Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 16:52

 

Nuls et ignares

Nuls et ignares sont les moutons de Panurge. Ils ne comprennent rien à rien, se précipitent dans un sens puis dans un autre. Rassurés par le discours de B-2 vendredi dernier, ils ont fait replonger les rendements des Treasuries et les marchés d’actions lundi et mardi pour rebondir après la publication de l’indice ISM manufacturier qui montre que la croissance du PIB est élevée,

Graphique 1 :

2010.09.01.1.PMIFUS.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Une fois de plus, la croissance de la France dépend totalement de celle des États-Unis et non pas de considérations purement françaises et encore moins de la politique menée par le gouvernement français, et elle est inférieure à celle des États-Unis à cause de l’antilibéralisme qui y règne.

La croissance américaine est même actuellement supérieure à sa tendance lourde longue,

Graphique 1 :

2010.09.01.2.PMIUS50.gif

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Obaba et les Démocrates actuellement au pouvoir commencent à comprendre qu’ils seront les premières victimes de leur acharnement à vouloir flinguer le monde de la finance infesté de crocodiles Républicains. Compter sur les idiots nuisibles n’est pas un bon choix politique.

Une fois de plus, mes analyses antérieures sont confirmées…

***

Par CHEVALLIER
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Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 17:26

 

La Fed, le monétarisme et les marchés (2)

 

Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke et les gens de la Fed, en bons Reaganomics, ont une bonne culture monétariste. Ils connaissent bien la signification de l’évolution des agrégats monétaires…

Les Américains ont augmenté leur épargne (qui atteint un record autour de $6 900 milliards) depuis le début mai (point rouge), c’est-à-dire depuis que la situation dans la zone euro s’est détériorée avec le défaut de paiement de grandes banques présentant des risques systémiques,

Graphique 1 :

2010.08.28.5.M2M1DOL.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Cependant, l’augmentation de leur épargne est normale compte tenu de ce qui s’est passé depuis les turbulences financières de 2008,

Graphique 2 :

2010.08.28.6.M2M1VAR.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, elle sera de 1,6 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé c’est-à-dire de 3,0 % d’une année sur l’autre en ce 3° trimestre 2010, exactement comme au 2° trimestre,

Graphique 3 :

2010.08.28.7.FRM.gif

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B-2 a raison de dire que la croissance du PIB était repartie à son potentiel optimal (2,5 % de gains de productivité et 0,5 % d’augmentation de la population) et qu’elle continuera sur cette bonne tendance dans les mois et années à venir.

Conclusion : il faut profiter de ces circonstances pour éliminer la lecture de ces idiots devenus inutiles voire nuisibles qui prédisent la rechute des marchés (le syndrome d’Hindenburg étant leur dernier avatar) ... et rester dans le cadre des analyses monétaristes et financières, ce qui alimente la spéculation gagnante…

Mes analyses antérieures sont ainsi validées une fois de plus…

Contrarians. Tout est simple

***

Par CHEVALLIER
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Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 16:25

 

La Fed, le monétarisme et les marchés (1)

 

Il a suffi que le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke dise que la croissance du PIB était repartie à son potentiel optimal et qu’elle continuera sur cette bonne tendance dans les mois et années à venir pour que les marchés se retournent dans le bon sens.

En effet, dès que les gros investisseurs ont compris le message quelque peu alambiqué de B-2, les rendements des Treasuries (en particulier des Notes pivots à 10 ans et à 2 ans) ont remonté, ainsi que les cours des actions, après avoir chuté à des points anormalement bas,

Graphique 1 :

2010.08.28.1.10Y.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Les rendements des Notes à 10 ans ont atteint leur point bas et ils devraient rejoindre dans un avenir proche une zone plus normale dans les 4 %, ainsi que ceux des Notes à 2 ans,

Graphique 2 :

2010.08.28.2.TREAS.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans a augmenté car les marchés ont vraiment trop plongé dans la déprime panurgiste de ces derniers mois,

Graphique 3 :

2010.08.28.3.CYCLE.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Zoom sur la période plus récente,

Graphique 4 :

2010.08.28.4.SPREAD.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

B-2 ne pouvait plus laisser déraper trop longtemps les moutons de Panurge car leurs délires apocalyptiques commençaient à devenir trop dangereux.

***

Extraits du dernier discours de B-2:

[…] It is reasonable to expect some pickup in growth in 2011 and in subsequent years. Broad financial conditions, including monetary policy, are supportive of growth, and banks appear to have become somewhat more willing to lend. Importantly, households may have made more progress than we had earlier thought in repairing their balance sheets, allowing them more flexibility to increase their spending as conditions improve. And as the expansion strengthens, firms should become more willing to hire.

[….] Together with other economic policymakers and the private sector, the Federal Reserve remains committed to playing its part to help the U.S. economy return to sustained, noninflationary growth.

***

Par CHEVALLIER
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 11:45

 

Crédit Agricole 1° semestre 2010

 

Les péquenots du Crédit Agricole viennent enfin de publier leurs comptes du 1° semestre 2010 : le ratio d’endettement µ augmente à 32,5 après avoir culminé à 38,6 fin 2008,

Tableau 1 :

Cdt. Ag. SA

2008 S1

2008

2009 S1

2009

2010 S1

Total dettes

1 423,4

1 611,5

1 561,7

1 505,4

1 712,8

Capitaux propres

41,4

41,7

43,7

52,0

52,7

µ

34,4

38,6

35,7

29,0

32,5

Tier

2,9

2,6

2,8

3,5

3,1

Les chiffres sont en milliards d’euros, sauf pour les ratios.

Ce tableau se lit de la façon suivante : au 30 juin 2010, le total des dettes se montait à 1 712,8 milliards d’euros, soit 32,5 fois (µ) le montant des capitaux propres qui s’élevaient à 52,7 milliards d’euros qui représentaient 3,1 % du total des dettes (le ratio Tier d’origine).

Les ratios du Crédit Agricole sont encore totalement hors normes car µ doit être inférieur à 12,5 ou autre formulation : le ratio Tier (d’origine) doit être supérieur à 8 %.

Ces informations qui se trouvent en avant dernière page ! (89) des Slides, cliquer ici pour y accéder, ne respectent pas les règles mais comme personne ne les respecte en France, c’est admis par tout le monde

D’après les comptes publiés, les actions de préférence et les titres (super) subordonnés ne sont pas comptabilisées dans les capitaux propres ce qui est un point positif.

Cependant, les ratios du groupe Crédit Agricole (page 90 !) sont moins mauvais, mais l’endettement est quand même deux fois supérieur aux normes !

Tableau 2 :

Cdt. Ag. Groupe

2008

2009

2010 S1

Total dettes

1 715,0

1 619,1

1 824,2

Capitaux propres

69,0

74,7

76,4

µ

24,9

21,7

23,9

Tier

4,0

4,6

4,2

 

L’écart entre les ratios du Crédit Agricole SA et du groupe Crédit Agricole est assez surprenant : le groupe Crédit Agricole bénéficie d’un apport de 23,7 milliards de capitaux propres par rapport au Crédit Agricole SA (une augmentation de 50 % !) sans qu’il y ait a priori d’explications claires fournies à ce sujet.

***

Complément : l’importance des capitaux propres du groupe Crédit Agricole s’explique par celle des caisses locales et régionales qui seraient généralement assez bien capitalisées. L’entité de référence est le groupe et non pas le seul Crédit Agricole SA.

Par CHEVALLIER
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 11:16

 

Les Démocrates et le désordre euro zonard

 

Les Démocrates actuellement au pouvoir manipulent les informations pour maintenir des taux bas (et faire plonger les cours des actions), ce qui leur permet aussi d’accentuer le désordre qui règne dans la zone euro

En effet, les investisseurs se réfugient sur les Treasuries, ce qui pousse l’achat des bons bons du Trésor de Germanie en délaissant les mauvais bons des Trésors de ces cochons de pays du Club Med.

Les écarts entre les bons bons et les mauvais bons à 10 ans augmentent, comme par exemple ceux du Portugal qui atteignent les records du début mai à plus de 140 % (avec 5,30 % contre 2,20 %), ce qui signifie que la monnaie qui circulera dans ce pays ne vaut plus rien !

Graphique 1 :

2010.08.25.1.PORT.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

… idem pour l’Espagne dans les 80 % (avec 4,04 %),

Graphique 2 :

2010.08.25.2.SP.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

… et l’Italie dans les 70 % (avec 3,77 %),

Graphique 3 :

2010.08.25.3.ITA.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

… et dans une moindre mesure de la France dans les 15 % (avec 2,52 %),

Graphique 4 :

2010.08.25.4.FRF.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Les taux anormalement bas sont un piège terrible pour l’avenir, car ils remonteront, la charge de la dette publique sera alors insupportable dans la vieille Europe, ce qui y accentuera le désordre !

La stratégie du désordre des Américains est terriblement efficace (ils laissent faire les Européens, ce qui est la meilleure solution pour affaiblir ces concurrents potentiellement redoutables).

***

Par CHEVALLIER
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 18:04

 

Panique panurgiste

Les moutons de Panurge continuent à se ruer vers le précipice des Treasuries : les rendements des Notes à 10 ans sont tombés sous la barre des 2,50 % après la publication de la chute des ventes dans l’immobilier ancien, ce qui est encore loin du plus bas historique atteint fin 2008 au plus fort de l’effondrement financier,

Graphique 1 :

2010.08.24.1.TREAS.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

La chute de ces rendements est historique : jamais (c’est à  dire depuis 50 ans !) ils ne sont tombés si bas,

Graphique 2 :

2010.08.24.2.10YPCE.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Les rendements réels sont dérisoires : aux alentours de 1 %,

Graphique 3 :

2010.08.24.3.REAL10Y.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Dans ces conditions, les cours des actions sont largement sous-évalués : de plus de 40 % pour un Dow Jones qui est tombé sous les 10 000 points ! (d’après mes analyses des 30 valeurs du DJIA)

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans est tombé à 200 points de base, ce qui représente plus du quart du cycle !

Graphique 4 :

2010.08.24.4.CYCLE.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Comme je l’ai déjà écrit, la croissance du PIB est normale, les bénéfices des sociétés sont supérieurs aux normes et en augmentation, les fondamentaux sont excellents, il n’y a plus d’hypertrophie monétaire. L’argent est sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics.

Les Démocrates actuellement au pouvoir font tout pour faire plonger les marchés financiers qui sont infestés de crocodiles Républicains. Ils scient la branche sur laquelle ils se trouvent. Leur fanatisme les amènera à tomber dans leurs gueules…

Plus que jamais, l’investissement dans des actions de sociétés cotées aux Etats-Unis, sous-valorisées, en expansion et créant de la valeur pour les actionnaires alimente la spéculation gagnante…

Une petite remarque : j’invite mes détracteurs à lire ou à relire mes prédictions de fin 2008 début 2009 quand j’anticipais une reprise historique des cours des actions. Il y avait alors peu de monde à développer de telles analyses qui se sont avérées particulièrement justes et payantes…

***

Par CHEVALLIER
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Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 16:06

 

Spéculateurs = idiots utiles et nuisibles

Les bons spéculateurs sont ceux qui voient juste et loin, mais il existe aussi de mauvais spéculateurs : ceux qui se trompent. Il ne faut pas les confondre comme le font les journaleux et les bonimenteurs.

Georges Soros a spéculé avec profit sur la baisse de la livre sterling dans les années 90. Il anticipe actuellement un effondrement des actions des sociétés des Etats-Unis.

Les hedge funds (fonds de couverture) anticipent un effondrement des rendements des Treasuries.

D’autres gestionnaires de renom comme les dirigeants de Pimco sont persuadés que les bons des Trésors de la vieille Europe sont plus sûrs que les Treasuries.

Ces faiseurs de marchés ont une forte influence sur les autres investisseurs panurgistes.

Une fois de plus, ils sont persuadés que l’Amérique est au bord du gouffre.

Les rendements des Treasuries plongent, ce qui fait plonger les rendements des bons des Trésors de la vieille Europe et les cours des actions plongent au-delà de tout entendement.

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans se réduit aux alentours de 210 points de base,

2010.08.18.1.CYCLE.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Le bombardier furtif B-2 et ses acolytes cherchent peut-être ainsi à rendre perdantes leurs anticipations, ce qui serait positif d’une certaine façon, mais la situation est quand même dangereuse car les marchés sont loin de la réalité, ce qui présente beaucoup d’inconvénients.

D’après mes analyses des 30 sociétés du Dow Jones, et d’après les derniers résultats, la sous-évaluation est actuellement de l’ordre de 37 % !

Ces mauvais spéculateurs ne voient même pas l’hypertrophie de la masse monétaire de la zone euro avec M1 qui est à 4 663 milliards d’euros contre 1 737 milliards de dollars aux Etats-Unis pour une population équivalente ! Ils n’en connaissent même pas la signification.

L’argent est sain aux États-Unis, la croissance est à son potentiel optimal, les bénéfices des sociétés sont élevés et en croissance (ils sont certainement revenus dans leur tendance longue), les ratios de rentabilité sont supérieurs aux normes, les grandes banques ont maintenant de bons ratios d’endettement, etc., etc.

Ce bon vieux Greenspan a toujours œuvré pour améliorer les connaissances des investisseurs de façon à ce que les marchés fonctionnent au mieux pour le bien-être de tous. Les Démocrates actuellement au pouvoir ont tort de spéculer sur les idiots qui peuvent devenir nuisibles.

***

Par CHEVALLIER
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 12:17

 

Ça ne peut pas durer éternellement !

 

Les banques grecques sont au plus mal. Le système bancaire grec est sur le point de s’effondrer à cause des déséquilibres fondamentaux du pays.

Pour éviter le pire, l’Etat grec sera obligé d’aider ses banques en leur prêtant des euros, mais pas des dollars, ce que fera encore la BCE.

Les autorités allemandes ont déclaré que les aides apportées à l’Etat grec ne devaient pas servir à renflouer les banques.

Sous la pression internationale, Angela sera obligée de céder.

Les tensions dans la zone euro sont amenées à durer pendant une période prolongée, ce qui est exactement l’objectif de B-2 et des Démocrates actuellement au pouvoir.

C’est effectivement la meilleure façon d’affaiblir la vieille Europe (et de maintenir des taux bas pour diminuer les frais financiers) mais ça ne peut pas durer éternellement a prévenu tristement B-2, le bombardier furtif Ben Bernanke.

Vendredi dernier, 13 aout, en fin de séance américaine, les rendements des Treasuries ont encore baissé,

Graphique 1 :

2010.08.16.1.TREAS.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Le point noir correspond au 18 décembre 2008, au plus fort de l’effondrement financier, quand la Fed a baissé son taux de base à zéro, donnant ainsi le signal de départ de la reprise comme je l’ai écrit quelques jours plus tard.

Le point vert  correspond au 8 juin 2009 quand les rendements des Notes à 10 ans ont atteint la barre des 4 % du fait de la reprise américaine, mais le bombardier furtif B-2 et ses acolytes ont réussi à stopper la progression logique des rendements vers les 5 % correspondant au surendettement de l’Etat et à la bonne santé des sociétés.

Le point rouge  correspond au 5 avril 2010 quand les rendements des Notes à 10 ans ont encore atteint la barre des 4 % du fait de la reprise américaine avec pour objectif les 5 %, mais les investisseurs sont revenus sur les Treasuries à cause de la montée du risque systémique en Grèce.

Les tensions se sont élargies à ces autres cochons de pays du Club Med et les écarts par rapport au Bund vertueux ont maintenant rejoint logiquement les niveaux atteints début mai comme en Italie par exemple,

Graphique 2 :

2010.08.16.2.LIRDM.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

 

Et en France,

Graphique 3 :

2010.08.16.3.FRFDM.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans a encore baissé à 215 points de base,

Graphique 4 :

2010.08.16.4.SPREAD.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Le cycle baissier initié par la Fed est maintenant entamé au quart,

Graphique 5 :

2010.08.16.5.CYCLE.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Ça ne peut pas durer éternellement…

***

Une remarque : les taux anormalement bas de la Fed ne provoquent pas de surinvestissement comme le répètent stupidement tous les idiots inutiles, en particulier les libertariens, car les entreprises et les ménages ne sont pas incités à investir quand l’avenir s’annonce mal.

Les taux bas permettent de diminuer les frais financiers des emprunteurs, ce qui permet de rétablir les bénéfices des entreprises et d’augmenter le pouvoir d’achat des ménages.

Les effets des taux bas sont positifs, quand ils sont justifiés, ce qui n’est pas le cas actuellement aux Etats-Unis.

Autre conséquence : les cours des actions sont considérablement sous-évalués, de 35 % pour les sociétés du Dow Jones d’après mes dernières analyses.

***

Par CHEVALLIER
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 18:34

 

La Générale Geniki

 

Geniki est une petite banque grecque acquise par les meccanos de la Générale.

Ses comptes semestriels au 30 juin dernier (cliquer ici pour y accéder) font apparaitre une dégradation considérable par rapport au 31 décembre dernier : ses capitaux propres sont négatifs (-39 millions d’euros) !

Geniki

2009 Q4

2010 Q2

Total dettes

4 560,8

4 513,6

Capitaux propres

269,1

-         39,2

µ réel

16,9

-       115,1

Tier d'origine

5,9

-           0,9

Chiffres en millions d’euros sauf pour les ratios.

Le résultat net est négatif : -213 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 86 millions d’euros !

Les banques grecques sont au plus mal.

Les banquiers français, avec le Crédit Agricole et la Générale ne valent guère mieux.

***

Par CHEVALLIER
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 18:05

 

Goldman Sachs et les banques US

 

Les dirigeants de Goldman Sachs viennent enfin de publier son bilan (!). Son ratio d’endettement s’améliore de peu car les bénéfices sont fortement minorés par $550 millions de pénalité payés à la SEC pour que la bande des Démocrates actuellement au pouvoir les laissent un peu tranquilles et par $600 millions subtilisés par leurs homologues du Royaume-Uni.

Sans les interventions intempestives de l’internationale socialiste, le multiple µ (leverage) serait tombé à moins de 11, ce qui aurait été parfaitement dans les normes,

Tableau 1 :

Goldman Sachs

2009 Q2

2009 Q3

2009 Q4

2010 Q1

2010 Q2

Actions de préférence

7,0

7,0

7,0

7,0

7,0

Total des dettes réelles

839,6

823,8

785,2

814,5

816,3

Capitaux propres réels

59,9

58,4

63,8

66,0

66,9

µ réel

14,0

14,1

12,3

12,3

12,2

Tier d'origine réel

7,1

7,1

8,1

8,1

8,2

Les chiffres sont en milliards de dollars (US$) sauf pour les ratios.

La bande des Démocrates actuellement au pouvoir aux Etats-Unis n’a même pas eu l’idée d’imposer la loi que ce bon vieux Greenspan aurait fait adopter : un µ strictement inférieur à 12,5 avec pour objectif 10, résultat obtenu par sa seule parole car il conserve toujours son prestige auprès des investisseurs qui suivent ses recommandations,

Tableau 2 :

2010 Q2

Bk of America

JPMorgan

Citigroup

Goldman Sachs

actions préférence

18,0

8,2

0,3

7,0

total des dettes

2 148,7

1 851,1

1 783,2

816,3

capitaux propres

215,2

163,0

154,5

66,9

µ réel

10,0

11,4

11,5

12,2

Tier d'origine réel

10,0

8,8

8,7

8,2

 

Les big banks américaines sont revenues dans les normes, mais les 3 plus grosses sont encore trop grosses, ce qui fait que leur rentabilité est inférieure aux normes.

Pour restaurer une rentabilité normale des capitaux investis de 15 % (ROE), les big banks doivent éclater en baby banks.

Conclusion : les milliers de pages de réglementations imposées par les Démocrates actuellement au pouvoir aux Etats-Unis ne servent à rien : il suffit de laisser faire les marchés pour que les banques fonctionnent normalement pour assurer la croissance du PIB à son potentiel optimal.

Tout est simple

***

Par CHEVALLIER
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