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L’avion redécolle
L’avion redécolle enfin : les rendements des Bills ont quitté le sol (ils étaient à zéro virgule zéro et pas grand chose pour cent) pour
atteindre hier 3 février 0,34 % pour le 3 mois, soit quelques points de base au-dessus de la bande
de fluctuation des taux de base de la Fed (de 0 à 0,25 %), ce qui signifie que les gérants de capitaux quittent ce refuge pour les investir dans des actions dont les cours
commencent à repartir à la hausse,
Graphique 1 :
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Les rendements des Notes à 2 ans ont réagi un peu plus tôt : quelques jours après l’investiture de Barack Obama (triangle jaune).
Les rendements des Notes à 10 ans ont augmenté encore plus tôt : avant Noël, ce qui signifie que les éléphants, c’est à dire les bons spéculateurs, ceux
qui voient juste et loin, ont quitté ce refuge pour investir leurs capitaux en actions quelques jours après la baisse historique des taux de la Fed à zéro, le temps de comprendre
la signification de cette décision qui les a surpris,
Graphique 2 :
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Le point bas historique pour les rendements du 10 ans a bien été atteint avec la baisse des taux de la Fed le 16 décembre 2008 (seconds
points verts) qui est donc le point du retournement des marchés comme je l’avais indiqué dans un billet du 23 décembre.
Le précédent point bas historique (3,13 %) avait été atteint le 13 juin 2003 (premier point rouge) et franchi à nouveau fin novembre 2008 (second point rouge),
Graphique 3 :
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Normalement, la tendance haussière lourde devrait se poursuivre pendant les mois à venir comme en 2003-2004 pour rejoindre la bande normale des
4 %, ce qui signifie que l’économie américaine est repartie, avec une croissance du PIB très forte, après la baisse
historique des taux de la Fed à zéro et l’assainissement du système bancaire.
Contrairement à ce qu’écrivent tous les journaleux et tous les bonimenteurs, ce ne fut pas la pire crise depuis celle de 1929, en pire même, car pendant celle des années
30, le PIB a plongé de 25 % et le taux de chômage a atteint 25 %.
La crise dite des sub-prime (point bas de la mi-mars 2008) et l’effondrement financier du 15 septembre n’ont été qu’un simple ralentissement de la croissance
du PIB : - 0,2 % d’une année sur l’autre qui a permis de casser la bulle des produits dérivés et l’inflation.
L’analyse de l’évolution des rendements des Treasuries alimente la spéculation gagnante…
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