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Avoir tort d’avoir raison…
Avoir raison contre tout le monde est peut-être intellectuellement réconfortant mais c’est un très grand tort.
Il serait plus raisonnable d’avoir tort comme tout le monde mais avoir raison contre les gens qui ont tort alimente la spéculation
gagnante, ce qui est consolant…
Contre tout le monde ou presque (merci à mes honorables lecteurs qui m’ont indiqué plein de sources opposées) je maintiens mes analyses et dans quelques semaines, quelques mois, on en verra les
résultats…
Qui aura eu raison ? Les ordinateurs ont de la mémoire…
Un petit retour s’impose pour éclaircir quelques points…
D’abord sur la masse monétaire M3 en France qui a atteint €1 783 milliards fin février 2008 soit une
augmentation d’une année sur l’autre de €216 milliards (14 %).
Les Français ne comprennent pas la signification ni l’importance de ces chiffres…
C’est en grande partie de l’argent non gagné, c’est à dire sans création de richesse en
contrepartie.
Le problème est d’éponger ce surplus en sortant quelques centaines de milliards d’euros du monétaire pour les placer en valeurs mobilières.
Bien entendu, les fonds de pension sont la solution qui s’impose.
En laissant se créer et se développer un système de fonds de pension libres comme en Irlande, la masse monétaire baisserait, ce qui permettrait de relancer mécaniquement la
croissance du PIB (qui y est inversement proportionnelle) et de résoudre les problèmes de financement des retraites.
C’est simple mais c’est encore trop compliqué pour que les Français comprennent !
En ne prenant pas la décision de mettre en place au plus tôt cette solution, les problèmes vont s’aggraver : l’inflation sera de plus en plus forte, la croissance de plus en plus faible, le
pouvoir d’achat stagnera, ce qui accentuera les désordres…
L’argent sain est le premier pilier de la réussite pour les Reaganomics.
L’idéal est de maintenir les ratios fondamentaux dans les normes : M1 doit représenter moins de 10 % du PIB et M2-M1 doit fluctuer entre 40 et 45 % du PIB comme aux États-Unis qui
sont la référence en la matière.
Autre problème important révélant le manque de culture économique et financière des français : celui de la création monétaire qui est attribuée aux banques.
Pour comprendre les mécanismes qui sont mis en jeu lors de l’octroi de crédits, le plus simple est de prendre l’exemple des constructeurs automobiles qui prêtent de l’argent à leurs clients pour
qu’ils puissent acheter les voitures qu’ils leur vendent.
Ainsi par exemple, l’encours global des prêts de Peugeot à sa clientèle est d’environ €25 milliards qui sont bien entendu couverts par divers moyens, en particulier par des emprunts
sur les marchés financiers.
À tout moment le compte de PSA doit être créditeur.
Il en est de même pour les banques qui effectuent des opérations plus complexes portant sur des montants beaucoup plus élevés.
Les comptes 2007 de BNP en sont un bon exemple : les €403 milliards de prêts accordés à la clientèle sont couverts par divers moyens dont des emprunts obligataires et d’autres auprès
d’institutions financières.
À tout moment le compte de la BNP doit être créditeur.
Cette banque, comme toutes les autres doit respecter en outre un certain nombre de règles, en particulier ses capitaux propres, €59 milliards, devraient représenter au moins 8 % de
ses engagements.
Les banques ne créent pas de la monnaie en accordant des prêts !
Elles font fonctionner les marchés à l’optimum en mettant en relation l’offre et la demande de capitaux
C’est simple mais c’est encore trop compliqué pour que les Français comprennent !
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