Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 19:02

 

Wells Fargo 2° trimestre 2010

Wells Fargo était l’une des rares big banks à être bien gérée avant et pendant les turbulences financières, et elle est toujours au summum des exigences de ce bon vieux Greenspan avec un ratio d’endettement, mon µ, (de peu) strictement inférieur à 10 !

 

Wells Fargo

2009Q2

2010Q2

Actions préférence

8,5

9,0

Total dettes réelles

1 137,8

1 113,4

Capitaux propres réels

105,9

112,4

µ réel

10,7

9,9

Tier d'origine réel

9,3

10,1

net income

3,2

3,1

ROE

12,0

10,9

 

Comme les meilleurs élèves de la classe bancaire mondiale (dont les banques Martin Maurel et Pouyanne, et certainement BAMI dans l’attente de la publication de son bilan 2009 !), la rentabilité des capitaux investis est elle aussi dans les 10 %.

Face à la supercherie des tests de stress des euro-zonards, ces ratios sont révélateurs de la réalité, des forces et des faiblesses des banques.

Merci à l’honorable lecteur de mon blog qui m’a incité à faire ce billet…

***

 

 

Par CHEVALLIER
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 12:39

 

Citigroup 2° trimestre 2010

 

Comme les autres big banks, le ratio d’endettement de Citigroup respecte confortablement les normes de la BRI et de la Fed avec un µ de 11,5 pour un maximum autorisé de 12,5,

Tableau 1 :

Citigroup

2009Q2

2009Q3

2009Q4

2010Q1

2010Q2

actions préférence

74,3

0,3

0,3

0,3

0,3

total dettes réelles

1 770,5

1 748,1

1 703,8

1 851,1

1 783,2

capitaux propres réels

78,1

140,5

152,4

151,1

154,5

µ réel

22,7

12,4

11,2

12,3

11,5

Tier d'origine

4,4

8,0

8,9

8,2

8,7

 

Par rapport au trimestre précédent, le total des dettes baisse, les capitaux propres augmentent, ce qui est presque parfait dirait ce bon vieux Greenspan qui préférerait un µ inférieur à 10 pour que les banques soient suffisamment capitalisées pour faire face à d’éventuelles turbulences.

Les trois big banks américaines (des Etats-Unis) sont dans les normes,

Tableau 2 :

2010 Q2

Bank of America

JPMorgan

Citigroup

actions préférence

18,0

8,2

0,3

total dettes réelles

2 148,7

1 851,1

1 783,2

capitaux propres réels

215,2

163,0

154,5

µ réel

10,0

11,4

11,5

Tier d'origine réel

10,0

8,8

8,7

 

Le ratio d’endettement tel qu’il a été conçu par les gens de la Fed est le plus simple et le meilleur test de stress.

Cliquer ici pour lire mon billet du 27 janvier 2010 sur les ratios d’endettement de Citigroup.

***

Par CHEVALLIER
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 11:22

Julius Baer 1° semestre 2010

 

La banque privée helvète Julius Baer vient de publier ses résultats pour le 1° semestre 2010…

Ses ratios d’endettement continuent à être bons avec un µ fluctuant autour de 10,0.

 

Julius Baer

2009 S1

2009 S2

2010 S1

Total dettes

38,537

38,945

43,065

Capitaux propres

4,192

3,605

4,307

µ

9,2

10,8

10,0

Tier d'origine

10,9

9,3

10,0

Résultat net

0,186

0,203

0,185

ROE

 

10,8

9,0

 

Le ROE est lui aussi dans les 10 % avec une rentabilité nette de l’ordre de 20 %, exactement comme les banques Pouyanne et Martin-Maurel !

C’est parfait dirait ce bon vieux Greenspan !

Deux banques françaises ordinaires arrivent au même niveau que les meilleurs élèves de la classe mondiale, l’exploit devrait être salué par tout le monde !

Cliquer ici pour lire mon billet du 28 juillet 2009 sur les résultats du 1° semestre 2009 de Julius Baer qui ont été retraités.

Cliquer ici pour lire le rapport semestriel de Julius Baer du 1° semestre 2010.

***

Par CHEVALLIER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 18:23

Banque Pouyanne 2009

 

La Banque Pouyanne vient (enfin !) de publier ses résultats de 2009 qui montrent qu’elle a encore et toujours un excellent ratio d’endettement, mon µ (leverage),

Pouyanne

2006

2007

2008

2009

Total dettes

175,766

187,176

199,976

190,995

Capitaux propres

15,953

17,656

19,772

21,058

µ

11,0

10,6

10,1

9,1

Tier

9,1

9,4

9,9

11,0

Résultat net

1,652

2,067

2,566

2,206

ROE

10,4

11,7

13,0

10,5

 

Fin 2009, le total des dettes se montait à 190,995 millions d’euros pour 21,058 millions de capitaux propres  compte tenu de la distribution de 475 000 euros de dividendes, soit 9,1 fois (mon µ), ce qui correspond à un véritable ratio Tier d’origine de 11,0 % (de capitaux propres par rapport aux dettes).

Un ratio d’endettement inférieur à 10, c’est parfait pour ce bon vieux Greenspan.

Les capitaux propres augmentent, les dettes baissent, la rentabilité nette est de 18 % avec une rentabilité des capitaux investis de 10,5 % !

Une fois de plus, quand une banque a un bon ratio d’endettement mesuré selon la méthode utilisée par les gens de la Fed et ce bon vieux Greenspan en particulier, tout va bien, sinon, quelque chose ne va pas quelque part, et les dirigeants des banques ont les moyens de camoufler plus ou moins adroitement leurs erreurs

La seule règle qu’il faudrait imposer aux banques devrait être la publication de leurs résultats trimestriels complets dans le mois suivant leur clôture. Le problème serait alors de faire comprendre aux lecteurs la signification de ce ratio critique…

Cliquer ici pour lire mon billet du 11 juin 2009 sur les résultats 2008 de la Banque Pouyanne et cliquer ici pour lire le rapport annuel 2009.

Et encore merci à l’honorable lecteur de mon blog de m’avoir averti de la publication de ces résultats.

***

Par CHEVALLIER
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 17:04

Banque Martin Maurel 2009

 

La Banque Martin Maurel a publié son bilan et son résultat de 2009.

Son ratio d’endettement, celui de la BRI, mon µ, leverage en anglais, le ratio de référence pour les banques, est tombé sous la barre symbolique de 10 de ce bon vieux Greenspan,

 

Martin Maurel

2006

2007

2008

2009

Total dettes

1 169,308

1 677,111

1 714,108

1 557,246

Capitaux propres

114,963

135,479

151,944

165,718

µ

10,2

12,4

11,3

9,4

Tier 1

9,8

8,1

8,9

10,6

Résultat net

14,021

19,185

17,982

18,128

ROE

12,2

14,2

11,8

10,9

 

Chiffres en millions d’euros ou en %.

Ce tableau se lit de la façon suivante : le total des dettes, soit 1,5 milliards d’euros, représente moins de 10 fois le montant des capitaux propres, soit 165 millions d’euros.

Ce ratio est l’inverse du ratio Tier tel qu’il était défini à l’origine : les capitaux propres devaient représenter plus de 8 % du total des dettes (plus de 10 % ici).

Un µ inférieur à 10, c’est parfait. Aucune Gos banque française ne respecte cette norme.

Cerise sur le gâteau : la rentabilité des capitaux propres mesurée par le ROE (Return On Equity, le rapport du résultat net sur les capitaux propres), est de 10,9 % ce qui est très satisfaisant car rares sont les banques qui peuvent atteindre la norme de 15 %.

La rentabilité nette (résultat net sur produit net bancaire en %) atteint des sommets à 20,9 % !

C’est plus que parfait !

Une fois de plus, il est totalement inutile de chercher des solutions aux problèmes des big banks : il suffit de laisser faire les banques, mais de les obliger à respecter les ratios d’endettement prudentiels tels qu’ils ont été définis par les Américains, en particulier par ce bon vieux Greenspan.

Les actionnaires qui jouent leur rôle sont les meilleurs défenseurs de leurs propres intérêts, de ceux de leurs clients et finalement de la nation.

Avec de telles banques, il n’y aurait plus de risques systémiques.

Le capitalisme libéral n’est pas à repenser, mais à restaurer.

Seules les banques de Navarre qui n’ont pas encore publié leurs résultats à ce jour (!) peuvent faire aussi bien sinon mieux !

Cliquer ici pour lire mon billet du 24 septembre 2009 sur les résultats de 2008 de la Banque Martin Maurel et cliquer ici pour accéder au site de cette banque.

***

Par CHEVALLIER
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 12:55

JP Morgan 2° trimestre 2010

 

JP Morgan Chase vient de publier ses comptes du 2° trimestre 2010.

Les ratios d’endettement sont maintenant confortablement installés dans les normes avec un ratio Tier d’origine réel à 8,8 % (il doit être supérieur à 8 %) soit un µ de 11,4 (il doit être inférieur à 12,5),

 

JPMorgan

2009Q2

2009Q3

2009Q4

2010Q1

2010Q2

actions préférence

8,2

8,2

8,2

8,2

8,2

total dettes réelles

1 880,0

1 886,9

1 874,8

1 979,2

1 851,1

capitaux propres réels

146,6

154,1

157,2

156,6

163,0

µ réel

12,8

12,2

11,9

12,6

11,4

Tier d'origine réel

7,8

8,2

8,4

7,9

8,8

 

Les capitaux propres augmentent et le total des dettes baisse. C’est parfait. Les progrès sont importants depuis les 5 derniers trimestres.

J’ai écrit sur un billet consacré à JP Morgan, cliquer ici pour le lire, que « cette bonne tendance devrait se poursuivre dans l’avenir proche et cette banque devrait respecter les normes plus contraignantes fixées par Alan Greenspan (un µ inférieur à 10) », ce qui n’est pas encore le cas, mais JPM respecte déjà maintenant les normes de la Fed.

La recapitalisation des grandes banques s’imposait comme l’ont dit et répété les autorités américaines.

Les bénéfices de $4,8 milliards donnent une marge nette de... 30 % tout en respectant les ratios d’endettement !

Tout va bien maintenant dans cette banque comme dans les autres big banks des Etats-Unis, ce qui n’empêche pas tous les idiots nuisibles de répéter tous en chœur que tout va mal en faisant plonger les cours dans l’irrationalité totale.

Tout est simple disait Milton Friedman… et la connaissance de ces problèmes bancaires et monétaristes alimente la spéculation gagnante, perturbée en ce moment par ces idiots nuisibles qui pullulent.

 

Quelques petits rappels…

Le ratio d’endettement, mon µ ou le Tier d’origine tel que je le calcule selon les méthodes utilisées par les Américains (dont ce bon vieux Greenspan) et la Banque des Règlements Internationaux, y compris dans les projets de réforme (!), est le seul ratio à prendre en considération.

Les méthodes de calcul utilisées en Europe pour le ratio Tier sont un tripatouillage inadmissible et très dangereux qui risque de conduire à un tsunami bancaire, comme cela a failli se produire début mai dans plusieurs banques d’après le bulletin de la BCE .

Je suis désolé, je maintiens toutes mes analyses précédentes, et j’ai raison, même contre tout le monde (ou presque), en Europe du moins.

Cliquer ici pour lire mon billet sur le 3° trimestre 2009 de JP Morgan et cliquer ici pour celui du 18 janvier 2010 sur le 4° trimestre 2009.

 

Le seul point noir concerne l’importance des dettes de JP Morgan par rapport au PIB des Etats-Unis : 13 %, ce qui est un peu trop élevé (Bank Of America, JP Morgan et Citigroup sont too big to fail, mais ce n’est rien à côté de Deutsche Bank et de la BNP qui dépassent à elles seules le montant du PIB de leur pays respectif !).

***

 

 

 

 

Par CHEVALLIER
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 11:19

Bank of America : 10 / 10 (bis)

 

Depuis 5 trimestres, les ratios d’endettement de Bank of America sont nettement meilleurs que les normes exigées par la Fed, avec même depuis ces deux derniers trimestres un ratio Tier d’origine réel à 10,0 % (il doit être supérieur à 8,0 %) soit un µ réel de 10,0 (il doit être inférieur à 12,5),

 

Bank of America

2009Q2

2009Q3

2009Q4

2010Q1

2010Q2

actions préférence

58,7

58,8

37,2

18,0

18,0

total dettes réelles

2 057,9

2 052,2

2 029,1

2 121,3

2 148,7

capitaux propres réels

196,5

198,8

194,2

211,9

215,2

µ réel

10,5

10,3

10,4

10,0

10,0

Tier d'origine réel

9,5

9,7

9,6

10,0

10,0

 

Bank of America dépassait encore (en mal) les normes au 1° trimestre 2009 mais les dirigeants ont pris les bonnes décisions pour ramener les ratios d’endettement dans les normes officielles, et presque dans celles de ce bon vieux Greenspan pour lequel µ doit être inférieur à 10.

La gestion de cette banque est millimétrique : le µ est strictement égal à 10 depuis ces deux derniers trimestres ! … ce qui montre bien une fois de plus que ce ratio µ (leverage) est bien le problème le plus important à résoudre pour les dirigeants d’une big bank.

Mieux encore : Bank of America fait de nouveau des bénéfices importants ($3,8 milliards avant impôts) avec une marge nette de… 16 %, ce qui est considérable !

Par contre, la rentabilité des capitaux investis (ROE) dans Bank of America est encore et toujours très faible, ce qui montre une fois de plus que ce bon vieux Greenspan a raison en défendant que la seule règle à imposer aux banques est celle d’un ratio d’endettement (leverage, mon µ) inférieur à 10 car les banques too big to fail ne sont pas rentables (sauf une exception !).

Les actionnaires doivent les démanteler eux-mêmes pour que leur investissement redevienne rentable.

Ce n’est pas à l’Etat de le faire et les autorités ne doivent pas imposer des réglementations complexes inapplicables.

Ce bon vieux Greenspan donne une fois de plus une bonne leçon de capitalisme libéral.

Tout est simple. Ces problèmes bancaires sont simples à comprendre, les chiffres sont facilement accessibles par Internet, les informations sont publiées (cf. les déclarations de ce bon vieux Greenspan et les travaux de la Banque des Règlements Internationaux).

Cliquer ici pour lire mon billet du 15 octobre sur les résultats du 3° trimestre, cliquer ici pour lire celui du 26 janvier sur les résultats du 4° trimestre 2009 et cliquer ici pour celui du 18 avril sur les résultats du 1° trimestre 2010.

***

Par CHEVALLIER
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 18:32

Plongeon français

 

La Banque de France a publié hier lundi 12 juillet les derniers chiffres relatifs à la balance des paiements, cliquer ici pour lire ces informations.

A ma connaissance, je suis toujours le seul à reprendre ces données et à m’intéresser à ce problème qui est pourtant gravissime : la position nette de la France s’est considérablement dégradée depuis ces deux dernières années, que ce soit en valeur comptable ou en valeur de marché (autour de 200 milliards d’euros),

Graphique 1 :

2010.07.13.1.POSNET.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Avant, c’est-à-dire avant l’adoption de l’euro, tout le monde savait ce que signifiait la dégradation de la position nette de la France : les déficits de la balance commerciale et de celle des capitaux vont conduire à une dévaluation et tout va coûter plus cher, il faudra se serrer la ceinture.

La balance des paiements était en quelque sorte le canari dans la mine pour reprendre une expression favorite de ce bon vieux Greenspan : l’avertissement d’une catastrophe imminente si on ne fait rien pour y remédier.

Maintenant, c’est-à-dire depuis l’adoption de l’euro, plus personne, à part moi semble-t-il, ne comprend plus rien. Pire : personne ne cherche à comprendre, sauf quelques irréductibles énergumènes qui ont conservé leur intelligence, ce qui est particulièrement rare…

Les Allemands rament, ces cochons de pays du Club Med se laissent aller !

Le déficit de la balance des transactions courantes sur les biens seuls (balance commerciale) était proche de son record de 6 milliards d’euros en mai,

Graphique 2 :

2010.07.13.2.BALTC.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Les cumuls des déficits de la balance commerciale et des investissements par rapport à l’étranger continuent à augmenter de mois en mois sans aucune réaction positive en France !

Graphique 3 :

2010.07.13.3.CUMDEF.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Les investissements français à l’étranger sont encore et toujours supérieurs aux investissements étrangers en France car notre pays n’est pas attractif par rapport aux autres,

Graphique 4 :

2010.07.13.4.IEF.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Tout se termine toujours par un feu d’artifices !

 

Complément, au 14 juillet : ces problèmes sont effectivement bien abordés sur un autre blog, cliquer ici pour y accéder.

***

Par CHEVALLIER
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 10:39

Le Dow Jones sous-évalué de 25 %

 

Le Dow Jones (Industrial Average) est actuellement globalement sous-évalué de plus de 25 % (depuis ce week-end) d’après mes analyses des 30 sociétés le constituant (sur la base des résultats du 1° trimestre) après avoir atteint un point bas de -35 % fin juin début juillet, telle est le résultat catastrophique de la politique menée par les Démocrates actuellement au pouvoir aux Etats-Unis.

Cette sous-évaluation des marchés d’action est le résultat du maintien des taux bas pour une période prolongée voulue par le bombardier furtif B-2 : les rendements des Notes à 10 ans devraient fluctuer dans les 4 % (en se rapprochant de 5 %) au lieu de replonger à 3 %.

Un point de pourcentage en moins par rapport à 4 %, la sous-évaluation des marchés d’action correspond parfaitement bien à la surévaluation des Treasuries de 25 % (ou à la sous-évaluation des rendements). Les marchés sont rationnels.

Comme les bénéfices des sociétés américaines ont augmenté au 2° trimestre par rapport au précédent (cf. ceux d’Alcoa), la sous-évaluation réelle est donc encore plus importante.

Les Américains qui sont pour la plupart des capitalistes avertis, savent que leur fortune, d’après les chiffres de leurs portefeuilles boursiers, est actuellement nettement inférieure à sa valeur réelle (d’un tiers !).

Ils savent très bien quels sont les responsables de cette situation et ils s’apprêtent à en tirer les conséquences lors des élections à venir.

Obaba, B-2 et d’une façon générale les Démocrates actuellement au pouvoir ont le très grand tort de vouloir détruire les banques, les marchés financiers, les entreprises.

Obaba a été élu parce qu’il était un idiot très utile (indispensable même) pour faire accepter les mesures qui s’imposaient pour redresser l’économie américaine, mais il a dépassé le rôle qui lui avait été attribué en menant une politique gauchiste à l’européenne.

La réaction des Américains sera cinglante, même dans le camp Démocrate, ce qui pourrait ouvrir une porte pour un nouveau Reagan.

***

Par ailleurs, je rappelle que je propose diverses offres, en particulier une qui porte sur les sociétés du DJIA qui ont donc globalement un potentiel de hausse important, mais avec beaucoup de disparités : certaines sont surévaluées, d’autres sous-évaluées.

Les analyses de ces sociétés selon les méthodes que j’ai développées alimentent la spéculation gagnante…

***

Par CHEVALLIER
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 11:38

Taux bas, actions et croissance

 

Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke a tort de vouloir maintenir les taux bas pendant une période prolongée…

Des taux bas des Treasuries, cela signifie qu’une masse considérable de capitaux y est réfugiée au lieu d’être investie en actions.

Cette situation se justifie quand les marchés craignent un effondrement des bénéfices des sociétés, comme cela s’est produit lors des dernières turbulences financières en 2008-2009 (la crise dite des sub-prime et l’effondrement financier à la suite de la faillite des frères Lehman).

Actuellement, la croissance du PIB est repartie sur un rythme normal aux alentours de 3 % sur de bons fondamentaux, aux Etats-Unis du moins. Logiquement, les capitaux auraient dû sortir de leur refuge des Treasuries pour s’investir en actions qui sont globalement fortement sous-valorisées compte tenu des bénéfices présents et à venir.

Or, B-2 et les Démocrates actuellement au pouvoir, font tout pour maintenir les taux à un niveau anormalement bas, ce qui paralyse les investisseurs qui conservent leurs capitaux sur les Treasuries, ce qui maintient les cours des actions à un niveau anormalement bas.

Les Américains sont pour la plupart des capitalistes, c’est-à-dire qu’ils possèdent des actions directement ou indirectement par l’intermédiaire de leurs fonds de pensions.

Quand les taux sont bas, les cours sont bas et leurs portefeuilles sont bas ainsi que leur moral. Ils limitent alors leurs dépenses (la consommation n’augmente pas beaucoup, i.e. la demande est faible), ce qui contribue à la faiblesse de la croissance du PIB (l’offre qui répond à la demande).

A la place de B-2, ce bon vieux Greenspan serait intervenu énergiquement pour redonner un peu d’enthousiasme aux Américains pour les pousser à dépenser leurs dollars (en consommant), ce qui aurait stimulé naturellement la croissance du PIB (par la demande) et les cours des actions.

B-2 et les Démocrates actuellement au pouvoir, sont en train de créer, non pas une crise, mais de ralentir fortement la croissance, c’est-à-dire la création de richesse.

C’est là une très grosse faute de leur part. Ce bon vieux Greenspan est toujours intervenu en pareilles circonstances au contraire pour augmenter la richesse des Américains, au niveau de leur portefeuille de valeurs mobilières et de la production (le PIB).

B-2 et les Démocrates actuellement au pouvoir créent des distorsions dangereuses : les taux bas donnent de mauvaises indications aux décideurs (ils permettent de supporter un surendettement public) qu’il faudra compenser par un relèvement brusque qui produira des turbulences mal supportées par les Américains et des bulles financières.

D’après Richard Fisher, président de la Fed de Dallas, cliquer ici pour lire un article du Nikkei à ce sujet, les sociétés du S&P-500 ont $1 800 milliards de disponibilités et les big banks ont $1 000 milliards en dépôt à la Fed. Ce sont là des masses de capitaux mal utilisés.

Pire, B-2 et les Démocrates actuellement au pouvoir risquent de casser la reprise indispensable de la croissance avant la prochaine chute cyclique.

Les Américains réagissent sans délai par rapport à l’évolution des indices d’actions

Ils ont augmenté leur épargne (M2-M1) de précaution tant que les indices d’actions baissaient : jusqu’au 9 mars 2009 (point vert), date à partir de laquelle ils ont entamé leur remontée, ce qui s’est accompagné d’une certaine confiance en l’avenir (ils n’ont plus augmenté leur épargne, $6 800 milliards pour dépenser leurs dollars, ce qui a fait repartir la croissance), mais ils ont augmenté à nouveau leur épargne de précaution début mai (à $6 900 milliards, point rouge) à cause des risques systémiques dans la zone euro,

Graphique 1 :

2010.07.10.1.M2M1DO.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

La variation de M2-M1 d’une année sur l’autre en pourcentage a atteint un point bas négatif en mars 2010 (point noir), un an exactement après le point bas des indices d’actions, ce qui signifiait que la croissance allait continuer sur le même rythme,

Graphique 2 :

2010.07.10.2.M2M1VAR.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Pour le 2° trimestre 2010, la croissance du PIB aurait dû être de 2,5 % par rapport au trimestre précédent en pourcentage annualisé, soit de 3,2 % d’une année sur l’autre, c’est-à-dire à son potentiel optimal, d’après mon tableur et ma loi sur la relation entre la croissance et la masse monétaire libre,

Graphique 3 :

2010.07.10.3.FRM.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Pour ce 3° trimestre en cours, la croissance devrait être respectivement de 2,7 % et de 2,4 % à cause des erreurs de B-2 et des Démocrates actuellement au pouvoir au lieu de rester légèrement supérieure à son potentiel optimal autour de 3 %.

B-2 et les Démocrates actuellement au pouvoir sont de plus en plus contestés, y compris parmi les membres du Fomc (Jeffrey Lacker après Thomas Hoenig) qui subissent les pressions des hommes politiques qui seront victimes des saines réactions de leurs électeurs lors des élections de cet automne.

La politique menée par B-2 et les Démocrates actuellement au pouvoir a des effets fortement négatifs pour tout le monde. Jamais Ce bon vieux Greenspan n’a fait de telles erreurs !

***

Par CHEVALLIER
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés