Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 22:28

 

Délires et déficits euro-zonards

 

Les délires et les déficits euro-zonards dépassent en ce moment toutes les limites…

Hier 12 janvier, la Banque de France a publié les chiffres de la balance des paiements pour le mois de novembre.

Le déficit de la balance des transactions courantes (la balance commerciale, rubrique 1,0) continue de s’accentuer dans sa tendance longue : il a été de 4,175 milliards d’euros,

Graphique 1 :

2011.01.13.1.BALCOM.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Le déficit de la balance des transactions courantes pour les biens seuls (sans les services qui sont excédentaires, rubrique 1,1) continue lui-aussi à s’accentuer dans sa tendance longue : il a été de 4,469 milliards d’euros,

Graphique 2 :

2011.01.13.2.BALBIEN.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Les investisseurs fuient la France car elle est de moins en moins attractive comme le montrent  les chiffres des investissements directs étrangers (IDE) : les entreprises étrangères ont même désinvesti 2,577 milliards d’euros et les entreprises françaises qui vont mal n’ont investi que 2,709 milliards d’euros à l’étranger, le déficit des IDE atteignant 5,286 milliards pour ce seul mois de novembre,

Graphique 3 :

2011.01.13.3.IDE.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Depuis mi-2004, le déficit cumulé de la balance des transactions courantes pour les biens seuls atteint 252 milliards d’euros et celui des investissements directs étrangers (IDE) 291 milliards,

Graphique 4 :

2011.01.13.4.CUMDEF04.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Depuis 1997, le déficit cumulé de la balance des IDE atteint 605 milliards d’euros,

Graphique 5 :

2011.01.13.5.CUMDEF97.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Miraculeusement, la position nette de la France s’est légèrement améliorée telle qu’elle apparait dans la rubrique 3,3 : la dette nette officielle est tombée à 228,5 milliards d’euros fin novembre contre 230,1 milliards en octobre, ce qui s’explique par l’augmentation des entrées de capitaux étrangers investis en particulier en bons du Trésor français,

Graphique 6 :

2011.01.13.6.DETNET.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Ainsi, dans une logique paradoxale sublime, le déficit de l’Etat français comblé par les capitaux étrangers contribue à rétablir l’équilibre de la balance des paiements !

Autre formulation : plus les dettes de l’Etat augmentent, plus la dette officielle publiée de la France diminue !

Comme plus de 70 % de la dette de l’Etat sont détenus par des étrangers, la véritable position nette de la France s’est encore détériorée. Elle dépassait déjà 1 000 milliards d’euros !

Pour l’instant, les apparences sont sauves. Les autorités françaises refusent d’admettre la réalité et s’enfoncent dans le gouffre.

Il en est de même, en pire, dans ces autres cochons de pays du Club Med.

Les excédents de l’Allemagne sauvent présentement les apparences, ce qui a le gros inconvénient d’accentuer les problèmes qui seront beaucoup plus graves quand ils se révèleront.

Dans cette perspective, les dirigeants euro-zonards envisagent maintenant le doubler le plan de sauvetage à 1 500 milliards d’euros !

Il n’y a plus aucune limite à leur folie !

Une intense propagande a permis de propulser en deux jours l’euro à des sommets inespérés : les adjudications bidonnées de bons des Trésors de Grèce, d’Espagne et d’Italie sont présentées comme de grandes victoires !

Timothy Geithner et le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, viennent de déclarer que le taux de croissance des Etats-Unis sera le double de celui de la vieille Europe.

L’euro est effectivement la meilleure solution pour la plomber.

Une fois de plus : comment se fait-il que je sois toujours le seul à analyser ainsi la balance des paiements de la France ? Les Français (et les euro-zonards) sont devenus complètement déments, ce qui est la cause de mortalité qui progresse le plus d’après les toubibs avisés…

***

 

Par CHEVALLIER
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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 10:49

 

Les éléphants de la phynance

 

Les éléphants sont bien plus performants que les meilleurs des spéculateurs qui ne font que… spéculer, c'est-à-dire observer attentivement le littoral car ils agissent avant que le tsunami soit visible pour se réfugier calmement, préventivement, sur une position dominante, ce qui leur permet de survivre alors que les moutons de Panurge seront emportés par la vague dévastatrice.

Ils savent mieux que tout le monde détecter les signes précurseurs des risques systémiques.

Depuis les turbulences financières de 2008-2009, les capitaux ont tendance à cheminer lentement mais sûrement des zones européennes potentiellement dangereuses vers des zones plus sûres, les Etats-Unis en particulier, et ce mouvement s’est accentué au cours de l’automne, en se renforçant après la raclée prise par les Démocrates d’Obaba, et encore davantage depuis le début de cette nouvelle année.

Bien entendu, le pire n’est pas certain, mais un tsunami même modéré, même une forte tempête, est toujours dommageables quand on se trouve au mauvais endroit.

Les performances de mon portefeuille sont étonnantes depuis quelque temps, au-dessus de toute espérance…

***

 

Par CHEVALLIER
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 18:05

 

Prolongation de la croissance

 

La croissance du PIB joue les prolongations grâce à la raclée infligée par les électeurs aux Démocrates d’Obaba et à la QE2 du bombardier furtif B-2…

Les variations des agrégats monétaires nous permettent de connaitre avec un retard d’une dizaine de jours seulement les réactions des Américains et c’est ce qui conditionne le rythme de la croissance.

En effet, ils augmentent légèrement leur épargne (en M2-M1) de 2,2 % (d’une année sur l’autre, derniers chiffres publiés jeudi dernier par la Fed), ce qui signifie qu’ils n’hésitent pas à dépenser le reste, ce qui entretient la demande donc la croissance du PIB,

Graphique 1 :

Ces idiots d'Over Blog sont incapables d'afficher les graphiques en ce moment, donc :

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Le taux de cette croissance du PIB réel devrait être de 2,9 % d’une année sur l’autre au 4° trimestre 2010, c'est-à-dire de 3,5 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé selon la présentation habituelle aux Etats-Unis, sans changement par rapport à mes précédentes prédictions,

Graphique 2 :

2011.01.09.8.FRM-copie-1.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Le même graphique avec les courbes de tendances polynomiales,

Graphique 3 :

2011.01.09.9.FRMTR-copie-1.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Leur épargne (placée dans les caisses d’épargne) reste scotchée aux alentours de 7 000 milliards de dollars,

Graphique 4 :

2011.01.09.10.M2M1DOL.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Tout va bien, pour le mieux même pour les Américains qui ont une haute qualification. Il est très difficile d’obtenir de meilleurs résultats car le facteur limitant est le manque de main d’œuvre hautement qualifiée.

***

 

Par CHEVALLIER
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 10:29

 

Le nouveau paradigme US

 

Tous les indicateurs sont concordants : la croissance du PIB aux Etats-Unis est revenue dans sa moyenne historique de l’après guerre, aux alentours de 3,5 % (d’une année sur l’autre, en fait 3,3 % au 3° trimestre), et il en sera de même au cours de ces prochains trimestres,

Graphique 1 :

2011.01.09.1.GDP50.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Les variations de la croissance ont été importantes depuis ces 60 dernières années. La chute du PIB en 2009 a été un peu plus forte que celle de 1982 mais plus courte. Elle n’a donc rien d’exceptionnel.

Par contre, la baisse du nombre d’emplois salariés a été exceptionnellement forte,

Graphique 2 :

2011.01.09.2.EMPYOY50.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

8,363 millions d’emplois salariés ont été supprimés (en net) en 2008-2009,

Graphique 3 :

2011.01.09.3.EMP08.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Cette hécatombe a succédé à une période faste de 2004 à 2007 au cours de laquelle les créations d’emplois salariés ont été supérieures aux normes : 1,9 millions par an en moyenne, soit 7,6 millions en 4 ans,

Graphique 4 :

2011.01.09.4.EMP03.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Depuis l’après guerre, la chute de l’emploi total n’a jamais été aussi forte ni aussi longue,

Graphique 5 :

2011.01.09.5.EMPTOT48.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Le nombre d’emplois de salariés est finalement scotché depuis fin… 1999 aux alentours de 130 millions,

Graphique 6 :

2011.01.09.6.EMP99-copie-1.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Depuis fin 1999, le PIB réel a augmenté de plus de 20 %, ce qui correspond grosso modo aux gains de productivité.

Toutefois, il faut remarquer que le nombre d’Américains travaillant pour leur propre compte (commerçants, artisans, professions libérales, agriculteurs et autres entrepreneurs individuels) n’a augmenté qu’un peu au début des années 2000 pour revenir dans sa tendance longue.

Le taux de chômage des « bac + 4 et + » est inférieur à 5 % (niveau qui est considéré comme incompressible), ce qui signifie que l’Amérique manque de salariés hautement qualifiés, alors que le taux de chômage des non-bacheliers est dans les 15 %.

Aucune baisse importante du taux global de chômage n’est discernable dans l’avenir proche.

Tels sont les chiffres.

La condition nécessaire pour que l’Amérique garde son leadership sur le monde est que le niveau  (et les gains) de productivité continuent à être élevés aux Etats-Unis (à la pointe même pour les techniques les plus importantes), et pour cela les Américains doivent avoir un haut niveau de qualification.

Aussi, les dirigeants politiques et économiques qui défendent ce leadership de l’Amérique, dont le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, ont imaginé et réalisé ce plan machiavélique qui a consisté à créer une chute importante du PIB, obligeant les entreprises à restaurer leurs bénéfices en supprimant les postes de travail les moins productifs, ce qui a pour conséquence, entre autres, d’inciter les jeunes américains à faire des études longues et sérieuses pour décrocher plus tard un emploi quasiment garanti, et les autres à trouver des solutions pour pouvoir tirer des revenus par un travail plus productif.

Ce bon vieux Greenspan avait déjà soulevé ce problème sans pouvoir le résoudre car toute tentative de réforme du système éducatif (surtout dans le secondaire) est vouée à l’échec compte tenu de la puissance des syndicats de professeurs.

Maintenant, il n’est plus question d’entretenir une masse de millions d’Américains improductifs vivant aux crochets de ceux qui sont les plus productifs.

C’est la justice sociale, logique, telle qu’elle est largement partagée aux Etats-Unis. Elle est exactement opposée à celle qui est communément répandue en France qui consiste à dépouiller les personnes les plus productives au profit de celles qui le sont le moins, ce qui est totalement… injuste.

Ainsi, les latinos non qualifiés savent qu’en entrant illégalement aux Etats-Unis, ils auront beaucoup de difficultés pour trouver du travail, ce qui découragera leur immigration.

Le chômage des Américains non-qualifiés est donc appelé à être durable, et indispensable pour que l’Amérique garde un niveau élevé de productivité et son leadership sur le monde, tel est ce nouveau paradigme américain...

Dans cette optique, une remarque s’impose : l’importance des saisies immobilières est normale dans la mesure où plus de 8 millions d’Américains ont perçu au cours de ces dernières années des revenus indus qui leur ont permis de devenir anormalement propriétaires de leur logement.

Par ailleurs, le chiffre d’un taux de chômage global de 10 % n’est pas pertinent car il recèle des disparités considérables entre un taux de chômage des « bac + 4 et + » inférieur à 5 % et un taux de chômage des non-bacheliers dans les 15 % : tout va bien pour les « bac + 4 et + », les autres devant en prendre l’exemple.

***

 

Par CHEVALLIER
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Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 18:00

 

Olivier Fluke (encore)

 

Je recommande une fois de plus aux honorables lectrices et lecteurs de mon blog de lire les articles d’Olivier Fluke sur son blog, cliquer ici pour y accéder.

J’ai déjà écrit qu’Olivier Fluke est un journaliste, pas un journaleux : il ne répète pas les informations truquées colportées par la communauté médiatique qui impose sa pensée unique, mais il décrypte parfaitement bien les informations disponibles de façon à révéler la réalité des problèmes qu’il aborde.

Il en est ainsi par exemple pour ses analyses sur les banques. Il a l’art de trouver dans une documentation volumineuse les informations pertinentes que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Il aborde beaucoup de sujets économiques, financiers et boursiers, toujours avec les mêmes compétences et dans une excellente tendance de fond, c’est-à-dire avec une excellente culture économique et financière, ce qui est particulièrement rare en France !

Un autre angle d’analyse que le mien, et qui le complète bien, ou un autre son de cloche dans la même tonalité…

***

 

 

Par CHEVALLIER
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 16:09

 

Copé, les 35 heures et l’€

 

Jean-François Copé, le patron du parti présidentiel, est un peu contrarian : il est le seul homme politique associé au pouvoir à remettre en cause les 35 heures.

Encore un effort : il faudrait qu’il prône que la France sorte de l’euro-système.

En effet, c’est à ces deux conditions (nécessaires) que la croissance du PIB pourrait repartir sur de meilleurs fondamentaux, ce qui permettrait de faire baisser le chômage et d’augmenter le niveau de vie des Français en réduisant leur endettement.

Les chiffres de la Banque de France s’imposent : depuis l’adoption de l’euro, le déficit cumulé des investissements directs étrangers (IDE) se monte à 600 milliards d’euros et il augmente de mois en mois car les entreprises  étrangères investissent moins en France (certaines désinvestissent même) que les entreprises françaises le font à l’étranger,

Graphique 1 :

2011.01-5.1.IDE.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Le déficit cumulé de la balance commerciale (sur les biens seuls, 250 milliards d’euros) augmente lui aussi depuis août 2004 pour les mêmes raisons,  

Graphique 2 :

2011.01.05.2.CUMDEF.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Le résultat est que la position nette de la France est négative (225 milliards d’euros fin septembre), ce qui signifie que la dette de la France vis-à-vis de l’étranger augmente de plus en plus,

Graphique 3 :

2011.01.05.3.NET.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

En réalité, la situation est pire encore. En effet, plus de 70 % de la dette de l’Etat (1 223 milliards d’euros fin septembre dernier), soit plus de 860 milliards d’euros sont détenus par des investisseurs étrangers, ce qui est comptabilisé en entrées nettes de capitaux venant en diminution de la dette nette de la France vis-à-vis de l’étranger.

Tous comptes faits, la dette nette totale de la France vis-à-vis de l’étranger est dans les 1 000 milliards d’euros.

Les causes sont connues : les 35 heures ont fait baisser la compétitivité des entreprises établies en France et l’adoption de l’euro ne permet pas de faire baisser (en compensation) la monnaie qui circule en France par rapport à celles qui circulent dans d’autres pays qui sont plus performants comme l’Allemagne.

Les marchés financiers anticipent une sortie de l’euro (car les gros investisseurs connaissent les contraintes des balances des paiements), ce qui est visible dans l’écart en pourcentage des quasi-monnaies que sont les rendements des bons à 10 ans de référence du Trésor français par rapport au Bund qui est de l’ordre de 10 à 20 %,

Graphique 4 :

2011.01.05.4.FRFDM.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Comme Sarko (ni son successeur) n’acceptera jamais de prendre la décision de mettre fin aux 35 heures et de sortir de l’euro-système, la situation ne peut que se dégrader (en valeur relative) pour les Français avec un risque de tsunami bancaire toujours possible car nos Gos banques ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.

Quand Sarko ne sera plus président, ce sera la dolce vita pour lui comme il l’a dit et répété, mais pas pour les Français.

En attendant ces échéances, toute personne sensée est amenée à protéger son capital en sortant de l’euro-système pour l’investir en valeurs mobilières (actuellement en actions) dans le seul pays dont les dirigeants maitrisent sur le long terme les fondamentaux chers à tout bon monétariste : les Etats-Unis.

C’est la raison pour laquelle je propose des analyses portant sur un certain nombre de sociétés cotées aux Etats-Unis, en croissance, créant de la valeur pour leurs actionnaires et sous valorisées qui alimentent la spéculation gagnante (40 % de plus-values sur 12 mois en 2010).

Offres et renseignements sur demande, à partir de 5 000 euros pour 12 mois.

***

 

Par CHEVALLIER
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Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 10:26

 

2011 : spéculons…

 

Spéculer (de speculare), c’est observer attentivement, le champ de la bataille pour la gagner.

Spéculons sur ce qui peut se passer en 2011…

En fait, rien de bien nouveau par rapport à ce que j’en ai écrit avant les fêtes, sinon la confirmation de mes analyses, beaucoup de journaleux et de bonimenteurs (analystes, stratégistes, économistes, hommes politiques, etc.) développant finalement un certain nombre de ces idées qui progressent avec un certain retard, ce temps d’avance que j’ai alimentant d’une façon générale la spéculation gagnante.

La croissance est repartie aux Etats-Unis sur de bons fondamentaux restaurés (depuis décembre 2008, comme je l’ai constamment écrit), tous les indicateurs fiables sont concordants.

Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, rompt avec les méthodes de ce bon vieux Greenspan qui faisait repartir fortement la croissance après voir provoqué son ralentissement (pour résoudre les problèmes qui se posaient).

Il utilise tous les moyens possibles pour ralentir cette reprise, en particulier les innombrables idiots qui deviennent miraculeusement utiles, ceux qui répètent depuis plus de 50 ans que l’Amérique est au bord du gouffre.

Le résultat est en particulier une sous-évaluation constante des actions de l’ordre de 30 % environ (d’après mes analyses portant sur les 30 valeurs de référence du Dow Jones IA).

Cette bonne santé des Etats-Unis et des pays émergents contraste avec la situation économique dans la vieille Europe : les tensions dans l’euro-système (inviable à terme) s’exacerbent.

Le point de rupture est peut-être proche. Cependant, la richesse accumulée en Europe et ailleurs dans le monde permet de laisser perdurer des situations qui auraient pu être considérées comme désespérées.

Ainsi par exemple, le Japon survit très bien avec un endettement public de l’ordre de 200 % du PIB. Dans cette optique, l’Etat français peut encore s’endetter de plus de 2 000 milliards d’euros, ce qui laisse une marge importante !

Le plus gros danger provient de défauts de paiements possibles émanant de ces cochons de pays du Club Med comme cela s’est déjà produit début mai 2010 pour au moins 2 banques présentant un risque systémique. Tout peut alors se passer très vite et les dégâts seront alors considérables, à l’instar de ce qui vient de se produire en Irlande, cf. mes analyses en particulier sur la sous-capitalisation potentiellement létale des big banks européennes.

C’est là la plus grosse incertitude et le plus grand risque pour l’avenir envisageable. C’est également une situation idéale (pour les Américains) pour accentuer le désordre en Europe et l’affaiblir durablement.

***

 

Par CHEVALLIER
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Dimanche 2 janvier 2011 7 02 /01 /Jan /2011 10:50

 

Bonne année 2011 !

 

Je présente aux lectrices et lecteurs de mon blog tous mes meilleurs vœux  pour cette nouvelle année 2011.

Plus que jamais, il faut et il faudra spéculer correctement pour que cette année soit bonne…

***

 

Par CHEVALLIER
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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 16:36

 

Euro et productivités

 

Un petit complément s’impose à propos de l’euro et de la productivité…

La productivité par heure travaillée en France est effectivement l’une des plus élevées du monde, quelle que soit la source, c’est indubitable.

Les Français devraient donc être parmi les plus riches et les plus prospères du monde (bien plus que les petits Suisses !) avec un taux de chômage au minimum incompressible de 4 à 5 %, ce qui est loin d’être le cas !

En effet, ce qui compte, tous comptes faits, c’est la productivité globale, au niveau de la nation.

Il est difficile de la déterminer (du moins je n’ai pas trouvé de sources fiables à ce sujet).

Par contre, un indicateur s’impose : la position nette de la nation vis-à-vis de l’étranger, c'est-à-dire, tous comptes faits, le solde de la maison France par rapport au reste du monde dans le système financier et monétaire international.

En effet, certains pays ont une position nette excédentaire comme l’Helvétie (764 milliards de francs… suisses), d’autres ont nécessairement de ce fait une position nette déficitaire comme par exemple la France, comptabilité en partie double impose.

L’écart entre la productivité globale et la productivité horaire correspond à l’incidence de la productivité du secteur public et, disons, du système organisationnel.

La productivité horaire des fonctionnaires et des salariés des organismes français plus ou moins publics est faible, ce qui est bien connu, et contribue à la faiblesse de la productivité globale mais d’autres éléments jouent un rôle essentiel…

Ainsi par exemple, à partir du moment où les 35 heures ont été imposées en France, les entreprises ont été obligées d’augmenter la productivité horaire pour s’en sortir, mais globalement, au niveau de la France, la productivité (globale) n’a pas augmenté. Elle a même baissé par rapport à la plupart des autres pays comparables.

Il en est de même pour ce qui concerne l’euro : son adoption a entrainé une détérioration de la position nette de la France (cf. le déficit de la balance commerciale).

Ces problèmes ont été bien analysés et anticipés par les investisseurs : les investissements directs étrangers en France ont baissé et les investissements directs français à l’étranger ont augmenté.

D’après les chiffres de la Banque de France, depuis 1997, le cumul de ces déficits des investissements directs étrangers (IDE) se monte à près de 600 milliards d’euros !

2010.12.21.1.CUMIDE.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique qui correspond au graphique numéro 4 de mon dernier billet à ce sujet, cliquer ici pour le voir.

La nette dégradation des investissements directs étrangers en 1999 et 2000 s’explique a priori par l’adoption de l’euro et des 35 heures.

Depuis l’adoption de l’euro, la balance des paiements qui est prise en considération dans le système des règlements internationaux est celle de la zone euro et non pas celle de la France, ce qui a l’inconvénient de ne pas mettre en évidence la détérioration de la position nette de la France qui est pourtant connue et publiée dans la balance des paiements, mais compensée par les excédents allemands, cf. mes billets à ce sujet.

Plus le temps passe, plus la situation s’aggrave, ce qui signifie que le déficit de la situation nette de la France augmente.

La seule solution est la sortie de l’euro-système qui obligerait la France à augmenter sa productivité globale, en particulier en mettant fin aux 35 heures

Bien entendu, tous les hommes politiques (sauf rares exceptions pour diverses mauvaises raisons), tous les journaleux et tous les bonimenteurs défendent le maintien de la France dans l’euro-système.

Le comble de la propagande est atteint par cet article de la Pravda, cliquer ici pour le lire, qui, se référant à l’exemple de l’Argentine, prétend que c’est la fin de son arrimage au dollar des Etats-Unis qui y a provoqué la crise en 2002, alors que c’est au contraire le maintien de la parité peso-US$ qui a provoqué cette crise d’autant plus profonde qu’il a duré trop longtemps, 10 ans… comme l’euro !

Il était compréhensible que les Russes n’aient pas réagi pas du temps de l’URSS, mais en France, avec les moyens d’information dont nous disposons, l’obstination dans l’euro-erreur est incompréhensible.

***

 

Par CHEVALLIER
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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 09:41

 

Un trésor de 1 000 milliards d’euros !

 

Un trésor de 1 000 milliards d’euros se trouve dans les caisses de la BCE ! (cf. son bilan)

Un trésor d’un tel montant, forcément, ça attire les gangsters…

Si Sarko & Co. ont pu fanfaronner en mai dernier en se vantant d’avoir sauvé la Grèce et l’euro grâce à leur solidarité, les Français et autres contribuables euro-zonards qui sont peut-être des veaux, ont quand même compris que les centaines de milliards d’euros promis allaient leur couter cher, d’où l’accentuation de la baisse de la popularité des dirigeants politiques euro-zonards.

Piquer dans les caisses de la banque centrale, ça ne se fait pas, mais c’est tentant, surtout quand elle recèle un trésor de 1 000 milliards d’euros.

La solution est de le faire discrètement, par un montage juridique complexe et subtil indécelable par le commun des mortels.

Les gens de la BCE qui ne sont quand même pas totalement incompétents, ont flairé l’arnaque : depuis quelque temps, JC Le Tricheur intervient pour essayer de sauver sa boutique en dénonçant les manips qui se préparent.

En effet, l’astuce est présentement de transférer la charge du sauvetage des banques irlandaises de l’Etat à la BCE, ce qui permettrait aux dirigeants politiques de ne pas emprunter davantage pour sauver des banques (et de se limiter au sauvetage des Etats, ce qui est déjà beaucoup).

Les gens de la BCE savent que les risques de défauts de paiements des banques européennes sont élevés et qu’ils portent sur des montants considérables qui mettraient en péril la BCE.

Pour l’instant, les hostilités, plus ou moins feutrées, sont engagées.

Affaire à suivre…

***

 

Par CHEVALLIER
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