Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 21:49

Anormal


Il se passe des choses totalement anormales depuis 3 jours sur les marchés…


L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans est scotché à 278 points de base (au point près !).


L’écart entre les rendements des bons des Trésors français et italiens à 10 ans par rapport au Bund est parfaitement stable à 7,98 % et à 27,01 % respectivement (au centième de point près !).


Les marchés d’actions plongent, et surtout les bancaires.


Quid ?

***

 

Par CHEVALLIER
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 18:27

L’insoutenable pesanteur du non-être


Les autorités américaines (le gouvernement, ses conseillers et les gens de la Fed) utilisent la masse des idiots inutiles pour faire plonger les marchés.


D’après mon dernier pointage, l’indice du Dow Jones Industrial Average est sous évalué de 30 % environ (et encore, sur la base des résultats publiés au 3° trimestre 2009 pour 8 sociétés).


La croissance du PIB a été de 5,7 % au 4° trimestre 2009, elle augmente actuellement, ainsi que les chiffres d’affaires et les bénéfices des entreprises, tous les indicateurs sont au vert et les Américains ont repris confiance mais le bombardier furtif B-2 et ses acolytes continuent à tirer à boulets rouges sur les banques et sur les entreprises qui font des bénéfices.


Ils ont tort d’attaquer ainsi le capitalisme libéral.


Plus de 8 millions d’Américains travaillaient dans le secteur financier. Ce ne sont pas tous des escrocs. Plus de 600 000 ont perdu leur emploi.


B-2 a été reconduit de justesse par les sénateurs. Les Américains vont de plus en plus rejeter les autorités fédérales. C’est très négatif.


Ce bon vieux Greenspan intervenait toujours pour relancer rapidement l’activité économique après une baisse nécessaire du PIB pour contrer la résurgence de tensions inflationnistes ou pour résoudre certains problèmes.


Il a eu raison sur l’ensemble de la période, et il a toujours défendu vigoureusement le capitalisme libéral à chaque intervention.


Obaba, B-2, Timothy Geithner, Paul Volcker, etc. sont des purs produits d’administrations alors que ce bon vieux Greenspan a commencé à gagner sa vie en vendant de l’information financière, ça change tout.


Cf. mes billets antérieurs sur ce thème et en particulier celui du 10 novembre 2009 dans lequel j’estimais la sous évaluation du DJIA à 25 % (cliquer ici pour le lire).

***

 

Par CHEVALLIER
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 16:45

Croissance : Etats-Unis / France et PMI


Dans mon billet du 21 janvier dernier, Croissance franchouillarde bridée, cliquer ici pour le lire, j’ai écrit :

Le potentiel de hausse de l’indice PMI manufacturier y est encore assez élevé à 55,9 (aux Etats-Unis en décembre) alors qu’il peut monter dans les 60.


Effectivement, le PMI manufacturier américain est monté à 58,4 en janvier,

Graphique 1 :

2010.02.01.1.pmiusf.gif
Cliquer ici
pour agrandir le graphique.


Il monte, il monte pour tendre vers ses plus hauts, dans les 60,

Graphique 2 :

2010.02.01.2.pmius48.gif 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Le PMI dépassera au cours des mois à venir les plus hauts atteints lorsque ce bon vieux Greenspan présidait la Fed. Il avait tendance à lisser les écarts.


Avec le bombardier furtif B-2, rien de tel, ce sont les grandes turbulences : après un plus bas historique (la plus grave crise depuis celle de 1929, en pire même…), ce seront des plus hauts historiques, comme au bon vieux temps, celui d’avant les années 80, celui d’une croissance forte avec une inflation forte mais contenue car les gens de la Fed ne feront pas l’erreur de la laisser repartir comme ils l’ont fait dans les années 60.


Cette croissance sera durable et au moins égale à son potentiel optimal, ce qui permettra aux Américains d’augmenter leur niveau de vie sur cette nouvelle période, avec des hauts et des bas...

C’est la vie.

Simple, tout est simple.

***

 

Par CHEVALLIER
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 19:04

Investissement gagnant


En ces temps de turbulences, pour gagner de l’argent en investissant dans des produits financiers, il ne faut pas suivre les consensus ni les conseils des journaleux et des bonimenteurs (les spécialistes de la finance) mais analyser correctement l’évolution des ratios fondamentaux de chaque entreprise et la situation économique dans une optique monétariste behavioriste.


Il est impossible de prédire les réactions à court terme des panurgistes sur les marchés. Elles sont hyper élastiques, sans aucun rapport avec la logique économique et financière élémentaire et fortement soumises aux manipulations d’informations.


Ainsi par exemple, alors que les chiffres d’affaires et les bénéfices des entreprises augmentent et que la croissance du PIB était à 5,7 % aux Etats-Unis au 4° trimestre 2009, les indices d’actions plongent car tout le monde est d’accord, c’est encore la crise, la plus importante depuis celle de 1929, en pire


Depuis quelques semaines, c’est en quelque sorte un remake de l’an dernier : en janvier et février 2009, les indices d’actions ont continué à baisser alors que tout indiquait que la croissance revenait après la baisse des taux de la Fed à zéro le 16 décembre 2008, comme je l’ai écrit à cette époque en le justifiant, cf. mes billets, et il n’y avait alors pas grand monde pour faire de telles prédictions.


Ce n’est qu’au début du mois de mars 2009 que les marchés ont réagi positivement.


Il en est de même actuellement. Les indices d’actions repartiront nécessairement prochainement dans une logique inéluctable compte tenu des bons fondamentaux macro et microéconomiques, mais il est impossible de prédire le moment où le déclic se produira.


Tout le monde (journaleux, bonimenteurs, etc.) est perplexe car la situation est maintenant tout à fait différente de ce qu’elle était avant l’arrivée du bombardier furtif B-2 à la tête de la Fed.


Il n’y a plus de secteurs ni de zones à privilégier, plus de vaches à lait.


Il faut analyser correctement l’évolution des ratios fondamentaux de chaque entreprise car certains dirigeants ont très bien su s’adapter très rapidement aux variations des marchés (les chiffres d’affaires et les bénéfices augmentent), dans d’autres cas les améliorations tardent à se concrétiser, d’autres n’ont pas encore pu trouver les bonnes solutions.


Je viens de mettre à jour les analyses des sociétés du Dow Jones Industrial Average qui ont publié leurs résultats du 4° trimestre 2009.


La situation de ces entreprises représentatives de la bourse varie beaucoup et très rapidement.


La plupart d’entre elles (la moitié) sont fortement sous évaluées, certaines, peu nombreuses, sont fortement surévaluées, les autres sont à leur juste valeur.


Plus que jamais, il faut privilégier le stock-picking.


Avec Fred Rabeman, analyste technique, nous proposons à cet effet un certain nombre d’offres qui alimentent la spéculation gagnante (renseignements et tarifs sur demande).

***

 

Par CHEVALLIER
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 18:06

800 000 mercis !


Merci aux honorables lectrices et lecteurs dont les mulots ont cliqué 800 000 fois sur mon blog depuis 2 ans et demi qu’il existe sous cette forme (début août 2007)…


Le cap des 800 000 clics de mulots a été franchi dimanche dernier, 24 janvier 2010.


800 000 clics, ça fait beaucoup mais en fait, sur 2 ans et demi, c’est dérisoire.

Les Français sont incapables de comprendre les mécanismes économiques et financiers les plus élémentaires. Tant pis pour eux.


Je n’ai jamais eu le soutien du microcosme microscopique libéral. Pire, mon ancien blog sur le site de l’« Institut Turgot » a été supprimé abruptement fin juillet 2007 sans m’avertir.

Les libertariens sont vraiment des sauvages qui ne respectent rien ni personne, et ils bloquent depuis des décennies le développement du libéralisme en France.

***


Merci aux trop rares véritables libéraux, en particulier l’auteur du blog signé Lupus qui est dans la même logique que moi : celle des business économistes, des monétaristes, des Reaganomics.


Il a l’avantage de mettre en ligne des documents toujours très bien choisis qui étayent cette approche, ce qui est rarissime en France et en
français.


Merci également au docteur Bernard Trémeau qui est un des trop rares atomes libres français, toujours très indépendant et raisonnant correctement.


Merci enfin aux économistes belges de Work For All trop peu productifs depuis quelque temps.

***


Depuis le mois d’août dernier, j’ai notablement perfectionné ma méthode d’analyse financière, ce qui m’a pris beaucoup de temps (j’ai donc mis en ligne beaucoup moins de billets).


La combinaison des deux approches, disons macroéconomique (ou plus précisément monétariste behavioriste) et micro, donne des résultats très performants, ce qui permet d’anticiper correctement les variations des marchés contre les consensus panurgistes et d’alimenter la spéculation gagnante.

***


Cliquer ici pour accéder au blog signé Lupus.


Cliquer ici
pour lire le récapitulatif des articles du bon docteur Bernard Trémeau.


Cliquer ici
pour accéder au site de Work For All.

***

 

Par CHEVALLIER
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 15:17

5,7 % de croissance du PIB au 4° trimestre... aux Etats-Unis


Le taux de croissance du PIB aux Etats-Unis a été de 5,7 % au 4° trimestre 2009 par rapport au précédent en taux annualisé, ce qui est largement supérieur à son potentiel optimal,


Graphique 1 :

2010.01.29.1.gdp00.gif
Cliquer ici
pour agrandir le graphique.


D’une année sur l’autre, la croissance est positive (de justesse) : +0,1 %,


Graphique 2 :
2010.01.29.2.gdp.48-copie-1.gif
 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Tout n’est pas noir à la Maison Blanche : grâce à leur sauveur élu, les Etats-Unis sont sortis en moins d’un an du gouffre dans lequel les avait plongés W.


Ces chiffres sont conformes à mes prédictions (qui, à +4,4 %, étaient alors inférieures à la réalité, mais je les ai relevées plus tard) mises en ligne dès le 28 octobre 2009, cliquer ici pour lire le billet.


En effet, l’observation de l’évolution des agrégats monétaires permet de prédire les variations du PIB d’une façon très fiable. Cet indicateur est très puissant car il permet de constater les réactions des Américains avec un délai d’une dizaine de jours seulement.


La croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, c'est-à-dire à la différence entre cette variation de M2-M1 et celle du PIB réel,


Graphique 3 :

 2010.01.29.3.frm60.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


En fait, ce qui est important, c’est la variation de l’agrégat M2-M1 qui correspond à l’épargne des Américains. Elle continue à diminuer, ce qui signifie que les ménages recommencent à augmenter leurs dépenses (la demande augmente), ce qui contribue à augmenter la croissance du PIB pour les trimestres à venir (l’offre répond à la demande),


Graphique 4 :

2010.01.29.4.m2.m1.gif 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Pour le 1° trimestre 2010, d’après les chiffres de M1 et de M2 publiés par la Fed hier 28 janvier, le taux de croissance du PIB devrait encore augmenter, à +5,8 % (par rapport au précédent en taux annualisé) ou +3,25 % d’une année sur l’autre selon mon tableur,


Graphique 5 :

2010.01.29.5.frm06.gif 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


La croissance est forte, supérieure à son potentiel optimal, donc elle est et elle sera inflationniste, ce qui obligera la Fed à augmenter son taux de base dans un avenir proche (ce qui fait baisser l’euro dans cette perspective).


L’inflation sera d’autant plus forte qu’Obaba veut subventionner l’augmentation des salaires dans les entreprises de petite taille (grâce à des crédits d’impôts) !


Sortir de l’obligataire public (surtout de la zone euro et des PIGS), investir en actions de sociétés américaines sous cotées, tel est le bon plan pour les investisseurs avertis (l’indice Stoxx 600 des valeurs européennes sous performe le DJ Total Stock Market de 10 % alors qu’ils étaient en phase au 1° semestre 2007).


Avec Fred Rabeman, analyste technique, nous proposons plusieurs offres répondant à cette demande, en particulier sur des valeurs à très fort potentiel de hausse et sur celles du Dow Jones Industrial Average (renseignements et tarifs sur demande).

***  

Par CHEVALLIER
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 15:54

Et c’est reparti comme en 2004 !


Les rendements des Notes à 2 ans ont grimpé de 0,820 à 0,903 % hier 27 janvier après la publication du communiqué du FOMC, ce qui signifie que des capitaux ont commencé à sortir enfin de leur refuge que sont les Treasuries pour se porter sur les marchés d’actions qui sont fortement sous valorisés,


Graphique 1 :

2010.01.27.1.trea0809.gif  Cliquer ici pour agrandir le graphique.


L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans a atteint un point haut record de 2,88 % le 11 janvier dernier comme fin juillet 2003 où il a culminé à 275 points de base, mais il a commencé à baisser fortement : 274 points de base hier 27 janvier,


Graphique 2 :
2010.01.27.spr10.2.gif
Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Ce graphique est très important. Il s’interprète de la façon suivante : plus l’écart entre ces rendements est élevé, plus le potentiel de hausse du PIB est élevé, et inversement.


Cette phase de croissance et de prospérité devrait durer 2 ans (le temps de la descente à zéro).


Comme la croissance du PIB sera supérieure à son potentiel optimal, elle sera inflationniste, d’autant plus qu’Obaba favorise les syndicats et leurs revendications de hausses de salaires et un certain repli national pour relancer la production sur le sol des Etats-Unis.


La Fed sera donc obligée de relever rapidement et considérablement son taux de base.


Oncle Donald (Hoenig) de la Fed voulait d’ailleurs que le communiqué du FOMC ne fasse plus mention du maintien des taux à zéro pour une période prolongée.


Zoom sur la période la plus récente,

Graphique 3 : 2010.01.27.spr09.10.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les rendements des Notes à 10 ans vont monter également pour rejoindre les 4 % comme en 2004-2006,


Graphique 4 :

2010.01.27.4.treas02.gif  Cliquer ici pour agrandir le graphique.


La migration des capitaux de l’obligataire public vers les marchés d’actions se transmet dans la Vieille Europe où les rendements des chers Trésors augmentent et augmenteront encore à l’avenir, ce qui renchérira le coût des dettes publiques qui ont explosé,


Graphique 5 :
 2010.01.27.5.ez.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Oncle Picsous passera dans les pays de la zone euro (pour augmenter les impôts, ce qui plait toujours aux Français).


Enfin, une petite remarque : la dégradation de la situation de la Grèce se voit surtout dans l’écart des rendements de ses bons du Trésor à 10 ans par rapport au Bund, mais la situation se dégrade aussi en France où cet écart augmente en atteignant maintenant plus de 8 %,

Graphique 6 :

2010.01.27.6.dmfr.gif  Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Et plus de 25 % en Italie,


Graphique 7 :

2010.01.27.7.lirdm.gif  Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Complément…

La sortie des capitaux de l’obligataire public se fait d’abord et surtout sur les bons des Trésors les plus fragiles : ceux des PIGS et aussi de la France.

Les prix des contrats baissent (moins de demande et aussi une offre en augmentation !), donc les rendements montent différentiellement, ce qui accentue les écarts.

Un nouveau choc euro-zonard commence à se produire comme fin 2008-2009, ce qui fragilisera l’euro et sa zone.

Y manquait + ksa !


La connaissance de ces problèmes alimente la spéculation gagnante…

***

Par CHEVALLIER
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 21:02

CitiGroup 4° trimestre 2009


CitiGroup améliore ses ratios d’endettement qui sont maintenant enfin rentrés dans les normes avec un ratio Tier d’origine réel à 8,9 % (il devrait être supérieur à 8 %) soit un µ (leverage) de 11,2 (il devrait être inférieur à 12,5),


Tableau 1 :

Citigroup

2008Q4

2009Q1

2009Q2

2009Q3

2009Q4

actions préférence

70,7

74,2

74,3

0,3

0,3

total dettes réelles

1 867,5

1 752,9

1 770,5

1 748,1

1 703,8

capitaux propres réels

71,0

69,7

78,1

140,5

152,4

µ réel

26,3

25,2

22,7

12,4

11,2

Tier d'origine

3,8

4,0

4,4

8,0

8,9


Ces chiffres, tirés de Reuters, diffèrent légèrement de ceux qui se trouvent sur mes billets précédents (pour les trimestres antérieurs au 4°) du fait de réajustements comptables.


CitiGroup a transformé les actions de préférence en actions ordinaires au 3° trimestre 2009, ce qui a eu pour effet d’augmenter considérablement les véritables capitaux propres et d’améliorer là aussi considérablement les ratios d’endettement.


Ce qu’on voit, ce sont les pertes de CitiGroup ($7,7 milliards au 4° trimestre 2009), ce qu’on ne voit pas, c’est l’amélioration considérable des ratios d’endettement : le total des dettes se montait à 11 fois le montant des véritables capitaux propres fin 2009 contre 26 fois fin 2008 !


On
désigne les journaleux, les bonimenteurs et d’une façon générale tous les idiots inutiles.


CitiGroup a perdu $5,1 milliards au 4° trimestre en remboursant les aides de l’Etat qui lui ont quand même permis de passer un moment délicat (appelé crise, la crise la plus importante depuis celle de 1929, en pire, par les idiots éternellement inutiles).


En assimilant les actions de préférence aux capitaux propres (comme le font à tort les Européens), les ratios d’endettement de CitiGroup étaient dans les normes au cours des trimestres précédents mais ce mode de calcul est trompeur car il ne correspond pas à la réalité,


Tableau 2 :

Citigroup

2008Q4

2009Q1

2009Q2

2009Q3

2009Q4

Total dettes

1 796,8

1 678,6

1 696,2

1 747,8

1 703,5

Capitaux propres

141,6

143,9

152,3

140,8

152,7

µ publié

12,7

11,7

11,1

12,4

11,2

Tier d'origine

7,9

8,6

9,0

8,1

9,0


Les 3 big banks américaines sont maintenant rentrées dans les normes de la Fed pour ce qui concerne les ratios d’endettement mais elles sont too big to fail : le total de leurs dettes se monte à 40 % du PIB ! Il faut absolument les démanteler.

 
Tableau 3 :

2009Q4

Bank of America

JPMorgan

Citigroup

actions préférence

37,2

8,2

0,3

total dettes réelles

2 029,1

1 874,8

1 703,8

capitaux propres réels

194,2

157,2

152,4

µ réel

10,4

11,9

11,2

Tier d'origine réel

9,6

8,4

8,9


Tout va bien maintenant dans les grandes banques des Etats-Unis car le bombardier furtif B-2 y a remis de l’ordre en provoquant quelques turbulences…


Cet exemple de CitiGroup permet de voir qu’une banque qui a de mauvais ratios d’endettement (un µ de 26 comme en France et en Europe) peut les remettre dans les normes (à 11) à condition de le vouloir et de le pouvoir.
Pour cela, les autorités, dont la banque centrale doivent jouer un rôle moteur, ce qui n’est pas le cas dans la Vieille Europe.


Cliquer ici pour lire mon billet du 18 octobre dernier sur Citigroup. 

***

 

Par CHEVALLIER
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 10:28

Bank of America 4° trimestre 2009


Les ratios d’endettement de Bank of America sont nettement supérieurs aux normes de la Fed depuis 3 trimestres avec un ratio Tier d’origine réel à 9,6 % (il doit être supérieur à 8,0 %) soit un µ réel de 10,4 (il doit être inférieur à 12,5) au 4° trimestre 2009,


Tableau 1 :

Bank of America

2008Q4

2009Q1

2009Q2

2009Q3

2009Q4

actions préférence

37,7

73,3

58,7

58,8

37,2

total dettes réelles

1 678,6

2 155,4

2 057,9

2 052,2

2 029,1

capitaux propres réels

139,4

166,3

196,5

198,8

194,2

µ réel

12,0

13,0

10,5

10,3

10,4

Tier d'origine réel

8,3

7,7

9,5

9,7

9,6


Bank of America a dépassé les normes au 1° trimestre 2009.


Ces chiffres, tirés de Reuters, diffèrent légèrement de ceux qui se trouvent sur mes billets précédents (pour les trimestres antérieurs au 4°) du fait de réajustements comptables. 


En assimilant les actions de préférence aux capitaux propres (comme le font à tort les Européens), les ratios d’endettement sont même excellents : au niveau des meilleures banques mondiales (les banques privées helvètes et les 3 banques d’irréductibles Gaulois, surtout de Navarre !) mais ce mode de calcul est trompeur car il ne correspond pas à la réalité.


Tableau 2 :

Bank of America

2008Q4

2009Q1

2009Q2

2009Q3

2009Q4

Total dettes

1 640,9

2 082,1

1 999,2

1 993,4

1 991,9

Capitaux propres

177,1

239,5

255,2

257,7

231,4

µ publié

9,3

8,7

7,8

7,7

8,6

Tier d'origine

10,8

11,5

12,8

12,9

11,6


Compte tenu des aides de l’Etat, les comptes de Bank of America sont encore largement déficitaires au 4° trimestre ($5,2 milliards) mais l’essentiel pour une big bank n’est pas d’afficher actuellement des bénéfices mais de rétablir et de maintenir de bons ratios d’endettement, ce qui est effectivement fait.


Le seul point noir est que ces grandes banques sont trop grandes : le total des dettes de Bank of America représente 14 % du PIB et 13 % pour JP Morgan.


Too big to fail !


La meilleure solution serait de limiter la taille des banques à 5 ou même 1 % du PIB pour qu’aucune d’entre elles ne présente de risque systémique (faire un certain nombre de baby Bank of America).


A titre de comparaison, le total des dettes de BNP est supérieur au PIB de la France et le µ des banques françaises (et européennes) est aux alentours de 30, ce qui signifie que le total de leurs dettes se monte à 30 fois le montant de leurs capitaux propres contre 10 fois pour Bank of America !


J’avoue ne pas comprendre l’inconscience des Européens !


Ces problèmes bancaires sont pourtant simples à comprendre, les chiffres sont facilement accessibles par Internet, les informations sont publiées (cf. les déclarations de ce bon vieux Greenspan et les travaux de la Banque des Règlements Internationaux).


Cliquer ici pour lire mon billet du 15 octobre sur les résultats du 3° trimestre.

***

 

Par CHEVALLIER
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 13:00

L’Amérique au bord du gouffre !


L’Amérique a été (enfin !) au bord du gouffre au cours de ces derniers jours, ce qui réjouira tous les adversaires des Etats-Unis et du capitalisme libéral.


En effet, un certain nombre de sénateurs ont annoncé qu’ils refuseraient de voter la confirmation du mandat du bombardier furtif B-2 à la tête de la Fed.

En fait, ils veulent contrôler et orienter les décisions de la Fed comme ils le déclarent depuis un certain nombre de mois.


C’est grave, car ces parlementaires américains sont totalement dénués de toute intelligence économique et financière, incapables de comprendre quoi que ce soit en matière de politique monétaire comme l’a déjà dit ce bon vieux Greenspan.


Ce sont de parfaits idiots très dangereux. Ils ont failli créer une situation catastrophique.


Obaba et tous les grands pontes du Parti Démocrate ont été obligés d’intervenir lourdement pour essayer de leur faire comprendre qu’ils ne devaient pas dépasser certaines limites dans leurs inepties.


Les gens de la Fed doivent être totalement indépendants de toute pression politique et totalement libres de mener leur politique monétaire de façon à maintenir durablement de bons fondamentaux aux Etats-Unis, ce qui suppose de créer parfois (périodiquement en fait !) des situations qui sont préjudiciables à beaucoup d’électeurs, donc à l’élection et à la réélection d’hommes politiques (papa Bush en a fait les frais en son temps).


B-2 et ses acolytes ont parfaitement bien rétabli de bons fondamentaux aux Etats-Unis (l’argent est redevenu sain, l’hypertrophie monétaire a été résorbée) mais pour cela, il a fallu créer une situation préjudiciable à beaucoup d’Américains, en particulier à ceux qui se trouvent au chômage.

C’était le prix indispensable à payer pour rétablir de bons fondamentaux.


Le grand tort de B-2 est de mal faire comprendre certains aspects de la politique monétaire menée par la Fed. Il n’a pas su faire accepter les mesures qui s’imposent pour que l’Amérique maintienne son leadership.


Ce bon vieux Greenspan excellait en la matière, et il en rajoutait même un peu trop par coquetterie !


L’Amérique a été sauvée in extremis, mais l’alerte a été chaude !


Les Etats-Unis risquent de sombrer non pas sous les coups de musulmans dans la mouvance de Ben Laden, de chiites iraniens ou d’une autre secte, mais à cause de l’ennemi intérieur : des Américains incapables de comprendre certains principes économiques et financiers fondamentaux comme l’avait déjà relevé Schumpeter.


Le bombardier furtif B-2 a le grand tort de rester trop furtif alors que ce bon vieux Greenspan défendait toujours ardemment le capitalisme libéral et cherchait toujours à redresser au plus vite une chute du PIB qui laisse toujours de mauvais souvenirs aux Américains.


Après cette longue période de fortes turbulences, il était nécessaire de redonner un peu d’optimisme à tout le monde, en particulier en laissant monter la bourse (i.e. les cours des actions) au lieu de prendre tous les prétextes pour faire peur à tout le monde de façon à maintenir trop longtemps des taux trop bas.

***

 

Par CHEVALLIER
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