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Problématique des engagements de retraites
Comment se posent les problèmes des engagements de retraites ?
Au point de départ, la réponse est simple et claire. Elle est donnée par les comptables : dans toute organisation, la contrepartie d’une créance doit être enregistrée dès sa création.
Dans la plupart des pays, les personnes qui travaillent exigent que des revenus complémentaires leur soient versés lors de leur retraite, en plus de leurs revenus directs.
A partir du moment où elles ont des créances de retraite, les organisations au sein des quelles elles travaillent doivent provisionner ces charges certaines en déduction de leurs capitaux propres ou à défaut, en augmentation de leurs dettes à long terme.
C’est là un principe intangible.
Tout le reste n’est que (mauvaise) littérature.
Peu importe que les organisations soient une entreprise, un Etat ou un établissement public.
Elles doivent toutes tenir une comptabilité donnant une image fidèle de la réalité, sinon le risque systémique augmente dangereusement.
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L’URSS qui s’est obstinée dans une autre logique a sombré. Dès que les dirigeants communistes chinois ont adopté ces règles de base, l’économie a décollé. La croissance du Japon a été stoppée net par des dérives comptables et monétaires.
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Le problème des retraites étant (bien) posé, comment le résoudre ?
La meilleure solution est d’adopter un système de fonds de pension.
Dans des pays comme la France, les engagements de retraite représentent presque 3 fois la valeur du PIB. Il suffit alors que les actifs de ces fonds de pension représentent une part importante du total de ces engagements de retraite.
La situation est globalement acceptable aux Etats-Unis où les encours de ces fonds de pension dépassent la valeur du PIB. Comme les Américains disposent par ailleurs d’un système public de retraite et de capitaux importants investis et rémunérés, les équilibres sont presque réalisés à terme.
Cependant, un déficit est probable à l’avenir. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de personnes comme Alan Greenspan, Martin Feldstein, etc. insistent pour que les dépenses publiques soient contenues et que davantage d’épargne soit investie.
Le montant des actifs des fonds de pension dans le monde a dépassé les 23 000 milliards de dollars fin 2006 dont 60 % sont détenus par des Américains (des Etats-Unis !).
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En l’absence de fonds de pension, ce sont des prélèvements courants qui assurent l’équilibre des systèmes de retraite par répartition.
Cette solution présente beaucoup d’inconvénients et les taux de prélèvements seront très élevés à l’avenir pour couvrir les déficits, en France en particulier comme le montrent les chiffrages corrects de ces engagements de retraite.
Une autre solution est possible : c’est celle qui a été adoptée en Irlande où les contribuables sont incités à placer librement leur épargne dans des fonds de pension indépendants de leur activité professionnelle.
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Les entreprises qui dégagent des cash flows libres importants peuvent s’endetter sans prendre beaucoup de risques et souvent, elles ont intérêt à s’endetter davantage pour se développer plus rapidement.
Il en est de même pour les Etats. Les engagements de retraite peuvent être élevés… à condition que l’économie nationale soit assez créative pour générer des revenus supplémentaires importants.
C’est ce qui s’est passé aux Etats-Unis depuis une cinquantaine d’années : la croissance du PIB y a atteint son potentiel optimal de 3,5 % grâce à des gains de productivité globale de 2,5 % chaque année en moyenne.
Là encore, c’est pour cela qu’un certain nombre de personnes comme Alan Greenspan insistent pour que les entreprises américaines soient à la pointe des techniques nouvelles. Intel, Apple, Microsoft ont innové et changé le monde. Yahoo!, Google, eBay suivent, mais aussi Boeing, General Electric, etc.
Une fois encore, la destruction créatrice de ce bon vieux Schumpeter est plus que jamais d’actualité : il faut tout faire pour que les entreprises (c’est à dire les laisser faire !) puissent dégager des bénéfices en augmentation pour qu’ils puissent être investis dans des techniques nouvelles plus productives.
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Les agences de notation jouent un rôle important dans le dispositif d’alerte face aux dangers d’un surendettement public à la suite d’engagements de retraite non provisionnés. Malheureusement, elles n’ont rien fait de positif pour l’instant. Des documents de Standard and Poor’s montrent pourtant que cette agence envisage de dégrader les notes de la dette souveraine de la France dès 2011, puis d’autres pays au point de plonger dans les catégories de valeurs spéculatives dans les années 2020.
Le défaut d’information de la part de ces agences aura des conséquences importantes car il porte sur des sommes considérables. La crise actuelle du sub-prime ne concernait au départ que quelques centaines de milliards de crédits risqués. Les effets sont importants.
Les engagements de retraite portent sur des montants beaucoup plus élevés : 4 500 milliards d’euros pour la France seule ! Les risques systémiques seront très élevés dans une dizaine d’années.
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Les Français sont seuls responsables de leurs erreurs. L’information existe.
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Document de Standard and Poor’s montrant la dégradation des notes de la dette souveraine de la France dès 2011 (page 8 chart 4) :
http://info.worldbank.org/etools/docs/library/139494/S&P_AgingSocietiesSovereignRatings.pdf
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Les chiffres retenus par les économistes de Work For All se basent sur des formules différentes de celles qui ont été utilisées dans le rapport Pébereau. Leurs estimations sont certainement plus proches de la réalité : http://www.workforall.net/ModeleSocialFr.html
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