Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 21:37

 

Farmers & Merchants Bank

 

Farmers & Merchants Bank, one of the strongest banks in the country

Tout le monde (les journaleux et les bonimenteurs) parle des big banks too big to fail et de celles qui font faillite, mais il y a plus de 5 000 banques aux États-Unis, dont Farmers & Merchants Bank qui a, à ma connaissance, les meilleurs ratios d’endettement du monde avec un Tier autour de 17 % (le montant des capitaux propres représente 17 % du total des dettes pour un minimum de 8 %), soit un µ inférieur à 6 (le total des dettes se monte à moins de 6 fois le montant des capitaux propres) alors que les règles actuelles imposent un maximum de 12,5 :

Farmers & Merchants Bk

2008 Q4

2009 Q2

2009 Q4

2010 Q2

Total dettes

3 076,4

3 428,7

3 403,9

3 583,8

Capitaux propres

560,9

574,3

586,9

606,2

µ publié

5,5

6,0

5,8

5,9

Tier d'origine

18,2

16,7

17,2

16,9

Les chiffres sont en millions de US$.

Farmers & Merchants Bank est une (petite) banque californienne parmi d’autres qui fait la force de l’Amérique.

Avant, fin XIX°, première moitié du XX° siècle, avant la normalisation des banques par la Banque de France et les énarques, la force de la France était d’avoir des centaines ou des milliers de petites banques comme c’est encore le cas aux Etats-Unis actuellement.

Merci à l’honorable lecteur de mon blog de m’avoir signalé l’existence de cette banque, cliquer ici pour accéder à son site.

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Par CHEVALLIER
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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 17:24

 

France, Great Depression et monétarisme

 

Paul Vreymans, un des économistes de Work For All, cliquer ici pour voir ce site, a trouvé une étude prodigieusement intéressante de Douglas A. Dirwin sur la crise de 1929 (The Great Depression) cliquer ici pour lire ce document : Did France Cause the Great Depression? et cliquer ici pour accéder à la page relative à l’auteur.

D’après cette étude indubitablement fiable citant entre autres un certain Ben Bernanke devenu tristement célèbre par la suite, la France (c’est à dire les gens de la Banque de France et les hommes politiques de l’époque) aurait été la cause principale de la plus grande crise des temps modernes en achetant massivement de l’or à partir des réserves de changes à la fin des années 20.

En 1932, la Banque de France détenait dans ses réserves une quantité d’or qui représentait plus de la moitié de la masse monétaire (M2 qui était en fait peu différent de M3), ce qui correspondait à 27 % des réserves mondiales d’or !

Cet argent gagné (à partir de la production de richesses et des excédents de la balance commerciale) et épargné a donc été massivement retiré du circuit économique, c’est-à-dire stérilisé, sans pouvoir être prêté à d’autres (des investisseurs créateurs de richesses ou des Etats trop dépensiers redistributeurs de richesses qu’ils n’ont pas créées).

Ce maudit Keynes avait (quand même) raison de soutenir que l’optimum économique ne pouvait être atteint qu’en transformant l’épargne en investissement (S = I).

L’argent gagné non prêté a manqué aux entreprises qui ont moins investi, l’activité a ralenti, les prix ont diminué, la déflation s’est installée et amplifiée, surtout aux Etats-Unis et en Allemagne où elle a permis au socialisme nationaliste de se développer, ce qui a conduit à la Seconde guerre mondiale.

Par la suite, le général de Gaulle a malheureusement poursuivi la même politique (d’accumulation des réserves de la France en or) sur les conseils des gens de la Banque de France (et de Jacques Rueff) qui ont recommencé à faire les mêmes erreurs.

Heureusement, le 15 août 1971, les Américains ont mis fin à la libre convertibilité du dollar en or, ce qui évité une nouvelle catastrophe, et ouvert la voie au monde moderne de la monnaie entièrement dématérialisée dans un système de changes libres, ce qui permet aux pays du monde entier d’atteindre l’optimum économique grâce à la libéralisation des échanges.

Actuellement, la France continue à faire peser les plus grandes menaces sur le monde en multipliant les erreurs fondamentales en particulier en participant activement à l’hypertrophie de la masse monétaire dans la zone euro (M1 représente 52 % du PIB) en n’enregistrant pas les engagements de retraite, en maintenant encore le système de retraite par répartition au lieu d’adopter un système de fonds de pension libres, en maintenant 4 Gos banques dont les bilans dépassent 1 000 milliards d’euros (2 atteignant même 2 000 milliards !) et qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement (dites de Bâle III), en investissant massivement dans l’immobilier dont la valeur des biens est constituée pour plus de la moitié par la rareté, ce qui revient à stériliser cet argent au lieu de l’investir (l’immobilier joue le même rôle que l’or dans les années 20).

Une consolation : les réserves étant négatives (fin août) pour un montant de 200 milliards d’euros, la France ne peut pas les convertir en or, ce qui ne risque pas de reproduire exactement les mêmes erreurs qu’à la fin des années 20 ! … mais ce qui est grave est justement cette dette nette de la France qui augmente sans que les mécanismes autorégulateurs jouent à cause de l’existence de l’euro-système.

Dans le passé, les erreurs des Français en économie ont eu des conséquences catastrophiques. Ils continuent présentement. L’avenir est très inquiétant.

***

Abstract

The gold standard was a key factor behind the Great Depression, but why did it produce such an intense worldwide deflation and associated economic contraction? While the tightening of U.S. monetary policy in 1928 is often blamed for having initiated the downturn, France increased its share of world gold reserves from 7 percent to 27 percent between 1927 and 1932 and effectively sterilized most of this accumulation. This “gold hoarding” created an artificial shortage of reserves and put other countries under enormous deflationary pressure. Counterfactual simulations indicate that world prices would have increased slightly between 1929 and 1933, instead of declining calamitously, if the historical relationship between world gold reserves and world prices had continued. The results indicate that France was somewhat more to blame than the United States for the worldwide deflation of 1929-33. The deflation could have been avoided if central banks had simply maintained their 1928 cover ratios.

Conclusion

The standard account of the onset of the Great Depression usually begins with the Federal Reserve’s tightening of monetary policy in 1928. However, the rapid accumulation and effective sterilization of gold reserves by the Bank of France deserves equal – if not greater – billing in the narrative. The impact of the monetary policies of the two countries was equally significant in producing deflationary pressure in 1929 and 1930, while France became the dominant deflationary force in 1931 and 1932.

This paper provides a very simple explanation for the sudden onset of deflation in terms of changes in U.S. and French monetary policy around 1928. Of course, declining prices do not necessarily imply declining output, yet recent research has shown that the Great Depression of the 1930s is somewhat unique in linking the two (Atkeson and Kehoe 2004, Bordo, Lane, and Redish 2004). Hence, simply avoiding deflation during this period would likely have changed the course of world history. One shudders to think of the historical ramifications of the policies pursued at this time. As Robert Mundell (2000, 331) has speculated: “Had the price of gold been raised in the late 1920’s, or, alternatively, had the major central banks pursued policies of price stability instead of adhering to the gold standard, there would have been no Great Depression, no Nazi revolution, and no World War II.”

***  

Par CHEVALLIER
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 16:05

 

Folie destructrice de B-2

 

La folie destructrice de B-2 va faire des dégâts considérables dans le monde mais surtout aux Etats-Unis car l’inflation est en train de repartir comme le montre la hausse sous-jacente des prix des producteurs PPI:LFE (hors éléments volatils que sont les prix de l’alimentation et de l’énergie) dont la tendance est nettement à l’augmentation (d’une année sur l’autre),

2010.10.15.1.PPIPCE.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique (en bleu le PCE:LFE, en rouge le PPI:LFE, en vert la courbe de tendnace polynomiale).

Le gros problème de l’inflation est que, au début, elle est imperceptible, mais ensuite, quand elle s’est manifestée et qu’on veut la diminuer, elle est devenue incontrôlable, Paul Volcker et ce bon vieux Greenspan le savent bien !

Au premier semestre 2003, la hausse du PPI:LFE a même été négative, ce qui n’a pas empêché l’inflation de repartir à plus de 2 % quelques mois plus tard.

B-2 est vraiment très dangereux pour tout le monde, et surtout pour les Américains !

Le problème sera de l’arrêter dans sa folie destructrice car la Fed est normalement indépendante, c’est-à-dire que les membres du Fomc sont inamovibles et incontrôlables, du moins tant que le Congrès n’a pas modifié les règles le régissant.

Les futurs nouveaux élus vont pouvoir agir…

***

Par CHEVALLIER
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 12:01

 

B-2, le Japon et autres

 

Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, s’obstine à vouloir laisser les taux bas pour une période prolongée en rachetant des bons du Trésor en masse.

Il a contre lui un nouvel opposant avec Jeffrey Lacker qui vient de déclarer qu’il n’y avait pas de risque de déflation avec une inflation sous-jacente à 1,4 % et qu’il serait donc dangereux de laisser repartir ce fléau.

Auparavant, Janet Yellen, à peine nommée au Fomc, a elle aussi changé d’avis et pris position contre la politique monétaire trop accommodante exigée par B-2, rejoignant ainsi les positions de Charles Evans et William Dudley.

Thomas Hoenig fut le premier opposant à oser voter contre le maintien des taux de la Fed à zéro.

Narayana Kocherlakota a fait justement remarquer que le maintien de taux bas ne ferait pas repartir la croissance et l’emploi car le taux de chômage des bac + 4 et + était au minimum incompressible, ce qui constitue un goulet d’étranglement pour la croissance aux Etats-Unis où le niveau de productivité est très élevé.

Ce bon vieux Greenspan a pris clairement position contre la politique monétaire menée par son successeur.

Paul Volcker craint lui aussi les risques de résurgence de l’inflation, et il est bien placé pour savoir que c’est là un très gros danger difficile à combattre une fois qu’elle est partie.

Tous les dirigeants économiques du monde entier dénoncent la guerre des changes (ou des monnaies) provoquée par le maintien des taux de la Fed à un niveau trop bas.

B-2 s’apprête à justifier demain vendredi 15 octobre sa politique à partir de l’exemple du Japon dont les autorités n’ont pas voulu agir assez rapidement en baissant leur taux de base à zéro, puis sans l’accompagner d’une politique de rachats de bons du Trésor.

B-2 se trompe. En effet, au Japon, c’est l’hypertrophie de la masse monétaire qui bloque tout.

Dans ces circonstances, la baisse des taux et le rachat de bons ne peut pas relancer l’activité économique car les fondamentaux ne sont pas bons.

 L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics. L’argent est sain aux États-Unis après l’effondrement financier provoqué par la Fed, ce qui n’est pas le cas au Japon où les autorités n’ont jamais voulu éliminer la bulle monétaire.

Pour la seconde fois de son histoire récente (après la Seconde guerre mondiale), les gens de la Fed sont en train de faire une erreur monumentale qui accentue le désordre dans le monde entier.

***

Par CHEVALLIER
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Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 15:36

 

JP Morgan 3° trimestre 2010

 

JP Morgan Chase vient de publier ses comptes du 3° trimestre 2010.

Les ratios d’endettement sont confortablement installés dans les normes depuis au moins les 5 derniers trimestres avec un ratio Tier d’origine réel à 8,8 % (il doit être supérieur à 8 %) soit un µ de 11,3 (il doit être inférieur à 12,5),

Tableau 1 :

 

JPMorgan

2009Q3

2009Q4

2010Q1

2010Q2

2010Q3

Total dettes

1 878,8

1 866,6

1 971,1

1 842,9

1 967,8

Capitaux propres

162,3

165,4

164,7

171,1

173,8

µ publié

11,6

11,3

12,0

10,8

11,3

Tier d'origine

8,6

8,9

8,4

9,3

8,8

 

En excluant les actions de préférence des capitaux propres, l’endettement apparait comme plus important, mais il respecte bien les normes de Bâle II tout en étant proches de celles de Bâle III, ce qui est loin d’être le cas pour les big banks européennes,

Tableau 2 :

 

JPMorgan

2009Q3

2009Q4

2010Q1

2010Q2

2010Q3

actions préférence

8,2

8,2

8,2

8,2

7,8

total dettes réelles

1 886,9

1 874,8

1 979,2

1 851,1

1 975,6

capitaux propres réels

154,1

157,2

156,6

163,0

166,0

µ réel

12,2

11,9

12,6

11,4

11,9

Tier d'origine réel

8,2

8,4

7,9

8,8

8,4

 

Les capitaux propres augmentent ainsi que le total des dettes. C’est parfait, car cela montre que la banque accroit son activité tout en restant dans les normes.

La recapitalisation des grandes banques s’imposait comme l’ont dit et répété les autorités américaines.

Les bénéfices de $4,4 milliards donnent une marge nette de... 28 % contre 30 % au trimestre précédent ! tout en respectant les ratios d’endettement, ce qui montre qu’une big bank peut être rentable.

Tout va bien maintenant dans cette banque comme dans les autres big banks des Etats-Unis, ce qui n’empêche pas tous les idiots nuisibles de répéter tous en chœur que tout va mal.

Tout est simple disait Milton Friedman… et la connaissance de ces problèmes bancaires et monétaristes alimente la spéculation gagnante, perturbée en ce moment par ces idiots nuisibles qui pullulent (le titre JPMorgan est considérablement sous-évalué).

Cliquer ici pour lire mon billet sur les résultats de JPMorgan du 2° trimestre 2010 et cliquer ici pour lire le communiqué de la banque.

***

Par CHEVALLIER
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Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 11:27

 

Alcoa, Intel et la Fed

 

Alcoa et Intel ont publié des résultats du 3° trimestre meilleurs que les prédictions des consensus.

Il en sera a priori de même pour la plupart des entreprises américaines (des Etats-Unis).

La croissance du PIB est normale, à un taux de 3 %, les bénéfices élevés. Tout va bien.

Le gros problème, ce sont les Démocrates au pouvoir qui ont multiplié les dépenses publiques, donc les dettes qui se montent à un niveau inacceptable, et les gens de la Fed, emmenés par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, qui s’obstinent à vouloir racheter en masse des bons du Trésor de façon à maintenir artificiellement les taux à un niveau anormalement bas pour une période prolongée.

Au Fomc, seul, Thomas M. Hoenig s’oppose à cette politique monétaire qui a pour effet collatéral de faire baisser anormalement le dollar par rapport aux autres monnaies.

Les cours des actions sont encore sous-évalués de 30 % environ (d’après mes analyses des sociétés du Dow Jones IA), ce qui correspond à la sous-évaluation des rendements des Treasuries.

Une fois de plus, les Démocrates et B-2 ont tort, et leurs erreurs ont des conséquences graves et planétaires.

***

Par CHEVALLIER
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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 10:36

 

Balance des paiements : 203 milliards € de dettes

 

La Banque de France vient de publier les chiffres de la balance des paiements française pour le mois d’août…

La dette nette de la France  se montait à 202,9 milliards d’euros fin août contre  138,3 milliards fin juin,

Graphique 1 :

2010.10.12.1.DETNET.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Jadis, avant l’adoption de l’euro, tous les Français connaissaient la sanction du déficit de la maison France par rapport à l’étranger : une dévaluation pour remettre de l’ordre.

Maintenant, plus personne, ou presque, ne sait plus ce qu’est une balance des paiements !

Le déficit de la balance des transactions courantes portant sur les biens seuls, dite dans le langage courant, balance commerciale (au sens strict), augmente : 5 milliards d’euros en août,

Graphique 2 :

2010.10.12.2.BIEN.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Il en est de même aux Etats-Unis, mais dans ce cas les entrées nettes de capitaux compensent le déficit de la balance commerciale car les capitaux y affluent, attirés par la rentabilité des entreprises.

Les investissements français à l’étranger sont encore et toujours supérieurs aux investissements étrangers en France car notre pays n’est plus compétitif par rapport à d’autres,

Graphique 3 :

2010.10.12.3.IEF.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

La situation économique se dégrade fortement en France depuis le mois d’août 2004 : le cumul des déficits de cette balance commerciale atteint 239 milliards d’euros et celle des investissements directs (par rapport à l’étranger) 275 milliards d’euros !

Graphique 4 :

2010.10.12.4.CUM.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

On plonge, on va droit dans le mur, les yeux fermés !

C’est grave, dramatique. L’histoire montre que ça se termine toujours mal.

Cliquer ici pour lire mon billet sur les chiffres de juillet.

***

Par CHEVALLIER
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Dimanche 10 octobre 2010 7 10 /10 /Oct /2010 18:17

 

Greenspan, B-2 et l’Amérique

 

Ce bon vieux Greenspan a défendu l’action du bombardier furtif B-2 lorsqu’il s’est attaqué en 2008 à la bulle qui s’était développée car, s’il avait alors encore présidé la Fed, il aurait fait à peu près la même chose (comme je l’ai écrit dans un de mes billets).

Par la suite, il a bien entendu vivement critiqué le plan keynésien de relance des Démocrates car il ne relançait que les déficits publics, ce qui est maintenant admis par tout le monde.

Actuellement, ce bon vieux Greenspan critique la politique monétaire menée par B-2.

En effet, et comme je l’ai écrit moi aussi à maintes reprises (en bon Greenspanien !), il n’est pas admissible que la Fed rachète en masse des bons du Trésor (de 1 700 à 2 300 milliards de dollars), et il faudrait que tout le monde (les investisseurs en particulier) en ait bien conscience.

Les effets de cette politique sont négatifs pour tout le monde, y compris pour les Américains (des Etats-Unis) car tout le monde s’oppose en particulier à la guerre des monnaies provoquée par la baisse du dollar (due à cette politique monétaire).

Du temps de ce bon vieux Greenspan les autorités chinoises entretenaient d’excellentes relations avec les Américains, en particulier avec les gens de la Fed (cf. les éloges de ce bon vieux Greenspan à l’égard de la Chine dans son livre).

Les autorités chinoises ont déjà commencé à se démarquer officiellement des Etats-Unis en concluant des accords avec le Brésil, la Russie et la Turquie de façon à ne plus utiliser le dollar (US$) dans leurs échanges directs.

Les Démocrates sont en train de faire perdre à l’Amérique son leadership sur le monde.

Cliquer ici pour lire un article de Bloomberg très instructif à ce sujet, lien transmis par un honorable lecteur de mon blog que je remercie pour ses contributions.

***

Par CHEVALLIER
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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 17:09

 

Emploi, qualification, richesse et Fed

 

Aux Etats-Unis, le nombre d’emplois (salariés hors agriculture) n’a pas augmenté depuis novembre 1999 : il reste bloqué aux alentours de 130 millions,

Graphique 1 :

2010.10.08.1.EMPL.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

alors que le PIB réel, c’est à dire la richesse des Américains (des Etats-Unis) a augmenté depuis 11 ans de 22 % en passant de 10 819 milliards de dollars (constants) à 13 195 milliards,

Graphique 2 :

2010.10.08.2.REGDP.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Les gains de productivité globale ont donc été importants. L’Amérique n’est pas au bord du gouffre !

Le taux de chômage des bac + 4 et + est au minimum incompressible de 4,4 % contre 15,4 % pour les non bacheliers.

Comme le disait ce bon vieux Greenspan : l’un des plus gros problèmes est de maintenir un haut niveau de qualification dans la population pour perpétuer les gains de productivité, donc la croissance et la richesse de la nation.

Après une chute du PIB, ce bon vieux Greenspan relançait l’activité, surtout dans les secteurs où les qualifications sont faibles (commerce, loisirs, restauration, etc.), ce qui permettait d’employer les Américains les plus démunis.

En voulant agir directement sur les marchés pour faire baisser artificiellement les rendements réels des Treasuries, les gens de la Fed créent un désordre considérable y compris aux Etats-Unis.

Une consolation : les électeurs sanctionneront les Démocrates le 2 novembre !

Cliquer ici pour lire mon billet sur les statistiques de l’emploi du mois dernier.

***

Par CHEVALLIER
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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 12:18

 

Hypertrophie monétaire pour les nuls

 

Certaines personnes ont des difficultés pour comprendre les concepts monétaristes abstraits pourtant simples. Quelques exemples concrets peuvent aider les nuls à le devenir moins…

La société américaine (rachetée par une firme japonaise) Buttler conçoit et commercialise dans le monde des brosses à dents qui sont considérées comme les meilleures.

Les Américains du Nord peuvent se les procurer à un prix unitaire inférieur à 2 dollars (US$) par internet.

En France, elles sont vendues uniquement en pharmacies à un prix unitaire de 6 euros environ, soit 4 fois plus cher.

Un abonnement d’un an au Wall Street Journal on line (avec une banque de données considérable sur toutes les sociétés cotées aux Etats-Unis) coûte 79 dollars (US$), soit 67 euros et 360 euros pour Les Echos en ligne, soit 5 fois plus cher.

Pour acheter ces produits, les Français doivent débourser 4 à 5 fois plus que les Américains (du Nord), ce qui ne les dérange pas trop car ils ont plus d’argent qu’ils ne devraient en avoir.

Les heureux euro-zonards et en particulier les Français profitent d’une situation anormale (ainsi par exemple, ils ne comptabilisent pas les engagements de retraite), qui ne durera pas.

La chute sera dure.

***

Par CHEVALLIER
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