Les cycles du XXI° siècle
Depuis 2000, les cycles impulsés par la Fed sont nécessaires pour maintenir la croissance à son potentiel optimal mais ils sont
fondamentalement différents de ceux du XX° siècle.
En effet, les gains de productivité ne se produisent que lorsque la croissance diminue car quand ça va mal, les
dirigeants des entreprises sont obligés de trouver des solutions pour restaurer les bénéfices en augmentant la productivité.
Inversement, quand la croissance est élevée c’est à dire quand les affaires marchent bien, ils ont tendance à ne
pas chercher à augmenter les bénéfices, les gains de productivité sont donc alors faibles,
Graphique 1 :
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Avant, au XX° siècle, c’était simple : les gains de productivité étaient de 2,5 % en moyenne et l’augmentation de la population de 1 %, le
taux de croissance s’établissait à son potentiel optimal de 3,5 % sur la longue période,
Graphique 2 :
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Depuis 2000, la Fed est donc obligée de stimuler la croissance avec des taux de base en dessous de leur neutralité de
4 % comme par exemple entre 2001 et 2005, puis de créer une baisse importante de la croissance au risque de créer une récession en montant son taux à
5,25 % largement au-dessus de sa neutralité en 2006 et 2007, et en le baissant à nouveau très bas fin 2007, à 2 % au 1° semestre 2008,
Graphique 3 :
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La Fed contribue donc efficacement à la destruction créatrice de Schumpeter, cf. mon billet précédent :
La destruction créatrice de la Fed
A contrario, la politique monétaire de la BCE qui conserve son taux de base au niveau de la neutralité à 4 % ne joue pas sur la destruction créatrice et laisse partir
l’inflation : la croissance du PIB reste donc faible dans la zone euro.
C’est la stagflation.
La spéculation gagnante consiste alors à repérer les points extrêmes (bas et hauts) des cycles, sachant que des fluctuations ont lieu entre eux.
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