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L’observation des variations des agrégats monétaires permet de faire les meilleures prévisions possibles car elles synthétisent très bien les réactions des marchés.
Du 3 au 10 septembre, M2-M1 a (beaucoup) augmenté d’une année sur l’autre : de 8,3 %.
L’augmentation de M2-M1 revient parfaitement dans le trend…
Graphique 1 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070921US1M2M1.gif
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… ce qui signifie que la croissance du PIB réel est et sera faible : autour de 0,1 à 0,2 % d’un trimestre à l’autre en taux annualisé, soit 1,7 % d’une année sur l’autre (voir mes billets précédents),
Graphique 2 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070921US2FRM.gif
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Cette loi de la masse monétaire libre n’est pas toujours exactement vérifiée, comme toutes les lois en économie.
La croissance peut être plus faible encore, voire négative, ou au contraire un peu plus forte que prévu comme au 2° trimestre.
Cependant, cette loi est toujours vérifiée dans ses grandes lignes : de toutes façons (sur l’année 2007), la croissance est très faible, c’est une certitude.
Ce n’est pas la crise du sub-prime qui en est la cause, mais c’est le maintien des taux de la Fed à un niveau trop élevé qui crée le ralentissement général de l’activité et qui provoque des réactions importantes sur certains marchés sensibles comme celui de l’immobilier.
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Du 3 au 10 septembre, les Américains ont vidé leurs comptes bancaires de $48,7 milliards pour en dépenser une partie et en épargner $31,4 milliards,
Graphique 3 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070921US3M1M2M1.gif
Les variations d’une semaine à l’autre sont encore très importantes.
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Le ralentissement de la croissance fait diminuer l’inflation : l’indice des prix à la consommation, hors éléments volatils, le CPI-LFE a baissé à 2,1 %. Il est presque dans la bande normale : le PCE sera inférieur à 2 %,
Graphique 4 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070921US4CPI.gif
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Cette faiblesse de la croissance ne signifie pas que les Etats-Unis sont en crise !
Tous les fondamentaux sont bons.
Lorsque la Fed aura encore baissé son taux de base, la croissance retrouvera son potentiel optimal, sans inflation.
La baisse du dollar par rapport à des monnaies fortes comme l’euro et le dollar canadien ne correspond pas à une faiblesse de l’économie américaine.
Un US$ faible est le meilleur moyen pour dynamiser l’économie aux Etats-Unis.
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Le US$ a été faible (par rapport à ces monnaies) à la fin des années 70, ce qui a permis le redressement des Etats-Unis pendant les années Reagan.
Il en a été de même avec un US$ faible au début des années 90 qui a permis la forte croissance des années 90.
Graphique 5 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070921US5EURCADUSD.gif
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Le US$ est fort à certaines périodes car l’économie américaine est forte, mais cette force affaiblit les entreprises américaines (en 1984, en 2000).
C’est un aspect de la logique paradoxale (qui est un concept des militaires) : pour être fort, il faut admettre (voire provoquer !) une certaine faiblesse.
La force des Etats-Unis est un US$ volontairement faible.
La faiblesse de la zone euro est la force de l’euro.
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Il en est de même avec la Chine et le Japon qui tirent leur force de la faiblesse de leur monnaie.
Pour continuer à être forts, les autorités des Etats-Unis doivent faire baisser la valeur de leur monnaie par rapport à celles de leurs concurrents.
Ils réussissent à atteindre leurs objectifs, sauf avec les Chinois qui sont des experts en stratégie depuis des millénaires.
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