Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 11:09

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : Création et circulation monétaire, dettes, débit = crédit

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

 

Le principe de la comptabilité en partie double est incontestablement l’invention la plus importante faite par les hommes depuis qu’ils existent car il rend possible depuis plus de 5 000 ans le développement des échanges internationaux sur de très longues distances, ce qui permet d’augmenter globalement leur richesse, en particulier grâce aux banques qui mettent en relation l’offre et la demande d’argent.
Les gains de productivité depuis la révolution industrielle et plus récemment depuis l’ouverture des marchés ont accéléré la création de richesse(s).

Dans la mesure où il n’y a pas de création monétaire, ce qui est le cas aux Etats-Unis et dans beaucoup d’autres pays dans le monde où l’argent est sain, il est donc normal que l’offre d’argent augmente globalement.
L’optimum économique est atteint lorsque les marchés monétaires fonctionnent normalement, c’est-à-dire quand l’offre et la demande d’argent coïncident logiquement.
Dans ces conditions, il est donc normal, et même indispensable que les dettes augmentent dans le monde, c’est-à-dire la demande d’argent (au fur et à mesure que l’offre augmente car les marchés sont très ouverts).

La rencontre entre l’offre et la demande d’argent se fait à un certain prix : c’est le taux d’intérêts, c’est-à-dire le prix auquel les titulaires de capitaux acceptent de les prêter et les investisseurs de les emprunter (c’est le prix de l’argent).

Les bons des Trésors des pays développés sont à la base de tous les marchés de capitaux et l’évolution relative de leurs rendements réels (corrigés par l’inflation) joue un rôle fondamental.
Les rendements (réels) des bons à 10 ans des Trésors sont la référence mondiale, et en particulier ceux qui sont les plus recherchés : les Notes des Etats-Unis.

La situation est optimale quand les rendements réels de ces bons du Trésor américain sont faibles (aux alentours de 2 %, périodes 1 et 3) car les placements sans risques de père de famille que sont les bons des Trésors ne sont pas rentables (ils ne sont pas créateurs de richesse car les Etats ne créent pas de véritable richesse),

Document 1 :

Les placements en actions sont alors les plus rentables car ils sont normalement d’un rendement réel de l’ordre de 3 à 5 %, voire davantage dans les entreprises innovatrices bien gérées qui créent de la valeur comme c’est souvent le cas aux Etats-Unis.

La période 2 (d’inflation, de 1981 à 2002) a été défavorable aux investissements (en actions) créateurs de valeur et bénéficiaire pour les investissements (inutiles voire nuisibles) en bons de Trésors.

La politique monétaire menée par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, est donc une très grande réussite car la rentabilité des placements en bons des Trésors est très basse et tend vers zéro aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde (elle est même négative sur certaines échéances pour ceux de la Suisse !) mais elle repose sur une particularité : les marchés financiers fonctionnent mal. En effet, ce sont souvent les banques centrales qui jouent leur rôle en assurant l’indispensable circulation de l’argent.

Ainsi, les institutions financières américaines disposent de trésoreries abondantes qu’elles placent auprès de la Fed car elles sont tétanisées par les risques d’effondrement de la zone euro. La Fed utilise ces dépôts pour acquérir (logiquement à leur place) des bons du Trésor (et d’organismes hypothécaires) pour un total de… 2 647 milliards de dollars selon les chiffres de son dernier bilan hebdomadaire.

La situation est différente dans la zone euro. En effet, comme beaucoup de banques sont proches du défaut de paiement, surtout en dollars, les marchés financiers sont paralysés. Les banques ne se prêtent plus d’argent car elles n’ont plus confiance entre elles : elles ne prêtent leurs disponibilités qu’à la BCE qui en retour prête cet argent aux banques qui en demandent. Cet ersatz de marché interbancaire porte sur 650 à 700 milliards selon les chiffres des bilans hebdomadaires de la BCE.

Dans ces deux cas, dans la zone euro et aux Etats-Unis, il n’y a pas de création monétaire par les banques centrales (comme le répètent inlassablement tous les idiots inutiles) mais circulation d’argent dans les circuits financiers par l’intermédiaire des banques centrales.

Le seul gros problème est celui de la création monétaire qui s’est produite dans la zone euro avec l’hypertrophie de l’agrégat M1 qui se monte à 4 770 milliards d’euros, la moitié du PIB annuel contre 15 % environ pour les Etats-Unis.

Ce sont ainsi plus de 3 000 milliards d’euros d’argent non gagné qui circulent en Europe, et donc dans le monde puisque les marchés financiers sont très ouverts.
Tant que cette bulle n’aura pas éclaté, les tensions perdureront sur les marchés.

Remarques complémentaires…

1 / Les dettes publiques augmentent en Europe et aux Etats-Unis mais comme l’argent est abondant, les taux sont encore à un niveau très bas. Si cette demande continue à augmenter, les taux monteront.

Il en sera de même quand les investisseurs estimeront que certains Etats, aujourd’hui considérés comme solvables, seront considérés comme risquant de ne plus pouvoir rembourser normalement leurs dettes comme c’est le cas actuellement pour la Grèce (34 % pour le 10 ans !).

Seules les analyses monétaristes permettent d’anticiper ces évolutions qui ne sont actées que tardivement par les marchés et finalement par les agences de notation (elles ne font que constater ce que les bons spéculateurs avaient détecté les premiers en retirant leurs capitaux des bons des Trésors à risques dont les rendements augmentent par rapport à ceux qui sont les plus sûrs, ceux du Trésor helvète).

2 / Les pays dont la balance commerciale est fortement déficitaire comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni rééquilibrent normalement leur balance des paiements en attirant des capitaux du monde entier car leur place financière est considérée comme attractive.

Les cochons de pays du Club Med, dont la France, qui ont des balances commerciales fortement déficitaires et qui n’attirent pas des capitaux de l’étranger sont obligés d’emprunter des dollars par l’intermédiaire de l’euro système mais comme la BCE manque de réserves en cette devise, elle est maintenant obligée d’emprunter plus de 50 milliards de dollars à la Fed. Ça ne peut pas durer éternellement

3 / La bulle qui s’était développée en M3-M2 a éclaté avec la crise dite des sub-prime et à la suite de la faillite de la banque des frères Lehman comme le montre le dégonflement de cet agrégat en €URSS qui varie en concordance avec celui des Etats-Unis dont les chiffres de M3 ne sont plus publiés depuis l’entrée en fonction de B-2 à la tête de la Fed pour empêcher les bons analystes de disposer de ces informations indispensables,

Document 2 :

Tout est simple.

Par CHEVALLIER
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 18:19

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : France : le pire cancre de l’€URSS !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

 

Eurostat vient de publier les chiffres du commerce extérieur de l’€URSS qui montrent que le déficit français s’accentue et atteint 65,8 milliards sur les 9 premiers mois de 2011 (73,8 milliards sur les 12 derniers mois selon les chiffres de la Banque de France, cf. mon article à ce sujet) contre 48,1 milliards pour la même période de l’an dernier,


Heureusement, aucun autre pays ne fait pire que nous : les déficits de l’Espagne (-36,7 milliards) et de l’Italie (-23,1 milliards) sont relativement faibles ainsi que ceux de la Grèce (-13,2).

Dans ces conditions, on comprend mieux que notre histrion ignare ait capitulé face à Angela qui menaçait de lui couper… l’accès aux excédents de dollars gagnés par les entreprises allemandes pour éviter un défaut de paiement de nos Gos banques.

Les Irlandais (grâce au faible taux d’impôts sur les bénéfices des sociétés) et les Néerlandais, contribuent eux aussi au maintien de l’€URSS en survie temporaire.

Ça ne peut pas durer éternellement

Cliquer ici pour accéder à la page d’Eurostat donnant ces statistiques.

Par CHEVALLIER
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 15:40

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : Thank you B-2 !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

 

La Fed de New York confirme que les Américains ont bien prêté 50,685 milliards de dollars à la BCE le 7 décembre,


Johnny a demandé à son copain notre histrion ignare…
A que c’est quand et comment qu’on remboursera les Ricains ?

… qui lui a répondu :
Tais-toi et chante !

Ça ne peut pas durer éternellement a dit tristement comme toujours B-2.

Cliquer ici pour lire cette page de la Fed et cliquer ici pour lire mon article lors de l’annonce de ce swap par la BCE.

Par CHEVALLIER
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 09:57

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : Nomenklatura française : triples idiots !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France

 

Les membres les plus hauts de la nomenklatura française (le toujours jeune Baroin, Christian Noyé sous les dettes et notre histrion ignare) ont bien mérité le titre de triples idiots pour leurs déclarations tonitruantes (leurs attaques sauvages plutôt) contre le Royaume-Uni dont la situation économique serait d’après eux pire que celle de la France.

En effet, le meilleur et surtout l’indicateur le plus synthétique de la bonne et de la mauvaise santé d’une nation est le rendement des bons à 10 ans de son Trésor : 3,065 % pour la France contre 2,116 % pour le Royaume-Uni à l’ouverture des marchés ce matin,


Pire, depuis un an, la situation en France se dégrade fortement par rapport à celle du Royaume-Uni : les rendements français remontent au niveau de ce qu’ils étaient un an auparavant alors que ceux du Royaume-Uni ont fortement baissé.

Le Royaume-Uni, hors de l’€URSS avec de faibles taux d’imposition, surtout dans le secteur financier et bancaire, reste encore plus attractif que la France championne du socialisme taxateur sous le règne de notre histrion ignare en attendant pire.

Par CHEVALLIER
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 11:43

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : BCE : encore des dollars pour les banques

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes

 

La BCE vient encore de prêter pour une semaine 5,122 milliards de dollars à 12 banques de la zone euro qui étaient sur le point d’être en défaut de paiement en cette devise, à un faible coût de 0,58 %,


Il s’agit a priori pour la plupart des 5 banques qui ont bénéficié de la même mesure la semaine précédente et qui ne peuvent pas rembourser leur dette, plus 7 autres.

Ça ne peut pas durer éternellement

Par CHEVALLIER
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 18:32

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : BCE : 50 milliards de dollars empruntés pour ses banques

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes

 

La BCE vient de publier son dernier bilan hebdomadaire qui montre qu’elle a prêté une cinquantaine de milliards de dollars à des banques de la zone euro en augmentant ses créances sur elles de 37 milliards d’euros, rubrique 3 de l’actif…

Document 1 :

… par une augmentation de ses engagements envers des non-résidents de la zone euro, c’est-à-dire d’autres banques centrales (la Fed ?) ou (et) des banques commerciales…

Document 2 :

ce qui confirme qu’elle a dû emprunter ces dollars qu’elle n’avait pas car elle n’a plus assez de réserves en devises (150 milliards d’euros) pour faire face à cette nouvelle demande comme je l’ai écrit lors de cette opération.

A titre de comparaison, les réserves en devises des 7,7 millions de petits Suisses sont de 230 milliards de francs.

Ça ne peut pas dure éternellement

Par CHEVALLIER
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 16:27

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : Lehman m’a tuer ! 

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France

 

De petits compléments sont nécessaires à propos des balances des paiements…

Une balance des paiements est par définition équilibrée. Elle est composée de balances intermédiaires.
Les déficits des différentes rubriques de la balance des transactions courantes (qui comprend en particulier la balance commerciale et celle des Investissements Directs Etrangers) sont donc obligatoirement compensés, entre autres, par des transferts comptabilisés dans cette rubrique absconse N.4.700. Compte financier, Autres Investissements (Transactions nettes, France vis-à-vis du reste du monde, Solde, Non CVS-CJO, Mensuel) qui comprend divers types d’investissements, dont les investissements en portefeuille.

Globalement, les pays qui ont des excédents commerciaux sont donc obligés d’investir leurs devises à l’étranger, et inversement. Ainsi, la balance commerciale japonaise étant durablement excédentaire, les entreprises japonaises ont pu (et dû) beaucoup investir à l’étranger et inversement, les déficits du commerce extérieur des Etats-Unis sont couverts par des entrées de capitaux attirés par le dynamisme des entreprises américaines innovatrices et fortement bénéficiaires.

Le système des règlements internationaux fonctionne donc parfaitement bien grâce à ce principe de comptabilité en partie double qui repose sur les balances des paiements tenues par les banques centrales.
L’équilibre général (mondial et dans chaque pays) est réalisé par des déséquilibres qui se compensent.

Les variations d’un mois sur l’autre de la rubrique N.4.700 sont très fortes mais la courbe de tendance polynomiale d’ordre 4 donne des indications surprenantes : elle signifie que lorsqu’elle était positive (avant la faillite de la banque des frères Lehman), les excédents de la balance des transactions courantes permettaient aux entreprises françaises d’investir à l’étranger,


La tendance s’est renversée depuis la faillite de la banque des frères Lehman : en territoire négatif, cette courbe signifie que les déficits de la balance des transactions courantes sont couverts par des entrées forcées de capitaux, c’est-à-dire des emprunts en dollars à d’autres banques centrales ou (et) à des banques commerciales (les capitaux ne sont pas librement attirés par l’attractivité des entreprises françaises ni par celle des bons du Trésor français).

La tendance est de plus en plus baissière, ce qui correspond à l’aggravation de ces déséquilibres. Ça ne peut pas durer éternellement.
Les déséquilibres fondamentaux en France ne sont plus rattrapables en douceur.

Quand on comprend, c’est simple, tout est simple

Complément : aujourd’hui 13 décembre, un peu avant 16 heures, l’écart relatif des rendements du Bund (2,071 %) par rapport à ceux des bons à 10 ans du Trésor helvète (0,720 %, nouveau record historique ?) a atteint un nouveau record à 187,6 % ce qui signifie que les capitaux continuent à fuir l’€URSS.

Par CHEVALLIER
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 21:57

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : Déficits dans la balance des paiements : octobre 2011

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

 

La Banque de France vient de publier les chiffres de la balance des paiements du mois d’octobre 2011…

Le déficit de la balance commerciale de ce mois d’octobre a été de 6,5 milliards d’euros (6,4 milliards le mois précédent) contre un excédent de 12,6 milliards pour l’Allemagne !

Graphique 1 :

Sur les 12 derniers mois, ce déficit est de 73,9 milliards d’euros, nouveau record historique,

Graphique 2 :

Depuis juin 2004, le cumul des déficits des biens seuls atteint un nouveau record de 317,7 milliards d’euros,

Graphique 3 :

Comme la France n’est plus compétitive vis-à-vis de l’étranger, surtout avec un euro fort, les entreprises étrangères ont peu investi en France (3,2 milliards d’euros) et les entreprises françaises ont investi 7,9 milliards à l’étranger : la tendance du déficit des IDE (Investissements Directs Etrangers) s’accentue,

Graphique 4 :

Depuis l’adoption de l’euro, le cumul des déficits des IDE atteint 612,8 milliards d’euros, record historique égalé,

Graphique 5 :

Comme je l’ai écrit à maintes reprises, les déficits des différentes rubriques de la balance des paiements sont obligatoirement compensés par des transferts comptabilisés dans cette rubrique absconse N.4.700. Compte financier, Autres Investissements, Transactions nettes, France vis-à-vis du reste du monde, Solde, Non CVS-CJO, Mensuel, correspondant à la dette nette de la France vis-à-vis de l’étranger.

Ces transferts se sont montés à 32,1 milliards d’euros au cours du seul mois d’octobre, ce qui est encore (comme le mois précédent) tout à fait inhabituel ! Le montant de la dette nette apparente de la France est ainsi tombé à 45,8 milliards d’euros fin octobre,

Graphique 6 :

Ces transferts proviennent des excédents allemands, des investissements en portefeuille en France d’opérateurs étrangers (qui étaient encore faussement attirés en octobre par le AAA de la dette publique française) et très certainement par le rapatriement de milliards de dollars empruntés par les banques françaises aux Etats-Unis pour ne pas être en défaut de paiement dans cette devise ce qui cache l’ampleur des déficits réels (plus de 1 000 milliards d’euros !).

Dans ces conditions, le AAA de la France n’est absolument pas justifié et il est compréhensible que notre histrion ignare ait finalement capitulé face à Angela.

L’€URSS ne survit (miraculeusement) que grâce aux largesses allemandes (et aux acrobaties des banques), mais ça ne peut pas durer éternellement

Cliquer ici pour lire mon article sur la balance des paiements du mois précédent

Par CHEVALLIER
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 18:40

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : Chronique de l’€ffondrement annoncé

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

 

Il est totalement inutile que notre histrion ignare multiplie les rencontres avec Angela (toujours qualifiées de sommets historiques pour sauver l’euro, le monde et refonder le capitalisme) car l’effondrement de l’EURSS est inscrit depuis l’origine dans l’évolution des agrégats monétaires

Document 1 :

L’agrégat M1 représentait 28 % du PIB avant l’adoption de l’euro (en 1998) et sa part aurait dû baisser à 15 % comme aux Etats-Unis alors qu’il dépasse 50 % (du PIB) depuis fin 2009, ce qui signifie que de l’argent non gagné a été distribué en masse, surtout dans ces cochons de pays du Club Med, ce qui a provoqué cette hypertrophie létale et très difficilement rattrapable de la masse monétaire.

L’argent n’est donc pas sain en €URSS, or l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics, ce qui est simple, tout est simple, mais totalement incompréhensible pour toute personne n’ayant pas un minimum de culture monétariste, ce qui est le cas de tous les francophones à l’exception du microcosme microscopique constitué par les personnes qui comprennent ce que j’ai écrit et ce que Charles Gave en a écrit le premier à ce sujet.

La part de l’agrégat M2-M1 dans le PIB est a priori normale car elle fluctue autour de 40 %, c’est-à-dire en concordance avec la référence que sont les Etats-Unis.

Il n’en est pas de même pour M3-M2 qui correspond à la trésorerie des entreprises qui représentait 27 % du PIB aux Etats-Unis en février 2006, derniers chiffres connus car le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a pris soin (de nombreux mois avant de prendre ses fonctions à la tête de la Fed), de ne plus publier les chiffres de M3 de façon à ce que ces données restent confinées dans le cercle très fermé des gens de la Fed, ce qui est parfaitement inadmissible mais admis (si les parlementaires américains avaient un minimum de culture économique, ils auraient exigé que la Fed reprenne la publication de ces données, ce qui aurait permis à tout le monde de déceler l’émergence de l’hypertrophie monétaire qui a éclaté avec la crise dite des sub-prime puis celle qui a suivi la faillite de la banque des frères Lehman).

Dans la zone euro, M3-M2 fluctue aux alentours de 12 % depuis 10 ans, ce qui signifie que les entreprises ne gagnent pas assez d’argent. Elles ne peuvent donc pas investir suffisamment et elles perdent globalement petit à petit leur compétitivité par rapport à leurs concurrents.

Quid des bulles monétaires ?

Les autorités japonaises n’ont pas réussi à faire éclater la bulle en M3-M2 qui s’est développée dans leur pays dans les années 80, ce qui handicape et affaiblit considérablement les entreprises nippones encore aujourd’hui.

B-2 a laissé se développer puis il a fait éclater la bulle en M3-M2, ce qui a provoqué un choc mondial fatal à l’euro comme l’avait fort justement prédit ce cher Milton Friedman, père fondateur du monétarisme.
Tout est simple.

Une hypertrophie en M1 est a priori impossible à résorber d’une façon ordonnée. Il n’y a pas à ma connaissance d’antériorité.

M1 se montait à 4 770 milliards d’euros fin octobre pour un PIB annuel de 9 470 milliards d’euros (contre respectivement 2 150 milliards de dollars et 15 181 milliards pour les Etats-Unis).

Document 2 :

Comme M1 devrait représenter 15 % du PIB, 3 350 milliards d’euros sont en excédent. C’est de l’argent non gagné qui se trouve pour l’essentiel sur les comptes bancaires des Euro-zonards (ce qui permet au passage aux banques de se financer ainsi presque gratuitement !).

La création monétaire provient généralement de règles comptables qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité.

Ainsi par exemple, les engagements de retraite ne sont pas comptabilisés à leur juste valeur en France et des transferts portant sur des montants considérables sont effectués dans le cadre de l’euro système, ce qui est visible (pour ceux qui veulent le voir) dans la rubrique Autres investissements de la balance française des paiements.

Une baisse forte et rapide de M1 pourrait mettre fin à cette hypertrophie monétaire et rétablir des fondamentaux sains, ce qui ne pourrait se faire que lors d’une crise très forte, pire que celle des années 30. Cette hypothèse est possible. Ce serait alors une crise systémique, c’est-à-dire un effondrement de tout le système économique de la vieille Europe et des banques en particulier.
Les dommages seraient considérables, mais les pays européens pourraient repartir durablement en forte croissance, comme cela s’est produit en Argentine.

La baisse de M1 pourrait être lente et faible. Dans ce cas, la vieille Europe serait condamnée pour des décennies à une croissance molle voire nulle et même négative (comme ce qui s’est passé pour le Japon), les désordres iraient croissant, ce qui correspond exactement à la stratégie américaine qui obtiendrait ainsi un affaiblissement irrémédiable de ces concurrents qui auraient pu remettre en cause le leadership des Etats-Unis dans le monde.

Cette seconde hypothèse est celle qui est souhaitée par les Américains et c’est celle qui est (péniblement) mise en œuvre par la nomenklatura de l’€URSS

Par CHEVALLIER
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 16:12

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : USA : croissance et dépenses

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

 

Si l’€URSS est au bord du gouffre, tout va bien aux Etats-Unis : à la fin de la semaine finissant le 28 novembre, les Américains ont diminué leur épargne de 37 milliards de dollars (par rapport à un sommet de 7 510 milliards atteint deux semaines auparavant) pour les dépenser en achats divers, la demande augmentant, l’offre y répond, ce qui correspond à une croissance du PIB.

Tout est simple

L’augmentation de l’épargne visible dans l’agrégat M2-M1 est ainsi de 7,1 % d’une année sur l’autre…

Document 1 :

… ce qui m’a amené à réviser à la hausse mes précédentes prédictions avec une croissance du PIB réel proche de l’optimum : 2,5 % en ce 4° trimestre par rapport au précédent en taux annualisé, soit 1,5 % d’une année sur l’autre,

Document 2 :

Dans ces conditions, l’Amérique, et le reste du monde, peuvent supporter un effondrement de l’€URSS sans trop de dommages.

Tout va bien, ou presque, sauf en €URSS bien sûr

Par CHEVALLIER
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