Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 15:26

Banquiers, population et survie


Le grand problème qui se pose, surtout depuis quelques mois, est celui qui oppose les intérêts de la population dans son ensemble, dans tous les pays, à ceux des banquiers, c’est à dire de la plupart des personnes qui travaillent dans le secteur financier…


Les métiers de la banque et de la finance en général sont extraordinairement complexes, beaucoup plus complexes que tous les autres, et ils ont une importance considérable car le niveau de vie de tout le monde en dépend finalement.


Or ces banquiers, défendant leurs seuls intérêts personnels, peuvent prendre des décisions qui ont des conséquences qui peuvent être fatales pour des centaines de millions de personnes, et c’est ce qui se produit en Europe.


La population a des connaissances très insuffisantes dans ce domaine financier et les banquiers en profitent en disant : faites nous confiance, fermez les yeux, laissez nous faire, laissez vous faire ! Erreur fatale.


Comment faire pour résoudre ce problème ?


La première réponse vient des États-Unis : la Fed et le gouvernement, dont la fonction principale est de défendre l’intérêt général, c’est à dire les intérêts de l’ensemble de la population, ont mené une lutte sans merci contre ces banquiers en 2008 et ce n’est pas fini.


Des banques, les plus grandes, considérées récemment encore comme étant inébranlables ont fait faillite, d’autres ont été obligées de se restructurer, c’est à dire de se séparer de certaines entités et d’en absorber d’autres.


Les banques américaines ont donc été obligées de respecter les règles imposées par les autorités alors qu’en Europe, ce sont au contraire les banquiers qui ont imposé leurs propres règles aux autorités (ils ont obtenu le droit de prendre en considération des ratios Tier calculés selon leurs propres méthodes et la suppression en catastrophe de l’obligation de l’enregistrement des produits dérivés à leur juste valeur de marché pour pouvoir publier des comptes 2008 bénéficiaires).


Les groupes de pression des banquiers sont très puissants partout dans le monde et seules les autorités américaines mènent un combat difficile contre eux.


Les gens de la Fed et du gouvernement n’ont pas mené ce combat en utilisant des moyens normaux (l’adoption de nouvelles réglementations par le Congrès) car ils savaient très bien qu’ils le perdraient du fait que les banquiers peuvent exercer une influence considérable sur l’opinion publique et sur les législateurs facilement influençables et corruptibles.


Ils ont donc tendu un piège diabolique dans lequel sont tombées les banques qui ont été obligées, pour survivre, d’accepter l’intervention musclée de l’État, en particulier du redoutable Henry Paulson.


Ce piège était le suivant : W. a fait croire qu’il avait donné son accord à la mi-mai à une intervention militaire en Iran, ce qui a rendu perdantes toutes les anticipations mal couvertes sur les produits dérivés anticipant la poursuite de la reprise économique après la crise dite des sub-prime (les plus grandes banques ont ainsi été obligées de céder en catastrophe des actifs, ce qui a fait plonger les bourses surtout après la faillite de Lehman Brothers).


Cette guerre des autorités contre les banquiers est très dure. Elle provoque des dommages collatéraux considérables (c’est la pire crise depuis celle de 1929, en pire). Elle est historique.


La deuxième réponse vient encore des États-Unis : Timothy Geithner, fort de l’appui de l’opinion publique américaine et de la faiblesse des banques, prépare une nouvelle attaque contre elles en donnant le droit à la Fed de réglementer les marchés des produits dérivés.


Ainsi, les banquiers américains viennent de subir une série de défaites qui les obligent à respecter (et pour longtemps) les règles prudentielles indispensables pour que la croissance du PIB reparte sur des fondamentaux sains, ce qui n’est pas le cas dans la Vieille Europe.


Tous les pays européens, y compris la Suisse, sont victimes de leurs banquiers qui échappent à tout contrôle.


Les gnomes de Zurich avaient pourtant vu juste en réglementant correctement les marchés des produits dérivés mais ils ont été contournés par l’extérieur par UBS et Crédit Suisse qui ont agi à partir de leurs implantations aux États-Unis et ailleurs en Europe, la banque centrale et le Conseil fédéral n’ayant pas réagi comme il aurait fallu le faire.


La plupart des Européens tombent dans l’opposition de la gauche plurielle, plus ou moins gauchiste et marxiste contre les abominables banquiers capitalistes, les autres sont incapables d’analyser d’une façon pertinente ces problèmes financiers.


Le capitalisme libéral, ce n’est pas sauter comme un cabri en criant : Liberté ! Liberté !


C’est comprendre des mécanismes et des règles simples mais fondamentaux pour le plus grand bien de tout le monde.


La richesse des nations (de ce bon vieux Adam Smith) dépend du bon fonctionnement du système bancaire.

***

Par CHEVALLIER
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Commentaires

bonjour, et merci a vous pour ce nouveau billet que je trouve tout simplement excellent car sans jamais tomber dans l'outrance ni dans la carricature vous savez faire clair, précis et rigoureux: le poids des mots, le choc des images... petit exemple de la
Commentaire n°1 posté par lupus le 03/02/2009 à 16h09
petit exemple de la mise au pas des banques US apres well fargo c'est citigroup qui se voit contraint de faire amende honorable en donnant le détail de l'utilisation des fonds publics qu'elle a reçu...: ------------------------ Citigroup: utilise 36,5 Mds$ pour soutenir l'économie. mar 03 fév, 15h56 (CercleFinance.com) - Citigroup (NYSE: C - actualité) déclare utiliser 36,5 milliards de dollars, sur les 45 milliards reçus du Trésor américain dans le cadre du programme TARP ('Troubled Asset Relief Programm'), pour soutenir des activités de prêts hypothécaires et autres crédits aux particuliers ou aux entreprises. ' Au delà de l'amélioration de l'accès au crédit pour les acteurs économiques, ces injections visent à restaurer la liquidité et la stabilité des marchés financiers et à favoriser une reprise de l'économie américaine. ' explique Citigroup. Sur ce montant, la majeure partie est consacrée au crédit hypothécaire (25,7 milliards), devant les cartes de crédits (5,8 milliards), les prêts à la consommation (2,5 milliards), les prêts aux entreprises (1,5 milliard) et les prêts étudiants (1 milliard). Le groupe bancaire américain indique en outre avoir émis pour 75 milliards de dollars de nouveaux prêts aux particuliers et aux entreprises au cours du quatrième trimestre 2008. ---------------- concernant le marché des dérivés et autres CDS qui a représenté jusqu'a 66000 milliards dans le cadre d'un marché de gré a gré et d'une opacité totale vous avez raison d'insister sur le fait que l'on s'achemine vers un marché réglementé...AIG qui fut un temps le 1er assureur mondial était un des principaux acteurs sur ce marché avec les hedges funds et les banques, aujourd'hui apres sa "quasi nationalisation" il paye le prix fort puisque la fed et le tresor us revendent les actifs les plus sains d'AIG aux quatre coins de la planète...on parle bcp de LEHMAN rarement d'AIG pourtant c'est tout autant spectaculaire... sur les cds et les enjeux de la future réglementation je laisse ici quelques docus que je juge pertinent a des fins d'info complémentaire... ----------------------------- Dérivés de crédit: vers un marché organisé pour éviter un "effet dominos" Date: 21/11/2008 Par Eve SZEFTEL PARIS, Nov 21 (Thomson Financial) - La régulation des dérivés de crédit, identifiés comme l'une des principales menaces pesant sur les marchés financiers mondiaux, va être l'une des priorités des projets de réforme initiés par le G20. Dans la ligne de mire des 21 chefs d'Etat: les fonds spéculatifs à risque ("hedge funds"), mais aussi les "credit default swaps" (CDS). Destinés à l'origine à permettre aux banques de s'assurer contre le risque de non-remboursement d'un crédit ou d'une obligation, ces instruments sont de plus en plus employés à des fins spéculatives, notamment par les hedge funds, qui s'en servent pour tenter de maximiser leurs investissements. L'engouement est tel que le marché a quadruplé ces trois dernières années pour atteindre à la fin juin 57.325 milliards de dollars, selon la Banque des règlements internationaux. Ce marché s'est toutefois contracté avec la crise mais atteignait encore fin octobre 33.500 milliards de dollars. "Il y a donc, avant un problème de sophistication, un problème de volume", a reconnu Danièle Nouy, secrétaire générale de la Commission bancaire, lors d'une table-ronde organisée par l'Autorité des marchés financiers. Car ces contrats ne s'échangent pas sur des marchés organisés, comme la Bourse de Paris pour les actions ou Eurex pour les dérivés actions, qui sont surveillés par les régulateurs nationaux. Ils se négocient sur un marché "de gré à gré", échappant de fait à tout contrôle. En outre, le marché est très concentré du côté des vendeurs. En cas de défaut de l'un d'eux, les contreparties se retrouvent sans protection face à leur risque de crédit et sont contraints de la remplacer au prix fort. Depuis leur création à la fin des années 1990, les CDS ont fait face à quatre chocs majeurs: les attentats du 11 septembre, la faillite du courtier en énergie Enron, le dépôt de bilan de la banque Lehman Brothers et, surtout, l'effondrement de l'assureur AIG, le plus grand émetteur de CDS au monde. "Le marché global s'est mieux comporté que de nombreux observateurs ne l'anticipaient", a relevé l'agence Moody's fin octobre. Mais il aurait été "sans doute" incapable de "gérer efficacement un défaut simultané" d'AIG et de Lehman Brothers, a-t-elle ajouté. La position d'AIG sur ce marché est à l'origine de la décision de la Réserve fédérale (Fed) d'organiser son sauvetage, car sa chute aurait eu des répercussions sur l'ensemble de ceux avec lequel il était interconnecté. A l'inverse, on estime aujourd'hui à 6 milliards de dollars les pertes que devraient subir les acteurs qui se sont assurés auprès de Lehman. Un montant important, mais qu'ils ont les moyens d'absorber. La prise de conscience que le système financier a frôlé la catastophe a eu pour effet d'accélérer le projet, initié par la Fed dès 2005, de créer un marché organisé des dérivés de crédit dans lequel les acteurs utiliseraient les services d'une chambre de compensation. Une chambre de compensation joue le rôle d'un fonds de garantie: si un vendeur ne peut plus honorer son engagement, elle se substitue à lui, en mobilisant les appels de marge qu'il lui a versés, et, si cela ne suffit pas, les cotisations que lui versent ses membres tous les mois. Craignant de "perdre la maîtrise du marché et les marges correspondantes", les banques ont longtemps été réticentes, souligne Jérôme Grivet, directeur général délégué de Calyon, avant de se raviser face à l'ampleur de la crise actuelle. Alors que la Commission européenne doit faire des propositions pour créer une chambre de compensation d'ici la fin de l'année, quatre opérateurs des marchés à terme -- soit LCH-Clearnet et Eurex en Europe, Chicago Mercantile Exchange et ICE outre-Atlantique -- planchent chacun sur une offre. ----------------------- RAPPEL SUR CDS ET FONCTIONNEMENT 09:44 22/11/08 spéculation Date: 21/11/2008 PARIS, Nov 21 (Thomson Financial) - Les dérivés de crédit, à la fois instruments de couverture et de spéculation, sont une source d'instabilité pour le système financier mondial en raison de leur volume et du fait qu'ils ne s'échangent pas sur un marché organisé. FONCTIONNEMENT Un "credit default swap" fonctionne de la manière suivante: deux parties concluent un contrat au terme duquel l'une, le vendeur de la protection, remboursera à l'autre, l'acheteur de la protection, les pertes que ce dernier aura subies du fait du non-remboursement d'une dette. Pour bénéficier de ce service, l'acheteur de protection verse au vendeur une prime dont le montant est déterminé par le marché en fonction du risque de perte tel qu'évalué par le marché. Par exemple, la prime sur le rehausseur de crédit américain MBIA était proche de 0% en juillet 2007 mais a a atteint 35% en juin 2008 au plus fort des spéculations sur sa défaillance pour redescendre autour de 30% début octobre. Concrètement, pour assurer 1.000 dollars de dette de MBIA, il en coûte aujourd'hui, 300 dollars. A l'inverse, la prime actuelle de BNP Paribas est de 0,7%. Elle était montée jusqu'à 1,2% après la faillite de Lehman. USAGES Les banques utilisent ces instruments comme un outil de gestion de leurs risques. Ils leur permettent de transférer le risque de crédit tout en conservant la relation commerciale avec leur client. C'est aussi un moyen pour elles de libérer des fonds propres et donc d'augmenter leur capacité de prêt. Mais l'acheteur ne détient pas forcément la créance sur laquelle porte le produit dérivé. Ce peut être un investisseur qui, constatant que la prime d'une société est sur une pente ascendante, achète un contrat sur cette société dans l'espoir de faire une plus-value lors de sa revente. TAILLE DU MARCHE Selon la Banque des règlements internationaux, à fin juin 2008, les montants bruts (à distinguer du solde net des positions) s'élevaient à 57.325 milliards de dollars, près du double par rapport à la fin 2006. La croissance annuelle moyenne du marché est de 45% depuis 2004, date de la publication des premières statistiques. Selon le Depositary Trust and Clearing Corp, cette valeur aurait dégonflé et ne serait "plus" que de 33.557 milliards de dollars à fin octobre. CARACTERISTIQUES DU MARCHE Les dérivés de crédit s'échangent exclusivement dans un marché de gré à gré. Même si des progrès ont été constatés dans la standardisation des contrats, il existe toujours une grande diversité de clauses, ce qui crée une incertitude juridique. ----------------------------------- Une chambre de compensation protège contre le risque systémique Date: 21/11/2008 PARIS, Nov 21 (Thomson Financial) - Une chambre de compensation, dont la création est envisagée pour réguler le marché des dérivés de crédit, assure aux parties en présence la bonne fin des opérations et joue, en dernier ressort, le rôle de fonds de garantie, permettant ainsi d'écarter le risque systémique de faillites en cascade du fait de l'interdépendance des acteurs. "Une chambre de compensation garantit la bonne fin des opérations dont elle s*est portée contrepartie et protège, en cas de défaillance, l*ensemble de la communauté financière contre le risque de contagion", explique LCH-Clearnet. Situées entre les activités de négociation et celles de règlement-livraison, les chambres de compensation assurent une fonction centrale pour les marchés réglementés et de plus en plus importante sur les marchés de gré à gré: elles garantissent la sécurité des opérations. La chambre de compensation a pour rôle de compenser les opérations de ses adhérents, c*est-à-dire de s*interposer entre le vendeur et l*acheteur. Elle devient ainsi la contrepartie acheteuse du membre vendeur, et la contrepartie vendeuse de l*acheteur. En cas de défaillance d'une des contreparties, elle se substitue à elle, et s*engage envers la contrepartie non défaillante à respecter les termes de la négociation. Pour exercer cette garantie, la chambre utilise les "appels de marge" (provisions) que lui versent les membres qui l'utilisent. Si la probabilité qu'une contrepartie fasse faillite augmente, par exemple suite à un abaissement de sa notation, elle demande des appels de marge plus importants et plus rapprochés, sur une base infra-journalière, par exemple. Si les appels de marge ne sont pas suffisants, elle peut puiser dans les cotisations que ses membres lui versent sur une base mensuelle. Elle joue alors le rôle d'un fonds de garantie. Le dernier étage est constitué par ses capitaux propres. --------------------------- portez vous bien....
Commentaire n°2 posté par lupus le 03/02/2009 à 16h31
merci Mr Chevallier, je vois que vous repondez dans ce billet a une de mes questions d'hier. toutefois, que doit on faire s'il arrivait que la FED soit sous la coupe de personnes mal intentionnees, qui comme les banquiers, ne penseraient qu'a leurs carrieres ?
Commentaire n°3 posté par dugas le 03/02/2009 à 19h44
Quand vous écrivez "c’est la pire crise depuis celle de 1929, en pire" êtent-vous ironique ou sincère?
Commentaire n°4 posté par dupontel le 03/02/2009 à 20h51
@Dugas : "toutefois, que doit on faire s'il arrivait que la FED soit sous la coupe de personnes mal intentionnées, qui comme les banquiers, ne penseraient qu'a leurs carrières ?" L'esprit souffle où il veut... C'est à chacun de faire l'effort de penser par soi-même (en prenant le risque de l'exposer) ce qui peut faire apparaitre dans un pays au sein par exemple d'un organisme des forces capable d'imposer un peu de droiture... Mais tout ceci reste très fragile... et apparait quasiment impossible en France, pays des veaux...
Commentaire n°5 posté par Josick d'esprit agricole le 04/02/2009 à 09h51
Je dois dire que c'est un bonheur de vous lire... Sans cesse il faut se recentrer, élaguer la pensée... Hier soir j'ai rouvert "Des lions menés par des ânes" de Charles Gave... Page 101 : "Il est inouï qu'en France toute une classe intellectuelle n'ait toujours pas compris cette réalité toute simple : le capital est une denrée extrêmement rare, dont l'utilisation judicieuse commande notre avenir. Il ne doit pas être réparti en fonction de la rentabilité moyenne, mais de la rentabilité marginale" Après avoir donné l'explication, CG conclut : "Il gagne de l'argent en moyenne et en perd à la marge. Il gaspille son capital et celui de ses actionnaires. Gaspiller du capital "à la marge", comme nous l'avons montré et comme toute l'histoire du communisme et du socialisme le prouve, c'est créer le chômage et entrainer la baisse du niveau de vie. On ne peut imaginer de politique plus durablement antisociale." En conséquence de quoi, 1) j'en déduis que les services sociaux étatiques d'aide aux personnes ne devraient pas exister. C'est voler une seconde fois l'argent voler aux contribuables en pure perte. Cette remarque n'empêche pas, bien au contraire, l'existence d'organisation caritative... A chacun de dépenser son argent comme il l'entend. Et comme l'esprit souffle où il veut... un démuni social qu'on a aidé peut finalement apparaitre comme un super vecteur de richesse. Mais ce n'est pas à l'Etat de prendre ce risque insensé, c'est à des individus croyant, malgré des apparences très négatives, à d'autres individus qu'ils aident alors. 2) Les chercheurs étatiques qui ne déposent pas de brevets dont l'exploitation se révèlent juteuse sont à éliminer... En étant moins strict -ie en retombant dans le travers de la moyenne-, au minimum,le pool des chercheurs étatiques devraient s'entretenir par le fruit de ce que rapporte les brevets qu'ils déposent... On en est loin ! Supprimons donc tout l'appareil de recherche étatique (CNRS, INRA....). La population à la peine n'a pas à entretenir ce genre de parasite... S'ils veulent faire de la recherche... qu'ils prennent sur eux-mêmes. Point.
Commentaire n°6 posté par Josick d'esprit agricole le 04/02/2009 à 09h54
Sur le tsunami des retraites http://quitter_la_secu.blogspot.com/2009/02/madoff-et-caisses-de-retraite-meme.html
Commentaire n°7 posté par Josick d'esprit agricole le 04/02/2009 à 10h05

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