Les banques grecques ont publié des résultats du 2° trimestre 2011 qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité… car les bons du Trésor grec qu’elles ont acquis ne
valent plus rien et elles ne les comptabilisent pas en actifs à leur juste valeur de marché pour ne pas être en faillite, ai-je déjà écrit dans mon article du 31 août dernier. Il en est de
même pour leurs résultats de ce 3° trimestre…
Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner qu’un krach éclair ait failli se produire en ce début de semaine comme cela s’est passé le 6 mai 2010 lorsque des banques
(vraisemblablement grecques) de la zone euro ont été en défaut de paiement en dollars (comme l’a écrit la BCE dans son bulletin de juin suivant, cf. mes articles à ce sujet), ce qui a fait
plonger brutalement les cours des actions sur les bourses américaines une heure ou deux avant la clôture de la séance.
Les autorités américaines ont alors réagi en quelques minutes pour rétablir la situation et pour éviter qu’un tel événement se reproduise, les gens de la Fed ont conclu des
accords de swap avec les autres grandes banques centrales… le lundi 10 mai.
Curieusement, hier mercredi 30 novembre, un tel accord de swap a été réactivé (avant l’ouverture de la séance américaine !), ce qui a permis aux cours des actions de ne pas
plonger et même de se relever.
Un nouveau krach éclair ne s’est pas produit en ce début de semaine et la zone euro n’a pas éclaté hier. Ce sera pour un autre jour.
Le meilleur indicateur de ces secousses sismiques a bien été l’écart relatif entre les rendements du Bund (2,352 %) et ceux des bons à 10 ans du Trésor helvète (0,914 %) qui a
culminé à 157 % vers 16 heures européennes ce mardi 29 novembre.
Curieusement encore, les rendements du Bund étaient tombés à 2,088 % quelques heures plus tard… en fin de séance américaine et ces écarts importants continuent à être observés entre ces places.
Officiellement, Euro Bank est loin de respecter les règles prudentielles d’endettement avec un multiple, mon µ, leverage en anglais, de 23 correspondant à un ratio Tier 1 réel
de 4,3 %,
Document 1 :
Il en est de même pour
Piraeus Bank,
Document 2 :
Le multiple d’endettement de
National Bank of Greece, la plus grande banque grecque à ce jour, est officiellement moins pire, mais pas plus fiable en réalité,
Document 3 :
Il en est de même pour
Alpha Bank,
Document 4 :
Emporiki, banque acquise par les péquenots de notre Crédit Agricole s’est mise à la mode française en ne publiant plus ses résultats trimestriels comme auparavant !
Cliquer ici pour accéder aux résultats de National Bank, cliquer ici pour ceux d’Euro Bank, cliquer ici pour ceux d’Alpha Bank, cliquer ici pour ceux de Piraeus Bank et cliquer ici pour lire mon article sur les résultats des banques
grecques au 2° trimestre 2011.
|
EFG Bank
|
2009
|
2010
|
2011 Q2
|
2011 Q3
|
|
Liabilities
|
79,971
|
83,157
|
78,405
|
78,246
|
|
Equity
|
4,298
|
4,031
|
3,516
|
3,382
|
|
Leverage (µ)
|
18,6
|
20,6
|
22,3
|
23,1
|
|
Tier 1 (%)
|
5,4
|
4,8
|
4,5
|
4,3
|
|
Piraeus Bank
|
2009
|
2010
|
2011 Q2
|
2011 Q3
|
|
Liabilities
|
51,179
|
54,158
|
54,265
|
53,129
|
|
Equity
|
3,1
|
3,525
|
2,804
|
2,423
|
|
Leverage (µ)
|
16,5
|
15,4
|
19,4
|
21,9
|
|
Tier 1 (%)
|
6,1
|
6,5
|
5,2
|
4,6
|
|
National Bank of Greece
|
2009
|
2010
|
2011 Q2
|
2011 Q3
|
|
Liabilities
|
104,941
|
111,090
|
110,666
|
107,548
|
|
Equity
|
8,453
|
9,655
|
8,539
|
7,951
|
|
Leverage (µ)
|
12,4
|
11,5
|
13,0
|
13,5
|
|
Tier 1 (%)
|
8,1
|
8,7
|
7,7
|
7,4
|
|
Alpha Bank
|
2009
|
2010
|
2011 Q2
|
2011 Q3
|
|
Liabilities
|
64,224
|
61,587
|
58,7
|
58,052
|
|
Equity
|
5,372
|
5,211
|
4,7
|
4,649
|
|
Leverage (µ)
|
12
|
11,8
|
12,5
|
12,5
|
|
Tier 1 (%)
|
8,4
|
8,5
|
8
|
8
|