Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 12:13

  De Keynes à la business économie


Le XX° siècle a été celui des grands débats entre les partisans et les adversaires du capitalisme libéral qui ont d’abord été marxistes avec les communistes purs et durs.

Face aux échecs de l’URSS, ils se sont adoucis en socialistes de bon aloi acceptant l’existence du capitalisme libéral, mais en cherchant à l’orienter dans leur sens.

C’est le cas de la social-démocratie allemande et d’une façon générale de la gauche plurielle qui utilise souvent des théories plus ou moins libérales comme par exemple celles de Keynes qui a prôné une relance par la consommation pour sortir d’une crise.

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Les libéraux  s’inscrivant dans ce débat, ont alors opposé une économie de l’offre qui cherchait à favoriser la production des entreprises en libéralisant et en déréglementant les marchés, en allégeant le poids de l’Etat, donc l’importance des prélèvements obligatoires.

Ce fut le redressement des Etats-Unis avec les années Reagan.

En ce XXI° siècle, la cause est entendue : l’économie de marché est une évidence pour tout le monde (ou presque !), y compris pour la plupart des Démocrates.

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Le débat entre une relance par la consommation et une économie de l’offre est dépassé.

La relance de l’économie (normalement constituée) ne peut se faire que par la baisse des taux de la banque centrale, éventuellement aidée par une baisse des impôts, le déficit important (mais temporaire) de l’Etat étant comblé par la suite par l’augmentation des rentrées fiscales dues à la reprise de la croissance.

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La consommation et les marchés sont au centre de ces mécanismes

Des taux d’intérêt bas favorisent la consommation et l’investissement des ménages et des entreprises : les affaires repartent, et inversement en cas de risques inflationnistes.

C’est l’économie des affaires, du business, la business économie.

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La problématique de la politique économique a complètement changé au cours de ces dernières décennies.

Les gouvernements ont maintenant un rôle mineur à jouer : accomplir les tâches de l’Etat au mieux et au moindre coût, c’est à dire réaliser l’optimum fiscal.

Les banques centrales doivent surveiller et réguler l’activité économique par leurs moyens, en particulier par le maniement de leurs taux de base.

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Les Américains réussissent très bien à ce jeu, ainsi que les autres pays qui se sont lancés dans ce type de politique économique comme par exemple l’Irlande et dans une large mesure la Chine.

L’Allemagne a entamé la même démarche sous l’influence d’économistes libéraux avec le chancelier Schröder, de gauche. Il en est de même dans la plupart des pays de l’Europe de l’Est.

Les Français sont dans leur propre monde, à côté de ce monde.

C’est l’exception française, y compris chez les (rares) libéraux et leurs adversaires pour une fois réunis dans les mêmes errements.

Aucune des mesures prises par Nicolas Sarkozy ne rentre dans cette logique de business économie.

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Simple, pas trop difficile à comprendre

C’est l’économie, stupide.

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Par CHEVALLIER
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