Turbulences et haute voltige
C’est le temps des turbulences ou plutôt de la haute voltige pour très grands champions comme le montre ce graphique qui représente l’écart des rendements des T-Notes à 10 ans et (moins) à 2 ans aux États-Unis,
Graphique 1 :
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C’est le super looping sur le half-pipe ou le grand saut au tremplin olympique du bombardier furtif B-2 ! Interprétation…
Après la levée des incertitudes liées à la fin de la guerre en Irak, les capitaux s’étaient réfugiés sur l’obligataire court : les rendements du 2 ans étaient donc au plus bas à 1 %
mais comme les fondamentaux de l’économie américaine étaient bons et que les entreprises s’étaient bien restructurées et avaient beaucoup augmenté leur productivité, les perspectives étaient
bonnes.
Le rendement du 10 ans était donc relativement élevé à 4 % mais sans traduire de craintes inflationnistes : l’écart était au plus haut à 270 points de base en juillet 2003, traduisant
une anticipation de croissance à un niveau élevé, ce qui s’est produit par la suite.
En 2004 et 2005, les marchés anticipant un ralentissement de la croissance inflationniste, l’écart s’est amenuisé pour atteindre zéro fin 2005 quand la Fed a
augmenté son taux de base à 4,25 % c’est à dire juste au-dessus de sa neutralité (le rendement du 10 ans était alors élevé allant vers 5 % traduisant l’anticipation
d’inflation).
L’écart est resté négatif jusqu’en juin 2007, anticipant le collapsus qui allait se produire.
Enfin, l’écart a augmenté à nouveau, anticipant la reprise à venir pour culminer à 200 points de base lorsque la Fed a baissé son taux le 18 mars.
Depuis cette date, l’écart baisse assez rapidement pour atteindre zéro en février 2009 si l’écart baisse comme il vient de monter, les rendements des T-Notes seront alors dans la
partie haute des 4 % en franchissant la barre des 5 % si B-2 accentue un peu le mouvement, ce qui est fort probable,
Graphique 2 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Dans la zone euro, l’écart entre les rendements des bons allemands suit les variations des marchés américains mais avec beaucoup moins d’amplitude, ce qui
signifie que la croissance ne sera jamais très forte,
Graphique 3 :
Les variations sont même assez cafouilleuses…
Graphique 4 :
Les instruments d’analyse que j’utilise permettent de prévoir le temps, non pas celui qu’il fait en ce moment ni celui qu’il fera demain,
mais à plus de 6 mois et jusqu’à 1 an ou davantage à l’avance avec une probabilité très élevée.
Avec Alan Greenspan, les écarts étaient plus réduits, les variations moins rapides, c’était plus peinard.
La remontée de l’indice ISM des services est un premier signe de la reprise, surprise, contre toute attente disent les journaleux et bonimenteurs…
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