Cocoricouac de bécasse
Notre grande bécasse nationale de Christine a lancé un vigoureux cocorico : la croissance du PIB au 3° trimestre est
positive de 0,1 % mais il risque de se transformer en un gros couac…
En effet, la contribution du commerce extérieur à la croissance est annoncée comme nulle par l’Insee alors que, d’après les chiffres de la Banque de France (et des
Douanes), le déficit de la balance des transactions courantes (biens et services, cvs) s’est accentué de €2,656 milliards au
3° trimestre par rapport au précédent (contre une augmentation de ce déficit de €3,433 milliards au 2° trimestre par rapport au premier).
Cette contribution du commerce extérieur à la croissance ayant été de moins 0,4 % au 2° trimestre par rapport au premier,
devrait être de moins 0,2 à moins 0,3 % au 3° trimestre.
La croissance du PIB devrait donc être négative au 3° trimestre par rapport au précédent de moins 0,1 à moins 0,2 %, toutes choses égales par
ailleurs.
D’autre part, la croissance en France est encore vigoureusement stimulée par la consommation des ménages (+ 0,2 %), ce qui est considéré
comme un point positif par tous les journaleux, bonimenteurs et hommes politiques se gargarisant ainsi de la réussite du modèle français, mais en réalité, c’est très inquiétant car les ménages reçoivent des revenus indépendamment de leur activité productrice, ce qui leur permet de les dépenser, c’est à dire de
consommer, ce qui entretient la demande et donc l’offre.
Au point de départ de ce processus se trouve de la création monétaire qui se voit dans l’hypertrophie des agrégats monétaires, et en
particulier de M1 : des revenus sont distribués sans création de richesses en contrepartie (créées grâce aux produits vendus issus d’un travail).
De telles acrobaties comptables donnent des résultats positifs pendant un certain temps, mais ça finit toujours très mal, cf. le Royaume-Uni…
Enfin, la croissance en France est encore plus vigoureusement stimulée par la consommation des APU, c’est à dire par les
administrations publiques : + 0,5 %
Dans le plus pur style keynésien, le gouvernement augmente les dépenses de fonctionnement des administrations pour stimuler la croissance, ce qui est une
grossière erreur : les dépenses publiques augmentent, ainsi que le déficit, la dette et le taux des prélèvements obligatoires, alors qu’il faudrait faire exactement le
contraire !
En reprenant les chiffres publiés actuellement par l’Insee, la croissance du PIB réel au 3° trimestre est de… 0,138 % (alors que
l’Insee, la Banque de France et le gouvernement prédisaient encore récemment des taux de 0,4 à 0,5 %), soit 0,55 % en taux annualisé,
Graphique 1 :
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Le dernier point sur les graphiques correspond à mon évaluation de croissance du 4° trimestre par rapport au précédent : moins 0,4 % soit moins
1,5 % en taux annualisé du fait du très grand ralentissement de l’activité constaté dans la plupart des secteurs en France.
D’une année sur l’autre, la croissance du PIB n’est actuellement que de 0,6 %, cette information n’étant donnée par personne,
évidemment…
Graphique 2 :
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Au 4° trimestre, la croissance du PIB devrait être de moins 0,1 % d’une année sur l’autre, ce qui signifie que les Français se seront globalement appauvris en un an de Sarkozisme.
La croissance du PIB sur 12 mois (2008 par rapport à 2007) devrait être de 0,9 % contre des prédictions de 2 à 2,5 % d’après
l’Insee, la Banque de France et le gouvernement,
Graphique 3 :
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Heureusement, les Français ne connaissent pas ces chiffres car tout les journaleux, bonimenteurs et hommes politiques reprennent les communiqués triomphants de l’Insee et de Bécassine qui risque
de voler bas et d’y laisser des plumes…
Cliquer ici pour lire le communiqué de l’Insee.
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