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Dette publique de retraites : plus de 4 500 milliards d’euros, 3 fois le PIB !
La dette publique pour les retraites se montait aux alentours de 4 500 milliards d’euros, 3 fois le PIB fin 2004 !
Une petite clarification et quelques précisions s’imposent…
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Les IFRS sont des principes comptables qui sont respectés partout dans le monde, car tout le monde a intérêt à ce que les entreprises publient des comptes qui donnent une image fidèle de la réalité.
Si ces règles ne sont pas respectées, des crises peuvent se produire et leurs conséquences peuvent être graves comme cela s'est produit en 2001 et actuellement avec le sub-prime.
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Selon ces principes, les créances doivent être enregistrées dès leur constatation.
Ainsi en est-il des créances de retraite : quand les salariés doivent recevoir une pension de retraite à la suite du paiement de leur salaire, ces créances de retraites doivent être comptabilisées au même moment.
Ces créances ont une contrepartie : elles doivent être provisionnées en déduction des capitaux propres, ou à défaut, en augmentation des dettes à long terme
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Les comptables utilisent des formules universellement admises pour évaluer les engagements de retraite avec une faible marge d’erreur.
Le rapport de Michel Pébereau, président du conseil d’administration de BNP Paribas a chiffré selon ces principes les engagements de retraite des seuls fonctionnaires pour un montant de l’ordre de 900 milliards d’euros fin 2004.
Comme ces fonctionnaires représentent environ 20 % des actifs, une extrapolation portant sur la France entière conduit à évaluer la dette publique pour les seules retraites à 4 500 milliards d’euros, soit 3 fois le PIB fin 2004 !
Ces évaluations sont corroborés par celles des économistes de Work For All et de la banque ABN Amro qui sont un peu plus élevées car ils utilisent des formules légèrement différentes (avec une espérance de vie plus proche de la réalité).
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Ces chiffres reposent sur l’application des règles comptables utilisées par toutes les entreprises partout dans le monde. Ils ne sont pas fantaisistes ni partisans.
Ils transcrivent fidèlement la réalité.
Tout le monde a besoin de savoir ce qu’il en est de la situation réelle de toute entreprise, sinon tout dysfonctionnement non décelé conduit à une crise grave.
Aucune actualisation n’a été publiée depuis le rapport Pébereau de 2005 mais l’observation de l’évolution des engagements de retraite dans des entreprises publiques comme La Poste montre qu’ils ont augmenté d’une façon importante depuis 2004.
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Les autorités françaises ont fait sortir du patrimoine d’entreprises publiques ces engagements de retraite par des lois et des décrets qui ne respectent pas les principes comptables en IFRS.
Ainsi par exemple, la SNCF a fait sortir de ses comptes 116 milliards d’euros d’engagements de retraite au 30 juin 2007 d’après les chiffres officiels publiés.
Dans le système de retraite publique, les créances de retraite des fonctionnaires et des salariés des entreprises publiques et privées ne sont pas comptabilisées en France.
C’est grave car ce problème est occulté.
Il empêche le public d’en apprécier l’importance et les conséquences.
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Le problème n’est pas de supprimer ou pas les régimes spéciaux, en particulier celui de la SNCF, mais de rétablir au plus tôt en France des comptes qui donnent une image fidèle de la réalité en comptabilisant régulièrement les engagements de retraite en respectant les IFRS.
La faillite de la SNCF créerait maintenant une petite crise mais elle éviterait une crise majeure qui se produira plus tard.
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En matière de retraites, la logique ne peut être que comptable, toute autre interprétation est en dehors de toute logique économique, sans aucun intérêt car sans rapport avec la réalité, ou de la propagande socialo-communiste dans le style société de partage comme ce fut le cas en URSS.
Le système de retraite par répartition est d’ailleurs un pur produit de ces théories qui se sont terminées par la faillite de l’URSS et du modèle socialiste partout dans le monde.
Toutes les prévisions sont concordantes : les cotisations ne permettront pas de payer les pensions de retraite à partir des années 2020.
Seul un système de retraite basé sur des fonds de pension libres est cohérent et efficace
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Les IFRS, International Financial Reporting Standards ou Normes Internationales d'Information financière sont plutôt des principes (ou des règles de portée générale) qui sont appliqués par toutes les entreprises dans le monde de façon à faciliter la communication sur leur situation financière. Les sociétés de l'Union Européenne faisant appel public à l’épargne les appliquent obligatoirement depuis le 1° janvier 2005.
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Lire l’article des économistes de Work For All évaluant les engagements de retraite en France et dans d’autres pays : http://www.workforall.net/ModeleSocialFr.html
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Comptes du 1° semestre 2007 de la SNCF : http://lesfinances.sncf.com/fichiers/comptes_semestr_S1_2007.pdf.
Tiré des publications de la SNCF contenant les rapports annuels, semestriels et ceux des agences de notation : http://lesfinances.sncf.com/documentation.htm#comptsem
Le 29 août 2007, la SNCF a publié un communiqué relatif aux comptes semestriels sans aborder le problème des 116,5 milliards d’euros de dettes au 30 juin 2007 (!) :
http://lesfinances.sncf.com/fichiers/communique_comptes_semestr_S1_2007.pdf
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Chiffres du rapport Pébereau cités dans un document de l’Assemblée nationale :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/rapports/r2844.asp
Mon billet sur ce problème : http://www.jpchevallier.com/article-13304742.html
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non car les fonds de pension ont des garanties absentes ou fragiles
voir l'endettement extravagant des 300 1ers fonds de pension américains publiés récemment par le Canard enchainé ainsi que http://criseusa.blog.lemonde.fr/2010/10/08/les-fonds-de-pension-americains-un-modele-pour-la-france/
J'a déjà expliqué que le système des fonds de pension est le meilleur moyen de financer les pensions de retraite, cf. mes posts à ce sujet, les déficits actuels proviennent surtout de la sous-valorisation des cours des actions, d'où mes critiques sur la politique monétaire menée par B-2
Complément : de toute façon les Français ne comprendront jamais ces problèmes économiques élémentaires !