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Iran : erreurs de politique monétaire
L’Iran est un bon exemple d’erreurs de politique monétaire qu’il ne faut pas faire…
En 1973, les revenus de l’Etat ont augmenté considérablement avec les prix du pétrole. Le Shah a voulu en faire profiter les Iraniens, ce qui partait d’un bon sentiment, mais ce fut une erreur monumentale sur le plan économique (il décida en particulier d’augmenter les salaires des fonctionnaires sans augmenter les impôts ni les taxes).
Résultat : de l’argent provenant de l’extérieur, donc exogène, non gagné en Iran, était distribué et circulait en Iran alors que les biens et services produits en Iran n’avaient pas augmenté dans les mêmes proportions.
La masse monétaire a augmenté, ainsi que l’inflation (qui est passée de 6 % à 16 %), et la croissance du PIB a baissé (de 13 % à 7 %) car elle est inversement proportionnelle à la création monétaire.
Au cours de cette période, le revenu des Iraniens a quand même considérablement progressé : il est passé de $532 par personne en 1972 à $1 456 en 1977.
Le Shah aurait dû profiter de l’augmentation des revenus pétroliers pour augmenter les réserves en devises ($16 milliards en 1979), comme le font les Chinois actuellement, sans
distribuer cette manne, la croissance du PIB aurait alors pu continuer à rester élevée après 1973, de l’ordre de 10 % par an, avec peu d’inflation, ce qui aurait permis aux Iraniens de bénéficier
d’un niveau de vie très élevé à la fin du XX° siècle, celui d’un pays développé.
L’argent sain est le premier pilier de la réussite (pour les Reaganomics), en Iran et partout ailleurs.
Les Chiites font le même type d’erreur que le Shah, en pire : non seulement, ils accaparent les revenus du pétrole, mais encore ceux des entreprises qu’ils ont confisquées,
sans investir.
La masse monétaire augmente sans que la production de biens et de services augmente en Iran dans les mêmes proportions.
Logiquement, l’inflation augmente et la croissance du PIB diminue. Le niveau de vie des Iraniens a considérablement baissé, mais leur mécontentement est contenu par les milices
du régime islamique et par la soumission inhérente à l’Islam.
Dans ces conditions, il est compréhensible que la monnaie iranienne, le rial ne représente plus que le millième de sa valeur des années 70 par rapport au dollar des Etats-Unis.
L’Iran, qui aurait pu devenir un tigre comme certains pays Asiatiques et une grande puissance, est finalement un tigre de papier manipulé par d’autres
puissances.
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En 1979, le Shah était très affaibli par la maladie (la même qui emporta Georges Pompidou).
Les Américains (le gouvernement Carter) en ont profité pour mener une campagne de presse hostile à son régime et le convaincre de quitter l’Iran pour installer au pouvoir les Chiites de façon à affaiblir durablement cette puissance montante très indépendante pouvant menacer à terme les intérêts américains dans cette région du monde.
Cette stratégie du désordre aura été très efficace pour les Américains et malheureusement pour les Iraniens qui en sont les grandes victimes.
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