Mercredi 19 novembre 2014 3 19 /11 /Nov /2014 10:41

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : BBVA Bilbao 3° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

 

Les bilans publiés par la banque espagnole BBVA Bilbao ne font pas état des écarts d’acquisition, ce qui rend a priori douteux les comptes de cette banque…

Document 1 :

Pire : les banksters de BBVA Bilbao ne donnent aucune information fiable en application de la directive européenne dite CRD IV contrairement à ce que font la plupart des autres banques !

Cependant, ils publient un leverage ratio de 5,7 % pour ce dernier trimestre (sans le justifier), en concordance avec ceux qu’ils ont publié les trois trimestres précédents (5,8 %) et avec celui qui a été retenu par l’EBA (European Banking Authority) pour le 2° trimestre 2013 (5,7 %),

Document 2 :

Avec ces chiffres retraités et homogènes, la comparaison avec les autres grandes banques mondiales est fiable,

Document 3 :

 

 


Sommes en milliards d’euros.

 

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 23,5 milliards d’euros ou diminuer le total des dettes de… 255 milliards pour respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %.

Cliquer ici pour accéder aux informations financières de cette banque.

BBVA Bilbao 2013 Q2* 2013 Q4** 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3
1 Assets 618,503 599,517 599,135 617,131 637,699
2 Equity 46,31 46,31 45,83 46,965 47,015
3 - - - - -
4 Deductions 13,22 13,5 13 13 12,5
5 Tangible eq 33,09 32,81 32,83 33,965 34,515
6 Liabilities 585,413 566,707 566,305 583,166 603,184
7 Leverage (µ) 17,7 17,3 17,2 17,2 17,5
8 Core Tier 1 (%) 5,7 5,8 5,8 5,8 5,7
Par CHEVALLIER
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Mardi 18 novembre 2014 2 18 /11 /Nov /2014 10:33

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : HSBC 3° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

 

HSBC a publié ses derniers résultats trimestriels,

Document 1 :

Sommes en milliards de… dollars (US$) et non pas en livres !

Les dirigeants de cette banque donnent maintenant des informations très précises et très détaillées qui permettent de déterminer le montant des véritables capitaux propres tels qu’ils étaient définis dans le cadre du calcul du ratio Tier 1 d’origine et tels qu’ils doivent encore l’être d’après la directive européenne dite CRD IV,

Document 2 :

Sur cette base, le véritable leverage est de 17,7 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 5,7 %,

Document 3 :

 

 


Curieusement, les dirigeants d’HSBC font état d’un leverage ratio désavantageux pour eux de 4,6 %correspondant en fait à ce ratio Core Tier 1 réel de 5,7 %!

 

Document 4 :

Bien entendu, dans le cadre du calcul de ce véritable leverage, les titres hybrides (dont les TSSDI, Titres Super Subordonnés à Durée Indéterminée) sont retranchés du montant des capitaux propres qui figurent au bilan ainsi que les autres titres bénéficiant d’une clause dite de grand père, ce que ne font pas les banksters des Gos banques françaises qui justifient leur interprétation en considération de la réglementation nationale qui ne respecte pas les règles internationales, en toute impunité.

Les dirigeants d’HSBC savent très bien que la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni (qui respecte les règles internationales) va examiner de près leurs comptes pour vérifier le véritable montant de leurs capitaux propres et le véritable leverage sans pondérer les actifs, évidemment.
Ils publient donc des comptes fiables qui donnent une image fidèle de la réalité.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 102 milliards de dollars pour que cette banque respecte les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 % ou diminuer le montant des dettes de… 1 120 milliards, à l’instar de la Banque Martin Maurel, de Citigroup et d’autres banques fiables, en dehors de la France.

Néanmoins, avec un leverage de 17,7, HSBC est une banque beaucoup plus fiable que les Gos banques françaises dont la moins pire de toutes a un leverage de… 26,5 !

HSBC fait partie des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIMIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS).

Cliquer ici pour voir le rapport de gestion de ce dernier trimestre d’HSBC.

HSBC 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3
1 Assets 2 671,32 2 758,45 2 753,59 2 728,65
2 Equity 181,871 183,945 190,281 193,597
3 - - - -
4 Deductions 48,992 47,559 48,32 47,595
5 Tangible eq 132,879 136,386 141,961 146,002
6 Liabilities 2 538,44 2 622,06 2 611,63 2 582,64
7 Leverage (µ) 19,1 19,2 18,4 17,7
8 Core Tier 1 (%) 5,2 5,2 5,4 5,7
Par CHEVALLIER
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Lundi 17 novembre 2014 1 17 /11 /Nov /2014 17:16

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pourles commentaires : Banque Martin Maurel, rectificatif

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Un rectificatif s’impose pour ce qui concerne mes analyses antérieures du multiple d’endettement de la Banque Martin Maurel…
En effet, les chiffres que j’avais retenus n’étaient pas homogènes car ils étaient, soit ceux de la Banque Martin Maurel, soit ceux de la Compagnie Financière Martin Maurel qui est une entité distincte qui détient 90 % de cette banque.

En ne retenant que les chiffres de la seule Banque Martin Maurel, le leverage réel pour l’exercice clos fin 2013 est de 10,3 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 9,7 %,

Document 1 :

 

 


Sommes en millions d’euros.

 

Les capitaux propres augmentent d’année en année, ce qui est parfait.

Ce multiple d’endettement est donc très proche des exigences de ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage réel inférieur à 10 ou un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 %, sans pondérer les actifs.

Document 2 :

La Banque Martin Maurel est donc mieux capitalisée que ce que montrait ma dernière analyse.

Document 3 :

Il ne lui manque plus que 4,5 millions d’euros pour respecter les exigences de ce bon vieux Greenspan.

Document 4 :

Rares sont les banques qui respectent ces normes.

Document 5 :

Je remercie mon lecteur qui m’a informé de ces confusions.

Cliquer ici pour accéder au site de la Banque Martin Maurel.
Cliquer ici pour voir le rapport annuel de 2011.

Martin Maurel 2010 2011 2012 2013
1 Assets 1 818,20 2 097,72 2 119,03 2 077,80
2 Equity 173,786 182,994 188,807 198,581
3 Preferred st - - - -
4 Goodwill 13,827 13,827 14,313 14,313
5 Tangible eq 159,959 169,167 174,494 184,268
6 Liabilities 1 658,24 1 928,55 1 944,54 1 893,53
7 Leverage (µ) 10,4 11,4 11,1 10,3
8 Core Tier 1 (%) 9,6 8,8 9 9,7
Par CHEVALLIER
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Samedi 15 novembre 2014 6 15 /11 /Nov /2014 11:21

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : France : zéro croissance ! (complément)

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, France

 

Mon analyse précédente du PIB publié par l’Insee portait sur les chiffres déflatés, c’est-à-dire en volume.

Les chiffres en euros courants font apparaitre que la hausse du PIB (2,2 milliards d’euros) est finalement due uniquement à la hausse des stocks de 2,2 milliards d’euros, certainement provoquée par la faiblesse de la demande.

Par ailleurs, ces données confirment mon analyse précédente : la hausse des dépenses publiques (d’un milliard d’euros) est le double des dépenses de consommation des ménages (500 millions).

Ces dépenses de consommation des ménages, c’est-à-dire la demande, ne représentent plus que 53 % du PIB contre près de… 70 % aux Etats-Unis.

Une fois de plus : plus de dépenses publiques = moins de richesse pour les ménages… et inversement !

Par CHEVALLIER
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Vendredi 14 novembre 2014 5 14 /11 /Nov /2014 11:52

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : France : zéro croissance !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, France

 

Les experts en manipulation de chiffres que sont ceux de l’Insee font état d’une croissance miraculeuse du PIB de 0,3 % au 3° trimestre par rapport au trimestre précédent, soit de 1,1 % d’un trimestre à l’autre en taux annualisé,

Document 1 :

En fait, ils publient tous les trimestres des chiffres édulcorés qu’ils révisent en baisse par la suite.

D’une année sur l’autre, la croissance est de 0,4 %,

 

 Document 2 :

Cette miraculeuse croissance est due en fait à l’augmentation des dépenses des administrations publiques, les APU dans la langue de la nomenklatura : + 6 % depuis le 1° trimestre 2011 !

Document 3 :

Comme il n’y a pas de miracle, cette croissance des administrations publiques se fait au détriment des ménages qui se sont serrés la ceinture de 1,7 % et des entreprises dont les investissements ont baissé de 1% sur cette période.

Depuis le début des turbulences financières de 2008, la croissance française n’a été que de 1,4 % contre 8,5 % aux Etats-Unis,

Document 4 :

Depuis 1983, le PIB de la France socialiste a augmenté de 75 % alors que celui des Etats-Unis a augmenté de 145 % grâce à l’application d’une politique libérale initiée par les Reagnomics,

Document 5 :

Tout est simple.

Cliquer ici pour lire mon article sur la croissance du PIB du 2° trimestre que je déjà révélais négative bien avant que l’Insee le reconnaisse.

Par CHEVALLIER
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Lundi 10 novembre 2014 1 10 /11 /Nov /2014 16:22

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Crédit Mutuel 2013, correctif

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Les banksters du Crédit Mutuel publient des informations financières particulièrement folkloriques…

En effet, le 5 mars 2014, ils publiaient triomphalement un communiqué de presse titrant : Une performance solide, un bilan renforcé… mais sans publier de bilan !!!
Bravo les artistes !

Ce n’est que dans le rapport annuel publié à une date non précisée (en octobre ?) que le bilan de 2013 a été enfin publié,

Document 1 :

Comme pour les Gos banques, le montant des capitaux propres publiés ne correspond pas à la réalité car les banksters du Crédit Mutuel y intègrent les titres dits hybrides, ce qui n’est mentionné que dans un paragraphe de ce document,

Document 2 :

Un autre document, Informations relatives au pilier 3 de Bâle II – Exercice 2013 explicite même la manip des banques françaises,

Document 3 :

Un petit rappel : seule la France permet aux banques de comptabiliser ces titres hybrides (qui sont en réalité des dettes) dans les capitaux propres, car partout ailleurs dans le monde, la distinction est rigoureuse entre les capitaux propres et les dettes qui seuls constituent le passif.

En comptabilisant les capitaux propres selon les normes internationales, le leverage réel est de 20,6 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 4,8 %...

Document 4 :

 

 


Sommes en milliards d’euros. Seuls les chiffres de 2013 et 2012 donnent une image fidèle de la réalité des capitaux propres en conformité avec les règles comptables internationales.

 

… sensiblement différent du ratio publié par les banksters du Crédit Mutuel le 5 mars,

Document 5 :

Par ailleurs, les banksters du Crédit Mutuel ne donnent aucune information sur les 16 milliards d’euros qu’ils empruntent à la Banque de France au titre des Certificats de Dépôt Négociables (CDN)…

Document 6 :

… ni des milliards qu’ils doivent très certainement emprunter auprès de la BCE qui ne publie aucun chiffre à ce sujet.

Pour respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan (un leverage inférieur à 10), il faudrait augmenter les capitaux propres du Crédit Mutuel de 29,5 milliards d’euros ou diminuer le total des dettes de… 325 milliards !

Les sociétaires de Crédit Mutuel approuvent régulièrement les comptes et la gestion de leurs dirigeants, mais combien d’entre eux ont compris la signification de ces chiffres critiques ?

Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami bancaire.
Tout est simple.

Cliquer ici pour accéder à la page des informations financières de Crédit Mutuel.
Cliquer ici pour lire mon article du 5 mars sur le Crédit Mutuel.

Crédit Mutuel 2009 2010 2011 2012* 2013*
1 Assets 579,038 591,309 605,22 645,216 658,618
2 Equity 31,228 34,262 35,542 39,895 40,281
3 Hybrid secur. - - - 7,002 4,943
4 Goodwill 4,446 4,817 4,916 4,851 4,878
5 Tangible eq. 26,782 29,445 30,626 28,042 30,46
6 Liabilities 552,256 561,864 574,594 617,174 628,158
7 Leverage (µ) 20,6 19,1 18,8 22 20,6
8 Core Tier 1 (%) 4,8 5,2 5,3 4,5 4,8
Par CHEVALLIER
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Lundi 10 novembre 2014 1 10 /11 /Nov /2014 10:03

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Banque Martin Maurel 2013

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Après les pires cancres de la planète bancaire, voici le dernier grand survivant des petites banques indépendantes qui ont fait jadis la réussite de la France : la Banque Martin Maurel.

Son multiple d’endettement (mon µ, leverage en anglais) le concept de référence pour les banques, respecte les règles dites du ratio Core Tier 1 d’origine qui devait être supérieur à 8 % correspondant à un leverage inférieur à 12,5

Document 1 :

 

 


Sommes en millions d’euros.

 

Ce tableau se lit de la façon suivante : le total des dettes, soit 1,916 milliards d’euros représente 11,5 fois le montant des véritables capitaux propres qui se montent à 166 millions d’euros.
Ce multiple d’endettement est l’inverse du ratio Core Tier 1 réel d’origine : les capitaux propres doivent représenter au moins 8 % du total des dettes, exigence que ce bon vieux Greenspan a relevée à 10 % à la suite des turbulences financières de 2008.

Un leverage (µ) aux alentours de 10, c’est parfait. Aucune Gos banque française ne respecte cette norme.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 22,5 millions d’euros pour respecter strictement les règles prudentielles de ce bon vieux Greenspan, ou diminuer le total des dettes de 250 millions.
La rentabilité des capitaux propres mesurée par le ROE (Return On Equity, le rapport du résultat net de 15,832 millions d’euros sur les capitaux propres publiés) est de 8,8 % ce qui est encore très satisfaisant car rares sont les banques dans le monde qui peuvent atteindre la norme de 15 % tout en respectant les règles prudentielles d’endettement.

Cette banque, comme les autres, souffre des turbulences financières qui ont fait tomber les taux à des niveaux très bas, ce qui est difficile à gérer pour les banques, comme le relève fort justement son patron, Bernard Maurel.

Document 2 :

Une petite remarque : la banque Banque Martin Maurel respecte les règles comptables internationales et ne triche pas en assimilant des dettes subordonnées aux capitaux propres, ce qui est condamnable mais pas condamné en France.

Document 3 :

Comme je l’ai déjà écrit, Une fois de plus, il est totalement inutile de chercher des solutions aux problèmes des big banks too big to fail : il suffit de les laisser faire !
Les marchés, c’est-à-dire les bons spéculateurs (les investisseurs qui ont une bonne culture économique et financière et qui voient juste et loin) obligent les dirigeants des banques à respecter les ratios d’endettement prudentiels tels qu’ils ont été définis par les Américains, et en particulier par ce bon vieux Greenspan : les cours des bad banks plongent, ceux des bonnes banques sont dans les normes.
Les actionnaires qui jouent leur rôle sont les meilleurs défenseurs de leurs propres intérêts, de ceux de leurs clients et finalement de la nation.
Avec de telles banques, il n’y aurait plus de risques systémiques.
Le capitalisme libéral n’est pas à repenser, mais à restaurer
.

Seules les banques de Navarre et surtout d’Helvétie (en dehors des deux monstres !) peuvent faire aussi bien sinon mieux !

Cliquer ici pour accéder au site de cette banque,

Martin Maurel 2010 2011 2012 2013
1 Assets 1 818,20 2 097,72 2 119,03 2 082,61
2 Equity 163,048 171,803 188,807 180,614
3 Preferred st - - - -
4 Goodwill 13,827 13,827 14,313 14,387
5 Tangible eq 149,221 157,976 174,494 166,227
6 Liabilities 1 668,98 1 939,74 1 944,54 1 916,38
7 Leverage (µ) 11,2 12,3 11,1 11,5
8 Tier 1 (%) 8,9 8,1 9 8,7
Par CHEVALLIER
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Lundi 10 novembre 2014 1 10 /11 /Nov /2014 09:22

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Leverage réel des banques françaises, 3° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Un récapitulatif du leverage réel des 4 Gos banques françaises à la fin de ce dernier trimestre montre clairement que la confiance ne peut pas régner dans le système bancaire en France comme en Europe car elles sont très loin de respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %,

 

 

 


Sommes en milliard d’euros.

 

Il faudrait augmenter les capitaux propres de ces 4 Gos banques de… 428 milliards d’euros pour respecter les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été définies par ce bon vieux Greenspan ou diminuer le total de leurs dettes de… 4 300 milliards !
Pire : la situation de nos Gos banques ne s’améliore pas, globalement, depuis fin 2013.

Le total de leurs bilans représente plus de 3 fois le PIB de la France.
Pire : il repose sur de l’argent non gagné (près de 500 milliards d’euros), c’est-à-dire sur de la création monétaire.

Les banksters du Crédit Agricole (CASA) sont miraculeusement (potentiellement) sauvés par les péquenots des caisses régionales (en attendant de se prendre une bonne claque aux Etats-Unis) ainsi que Natixis qui se cache derrière BPCE (dont le patron est renvoyé en correctionnelle). Les mécanos de la Générale sont au plus mal. Les banksters de BNP ont été lourdement amendés… aux Etats-Unis.

Quelques petits rappels : en suivant la même méthode d’analyse, Citigroup respecte ces règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan (à savoir un leverage égal à 10 correspondant à un ratio Tier 1 de 10 %), les 8 plus grandes banques des Etats-Unis ont globalement un leverage de 12,8 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 7,8 % proche des exigences de la BRI dans les années 80 (respectivement 12,5 et 8 %) et le total de leur bilan ne représente que 60 % du PIB.

Les banquiers, c’est-à-dire les cadres dirigeants de ces grandes banques connaissent très bien la gravité de la situation dans leur propre établissement, et il en est de même pour les autres. Ils n’ont donc pas confiance entre eux, c’est ce qui bloque le marché interbancaire.
Cependant, leurs groupes de pression ont réussi à faire adopter par les autorités des pays européens une usine à gaz de règles absconses de façon à mieux camoufler leurs errements létaux.

Ce problème n’est jamais abordé dans les médias ni officiellement dans les milieux financiers selon cette méthode. Elle a pourtant été (plus ou moins) clairement explicitée par ce bon vieux Greenspan et d’autres dont la BRI, Axel Weber, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et même l’Union Européenne (dans sa directive CRD IV).
Je ne fais que reprendre leurs idées.

Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de tsunami bancaire, le marché interbancaire ne fonctionne plus, la crise rampante perdure, le désordre allant croissant.
Tout est simple.

2014 Q3 Cdt Agri Group BNP-Paribas BPCE-Natixis Sté Générale Total
1 Assets 1 731,50 2 068,64 1 733,90 1 291,70 6 825,69
2 Equity 85,1 87,588 73 55 300,658
3 Hybrid securities + 8,1 6,6 6,5 14 35,162
4 Goodwill 14 10,547 7,6 4,3 36,455
5 Tangible equity 63 70,441 58,9 36,7 229,041
6 Liabilities 1 668,50 1 998,19 1 675,00 1 255,00 6 596,64
7 Leverage (µ) 26,5 28,37 28,44 34,2 28,8
8 Core Tier 1 (%) 3,8 3,53 3,52 2,9 3,5
Par CHEVALLIER
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Dimanche 9 novembre 2014 7 09 /11 /Nov /2014 17:05

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Crédit Agricole 3° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Nos péquenots du Crédit Agricole donnent l’impression d’avoir enfin compris eux-aussi (après les autres banksters de la BNP et de la Générale)… ce que j’explique depuis des années, à savoir que l’essentiel pour les banques, est qu’elles doivent respecter les règles prudentielles telles qu’elles ont été édictées par ce bon vieux Greenspan : un leverage réel non pondéré des actifs calculé avec le montant des capitaux propres réels (les actifs nets tangibles, sans les écarts d’acquisition), ou son inverse, le ratio Core Tier 1 comme le préconisent aussi la BRI, Axel Weber, l’EBA, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et la CRR/CRD IV.
Cependant, les groupes de pression bancaires ont réussi à faire adopter une limite de… 3 % minimum pour le ratio Core Tier 1 contre 8 % lors de Bâle 1 que ce bon vieux Greenspan a relevée à 10 % à la suite des turbulences financières.

En effet, ils publient eux-aussi cette donnée : 4,1 %… dans leurs slides !

Document 1 :

Cependant, nos péquenots du Crédit Agricole publient par ailleurs un slide montrant que le montant de leurs capitaux réels est de 63,0 milliards d’euros !

Document 2 :

En reprenant ce chiffre, le multiple d’endettement réel, mon µ, le leverage est de 26,5 ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 3,78 % pour ce dernier trimestre,

Document 3 :

 

 


Sommes en milliards d’euros.

 

Sur la base de ces données publiées dans le cadre de la CRD IV (Capital Requirements Directive), les chiffres semblent être en concordance avec ceux qui sont obtenus en respectant les préconisations de ce bon vieux Greenspan.

Document 4 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres du groupe Crédit Agricole de… 94 milliards d’euros pour respecter la règle prudentielle d’endettement de ce bon vieux Greenspan ou diminuer les dettes de… 1 040 milliards !

Comme je l’ai déjà écrit, Les péquenots du Crédit Agricole montrent une fois de plus que le leverage est bien le problème le plus important pour cette banque comme pour les autres, comme je le répète à maintes reprises.
A priori, ce sont les clients et les salariés du Crédit Agricole qui vont renflouer la banque, en espérant que ce ne soit pas… les contribuables.
La grosse différence entre les Etats-Unis et l’Europe, dont la France, est que les autorités américaines n’hésitent pas à flinguer les grandes banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été édictées par les gens de la Fed et en particulier par ce bon vieux Greenspan, tandis qu’en Europe, et surtout en France, les dirigeants des Gos banques font ce qu’ils veulent, et le résultat est catastrophique comme le montre le marché interbancaire qui est totalement bloqué, la BCE étant obligée de s’y substituer, ce qui a des conséquences dramatiques, en accentuant et en prolongeant la crise.
Enfin, nos péquenots qui bricolent avec le crédit ne parlent évidemment pas des dizaines de milliards d’euros qu’ils obtiennent (quasiment gratuitement) de la Banque de France en mettant chaque jour des titres en pension dans le cadre des Titres de Créances Négociables, d’après les chiffres de la Banque de France et d’autres milliards encore de la BCE pour lesquels aucune information n’est donnée
.

Tout le reste est mauvaise littérature pour idiots inutiles voire nuisibles qui font confiance à leurs Gos banques.
Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami bancaire.

Cliquer ici pour lire le rapport financier du Crédit Agricole S.A. d’où sont tirées ces informations.

Cdt Agric Groupe 2013 Q3 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3
1 Assets 1 932,10 1 706,30 1 718,60 1 663,30 1 731,50
2 Equity 74,1 76,3 79,3 82 85,1
3 CRD IV… 0,6 1,5 4,9 6,4 8,1
4 Goodwill 14,676 14,5 14 14 14
5 Tangible eq 58,8 60,3 60,4 61,6 63
6 Liabilities 1 873,30 1 646,00 1 658,20 1 601,70 1 668,50
7 Leverage (µ) 31,9 27,3 27,5 26 26,5
8 Core Tier 1 (%) 3,1 3,7 3,6 3,85 3,78
Par CHEVALLIER
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Dimanche 9 novembre 2014 7 09 /11 /Nov /2014 16:33

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BNP-Paribas 3° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Les banksters de BNP-Paribas ont publié leur bilan pour ce dernier trimestre mais ils continuent à ne pas le présenter correctement, c’est-à-dire pas comme devraient le faire les banques normalement constituées…

En effet, pour déterminer le montant des véritables capitaux propres dits, tangibles, excluant les minoritaires (Tangible shareholders equity), il faut aller pêcher le montant du Total part du groupe au passif puis retrancher les écarts d’acquisition (goodwill) inscrits à l’actif…

Document 1 :

… et surtout retrancher les titres dits hybrides comme les Titres Super-Subordonnés à Durée Indéterminée (TSSDI) dont les montants ne sont pas publiés dans les comptes trimestriels (ils ne sont mentionnés que dans les états financiers semestriels) qui sont considérés par la seule nomenklatura française comme faisant partie des capitaux propres, ce qui n’est pas le cas partout ailleurs dans le monde, cf. mes articles à ce sujet.

Depuis le début de cette année 2014, les banksters de BNP-Paribas publient un ratio de levier Bâle 3 qui est de 3,5 % pour ce dernier trimestre,

Document 2 :

Les chiffres de ces ratios de levier Bâle 3 publiés par les banksters de BNP-Paribas sont en concordance avec ceux que j’avais calculés sur la base de l’analyse de ces titres hybrides, ce qui prouve une fois de plus la justesse de mes analyses sur ce sujet, et ceci depuis plusieurs années…

En reprenant les chiffres de ces ratios de levier Bâle 3 publiés par les banksters de BNP-Paribas pour ces 4 derniers trimestres, le tableau d’analyse fait apparaitre le leverage réel qui est de 28,4 pour ce dernier trimestre,

Document 3 :

 

 


Sommes en milliards d’euros. Le montant des titres hybrides du 3° trimestre 2013 est calculé par rapport aux chiffres qui ont été publiés par la banque.

 

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 117 milliards d’euros pour que BNP-Paribas respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan (sans pondérer les actifs, comme le préconisent également la BRI, Axel Weber, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et la CRR/CRD IV), à savoir un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 % ou un leverage inférieur à 10 (contre respectivement 8% et 12,5 pour le ratio Core Tier 1 d’origine), ou diminuer le total des dettes de 1 295 milliards, par cessions d’actifs par exemple.

C’est drôle, on se demande pourquoi les banksters de BNP-Paribas ne publient pas le montant des Titres de Créances Négociables (TCN) qu’ils mettent en pension pour obtenir… 31,5 milliards d’euros d’argent frais ! … répartis entre les Certificats de Dépôt Négociables (CDN),

Document 4 :

… et les Bons à Moyen Terme Négociables

Document 5 :

… chiffres publiés par la Banque de France, auxquels il faudrait ajouter ceux qui sont prêtés par la BCE qui ne publie aucun chiffre.

Le leverage réel de BNP est de 28,4. Celui de la banque des frères Lehman était de 32 lorsqu’elle a fait faillite, ce qui a provoqué de fortes turbulences financières dans le monde. Le total de son bilan était alors de 650 milliards de dollars… seulement.
Le total du bilan de BNP, 2 068 milliards d’euros, est proche du montant du PIB annuel de la France (2 137 milliards) !

Les Américains sont inquiets face à la puissance de leurs big banks too big to fail, mais JPMorgan est celle qui a le total de son bilan le plus plus élevé avec seulement… 2 527 milliards de dollars, soit 14 % du PIB des Etats-Unis.

Les banksters de BNP (et leurs homologues des autres Gos banques) prennent les Français pour des idiots et ils ont raison. Ça marche : ils ne comprennent jamais rien aux problèmes financiers, bancaires, monétaires, heureusement…
Tout va bien.

Tout est simple… à condition de savoir décrypter correctement des centaines de pages de comptes à dormir debout pour en tirer la substantifique moelle.
Finalement, je remercie les dirigeants de nos Gos banques et ici ceux de BNP qui montrent que j’avais raison et que j’ai toujours raison de calculer les véritables ratios d’endettement.

Cliquer ici pour lire le communiqué présentant les résultats (non audités) de BNP d’où sont tirées ces dernières données.

BNP 2013 Q3* 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3
1 Assets 1 855,62 1 810,52 1 882,76 1 906,63 2 068,64
2 Equity 86,644 87,433 85,519 84,6 87,588
3 Hybrid securities + … 7,229 13 6,614 10 6,6
4 Goodwill 10,278 9,846 11,7 9,925 10,547
5 Tangible eq 69,137 64,587 67,205 64,675 70,441
6 Liabilities 1 786,48 1 745,94 1 815,55 1 841,95 1 998,19
7 Leverage (µ) 25,8 27 27 28,5 28,4
8 Core Tier 1 (%) 3,9 3,7 3,7 3,5 3,5
Par CHEVALLIER
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