Retraites et rupture
Nicolas Sarkozy voulait rompre avec le passé. C’était une excellente idée qu’il aurait fallu réaliser en revenant immédiatement sur le décret pris le 7 mai 2007, le lendemain de son élection, qui fait disparaître des comptes de la SNCF 116 milliards d’euros de créances de retraites qui se perdent dans l’usine à gaz de l’Etat, mais qui restent en tant que dettes car elles ne sont pas provisionnées.
Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas, a fait le total de ces dettes correspondant aux engagements de retraite non provisionnés pour les seuls fonctionnaires et assimilés : 900 milliards d’euros fin 2004.
Par extrapolation, pour l’ensemble de la France, la dette publique pour les retraites s’élève à 4 500 milliards d’euros fin 2004, chiffre corroboré par ceux des économistes de Work For All et de la banque ABN Amro (qui sont supérieurs à ces évaluations car ils utilisent des formules plus récentes et plus proches de la réalité).
Les dettes publiques pour les retraites se montaient à environ 300 % du PIB fin 2004 !
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C’est la BNP Paribas qui a annoncé la première dans le monde son exposition au sub-prime le 9 août dernier, et ce fut le début d’une crise.
C’est son président qui a le premier évalué officiellement et correctement les dettes publiques réelles pour les retraites en France…
La crise qui éclatera en France sera beaucoup plus importante que celle du sub-prime !
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Comment se fait-il que je sois le seul à dénoncer ce décret du 7 mai et ses 116 milliards d’euros effacés qui sont pourtant publiés dans les comptes du 1° semestre 2007 de la SNCF mais sans qu’il en soit fait mention dans le communiqué de presse ?
Aucun journaleux d’aucun média n’en a fait mention.
Personne n’en parle clairement ; ça n’intéresse personne ? !
Remettre en ordre des comptes publics qui ont autant dérapé prend beaucoup de temps (4 ou 5 ans au minimum) et il faut pour cela une volonté de fer comme l’ont eue Ronald Reagan et Margaret Thatcher.
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6 mois après son élection, Nicolas Sarkozy n’a pas engagé une seule véritable réforme efficace.
La seule bonne idée de son programme en tant que candidat, à savoir supprimer tout prélèvement obligatoire sur les heures supplémentaires se termine par une nouvelle couche de complexité dans la réglementation des salaires.
L’avenir est vraiment sombre en France… alors qu’en Chine se mettent en place des fonds de pension qui seront garantis par une partie des 1 330 milliards de dollars de réserves de changes.
Les dirigeants communistes chinois sont convaincus que seul le libéralisme est efficace et social !
Vive le PCC !
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