Samedi 15 septembre 2007

Je reprends ici un billet que j’avais écrit le 2 avril 2007 et qui se trouvait sur mon ancien blog que Guy Millière et sa bande rapprochée ont supprimé depuis fin juillet, sans m’avertir, tout en prétendant le remettre en ligne " dès que possible ".

Au 15 septembre, Guy Millière continue de mettre en ligne des articles, mais sans mon blog.

Guy Millière ne respecte même pas les droits les plus élémentaires sur mon blog ! Il ne respecte rien ni personne. Seule compte sa propre promotion.

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L’adoption d’un système de fonds de pension est la condition sine qua non du rétablissement d’une croissance supérieure à son potentiel optimal.

Le collapsus boursier actuel tombe mal pour défendre cette réforme, mais elle est incontournable. Toute autre solution n’aura aucun effet positif.

Si ces fonds ne sont pas mis en place, la croissance sera nulle voire négative pendant les prochains trimestres.

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Fonds de pension, salaire et retraite

Prenons l’exemple d’un salarié percevant 2 000 € brut par mois (c’est à dire grosso modo le revenu médian, ce qui simplifie les calculs !), le salaire net versé est de 1 585 € environ et le coût total de cet emploi est de 2 800 € (selon la présentation habituelle en France).

Pour financer le système de retraite par répartition, les organismes sociaux prélèvent 186 € sur le salaire brut et 249 € auprès de l’employeur, donc un total de 435 € soit 15,5 % du coût de cet emploi (avec des variantes selon les cas…).

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Cette solution n’est pas satisfaisante car elle coûte cher aux salariés et elle ne permet pas de payer des pensions satisfaisantes aux retraités, et ce sera pire à l’avenir. La solution que je préconise repose sur l’adoption de fonds de pension.

C’est la transposition de ce qui a été adopté presque partout ailleurs dans le monde.

Il s’agit de donner à chaque salarié la possibilité de choisir un fonds de pension et d’y verser au minimum une somme équivalant à 15,5 % du coût de son emploi soit 435 € dans cet exemple.

Le fonds de pension se chargeant alors de gérer au mieux ces fonds et de verser les pensions aux retraités.

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L’investissement de ces fonds dégageant des revenus élevés permet de payer dans un premier temps les pensions des retraités actuels (conformément à leurs créances) et d’augmenter le capital des salariés pour leur assurer à l’avenir des revenus lorsqu’ils seront à leur tour en retraite.

C’est simple, c’est clair, c’est avantageux pour tout le monde : c’est le principe des fonds de pension… mais les Français sont incapables de le comprendre !

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Les fonds de pension comme le FRR (Fonds de Réserve pour les Retraites) et FONPEL (Fonds de Pension pour les Elus Locaux) sont de bons exemples de fonds de pension : la rentabilité finale nette des capitaux est de 8,6 % pour les 30 milliards d’euros gérés par le FRR sur chacune des deux dernières années (d’après les comptes publiés).

Ces bons résultats sont obtenus en confiant par appels d’offres des mandats de gestion par tranches d’un milliard d’euros environ, ce qui crée une saine concurrence parmi les établissements financiers.

Les banquiers et assureurs français ne peuvent pas magouiller sur le dos de leurs clients comme c’est le cas habituellement. Le système des fonds de pension est sain et transparent.

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Contrairement à la propagande socialo-communiste largement répandue en France dans tous les médias, les fonds de pension ne sont pas des prédateurs qui font fortune en licenciant des salariés pour faire des bénéfices exorbitants : ils exigent que leurs investissements soient normalement rentables, ce qui permet d’atteindre le taux de croissance potentiel optimal sur la longue période comme l’a fort justement rappelé Edmund Phelps, le dernier lauréat du prix Nobel d’économie.

En effet, pour créer et développer les entreprises, donc la croissance et l’emploi, des capitaux sont nécessaires. Ils sont apportés en particulier par ces fonds de pension qui représentent presque le montant du PIB annuel aux Etats-Unis. C’est en grande partie ce qui fait la richesse des Américains.

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L’adoption du principe de fonds de pension libres permettrait de baisser le taux des prélèvements obligatoires de 12 points environ, ce qui stimulerait mécaniquement la croissance du PIB qui pourrait alors être supérieure à son potentiel optimal. Ce n’est pas de la magie ni un miracle : c’est de l’économie, par un business économiste !

Il paraît que je suis le seul à défendre de telles idées… ou presque le seul !

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Par CHEVALLIER
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