire dans un communiqué. «L’ajout d’un programme d’obligations foncières à nos programmes de financement existants sur les marchés de capitaux offrira aux investisseurs une opportunité d’acheter des titres de placement sécurisés par des actifs spécifiques octroyés par BNP Paribas», déclare Michel Eydoux, responsable de la Gestion Actif Passif et de la Trésorerie à BNP Paribas dans le document.
Commentaire n°3 posté par Utopia le 06/02/2009 à 19h18
pas besoin de liens! Il vous suffit de regarder les interventions de M. Chevallier de ces dernières semaines... tout y est!
Commentaire n°4 posté par dardevil99 le 06/02/2009 à 19h39
Détrompez-vous! Votre audience est grandissante, je me souviens du chemin parcouru depuis il y a à peine un an lorsque nous projetions d'un baril à 150doll une chute vertigineuse (peut être pas d'une telle importance c'est vrai)et ceci contre une intervenante "Sophie" elle aussi embrigadée par les bonimenteurs , les targets de Goldman relayées par les journaleux. Du chemin parcouru depuis 2années (?) ou vous avez été outragé par l'infâme guy milliere qui a failli nous priver de vous! Je cotoie Lupus sur un forum très fréquenté et voici qu'il apparaît à mon grand plaisir ici même!!
Commentaire n°5 posté par czentosass le 06/02/2009 à 20h36
Bonjour M. Chevallier, j'ai une qestion concernant les propos de M. Trémeau sur le site "4 vérités hebdo" : il laisse entendre qu'il nous faut dévaluer mais que nous pourrions rester dans l'euro malgré une dévaluation... pourriez-vous m'expliquer, je vous prie, comment une telle chose serait possible? Merci par avance.
Commentaire n°6 posté par dardevil99 le 06/02/2009 à 21h33
Impossible de dévaluer à partir du moment où l'on est dans l'€ système !
Réponse de CHEVALLIER le 08/02/2009 à 18h35
bonjour, je ne résiste pas au plaisir de vs inviter a lire cette confession de Patrick Artus (natixis), économiste tres médiatisé, sur le " comment et pourquoi je me suis planté dans mes prévisions et analyses éco..." faute avouée est donc a moitié pardonnée... mais l'intéret de la chose réside surtout dans le fait que cela met en valeur d'autant plus toute la pertinence de vos analyses dans le registre : mieux vaut avoir ,et bien avant, raison contre tout le monde , que tord avec les moutons qui partent en chantant(ou en piallant) a l'abattoir... le lien (éphémère) http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=44903 je profite a mon tour de cette petite intervention pour saluer l'ami czentosass et lui dire que le plaisir de le retrouver ici et maintenant est tout aussi partagée...car comme chacun le sait plus on est de fous et moins ils vont pouvoir rigoler... ------------------------- portez vous tres bien...
Commentaire n°7 posté par lupus le 07/02/2009 à 08h51
Cliquer ici pour le lien

En fait, P Artus n'a toujours rien compris à ce qui s'est passé
Comme Bécassine, il est persuadé que c'est la chute de Lehman qui a provoqué l'effondrement financier alors que c'est le contraire !
Réponse de CHEVALLIER le 07/02/2009 à 12h55
Le ratio Tiers 1 ne serait-il pas le ratio entre les fonds propres et les actifs ? (et non pas entre les fonds propres et les dettes comme vous l'écrivez, Monsieur Chevallier)... C'est du moins ce que je lis partout (mais "ils" peuvent se tromper, bien sur) Je rappelle (simplification néanmoins) que les actifs de banques sont les réserves et les crédits (les créances), quant à lui le passif comprends les fonds propres et les dépôts de des clients
Commentaire n°8 posté par Utopia le 07/02/2009 à 09h42
sur les obligations émises par les banques et garanties par les Etats le Wall Street Journal se pose avec justesse des questions quant a leur valeur intrinsèque en absence de marché réel et donc d'une formation pertinente en termes de prix, sachant que par definition l'interventionisme étatique se veut court termiste et l'investissement obligataire du point de vue des intervenants privés un investissement long terme...le wall street journal y voit donc la une source supplémentaire de dépréciation d'actif pour l'avenir et donc un frein pour l'investisseur privé a revenir sur certains marchés...on se plaçe la du seul point de vue US... sur le plan européen a cette problématique s'ajoute celui du risque transféré puisque compte tenu de la pietre qualité de certaines grosses banques européennes on assiste la tout simplement a un transfert du risque de la banque vers l'etat et donc in fine vers le contribuable...le cas de la manip de BNP (meme pas dépétrée de sa tartufferie fortesque) dans ce cadre la me parait exemplaire et ne peut qu'inciter a encore davantage de mèfiance quant a la capacité du secteur financier européen a s'assainir avec bien sur la plus grande bénédiction d'états européens agissant ainsi dans la plus pure tradition des républiques bananieres d'antan... mes sources : -------------------------- La société de recherche et d'investissement Capital IQ, de Standard & Poor's, a révélé que les banques d'investissement avaient continué à faire garantir cette année des offres globales obligataires substantielles. Voici le total des montants pour les cinq têtes de liste, par ordre décroissant : 53,9 Mds$ Bank of America 37,2 Mds$ Citigroup 31,2 Mds$ JPMorgan Chase 27,3 Mds$ Barclays 23,4 Mds$ Goldman Sachs 6/2/09 ------------------------------------- Un marché qui n'en est plus un Date: 06/02/2009 Peter Eavis THE WALL STREET JOURNAL Un marché est-il toujours un marché quand le gouvernement en est le principal intervenant? Cette question est en train de devenir de plus en plus pertinente pour les investisseurs présents sur des classes d'actifs où le gouvernement agit fortement. Elle peut même concerner les marchés d'actions. Par exemple, les anticipations concernant les interventions futures du gouvernement est un moteur important de la valorisation des titres bancaires. Mais l'impact est encore plus fort sur les marchés du crédit. Ces derniers mois, la Réserve fédérale a mis en place plusieurs programmes pour soutenir les marchés de la dette. Le soutien du gouvernement est en théorie temporaire et destiné à rouvrir les marchés pour les émetteurs et à faire revenir les acheteurs privés. Mais il existe une peur insidieuse chez les investisseurs: le gouvernement ne pourra pas éternellement soutenir les prix. Plus le gouvernement interviendra longtemps, plus les investisseurs s'interrogeront sur sa volonté de continuer à acheter. Pour le moment, la Fed n'a pas affiché de signes de reculade. Cette semaine, elle a indiqué que cinq de ses programmes de liquidité expireraient à la fin octobre, soit une extension de six mois de leur durée. Et même si la Fed a déjà plus que doublé la taille de son bilan avec l'acquisition de 1.100 milliards d'actifs en un an, elle semble avoir encore beaucoup d'appétit. Les partisans de ces programmes affirment que ceux-ci commencent à porter leurs fruits. Par exemple, le montant des facilités de financement sur les billets de trésorerie a chuté de plus de 100 milliards de dollars pour la semaine qui s'est terminée le 28 janvier. Un montant qui suggère que certains émetteurs sont en mesure de se passer du gouvernement et arrivent à vendre à des acheteurs privés à des coûts inférieurs. Dans le même temps, l'intervention du gouvernement contribue peut-être à une détente du marché de la dette des banques. Goldman Sachs détient pour l'instant 25 milliards de dollars de dettes garanties par le contribuable mais la banque a réussi à vendre 2 milliards de dollars d'obligations à 10 ans sans aucune garantie d'Etat la semaine dernière. Le problème est que ces exemples ne prouvent pas grand chose. Les investisseurs privés savent que les émetteurs peuvent toujours revenir vers les programmes du gouvernement en cas de difficultés. L'autre grand risque est que ces programmes pénalisent les marchés qu'ils sont censés soigner en poussant les rendements des emprunts à des niveaux excessivement bas. Une situation qui pourrait faire peur aux acheteurs privés. Ceux qui achètent des obligations à long terme pourraient être désagrablement surpris si le gouvernement venait ainsi à se retirer du marché. Par exemple, le mois dernier, la Fed a dépensé près de 70 milliards de dollars pour racheter des titres adossés à des créances hypothécaires garanties par Fannie Mae et Freddie Mac, contribuant à faire baisser le rendement à 30 ans sous les 4,2%. Depuis que ces titres ont été vendus, le rendement est désormais de 4,75%. "Les achats des investisseurs privés ne seront pas durables, si c'est pour obtenir des rendements de 4% à 4,5%" sur des titres de créances hypothécaires" estime Jim Vogel de FTN Financial. Alors que les achats du gouvernement faussent les prix de certains actifs, les investisseurs ne devraient pas oublier que les forces du marché finissent toujours par revenir sur le devant de la scène. -----------------------------
Commentaire n°9 posté par lupus le 07/02/2009 à 10h39
Cher JPC Les resevese du Fed je lis une article dans le site de Claude Reicheman sur le rapport dette de capitale propre du Fed qui me stupéfait. Comment cette banque puisse avoir une valeur pour l'OR de 42,44 dollars alors que ça valeur reël est de 911 dollars aujourd'hui. Que veut dire ce cinéma et quelle avenir pour la refuge OR en se moment? Carel Wijngaards extrait de l'article: Que se passerait-il si la Fed était insolvable ? Pour contrer la panique prévisible des marchés, il ne resterait que deux possibilités. Une intervention du Trésor américain pour recapitaliser la banque fédérale par une augmentation massive des impôts (le président s'y refusera), par un emprunt sur les marchés qui affaiblirait inéluctablement le dollar. C'est un cercle vicieux. Une deuxième hypothèse, envisagée par les deux économistes de l'école autrichienne, serait de réévaluer les réserves d'or de la Fed qui sont maintenues artificiellement basses. Le cours officiel de 42,44 $ par once d'or passerait à celui du marché : 900 $. Ainsi le ratio de fonds propres de la Fed atteindrait un seuil confortable de 12,35 % pour traverser la tempête. Compte tenu de ces aléas, on peut s'interroger sur la pertinence de la valeur refuge de l'or. Bernard Martoïa
Commentaire n°10 posté par wijngaatrds le 07/02/2009 à 15h47

Les économistes "de l'école autrichienne" ne comprennent rien à ces problèmes !

Les réserves d'or de la Fed ne servent à rien mais il serait mal venu de les liquider et il est totalement inutile de les réévaluer
De toutes façons, même au cours de $1 000 l'once, elles ne se montent qu'à $250 milliards environ, ce qui représente moins de la moitié du supplément de l'épargne des Américains en 2 mois !!!

Réponse de CHEVALLIER le 08/02/2009 à 18h51
je suis entièrement d'accord avec vous; Les bques française se sont mis dans une spirale infernale depuis 1995/1996. et c'est lié à l'euro. moi quisuis une ancienne employé de banque qui siègeait au comite central d'entreprise de ma bque.... je sais que vous avez raison et encore vous ne savez pas tout....avez vous dejà obtenu le bilan (celui de 100/200 pages) ou travaillez vous sur les documents remis au public et aux journalistes. que vous ne convainquiez personne en france n'a rien d'étonnant .... j'ai essayé aussi depuis 10 ans en disant que ces gens là couraient à la ruine... et la notre aussi... mais personne n'a voulu y croire...parce que ces gens là sont celebres et paraissent bcp intelligents que la grande moyenne des gens. et que personne n'ose rien leur dire. je voudrais écrire un article que j'intitulerai " rappelle-toi Michel...." et vous comprendrez à qui je parle... ce que je ne sais si quelqu'un voudra le publier
Commentaire n°11 posté par catherine le 18/02/2009 à 10h34

Toutes les personnes qui connaissent les banques "de l'intérieur", et qui sont compétentes et honnêtes, disent la même chose que vous !
J'utilise toujours les documents complets, les chiffres des comptes, et je n'utilise jamais les communiqués officiels, sauf pour préciser qu'ils ne correspondent pas à la réalité
A partir de ces documents, on peut déceler certaines "anomalies" qui ne peuvent pas être cachées, et ce ratio µ en est un excellent exemple
En France (et en Europe), ce sont ces "banquiers" qui font les lois qui les arrangent, alors qu'aux US, le gouvernement, la Fed et la SEC ont engagé la guerre contre ces "banquiers" et ils ont dû mettre KO les banques pour leur imposer les lois qui conviennent à l'ensemble de la population
Ce KO de quelques grandes banques est spectaculaire et il fait mal !

Réponse de CHEVALLIER le 18/02/2009 à 10h49

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