Dimanche 17 octobre 2010
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France, Great
Depression et monétarisme
Paul Vreymans, un des économistes de
Work For All, cliquer ici pour voir ce site, a trouvé une étude prodigieusement intéressante de Douglas A. Dirwin sur la crise de 1929 (The Great
Depression) cliquer ici pour lire ce
document : Did France Cause the Great Depression? et cliquer ici pour accéder à la page relative à l’auteur.
D’après cette étude indubitablement fiable citant entre autres un certain Ben Bernanke devenu tristement célèbre par la suite,
la France (c’est à dire les gens de la Banque de France et les hommes politiques de l’époque) aurait été la cause principale de la plus grande crise des temps modernes en achetant massivement de l’or à partir des réserves de changes à la fin des années
20.
En 1932, la Banque de France détenait dans ses
réserves une quantité d’or qui représentait plus de la moitié de la masse monétaire (M2 qui était en fait peu différent de M3), ce qui correspondait à 27 % des réserves mondiales d’or !
Cet argent gagné (à partir
de la production de richesses et des excédents de la balance commerciale) et épargné a donc été massivement retiré du circuit économique, c’est-à-dire stérilisé, sans pouvoir être prêté à
d’autres (des investisseurs créateurs de richesses ou des Etats trop dépensiers redistributeurs de richesses qu’ils n’ont pas créées).
Ce maudit Keynes avait (quand même) raison de soutenir que l’optimum économique ne pouvait être atteint qu’en transformant
l’épargne en investissement (S = I).
L’argent gagné non prêté a manqué aux entreprises qui ont moins investi, l’activité a ralenti, les prix ont diminué,
la déflation s’est installée et amplifiée, surtout aux Etats-Unis et en Allemagne où elle a permis au
socialisme nationaliste de se développer, ce qui a conduit à la Seconde guerre mondiale.
Par la suite, le général de Gaulle a malheureusement poursuivi la même politique (d’accumulation des réserves de la France en
or) sur les conseils des gens de la Banque de France (et de Jacques Rueff) qui ont recommencé à faire les mêmes erreurs.
Heureusement, le 15 août 1971, les Américains ont
mis fin à la libre convertibilité du dollar en or, ce qui évité une nouvelle catastrophe, et ouvert la voie au monde moderne de la monnaie entièrement dématérialisée dans un système de changes libres, ce qui permet aux pays du monde entier d’atteindre l’optimum économique
grâce à la libéralisation des échanges.
Actuellement, la France continue à faire peser les plus grandes menaces sur le monde en multipliant les erreurs fondamentales en
particulier en participant activement à l’hypertrophie de la masse monétaire dans la zone euro (M1 représente 52 % du PIB) en n’enregistrant pas les engagements de retraite, en maintenant
encore le système de retraite par répartition au lieu d’adopter un système de fonds de pension libres, en maintenant 4 Gos banques dont les bilans dépassent 1 000 milliards d’euros (2
atteignant même 2 000 milliards !) et qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement (dites de Bâle III), en investissant massivement dans l’immobilier dont la valeur des
biens est constituée pour plus de la moitié par la rareté, ce qui revient à stériliser cet argent au lieu de l’investir (l’immobilier joue le même rôle que l’or dans les années 20).
Une consolation : les réserves étant négatives (fin août) pour un montant de 200 milliards d’euros, la
France ne peut pas les convertir en or, ce qui ne risque pas de reproduire exactement les mêmes erreurs qu’à la fin des années 20 ! … mais ce qui est grave est justement cette dette
nette de la France qui augmente sans que les mécanismes autorégulateurs jouent à cause de l’existence de l’euro-système.
Dans le passé, les erreurs des Français en économie ont eu des conséquences catastrophiques. Ils continuent présentement.
L’avenir est très inquiétant.
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Abstract
The gold standard was a key factor behind the Great Depression, but why did it produce such an intense
worldwide deflation and associated economic contraction? While the tightening of U.S. monetary policy in 1928 is often blamed for having initiated the downturn, France increased its share of
world gold reserves from 7 percent to 27 percent between 1927 and 1932 and effectively sterilized most of this accumulation. This “gold hoarding” created an artificial shortage of reserves and
put other countries under enormous deflationary pressure. Counterfactual simulations indicate that world prices would have increased slightly between 1929 and 1933, instead of declining
calamitously, if the historical relationship between world gold reserves and world prices had continued. The results indicate that France was somewhat more to blame than the United States for the
worldwide deflation of 1929-33. The deflation could have been avoided if central banks had simply maintained their 1928 cover ratios.
Conclusion
The standard account of the onset of the Great Depression usually begins with the Federal Reserve’s tightening
of monetary policy in 1928. However, the rapid accumulation and effective sterilization of gold reserves by the Bank of France deserves equal – if not greater – billing in the narrative. The
impact of the monetary policies of the two countries was equally significant in producing deflationary pressure in 1929 and 1930, while France became the dominant deflationary force in 1931 and
1932.
This paper provides a very simple explanation for the sudden onset of deflation in terms of changes in U.S. and
French monetary policy around 1928. Of course, declining prices do not necessarily imply declining output, yet recent research has shown that the Great Depression of the 1930s is somewhat unique
in linking the two (Atkeson and Kehoe 2004, Bordo, Lane, and Redish 2004). Hence, simply avoiding deflation during this period would likely have changed the course of world history. One shudders
to think of the historical ramifications of the policies pursued at this time. As Robert Mundell (2000, 331) has speculated: “Had the price of gold been raised in the late 1920’s, or,
alternatively, had the major central banks pursued policies of price stability instead of adhering to the gold standard, there would have been no Great Depression, no Nazi revolution, and no
World War II.”
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