Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 18:09

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : PMI manufacturier : France / USA, juillet (actualisation)

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, France

 

L’écart augmente encore entre les Etats-Unis (l’Allemagne et l’Europe) où la croissance est forte et la France qui plonge dans la crise qu’elle se crée : 47,8 en France pour les indices PMI manufacturiers de référence Markit et ISM à 57,1 pour les Etats-Unis,

Document 1 :

Donc, en France, une fois de plus, tout va bien, c’est l’exception française…
La croissance est supérieure à sa tendance à long terme aux Etats-Unis, et sans inflation,

Document 2 :

Sans commentaires.

Cliquer ici pour lire les communiqués complets de Markit.

Par CHEVALLIER
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Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 17:02

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : BNP-Paribas 2° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Les banksters de BNP-Paribas ont publié leur bilan pour ce dernier trimestre mais ils continuent à ne pas le présenter correctement, c’est-à-dire pas comme devraient le faire les banques normalement constituées…

En effet, pour déterminer les véritables capitaux propres dits tangibles excluant les minoritaires (Tangible shareholders equity), il faut aller pêcher le montant du Total part du groupe au passif puis retrancher les écarts d’acquisition (goodwill) inscrits à l’actif…

Document 1 :

… et surtout retrancher les Titres Super-subordonnés à Durée Indéterminée (TSSDI) qui se montaient à 6,599 milliards d’euros à la fin de ce dernier trimestre… qui ne sont mentionnés que dans les états financiers semestriels, cf. mes articles à ce sujet, car les dirigeants de nos Gos banques ont réussi à faire adopter en France cette règle qui n’est bien entendu pas appliquée ailleurs (qu’en France),

Document 2 :

Une petite remarque : ces chiffres du bilan ont été curieusement retraités, avec un effet favorable pour la banque évidemment… en application des règles IFRS 10 et 11 et IAS 32 !

Les derniers chiffres publiés par les banksters sur leur endettement sont étonnamment exactement égaux de ceux que j’avais retraités précédemment (sur la base d’un ratio de levier Bâle 3 publié par BNP de… 3,7 % pour le 1° trimestre), ce qui confirme une fois de plus la justesse de mes analyses : le ratio Core Tier 1 réel (calculé comme je le fais habituellement en application des règles préconisées par ce bon vieux Greenspan et autres) est de 3,7 % correspondant à un leverage de 27,0 !

Document 3 :

 

 


Sommes en milliards d’euros. Le montant des écarts d’acquisition du 1° trimestre 2014 est estimé par rapport au ratio de levier Bâle 3 publié par BNP de 3,7 %.

 

Cependant, le communiqué de presse mentionne curieusement page 2 que le ratio de levier Bâle 3 est de… 3,5 % ! (c’est en fait le ratio Core Tier 1), ce qui signifie en réalité que le montant des véritables capitaux propres représente 3,5 % du total des actifs, ce qui correspond à son inverse, le leverage, c’est-à-dire au multiple d’endettement ou levier en français, de 28,6 (le total des dettes représente 28,6 fois le montant des capitaux propres), confirmant ainsi parfaitement mes analyses mais… en pire !

Document 4 :

Par ailleurs, ces chiffres sont en concordance avec ceux de l’Autorité Bancaire Européenne (l’EBA, dans le cadre de son étude sur la solidité des banques de la zone euro), qui ne retient que les véritables capitaux propres, sans les titres dits hybrides (super subordonnés et autres) ni les écarts d’acquisitions officiellement reportés à l’actif ni les autres plantages qui auraient dû être publiés par la BNP dans ses bilans. L’EBA a diffusé un document évaluant à 68 milliards d’euros le montant des véritables capitaux propres à la fin du 2° trimestre 2013. En conséquence, le véritable leverage se montait alors à 26,2 correspondant à un ratio Core Tier réel de 3,8 % en concordance avec mes analyses antérieures et postérieures.

A la suite des turbulences financières de ces dernières années, ce bon vieux Greenspan a relevé ses exigences à un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %, sans pondérer les actifs, comme le préconisent également la BRI, Axel Weber, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Banque du Portugal.

Dans ce cas, il faudrait pour cela augmenter les capitaux propres de… 105 milliards d’euros pour avoir un leverage de 10 ou diminuer le total des dettes de… 1 150 milliards !

C’est drôle, on se demande pourquoi les banksters de BNP-Paribas ne publient pas le montant des Certificats de Dépôt Négociables (CDN) qu’ils mettent en pension pour obtenir… 40 milliards d’euros d’argent frais ! chiffres publiés par la Banque de France, auxquels il faudrait ajouter ceux qui sont prêtés par la BCE qui ne publie aucun chiffre.

Document 5 :

Le leverage réel de BNP est de 27. Celui de la banque des frères Lehman était de 32 lorsqu’elle a fait faillite, ce qui a provoqué de fortes turbulences financières dans le monde. Le total de son bilan était alors de 650 milliards de dollars… seulement.
Le total du bilan de BNP, 1 900 milliards d’euros, est proche du montant du PIB annuel de la France.

Tout ceci est fort inquiétant mais il y a pire : tout le monde sait que BNP a été condamnée par les autorités américaines à payer près de 9 milliards de dollars pour éviter une condamnation en bonne et due forme en reconnaissant sa culpabilité dans des opérations frauduleuses.

Or, les banksters de BNP ne reconnaissent pas cette somme comme étant une amende (s’analysant comme étant la conséquence d’une condamnation) mais comme le résultat d’un accord (banal) avec les autorités américaines !

Document 6 :

Les banksters de BNP écrivent que cette somme doit être considérée comme non fiscalement déductible du résultat imposable et ils ont parfaitement raison sur ce point mais ils ont l’outrecuidance de faire… exactement le contraire en la passant en charge déductible du résultat dans un compte folklorique qu’ils ont inventé : Coûts relatifs à l’accord global avec les autorités des Etats-Unis !

Document 7 :

Il s’agit là évidemment d’une présentation frauduleuse des comptes dans le but de tromper le public et en particulier les clients et les investisseurs, ce qui est condamnable : c’est le délit de publication de faux bilan.

En fait, pour respecter les règles (les 9 milliards de dollars d’amende doivent être considérés comme non fiscalement déductibles du résultat imposable), il n’aurait pas fallu comptabiliser cette somme en charges, ce qui aurait fait un résultat avant impôts de 4,897 milliards d’euros engendrant un impôt sur les bénéfices de l’ordre de 33 % soit 1,632 milliards et un résultat net final de 3,265 milliards,

Document 8 :

Pire encore : si les personnes qui me lisent comprennent bien la manip des gangsters de BNP, ils sont sur le point de faire payer la moitié de cette amende par les contribuables !

En effet, en comptabilisant les 5,750 milliards d’euros d’amende en charges au 2° trimestre (compte tenu des provisions antérieures), les banksters de la BNP évitent de payer l’impôt sur les bénéfices de 1,632 milliards et ils disposent d’un avoir fiscal de 1,424 milliards, soit en tout 3,056 milliards qui sont perdus par les contribuables, ce qui signifie que ce sont eux qui vont payer in fine la moitié de l’amende de la BNP !

C’est du très grand art ! Bravo les artistes !
Personne n’a imaginé une telle pirouette. J’avoue que j’admire la prouesse.
Le plus drôle est que plus de 24 heures après la publication des comptes de la BNP, personne, à ma connaissance du moins, n’a compris la manip.

Enfin remarquons que les banksters de la BNP précisent qu’une incertitude demeure quant au traitement fiscal qui sera retenu in fine [… pour] cet accord, ce qui signifie que le gouvernement peut valider l’analyse de la BNP mais ce n’est pas certain.
En fait, en lisant entre les lignes, cela signifie que, si le gouvernement actuel accepte cette interprétation, BNP récupère miraculeusement 3 milliards d’euros. Comme un ascenseur permet de monter, il permet aussi de descendre, il est évident que les banksters de la BNP feront profiter le parti au pouvoir d’un retour d’ascenseur, à savoir de financements qui bénéficient du secret bancaire, ainsi que leurs adversaires qui seront par la suite au pouvoir, pour que tout reste discret.

Ainsi prospère la nomenklatura.
Les banksters de BNP prennent les Français pour des idiots et ils ont raison. Ça marche : ils ne comprennent jamais rien aux problèmes financiers, bancaires, monétaires.
Les Français sont en vacances. Ça baigne. Tout va bien.

Tout est simple… à condition de savoir décrypter correctement des centaines de pages de comptes à dormir debout pour en tirer la substantifique moelle.
Finalement, je remercie les dirigeants de nos Gos banques et ici ceux de BNP qui montrent que j’avais raison et que j’ai toujours raison de calculer les véritables ratios d’endettement.

Heureusement, je suis le seul à faire de telles analyses, mais l’EBA en reprendra certains éléments dans ses études à venir de façon à restaurer un peu de sa crédibilité !

Cliquer ici pour lire le communiqué présentant les résultats (non audités) de BNP d’où sont tirées ces dernières données.
Cliquer ici pour lire les données de la Banque de France sur les Titres de Créances Négociables (TCN).

BNP 2013 Q2 2013 Q3 2013 Q4 2014 Q1* 2014 Q2
1 Assets 1 861,34 1 855,62 1 810,52 1 882,76 1 906,63
2 Equity 86,136 86,644 87,433 85,519 84,6
3 TSSDI 7,229 7,229 6,614 6,614 6,599
4 Goodwill 10,488 10,278 9,846 11,7 9,925
5 Tangible eq 68,419 69,137 70,973 67,205 68,076
6 Liabilities 1 792,92 1 786,48 1 739,55 1 815,55 1 838,55
7 Leverage (µ) 26,2 25,8 24,5 27 27
8 Core Tier 1 (%) 3,8 3,9 4,1 3,7 3,7
Par CHEVALLIER
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Jeudi 31 juillet 2014 4 31 /07 /Juil /2014 08:17

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article et pour les commentaires : Banco Espirito Santo (BES) 2° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

 

Les derniers rapports financiers de Banco Espirito Santo (BES) ont été publiés.
Dans mon dernier article sur cette banque, j’écrivais : En fait, les fondamentaux de cette banque se sont légèrement détériorés, mais ces chiffres publiés ne reflètent pas la situation du groupe Espirito Santo Financial Group (ESFG) qui est largement hors normes et donc très inquiétante.

Effectivement, BES vient de publier un bilan qui donne a priori une meilleure image de la réalité : le leverage réel passe ainsi de 12,4 à 21,4 au 2° trimestre par rapport au précédent, soit un ratio Core Tier 1 réel de 4,7 % contre 8,0 % à la suite de 3,6 milliards d’euros de pertes enregistrées au cours de ce dernier trimestre suite à 4,250 milliards de dépréciations réelles enfin comptabilisées,

Document 1 :

 

 


Sommes en millions d’euros

 

BES considère que son ratio Core Tier 1 est de 5 % alors que le minimum requis au Portugal est de 7 %, ce qui confirme mes analyses et montre que les autorités portugaises (la Banque du Portugal) appliquent les bonnes règles d’endettement prudentiel sans pondérer les actifs, comme le préconisent ce bon vieux Greenspan, la BRI, Axel Weber, la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni.

Document 2 :

Dans mon dernier article sur cette banque, j’écrivais : Pour l’instant, tout va bien, en apparence du moins, comme avant un tsunami.

Document 3 :

Cliquer ici pour accéder aux pages des relations investisseurs du site de Banco Espirito Santo (BES).

BES 2011 Q4 2012 Q4 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2
1 Assets 80 237,40 83 690,80 80 608,00 82 817,30 80 216,30
2 Equity 5 644,03 7 063,30 6 246,69 6 321,88 3 732,76
3 Preferred st 211,913 193,289 159,342 159,342 159,342
4 Goodwill - - - - -
5 Tangible eq 5 432,12 6 870,01 6 087,35 6 162,53 3 573,42
6 Liabilities 74 805,30 76 820,80 74 520,70 76 654,80 76 642,90
7 Leverage (µ) 13,8 11,2 12,2 12,4 21,4
8 Core Tier 1 (%) 7,3 8,9 8,2 8 4,7
Par CHEVALLIER
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Mercredi 30 juillet 2014 3 30 /07 /Juil /2014 10:08

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Bons et mauvais bons des Trésors, Bund et autodestruction de l’Europe

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France, Suisse

 

Il se confirme bien que la situation se dégrade sérieusement en Europe comme le montre la baisse généralisée des rendements des bons des Trésors de référence.
Hier mardi 29 juillet, les rendements du bon Bund ont même battu leur plus bas historique record à 1,109 % en séance,

Document 1 :

Depuis le 18 juin, les rendements des mauvais bons du Trésor français en fin de séance européenne étaient étonnamment largement supérieurs à ceux qui étaient publiés en fin de séance américaine, ce qui ne se produit pas habituellement, du moins dans de telles proportions mais cet étrange phénomène a pris fin vendredi soir 25 juillet en fin de séance américaine : les rendements des mauvais bons du Trésor français ont bondi (alors que les rendements des bons des autres Trésors ont baissé) et ils sont restés à ce haut niveau hier encore mardi 28 juillet,

Document 2 :

Bizarre, bizarre comme c’est étrange…

En conséquence, les écarts quotidiens entre les rendements des mauvais bons du Trésor français et ceux du Bund qui divergeaient très nettement en quelques heures sont redevenus proches.
Tout se passe comme si ces idiots d’Américains qui ne comprennent rien aux subtilités de l’exception française commençaient enfin à comprendre que tout ne va pas bien dans ce village Potemkine.

Des journalistes américains du Wall Street Journal ont justifié ces écarts par la vente en masse de mauvais bons de Trésors à la dérive par des banques européennes voulant récupérer des liquidités en catastrophe.

Les rendements en fin de séance américaine sont revenus en concordance avec la situation critique de la France,

Document 3 :

Les écarts de rendements entre bons et mauvais bons ont même bondi davantage quand on se réfère à ceux des petits Suisses, ce qui signifie que la situation se dégrade surtout en France,

Document 4 :

La baisse généralisée des rendements des bons des Trésors européens signifie que la situation va y empirer alors que les niveaux relativement normaux des rendements des Notes montrent que la situation va y demeurer bonne malgré l’enlisement européen.

Aucun commentaire sur ces problèmes, nulle part, si ce n’est de la part des collaborateurs de notre Bécassine adorée, à savoir le FMI qui a relevé que les Gos banques françaises étaient dangereusement exposées aux risques posés par les réactions belliqueuses des communistes russes.

Par CHEVALLIER
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Mardi 29 juillet 2014 2 29 /07 /Juil /2014 12:09

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Deutsche Bank 2° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

 

Deutsche Bank vient de publier son bilan pour ce dernier trimestre…

Document 1 :

D’après ces chiffres, le leverage réel est de 31,9 et le ratio Core Tier 1 réel de 3,1 %,

Document 2 :

 

 


Sommes en milliards d’euros.

 

Les dirigeants de Deutsche Bank ont donc cherché dans un premier temps à diminuer le total de leur bilan et donc de leurs dettes puis ils ont procédé à une augmentation de capital de 8,5 milliards d’euros qui a été finalisée le 25 juin dernier.
Cependant, il faudrait encore augmenter le montant des capitaux propres de 100 milliards d’euros pour respecter les règles prudentielles de ce bon vieux Greenspan !

Deutsche Bank publie par ailleurs son « leverage ratio » réel qui est de 3,4 %… qui est en fait le ratio Core Tier 1 réel sans pondérer les actifs !

Document 3 :

Plus que jamais, il est donc indispensable de revenir aux fondamentaux, à savoir, comme je le répète toujours, le leverage réel tel que l’a défini ce bon vieux Greenspan : le ratio réel Core Tier 1 non pondéré des actifs (!) qui est ici loin de respecter les règles prudentielles d’endettement (il doit être inférieur à 10) alors que cette banque, comme les autres, publie des ratios qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité en vue de tromper le public, ce qui est condamnable mais pas condamné, évidemment.

Un rappel : le véritable leverage est obtenu en diminuant le montant des capitaux propres (sans les minoritaires) des écarts d’acquisition, c’est-à-dire en évaluant ces capitaux propres à leur juste valeur de marché, dite des actifs tangibles, sans pondérer les actifs comme le préconisent ce bon vieux Greenspan, la BRI, Axel Weber, la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, rapporté au reste du bilan qui est constitué par définition de dettes.

La situation de Deutsche Bank reste largement hors normes (la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32 !).
L’€ crise est donc aggravée par la situation catastrophique de ces big banks too big to fail qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.
Les euro-zonards sont inconscients des risques de tsunami bancaire.

Deutsche Bank a été la pire des banques dans le cadre de la liste des 28 banques présentant un risque systémique dans le monde (SIFIs pour Systemically Important Financial Institutions) mais elle reste maintenant largement battue par Royal Bank of Scotland…

Cliquer ici pour lire les derniers résultats trimestriels communiqués par Deutsche Bank.

Deutsche Bank 2013 Q2 2013 Q3 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2
1 Assets 1 909,88 1 787,97 1 611,40 1 636,57 1 665,41
2 Equity 57,735 56,461 54,966 55,753 64,686
3 Preferred st - - - - -
4 Goodwill 14,223 14,095 13,932 13,951 14,112
5 Tangible eq 42,592 42,72 41,034 41,802 50,574
6 Liabilities 1 867,29 1 745,25 1 570,37 1 594,77 1 614,84
7 Leverage (µ) 43,8 40,9 38,3 38,2 31,9
8 Core Tier 1 (%) 2,3 2,4 2,6 2,6 3,1
Par CHEVALLIER
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Mardi 29 juillet 2014 2 29 /07 /Juil /2014 08:29

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires :Bons et mauvais bons des Trésors bizarres : confirmation

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France, Suisse

 

Depuis le 18 juin, les rendements des mauvais bons du Trésor français en fin de séance européenne étaient étonnamment largement supérieurs à ceux qui étaient publiés en fin de séance américaine, ce qui ne se produit pas habituellement, du moins dans de telles proportions mais cet étrange phénomène a pris fin vendredi soir 25 juillet en fin de séance américaine : les rendements des mauvais bons du Trésor français ont bondi (alors que les rendements des bons des autres Trésors ont baissé) et ils sont restés à ce haut niveau hier lundi 28 juillet,

Document 1 :

Bizarre, bizarre comme c’est étrange…

En conséquence, les écarts quotidiens entre les rendements des mauvais bons du Trésor français et ceux du Bund qui divergeaient très nettement en quelques heures sont redevenus proches.
Tout se passe comme si ces idiots d’Américains qui ne comprennent rien aux subtilités de l’exception française commençaient enfin à comprendre que tout ne va pas bien dans ce village Potemkine.

Les rendements en fin de séance américaine sont revenus en concordance avec la situation critique de la France,

Document 2 :

Les écarts de rendements entre bons et mauvais bons ont même bondi davantage quand on se réfère à ceux des petits Suisses, ce qui signifie que la situation va se dégrader en France,

Document 3 :

Les rendements des mauvais bons du Trésor français ont bondi (au cours de ces deux dernières séances) alors que les rendements des bons des autres Trésors ont baissé, ce qui confirme la remarque précédente,

Document 4 :

La baisse généralisée des rendements des bons des Trésors européens signifie que la situation va y empirer alors que les niveaux relativement normaux des rendements des Notes montrent que la situation va demeurer bonne aux Etats-Unismalgré l’enlisement européen.

Aucun commentaire sur ces problèmes, nulle part.

Bizarre, bizarre comme c’est étrange…

Par CHEVALLIER
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Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 17:05

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Goldman Sachs 2° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

 

Goldman Sachs restera sur la troisième marche du podium des grandes banques américaines (et mondiales) à risque systémique mais son leverage réel s’améliore en tombant à 11,7 ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 8,6 %,

Document 1 :

 

 


Sommes en milliards de dollars.

 

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni.

Les capitaux propres augmentent depuis ces quatre derniers trimestres et surtout, le total des dettes a fortement diminué au cours de ce dernier trimestre.
Il faudrait augmenter les capitaux propres de 10 milliards de dollars pour que Goldman Sachs ait un leverage inférieur à 10.

Document 2 :

Les bénéfices trimestriels se montent à 1,950 milliards de dollars, ce qui fait un ROE (annualisé) de 11,5 % calculé sur les actifs nets tangibles, ce qui est très satisfaisant !

La présentation des comptes, succincte, permet cependant de calculer correctement et facilement le véritable leverage,

Document 3 :

Cliquer ici pour accéder aux documents justificatifs de cette analyse.

Goldman Sachs 2013 Q2 2013 Q3 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2
1 Assets 938 923 912 916 860
2 Equity 78,043 77,616 78,47 79,099 81,629
3 Preferred st 7,2 7,2 7,2 7,2 9,2
4 Goodwill 4,494 4,458 4,376 4,486 4,469
5 Tangible eq 66,349 65,958 66,894 67,413 67,96
6 Liabilities 871,651 857,042 845,106 848,587 792,04
7 Leverage (µ) 13,1 13 12,63 12,59 11,7
8 Core Tier 1 (%) 7,6 7,7 7,92 7,94 8,6
Par CHEVALLIER
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Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 16:42

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Wells Fargo 2° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

 

Wells Fargo est une fois encore l’un des meilleurs élèves de la classe des big banks américaines et des banques systémiques mondiales (en deuxième position) car, non seulement cette banque respecte presque les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple (mon µ, le leverage en anglais) de 10,9 en cette fin de dernier trimestre, ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 9,2 %, mais encore, elle est rentable avec un bénéfice de 5,720 milliards de dollars sur le trimestre, ce qui fait un ROE (annualisé) de 16,97 % sur le montant de ses véritables capitaux propres, supérieur à la norme de 15 %, ou ce qui est plus que parfait !

Document 1 :

 

 


Sommes en milliards de dollars.

 

Le montant des véritables capitaux propres augmente régulièrement de trimestre en trimestre, ce qui est parfait et le total des dettes augmente à nouveau, ce qui montre que l’activité de cette banque repart, sur de bons fondamentaux,

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni,

Document 2 :

Comme je l’ai déjà écrit, évidemment, la meute des pires idiots nuisibles ne peut que se déchainer contre les banques, surtout celles des Etats-Unis, ce qui leur assure un succès facile et garanti auprès de leurs innombrables congénères.

Il est curieux de constater que les moyens de communication les plus modernes et les plus sophistiqués ne conduisent pas à une meilleure connaissance des problèmes économiques et financiers (comme le prédisait ce bon vieux Greenspan) mais à l’obscurantisme le plus total, le retour aux croyances les plus folles, sans aucun rapport avec la réalité. C’est le triomphe de l’absence totale de réflexion, des réactions panurgistes de l’immédiat (avec par exemple les Tweets, Facebook, etc.).
Cependant, ces idiots a priori inutiles deviennent miraculeusement utiles car ils alimentent la spéculation gagnante qui est basée sur des analyses justes.

Cliquer ici pour voir les résultats de Wells Fargo pour ce dernier trimestre.

Wells Fargo 2013 Q2 2013 Q3 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2
1 Assets 1 440,56 1 488,06 1 523,50 1 546,71 1 598,87
2 Equity 162,421 167,165 170,142 175,654 180,9
3 Preferred st 19,284 21,228 21,005 17,317 20,463
4 Goodwill 25,637 25,637 25,637 25,637 25,637
5 Tangible eq 117,5 120,3 123,5 132,7 134,8
6 Liabilities 1 323,06 1 367,76 1 400,00 1 414,01 1 464,07
7 Leverage (µ) 11,3 11,4 11,3 10,7 10,9
8 Core Tier 1 (%) 8,9 8,8 8,8 9,4 9,2
Par CHEVALLIER
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Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 16:23

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Citigroup 2° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

 

Citigroup reste à la première place des banques les plus vertueuses de la liste des banques systémiques mondiales (Wells Fargo reste numéro 2) avec un leverage réel de 10,3 très proche de la limite préconisée par ce bon vieux Greenspan à savoir 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 9,7 % contre un minimum de 10 % en légère détérioration par rapport aux trimestres précédents, d’après les chiffres publiés, et sans tricher !

Document 1 :

 

 


Sommes en milliards de dollars.

 

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 4,5 milliards de dollars seulement pour les respecter les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan.

Document 2 :

Partout dans le monde, les autres grandes banques ne respectent donc pas les règles de bonne gestion prudentielle d’endettement, ce qui est particulièrement dangereux.
La situation est encore pire dans la vieille Europe comme le montrent les chiffres des leverages réels et le blocage du marché interbancaire.

Cliquer ici pour lire le dernier rapport financier de Citigroup.

Citigroup 2013 Q2 2013 Q3 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2
1 Assets 1 883,99 1 899,51 1 880,62 1 894,74 1 909,72
2 Equity 191,633 195,603 197,601 201,244 202,394
3 Preferred st 4,293 5,243 6,738 7,218 8,968
4 Goodwill 24,958 25,098 25,009 25,008 25,087
5 Tangible eq 162,382 165,262 165,854 169,018 168,339
6 Liabilities 1 721,61 1 734,25 1 714,76 1 725,72 1 741,38
7 Leverage (µ) 10,6 10,5 10,3 10,2 10,3
8 Tier 1 (%) 9,4 9,5 9,7 9,8 9,7
Par CHEVALLIER
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Dimanche 27 juillet 2014 7 27 /07 /Juil /2014 18:51

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Bons et mauvais bons des Trésors, bizarre, bizarre comme c’est étrange… Très étrange !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

 

Depuis le 18 juin, les rendements des mauvais bons du Trésor français en fin de séance européenne sont étonnamment largement supérieurs à ceux qui sont publiés en fin de séance américaine, ce qui ne se produit pas habituellement, du moins dans de telles proportions mais cet étrange phénomène a pris fin vendredi soir 25 juillet en fin de séance américaine : les rendements des mauvais bons du Trésor français ont bondi alors que les rendements des bons des autres Trésors ont baissé,

Document 1 :

Données du Wall Street Journal en fin de séance américaine.

Bizarre, bizarre comme c’est étrange

En conséquence, les écarts quotidiens entre les rendements des mauvais bons du Trésor français et ceux du Bund qui divergeaient très nettement en quelques heures sont redevenus proches,

Document 2 :

Tout se passe comme si ces idiots d’Américains qui ne comprennent rien aux subtilités de l’exception française commençaient enfin à comprendre que tout ne va pas bien dans ce village Potemkine.

Les rendements en fin de séance américaine sont revenus en concordance avec la situation critique de la France,

Document 3 :

Les écarts de rendements entre bons et mauvais bons ont même bondi davantage quand on se réfère à ceux des petits Suisses,

Document 4 :

Les rendements des mauvais bons du Trésor français ont bondi vendredi alors que les rendements des bons des autres Trésors ont baissé,

Document 5 :

Depuis le 1° juillet dernier, la Banque de France augmente à nouveau ses prêts aux banques, ce qui confirme peut-être que tout ne va pas bien dans ce village Potemkine,

Document 6 :

Aucun commentaire sur ces problèmes, nulle part.

Bizarre, bizarre comme c’est étrange

Par CHEVALLIER
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