Jeudi 29 mai 2014 4 29 /05 /Mai /2014 21:06

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Création et anormalité monétaires, exemple de l’exception française

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Monétarisme

 

L’évolution de la masse monétaire M3 de la France met clairement en évidence une création monétaire du début de 2004 à la fin de 2008 comme aux Etats-Unis,

Document 1 :

Cette hypertrophie monétaire a éclaté après la faillite de la banque des frères Lehman et depuis cet évènement majeur, M3 revient dans la norme de 80 % du PIB.

Cependant, l’évolution des agrégats monétaires M1, M2-M1, M3-M2 permet de mettre en évidence une anormalité monétaire dans les années suivantes : M3-M2 plonge alors que M1 et M2-M1 continuent à augmenter,

Document 2 :

En fait, il faut distinguer la création monétaire de l’anormalité monétaire !

En effet, la structure relative des agrégats monétaires doit respecter certaines normes

Ainsi, M1 (l’argent que les ménages conservent dans leurs portefeuilles et sur les comptes courants) doit être réduit au minimum : aux alentours de 16 % du PIB, ce qui était presque le cas dans les années 90 en France (18 %), avant l’adoption de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro, et comme c’est le cas actuellement aux Etats-Unis.

M2-M1 (l’épargne des ménages) doit se monter à un peu plus de 30 % du PIB, tout comme M3-M2 (la trésorerie des entreprises) car ces agrégats doivent être importants… mais pas trop ! (les normes sont souvent des valeurs fluctuant dans une bande ou autour d’un niveau critique)

Il apparait donc que, si la France n’avait pas adopté l’euro, les entreprises auraient pu conserver une trésorerie abondante proche de 30 % du PIB, que les ménages auraient pu augmenter leur épargne à la même hauteur et qu’ils auraient pu diminuer légèrement leurs disponibilités à 16 % (du PIB),

Document 3 :

Donc, si la France n’avait pas adopté l’euro, la structure relative des agrégats monétaires aurait pu respecter les normes.

L’argent y aurait alors été sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics. La croissance du PIB aurait donc pu être normale, ce qui est loin d’être le cas maintenant.

Le rétablissement d’une structure normale des agrégats monétaires est irréalisable en France tant que la nomenklatura est au pouvoir et tant que les Français n’auront toujours pas compris les mécanismes de base du capitalisme libéral : moins d’Etat, c’est moins de dépenses publiques, donc plus d’argent disponible pour les entreprises et pour les ménages, qui peuvent ainsi créer des richesses par leurs dépenses de consommation et leurs investissements, ce qui fait repartir la croissance du PIB et des emplois sur des bases saines.

L’évolution des agrégats monétaires en France montre clairement qu’une bulle de plus de 250 milliards d’euros se trouve indûment en M1, c’est-à-dire sur les comptes bancaires et dans les portefeuilles des salariés, des fonctionnaires et de tous les parasites qui profitent des divers organismes étatiques.
La seule façon de faire éclater cette bulle pour restaurer de l’argent sain serait de sortir de la sphère étatique toutes les entités qui peuvent ou qui doivent subsister en ne conservant dans l’Etat que ses fonctions purement régaliennes.

L’exception française commence enfin à être l’objet d’articles critiques dans les médias de la nomenklatura…
En effet, une relative amélioration commence à apparaitre dans ces autres cochons de pays du Club Med (PIGS) car ils ont mis en œuvre des réformes qui diminuent le poids de l’Etat dans leur économie alors que la situation en France continue à se détériorer du fait que rien n’y a été entrepris dans ce sens.

Cliquer ici pour lire l’article d’Arthur Laffer sur les 4 piliers des Reaganomics

Par CHEVALLIER
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Mercredi 28 mai 2014 3 28 /05 /Mai /2014 17:22

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Agrégats monétaires français, €ffondrement (avril)

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Monétarisme

 

Les gens de la Banque de France ne publiaient pas les données des agrégats monétaires (sans donner d’explications) contrairement à ce que faisaient la plupart des pays de la zone euro. Curieusement, ils le font depuis un certain temps et ils les mettent à jour presque normalement maintenant…

Sur la base des données publiées à ce jour, il apparait que les entreprises françaises ont de moins en moins de trésorerie (correspondant à l’agrégat M3-M2), surtout depuis le mois de juillet 2012, ce qui signifie qu’elles ont de plus en plus de difficultés pour survivre dans cette zone contre nature.

M3-M2 est tombé à 332 milliards d’euros fin avril, soit une diminution de 243 milliards depuis le pic de 2009 !

Document 1

Leur trésorerie est tombée à un plus bas historique de 15,6 % du PIB alors qu’elle en représentait plus de 12 points de plus avant la convergence des monnaies en vue de la constitution de la zone euro,

Document 2 :

En conséquence la masse monétaire M3 baisse de 3,1 % d’une année sur l’autre, ce qui aurait dû générer une forte croissance du PIB, supérieure à son potentiel optimal, mais ce n’est plus possible à cause de l’importance de la création monétaire qui s’est produite depuis cette convergence létale des monnaies de la vieille Europe…

Document 3 :

La situation n’est plus maitrisable en France, ce qui la condamne durablement à une stagnation relative et à une certaine déflation comme au Japon.

La France est bien l’homme malade de l’Europe : M3 baisse de 3,1 % d’une année sur l’autre alors qu’elle augmente de 0,9 % dans la zone euro, ce qui montre clairement une nette divergence,

Document 4 :

L’évolution des agrégats monétaires de base, M1, M2-M1 et M3-M2 met en évidence le développement d’une bulle sur ces trois agrégats avant la faillite de la banque des frères Lehman, puis un dégonflement considérable de M3-M2 et une hypertrophie qui continue en M1,

Document 5 :

M1 (l’argent qui se trouve dans les portefeuilles et sur les comptes courants dans les banques en France) représente maintenant 28,8 % du PIB contre 16 % aux Etats-Unis alors que ce rapport était identique dans ces deux pays avant l’adoption de l’euro…

Document 6 :

… ce qui signifie que sur ces 614 milliards d’euros, M1 ne devrait se monter qu’à 340 milliards environ seulement,

Document 7 :

270 milliards d’euros d’argent non gagné sont donc en excédent, résultat de la création monétaire imputable à l’existence de cette zone euro contre nature,

En fait, les salariés se sont accaparé globalement environ 250 milliards d’euros qui auraient dû rester dans les comptes des entreprises qui sont de ce fait à l’agonie.

Pas de bénéfices, pas d’investissements, donc pas de croissance, c’est-à-dire pas de création de richesse ni de création d’emplois.
Tout est simple.

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics. Le problème essentiel à résoudre pour refaire partir la croissance sur des bases saines, c’est-à-dire sur de l’argent sain, serait donc de faire éclater cette hypertrophie en M1 (et d’en supprimer les causes, c’est-à-dire de sortir en douleur de l’euro-système).
Il faudrait donc mettre fin à la distribution d’argent non gagné, ce qui est plus difficile à mettre en œuvre auprès du peuple de gauche qui en est le bénéficiaire.

Comment se fait-il que les Français, comme les autres malheureux Euro-zonards, aient pu tomber dans ce piège grossier tendu par les monétaristes américains qui auront ainsi gagné cette première guerre monétariste mondiale en affaiblissant considérablement et durablement leurs concurrents pour garder leur leadership sur le monde libre ?

Cliquer ici pour accéder aux données fournies par la Banque de France.

Par CHEVALLIER
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Mardi 27 mai 2014 2 27 /05 /Mai /2014 16:26

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BCE : regain de tensions bancaires, suite du plongeon

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes

 

Après un petit ressaut (avant les élections européennes pour ne pas effrayer davantage les électeurs) les banques de la zone euro ont diminué globalement leurs dépôts de… 33 milliards d’euros (rubrique 2 du passif) dans la semaine finissant le 23 mai…

Document 1 :

… mais les banques ont aussi diminué leurs emprunts de 11 milliards (rubrique 5 de l’actif),

Document 2 :

En conséquence, l’écart entre les dépôts et (moins) les prêts est monté à 310 milliards d’euros en valeurs négatives,

Document 3 :

L’évolution de ces données depuis 1997 montre que les turbulences financières sont toujours très fortes et potentiellement très dangereuses dans la zone euro,

Document 4 :

Les Marioles de la BCE ont rétabli l’équilibre de leur bilan grâce à l’apport miraculeux de 18,5 milliards d’euros de généreuses et anonymes administrations publiques (rubrique 5.1 du passif, document 1).

Depuis ces dernières semaines, le plongeon est impressionnant : il rappelle celui d’octobre 2008.

Heureusement, personne n’en parle. Tout le monde fait confiance aux banques et aux banksters.
Pour l’instant tout va bien pour les Marioles de la BCE : il n’y a pas eu de tsunami.

Ils se préparent à sauver l’euro-système par de nouvelles mesures qui ne feront que retarder et aggraver les échéances létales.

Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.

Par CHEVALLIER
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Mardi 27 mai 2014 2 27 /05 /Mai /2014 11:02

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : €URSS : enfin le début de la fin !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France

 

Les malheureux Euro-zonards commencent à comprendre ce qu’est l’€URSS, mais c’est trop tard !
Curieusement, ce sont les électeurs du Royaume-Uni qui ont réagi le mieux en propulsant l’Ukip en tête de tous les partis.

Effectivement, le «Brexit» (contraction de «British exit») est la seule solution qui pourrait permettre aux pays européens de faire repartir la croissance et les emplois, comme du temps du Marché Commun, avant l’instauration de l’Union Européenne et de la zone euro.


L’Ukip (United Kingdom Independence Party) présidé par Nigel Farage défend clairement le capitalisme libéral (moins d’Etat, plus de liberté) dans une économie ouverte, sans organe supranational.

Le pire est évidemment la solution du socialisme nationaliste, celle qui tente les électeurs quand la nomenklatura de gauche et de droite a échoué.
Comme elle est et restera au pouvoir, l’avenir ne peut qu’être sombre : le désordre ira croissant en €URSS.

Par CHEVALLIER
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Jeudi 22 mai 2014 4 22 /05 /Mai /2014 15:59

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : France : l’homme malade de l’Europe !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France

 

La France est l’homme malade de l’Europe !
Ce n’est pas moi qui l’ai écrit cette fois-ci, c’est Chris Williamson, Chief Economist à Markit,

Document 1 :

En effet, en Europe, la croissance trimestrielle y est la plus forte depuis 3 ans, sauf en France : l’indice PMI composite est à 53,9 et le manufacturier est à 54,7

Document 2 :

C’est l’exception française.
Tout va bien.

Cliquer ici pour lire les communiqués de Markit sur les PMI

Par CHEVALLIER
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Jeudi 22 mai 2014 4 22 /05 /Mai /2014 12:12

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Compétitivité, IMD de Lausanne

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, France, Suisse

 

L’Institute for Management Development (IMD) de Lausanne vient de publier son dernier classement de compétitivité qui « mesure la façon dont les pays gèrent leurs ressources économiques et humaines pour améliorer leur prospérité« .
Les petits Suisses restent sur la 2° marche du podium précédés par les Américains,

Document 1 :

La France stagne à une place pas brillante au milieu du tableau. Evidemment, personne, aucun homme politique, aucun journaleux, aucun bonimenteur n’a soulevé correctement le problème du manque de compétitivité de la France.
Parmi les pays de la zone euro, l’Allemagne est la première mais à la 6° place seulement.

Pire : la France est au 50° rang… sur 60 ! pour l’encouragement au développement du business

Document 2 :

… ce n’est pas le bon pays pour un business économiste ! Pas d’avenir pour ces gens-là ici.

Cliquer ici pour lire le communiqué de l’IMD.
Cliquer ici pour lire mon article de 2012 sur l’étude de l’IMD.

Par CHEVALLIER
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Jeudi 22 mai 2014 4 22 /05 /Mai /2014 10:42

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : PMI manufacturier : USA / France, mai

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

 

L’écart augmente encore entre les Etats-Unis (et l’Allemagne) où la croissance est forte et la France qui est engluée dans la crise qu’elle se crée : 49,3 en France pour les indices PMI de référence Markit (ISM pour les Etats-Unis) manufacturiers et composite,

Document 1 :

Tout va mal en France d’après cet indice et l’avenir s’annonce pire encore, surtout pour l’emploi réel alors que l’indice manufacturier est à 55,3 en Allemagne et à 56,1 pour le composite.

Document 2 :

Heureusement, l’organisme de la propaganda de la nomenklatura est bien entendu beaucoup plus optimiste, surtout pour l’indice de… retournement qui n’arrête pas de se retourner !

Document 3 :

Tout va bien donc.

Cliquer ici pour lire les communiqués complets de Markit.
Cliquer ici pour lire le communiqué complet de l’Insee.

Par CHEVALLIER
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Vendredi 16 mai 2014 5 16 /05 /Mai /2014 15:25

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : €-crise : rechute ?

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France

 

Hier 15 mai, les rendements des Notes à 10 ans ont chuté sous la barre critique des 2,5 %

Document 1 :

… ce qui peut signifier le début d’une rechute de l’€-crise,

Document 2 :

Tant que l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans reste supérieur à 2 points, tout ira bien, aux Etats-Unis du moins, sinon ce sera une nouvelle et profonde €-crise,

Document 3 :

Les rendements des bons du Trésor des Etats-Unis jouent le rôle moteur (par rapport aux bons des autres Trésors),

Document 4 :

En de telles circonstances, la nomenklatura franchouillarde ne peut pas tenir face aux forces des marchés : l’écart se creuse entre les rendements des mauvais bons du Trésor français et ceux du Bund qui jouent le jeu d’ersatz de monnaies nationales,

Document 5 :

Les hautes tensions risquent de réapparaitre,

Document 6 :

Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami bancaire.

Par CHEVALLIER
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Vendredi 16 mai 2014 5 16 /05 /Mai /2014 10:55

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Balance des paiements (mars) : crise, déficits, financiarisation et mondialisation…

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

 

La Banque de France a publié les chiffres de la balance des paiements de ce dernier mois. Tout le monde devrait en parler car c’est très important…

La balance des transactions courantes
qui synthétise le résultat de l’ensemble des activités courantes d’une nation vis-à-vis du reste du monde montre une dégradation étonnamment régulière depuis que la Banque de France publie ces chiffres, c’est-à-dire depuis le début de l’euro-système, quelle que soit la couleur du gouvernement, avec un déficit de 1,5 milliards d’euros pour ce dernier mois …

Document 1 :

… soit 236 milliards d’euros de déficits cumulés depuis 2005, nouvelle série, nouveau record !

Document 2 :

Ces déficits sont causés essentiellement par ceux de la balance commerciale : 5,0 milliards d’euros pour ce dernier mois contre des excédents de 14,8 milliards pour l’Allemagne !

Document 3 :

Le déficit est de l’ordre de 60 milliards d’euros en moyenne sur les 12 derniers mois contre un excédent de presque… 200 milliards pour l’Allemagne !

Document 4 :

Depuis juin 2004, le cumul des déficits des biens seuls atteint un nouveau record historique de 481 milliards d’euros ! No limit !

Document 5 :

Les déficits de la balance commerciale s’expliquent en grande partie par l’euro fort.
Comme la France n’est plus compétitive vis-à-vis de l’étranger et que la crise s’accentue en France et dans ces autres cochons de pays du Club Med, les entreprises étrangères désinvestissent un peu en France (144 millions d’euros) et les entreprises françaises investissent un peu… à l’étranger (1,5 milliards)… la tendance du déficit des IDE (Investissements Directs Etrangers) se poursuivant depuis l’adoption de l’euro,

Document 6 :

Les investissements, qu’ils soient étrangers en France ou français à l’étranger, sont maintenant au point zéro, ce qui est bien visible sur les courbes de leurs cumuls sur les 12 derniers mois, ce qui ne peut que continuer à paralyser la croissance (zéro) et qu’aggraver le chômage,

Document 7 :

Les déficits cumulés des Investissements Directs Etrangers sont de l’ordre de 600 milliards d’euros depuis l’adoption de l’euro,

Document 8 :

Au total, ce sont donc plus de 1 000 milliards d’euros de déficits qui se sont accumulés depuis ces dernières années.
Avant, du temps du système de Bretton Woods, tout le monde, de la ménagère au président de la République, savait que les déficits de la balance commerciale allaient entrainer une dévaluation, ce que s’est empressé de faire Pompidou juste après son élection (une dévaluation de 12,5 % le 8 août 1969), ce qui a permis de prolonger la croissance jusqu’à la fin des 30 Glorieuses.
Maintenant, plus, personne ne comprend ces problèmes économiques simples.
C’est avancer les yeux fermés au bord du gouffre.

Une petite précision : les déficits sont occultés par l’euro-système et par les investissements de portefeuille d’étrangers en titres français, en particulier en mauvais bons du Trésor, si bien que la balance des paiements est paradoxalement équilibrée principalement par la dette publique souscrite par des étrangers !

Document 9 :

Attention ! L’interprétation de ces chiffres et de ces courbes est délicate : en période heureuse (d’excédent de la balance commerciale), les excédents français en capitaux peuvent être investis à l’étranger, ce qui est enregistré dans la balance des paiements en sorties de capitaux, et inversement, en période de crise, les déficits de la balance des transactions courantes sont compensés par des investissements étrangers en France, ce qui est plus clair sur les courbes de leurs cumuls sur les 12 derniers mois,

Document 10 :

Ainsi, la France est le seul grand pays qui a une proportion très importante de dette de l’Etat (1 502 milliards d’euros) détenue par des étrangers : 64,5 % d’après les derniers chiffres de l’Agence France Trésor, soit un total de 970 milliards fin septembre 2013,

Document 11 :

Ça marche, du moins tant que des investisseurs étrangers acceptent cette situation et tant qu’il n’y a pas de tsunami bancaire mais c’est très dangereux !

Par ailleurs, une rubrique absconse « Autres investissements » représentant des prêts-emprunts joue un grand rôle dans l’équilibre de la balance des paiements…

Document 12 :

… avec des variations de plus ou moins 200 milliards d’euros sur 12 mois,

Document 13 :

Les variations des « Autres investissements » (prêts-emprunts) viennent en contrepartie de celles des investissements en portefeuille, le tout portant sur des sommes beaucoup plus importantes que celles des déficits de la balance commerciale,

Document 14 :

Ainsi, la financiarisation et mondialisation sauvent en apparence et jusqu’à présent la France de la faillite déclarée, ce qui est encore plus clair sur le graphique représentant les variations du solde de la balance des transactions courantes (comptabilisant les exportations et les importations des biens et des services) et celles des investissements (de portefeuille et les « autres », prêts-emprunts),

Document 15 :

La désindustrialisation et le déclin de la France ont donc pu se faire sans douleurs apparentes, du moins sans les facteurs limitants qui existaient jadis, avant l’adoption de l’euro, jusqu’à présent du moins.

Après le naufrage de la Grèce, le prochain pays sera peut-être, pour les raisons exposées ci-dessus, celui… qui est donné par Rainer Voss, un ancien financier allemand,

Document 16 :

Pour terminer joyeusement : notons que les grosses têtes de la Banque de France n’ont trouvé que 2,5 milliards d’euros en trop dans leurs derniers comptes !

Document 17 :

Ces chiffres sont ceux qui sont publiés par la Banque de France dans le cadre de ses séries longues.
Le village Potemkine français est ainsi repeint pour le plus grand plaisir de la nomenklatura.

Cliquer ici pour voir la page des données de la Banque de France sur la balance des paiements.
Cliquer ici pour voir la bande annonce du film allemand Master of the universe qui relate l’expérience de Rainer Voss, un ancien financier allemand (information donnée par l’un de mes lecteurs que je remercie).
Cliquer ici pour voir la page des données de l’Agence France Trésor.

Par CHEVALLIER
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Mardi 13 mai 2014 2 13 /05 /Mai /2014 10:32

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Leverage réel des banques françaises, 1° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Un récapitulatif du leverage réel des 4 Gos banques françaises à la fin de ce dernier trimestre montre clairement que la confiance ne peut pas régner dans le système bancaire en France comme en Europe,

 

 

 

 


Sommes en milliard d’euros.

 

En comptabilisant correctement les données de ces banques, les banksters du Crédit Agricole (CASA) sont miraculeusement (potentiellement) sauvés par les péquenots des caisses régionales !
Les mécanos de la Générale sont au plus mal ainsi que Natixis qui se cache derrière BPCE.

Les banquiers, c’est-à-dire les cadres dirigeants de ces grandes banques connaissent très bien la gravité de la situation dans leur propre établissement, et il en est de même pour les autres.
Ce problème n’est jamais abordé dans les médias ni officiellement dans les milieux financiers selon cette méthode. Elle a pourtant été (plus ou moins) clairement explicitée par ce bon vieux Greenspan et d’autres dont la BRI, Axel Weber, la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni.
Je ne fais que reprendre leurs idées.

Il faudrait augmenter les capitaux propres des 4 Gos banques de 405 milliards d’euros pour respecter les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été définies par ce bon vieux Greenspan ou diminuer le total de leurs bilans de… 4 000 milliards !

En effet, le total de leurs bilans et de leurs dettes représente plus de 3 fois le montant du PIB annuel de la France, ce qui dépasse l’entendement alors que le total des bilans et des dettes des 8 plus grosses banques des Etats-Unis représente 60 % du PIB annuel, ce qui fait peur aux Américains !

Le leverage de nos Gos banques s’améliore globalement très (trop) faiblement par rapport au trimestre précédent.

Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de tsunami bancaire, le marché interbancaire ne fonctionne plus, la crise rampante perdure, le désordre allant croissant.
Tout est simple.

2014 Q1 Cdt Agri Group BNP-Paribas BPCE-Natixis Sté Générale Total
1 Assets 1 718,60 1 882,76 1 679,80 1 265,80 6 546,96
2 Equity 79,3 85,519 78,429 51,094 294,342
3 TSSDI - 6,614 11,625 6,943 25,182
4 Goodwill 14 11,7 9,904 5,349 40,953
5 Tangible eq 65,3 67,205 56,9 38,802 228,207
6 Liabilities 1 653,30 1 815,55 1 622,90 1 227,00 6 318,75
7 Leverage (µ) 25,3 27 28,5 31,6 27,7
8 Core Tier 1 (%) 3,9 3,7 3,5 3,16 3,6
Par CHEVALLIER
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