Lundi 23 juin 2014 1 23 /06 /Juin /2014 11:52

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : PMI manufacturier : France / Reste du Monde, juin

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France

 

L’écart augmente encore entre les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Europe où la croissance est forte et la France qui plonge dans la crise qu’elle se crée : 47,8 en France pour les indices PMI manufacturiers de référence Markit (ISM pour les Etats-Unis),

Document 1 :

Tout va mal en France d’après cet indice et l’avenir s’annonce pire encore

Document 2 :

surtout pour l’emploi réel alors que l’indice manufacturier est à 52,4 en Allemagne et à 51,9 dans la zone euro,

Document 3 :

Tout va bien donc : la réussite de l’équipe de France de foot est due au génie du successeur de notre histrion ignare et de la nomenklatura. C’est le triomphe de l’exception française.

Panem et circenses.

Cliquer ici pour lire les communiqués complets de Markit.

Par CHEVALLIER
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Mercredi 18 juin 2014 3 18 /06 /Juin /2014 17:21

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BCE : banksters / Marioles

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes

 

Tous les idiots inutiles et nuisibles ont approuvé les décisions des Marioles de la BCE qui prétendent relancer la croissance en baissant leurs taux de base et en introduisant des intérêts négatifs sur les dépôts en faisant le raisonnement suivant : les banques seront ainsi incitées à augmenter leurs prêts aux entreprises et aux ménages.

Les banksters de la zone euro ont déjà réagi dès le 13 juin en… diminuant leurs emprunts auprès de la BCE de 45,663 milliards d’euros par rapport à la semaine précédente !

Document 1 :

En contrepartie, ils n’ont diminué leurs dépôts que de 17,880 milliards d’euros, les généreuses et anonymes administrations publiques diminuant d’autant leurs prêts,

Document 2 :

En effet, les banksters ont largement utilisé jusqu’à présent la possibilité qu’ils avaient d’emprunter quasiment sans limites et à des coûts très faibles à la BCE car ils devront prochainement payer pour déposer leurs disponibilités excédentaires.
De ce fait, l’écart entre les dépôts et les prêts diminue fortement (281 milliards… seulement !)

Document 3 :

ce qui permet un timide retour vers une situation plus calme en apparence car la gestion des banques devient de plus en plus tendue, ce qui est le contraire de ce qu’il aurait fallu faire !

Document 4 :

Seul le patron de la Buba a répété que cette politique de la BCE ne peut pas relancer la croissance par l’augmentation des emprunts car ni les entreprises ni les particuliers ne sont portés à emprunter tant que les fondamentaux ne sont pas rétablis dans la zone euro.

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Par CHEVALLIER
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Vendredi 13 juin 2014 5 13 /06 /Juin /2014 17:59

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BNP, Gos banques et $

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Etats-Unis

 

Pour survivre, les Gos banques françaises sont obligées d’emprunter des dollars aux Etats-Unis aux fonds communs de placement du marché monétaire (money market mutual funds) : 163 milliards de dollars fin mai (en diminution de 39,5 milliards par rapport au mois précédent) dont 39,1 milliards pour la seule BNP qui emprunte par ailleurs 42 milliards d’euros en Titres de Créances Négociables (TCN) auprès de la Banque de France, plus des sommes non publiées à la BCE, en attendant d’autres facilités proposées par les Marioles.

Tout va bien, pour l’instant du moins : pas de tsunami bancaire.

Cliquer ici pour lire un article de Reuters à ce sujet.

Par CHEVALLIER
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Jeudi 12 juin 2014 4 12 /06 /Juin /2014 17:25

 

Cliquer sur le llien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BCE : taux et cocoricouac !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

 

Jeudi 5 juin, les Marioles de la BCE ont baissé leurs taux de base. Tous les pires idiots inutiles ou nuisibles ont applaudi car ils prétendent que cette décision relancera la croissance dans la zone euro.

Des taux anormalement bas ne font pas toujours nécessairement repartir la croissance car, s’ils sont si bas dans la zone euro, c’est parce qu’il y subsiste des déséquilibres fondamentaux, en particulier dans le système interbancaire qui ne fonctionne pas normalement car trop de banques ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.

Comme la situation est mauvaise, les capitaux se réfugient sur l’obligataire public. Ainsi par exemple, les mauvais bons du Trésor français à 10 ans sont achetés en masse par les Gos banques, ce qui fait monter les prix des contrats et baisser les rendements qui ont battu vendredi 6 juin en séance leur plus bas historique record de 1,656 % le précédent record datant du 2 mai 2013,

Document 1 :

Les rendements des Notes à 10 ans sont supérieurs à ceux de leurs homologues européens car les fondamentaux sont rétablis aux Etats-Unis,

Document 2 :

Les rendements des mauvais bons du Trésor français à 10 ans dépendent fortement de la capacité de la nomenklatura à entretenir l’illusion du village Potemkine comme le montrent les écarts de leurs rendements par rapport à ceux du Bund qui sont très variables,

Document 3 :

La structure des rendements des bons des Etats-Unis montre clairement qu’elle est dans une situation intermédiaire (en attente) entre un plus bas dû aux crises de la zone euro et un plus haut correspondant à une économie assainie par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke,

Document 4 :

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans fluctue (à de très rares exceptions près) dans la bande idéale des 225-250 points de base depuis juillet 2013…

Document 5 :

ce qui casse les cycles précédemment créés par la Fed en maintenant cet écart à ce niveau, ce qui est une très grande réussite de B-2 et de la dame qui lui succède,

Document 6 :

Tout est simple.

Par CHEVALLIER
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Mercredi 4 juin 2014 3 04 /06 /Juin /2014 17:47

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Or : banques centrales, Etats, règles comptables et monnaies

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France, Suisse

 

Les problèmes financiers, bancaires et monétaires sont de plus en plus importants. Mal gérés, ils provoquent de graves crises, bien gérés, ils permettent à la croissance d’atteindre son potentiel optimal partout dans le monde. Peu de personnes les comprennent correctement…

L’or est très certainement le meilleur point de départ de cette problématique qui a été bien résolue le 15 août 1971 quand le Président des Etats-Unis Richard Nixon a décidé de ne plus rendre convertible le dollar en or.

En effet, depuis cette date historique, les monnaies ne sont plus définies par rapport à une marchandise, l’or (un métal ayant un certain prix), mais les unes par rapport aux autres car la monnaie d’un pays représente une quote-part de sa richesse créée et par anticipation, de son aptitude à créer des richesses.

Cette décision américaine a mis fin (enfin !) au système de l’étalon or, c’est-à-dire à cette croyance erronée qu’une monnaie puisse être garantie par la possession d’un stock d’or national.

Cette analyse a été bien transcrite par certaines banques centrales dans leurs comptes, en particulier par la Banque du Canada

Document 1 :

qui continue évidemment à ne pas comptabiliser l’or national dans ses comptes

Document 2 :

… qui sont certifiés par les auditeurs de la Banque du Canada qui précisent que les comptes de la banque centrale sont conformes aux normes internationales d’informations financières,

Document 3 :

Il en est de même pour la Bank of England qui considère que l’or détenu par le Royaume-Uni appartient au Trésor (Her Majesty’s Treasury, HM Treasury),

Document 4 :

La Bank of England ne comptabilise donc pas l’or national dans ses comptes

Document 5 :

… qui sont certifiés conformes aux règles comptables,

Document 6 :

L’analyse de la Banque Nationale Suisse (BNS) sur la place de l’or est tout à fait opposée à celle Banque du Canada et de la Bank of England.
En effet, les cantons helvètes qui sont les propriétaires majoritaires de la BNS estiment qu’ils sont légitimement propriétaires de l’or national.

En conséquence, la BNS comptabilise l’or dans ses actifs conformément aux règles comptables en vigueur, en faisant apparaitre normalement les plus-values et les moins-values dans le résultat exceptionnel, ce qui a fait apparaitre pour 2013 une perte de 9 milliards de francs (dans le résultat net final) due à une moins-value de 15 milliards sur l’or, cf. mon analyse à ce sujet.

Quid pour la Fed ?
Les gens de la Fed n’ont pas osé adopter l’analyse sur l’or de leurs voisins canadiens ni celle de la BNS : ils ont maintenu dans leurs actifs, non pas tout le stock d’or national, mais des certificats gagés sur cet or pour une valeur (à leur coût d’achat) ne varietur de 42 dollars 2/9 l’once,

Document 7 :

Les gens de la Fed expliquent longuement (et maladroitement) qu’ils sont amenés à ne pas respecter les règles comptables en vigueur du fait que la Fed est une banque centrale,

Document 8 :

Ces explications sont critiquables car il s’agit, pour ce qui concerne l’or, d’une position bancale de compromis entre d’une part le maintien partiel d’une forme survivante du régime de l’étalon or (mais sans respecter les règles comptables qui exigent que l’or soit comptabilisé à sa juste valeur dans la mesure où la Fed considère être propriétaire de l’or national) et d’autre part l’analyse économique (et monétaire) qui veut que cet or soit enregistré dans les comptes du Trésor (de l’Etat fédéral) et non dans ceux de la banque centrale.

Cette situation n’est pas dommageable car l’or y est ainsi considérablement sous-évalué. En effet, l’once d’or est cotée 1 245 dollars environ à ce jour. La plus-value n’est donc pas comptabilisée, ce qui minore d’autant le montant des capitaux propres que la Fed aurait pu enregistrer en respectant les règles comptables normales.

Les comptes de la Fed sont audités par le cabinet Deloitte (des Etats-Unis) qui relève clairement que les comptes de la Fed ne respectent pas les règles comptables normales mais celles qu’elle s’est données, ce qui peut être contestable…

Document 9 :

Les entorses comptables de la Fed ne lui procurent aucun avantage et elles ne provoquent pas d’interprétations erronées, ce qui n’est donc pas grave. C’est juste inutilement un peu confus…

Il n’en est pas de même pour les comptes des banques centrales de l’euro-système.

En effet, la BCE annonce clairement (dans sa Décision 2010/21) qu’elle respecte a priori les règles comptables internationales sauf… lorsqu’elle décide elle-même de ne pas les appliquer !

Document 10 :

En effet le Conseil des gouverneurs de la BCE bénéficie étrangement d’un privilège rare : il peut prendre des décisions sans aucun contrôle de quelle qu’entité que ce soit. Il dispose d’un pouvoir de décision absolu, discrétionnaire, sans limite, ce qui est contraire aux principes fondamentaux de toute organisation démocratique.

Ainsi, la BCE peut en toute liberté, à la fois, édicter les règles qu’elle se propose de respecter, être également l’arbitre et l’un des acteurs du système bancaire de la zone euro. Le cumul de ces fonctions est pourtant incompatible avec un fonctionnement normal et pérenne de tout système bancaire.
Ce problème important n’a été soulevé précédemment, à ma connaissance, que par Jean Bayard.

Comme les règles juridiques des institutions européennes doivent être transposées en droit français, la Décision 2010/21 a fait l’objet d’une convention, c’est-à-dire d’un contrat signé entre la Banque de France et l’Etat, reprise par un arrêté ministériel (de notre chère Bécassine adorée du temps où elle était ministre des Finances) qui est censé donner à la Banque de France le droit de ne pas respecter les règles comptables habituelles,

Document 11 :

La rédaction de ce texte est volontairement particulièrement absconse car ses auteurs cherchent à cacher leur but véritable qui est de ne pas comptabiliser normalement les variations de la valeur du stock d’or (dans le résultat exceptionnel comme l’imposent les règles IFRS) afin de ne pas faire apparaitre les moins-values possibles, donc des pertes potentielles dans le résultat net final.

Ainsi, ce document révèle clairement l’intention frauduleuse de ses auteurs de ne pas donner une image fidèle de la réalité, ce qui est condamnable mais pas condamné, évidemment.

Par ailleurs, un arrêté ministériel reprenant une convention, c’est-à-dire un contrat, ne peut en aucun cas l’emporter sur des lois qui imposent aux organisations qui publient des comptes de le faire en respectant les règles comptables en vigueur. La justification fournie par la Banque de France (qui lui permettrait de ne pas enregistrer normalement les plus-values et moins-values sur l’or dans le résultat exceptionnel) n’est donc pas valable.

Prudemment, les commissaires aux comptes de la Banque de France ne font qu’attirer l’attention sur le fait que ce ne sont pas les règles comptables normales qui sont parfois appliquées mais celles du SEBC (Système Européen des Banques Centrales),

Document 12 :

Il eut été préférable de la part des commissaires aux comptes de la Banque de France d’émettre des réserves sur le fait que le compte dit de réévaluation a été institué pour cacher les pertes qui auraient dû être enregistrées par la Banque de France à l’instar de celles qui l’ont été publiées par la BNS.
Ainsi, la Banque de France aurait dû publier dans son bilan 2013 des pertes pour un montant de… 31,942 milliards d’euros au lieu d’un bénéfice de 2,441 milliards d’euros à cause d’une perte de 30,534 milliards due à la baisse des cours de l’or.

Jean Bayard a remarqué que le cabinet KPMG des Etats-Unis, a mis fin à son audit de la Fed car ce cabinet ne voulait pas risquer d’être poursuivi un jour pour avoir certifié des comptes de la Fed qui ne respectent pas correctement les règles comptables.
Deloitte et le cabinet français KPMG n’ont pas eu ces scrupules, ou du moins, ils n’ont pas pris ces précautions…

L’absence totale de réflexion juste sur ces problèmes financiers, bancaires et monétaires concernant l’or, les banques centrales, les monnaies à notre époque est extraordinaire et surprenante.
Avant, c’est-à-dire au XX° siècle du moins, les gens réfléchissaient plus ou moins correctement sur ces problèmes. Des débats opposaient les points de vue contradictoires. Maintenant, c’est le règne du copier-coller, de la propagande des médias de la nomenklatura, des faiseurs d’opinion, le panurgisme total sur tout, l’absence de toute réflexion individuelle.
Triste et létal.

Cliquer ici pour voir un document de la Banque du Canada qui précise que l’or national n’est pas comptabilisé dans les comptes de la banque centrale (cf. document 1).
Cliquer ici pour voir le dernier rapport annuel certifié (2013) de la Banque du Canada.
Cliquer ici pour voir le document de la Bank of England qui précise que l’or du Royaume-Uni appartient au Trésor (HMT), cf. document 1.
Cliquer ici pour voir le dernier rapport annuel certifié (2013) de la Bank of England.
Cliquer ici pour voir mon analyse du dernier rapport annuel (2013) de la Banque Nationale Suisse.
Cliquer ici pour voir un extrait de la Décision 2010/21 de la BCE.
Cliquer ici pour voir ce qu’a écrit Jean Bayard sur la Décision 2010/21 de la BCE.
Cliquer ici pour voir la convention signée par Christine Lagarde et Christian Noyer.
Cliquer ici pour voir mon article sur les comptes 2013 de la Banque de France.

Par CHEVALLIER
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Mardi 3 juin 2014 2 03 /06 /Juin /2014 16:16

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BCE : regain de tensions bancaires, suite du grand plongeon

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes

 

Après un petit sursaut (avant les élections européennes pour ne pas effrayer davantage les électeurs) les banques de la zone euro ont augmenté globalement leurs dépôts de 19 milliards d’euros (rubrique 2 du passif) dans la semaine finissant le 30 mai…

Document 1 :

… mais les banques ont aussi augmenté globalement leurs emprunts de presque… 40 milliards (rubrique 5 de l’actif) !

Document 2 :

En conséquence, l’écart entre les dépôts et (moins) les prêts est monté à 334 milliards d’euros en valeurs négatives, en augmentation de… 104 milliards depuis le 18 mars, c’est-à-dire en moins de 2 mois et demi !

Document 3 :

L’évolution de ces données depuis 1997 montre que les turbulences financières sont toujours très fortes et potentiellement très dangereuses dans la zone euro,

Document 4 :

Les Marioles de la BCE ont rétabli l’équilibre de leur bilan grâce à l’apport miraculeux de 5,3 milliards d’euros de généreuses et anonymes administrations publiques (rubrique 5.1 du passif, document 1) qui s’ajoutent à ce qu’elles avaient déjà apporté, soit un total de… 163 milliards ! et de 6,6 milliards grâce à la fameuse planche à billets (rubrique 1 du passif). Ça, c’est de la création monétaire !

Depuis le 18 mars, le plongeon est impressionnant : il rappelle celui d’octobre 2008.

Comment feront les Marioles de la BCE (pour rétablir leur bilan) s’ils introduisent des taux négatifs sur les dépôts ?

Heureusement, personne ne parle de ces problèmes. Tout le monde fait confiance aux banques et aux banksters.
Pour l’instant tout va bien pour les Marioles de la BCE : il n’y a pas eu de tsunami.
Ils se préparent à sauver l’euro-système par de nouvelles mesures qui ne feront que retarder et aggraver les échéances létales.

Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.

Par CHEVALLIER
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Vendredi 30 mai 2014 5 30 /05 /Mai /2014 09:31

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : €-crise : en attente de la rechute

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France, Suisse

 

Depuis deux jours, les rendements des Notes à 10 ans continuent de chuter sous la barre critique des 2,5 %… ce qui peut signifier l’anticipation du début d’une rechute de l’€-crise,

Document 1 :

La chute de ces rendements peut se précipiter en cas d’accentuation d’une nouvelle €-crise comme cela s’est déjà produit,

Document 2 :

Tant que l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans reste supérieur à 2 points, tout ira bien, aux Etats-Unis du moins, sinon ce sera une nouvelle et profonde €-crise,

Document 3 :

L’écart entre les rendements des bons du Trésor des Etats-Unis à 10 ans et ceux à 2 ans montre que cette nouvelle €-crise permettrait fort judicieusement de ralentir une croissance du PIB trop forte aux Etats-Unis, ce qui entretiendrait son maintien à un niveau encore assez élevé, brisant ainsi les cycles dommageables que la Fed initiait auparavant,

Document 4 :

En de telles circonstances, la nomenklatura franchouillarde est manifestement vigoureusement intervenue pour réduire l’écart entre les rendements des mauvais bons du Trésor français et ceux du Bund qui jouent le jeu d’ersatz de monnaies nationales…

Document 5 :

mais l’écart entre les rendements de ces bons et ceux du voisin helvète augmente, ce qui signifie que les hautes tensions en €-zone risquent bien de réapparaitre,

Document 6 :

Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami bancaire.

Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.

Par CHEVALLIER
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Jeudi 29 mai 2014 4 29 /05 /Mai /2014 21:06

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Création et anormalité monétaires, exemple de l’exception française

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Monétarisme

 

L’évolution de la masse monétaire M3 de la France met clairement en évidence une création monétaire du début de 2004 à la fin de 2008 comme aux Etats-Unis,

Document 1 :

Cette hypertrophie monétaire a éclaté après la faillite de la banque des frères Lehman et depuis cet évènement majeur, M3 revient dans la norme de 80 % du PIB.

Cependant, l’évolution des agrégats monétaires M1, M2-M1, M3-M2 permet de mettre en évidence une anormalité monétaire dans les années suivantes : M3-M2 plonge alors que M1 et M2-M1 continuent à augmenter,

Document 2 :

En fait, il faut distinguer la création monétaire de l’anormalité monétaire !

En effet, la structure relative des agrégats monétaires doit respecter certaines normes

Ainsi, M1 (l’argent que les ménages conservent dans leurs portefeuilles et sur les comptes courants) doit être réduit au minimum : aux alentours de 16 % du PIB, ce qui était presque le cas dans les années 90 en France (18 %), avant l’adoption de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro, et comme c’est le cas actuellement aux Etats-Unis.

M2-M1 (l’épargne des ménages) doit se monter à un peu plus de 30 % du PIB, tout comme M3-M2 (la trésorerie des entreprises) car ces agrégats doivent être importants… mais pas trop ! (les normes sont souvent des valeurs fluctuant dans une bande ou autour d’un niveau critique)

Il apparait donc que, si la France n’avait pas adopté l’euro, les entreprises auraient pu conserver une trésorerie abondante proche de 30 % du PIB, que les ménages auraient pu augmenter leur épargne à la même hauteur et qu’ils auraient pu diminuer légèrement leurs disponibilités à 16 % (du PIB),

Document 3 :

Donc, si la France n’avait pas adopté l’euro, la structure relative des agrégats monétaires aurait pu respecter les normes.

L’argent y aurait alors été sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics. La croissance du PIB aurait donc pu être normale, ce qui est loin d’être le cas maintenant.

Le rétablissement d’une structure normale des agrégats monétaires est irréalisable en France tant que la nomenklatura est au pouvoir et tant que les Français n’auront toujours pas compris les mécanismes de base du capitalisme libéral : moins d’Etat, c’est moins de dépenses publiques, donc plus d’argent disponible pour les entreprises et pour les ménages, qui peuvent ainsi créer des richesses par leurs dépenses de consommation et leurs investissements, ce qui fait repartir la croissance du PIB et des emplois sur des bases saines.

L’évolution des agrégats monétaires en France montre clairement qu’une bulle de plus de 250 milliards d’euros se trouve indûment en M1, c’est-à-dire sur les comptes bancaires et dans les portefeuilles des salariés, des fonctionnaires et de tous les parasites qui profitent des divers organismes étatiques.
La seule façon de faire éclater cette bulle pour restaurer de l’argent sain serait de sortir de la sphère étatique toutes les entités qui peuvent ou qui doivent subsister en ne conservant dans l’Etat que ses fonctions purement régaliennes.

L’exception française commence enfin à être l’objet d’articles critiques dans les médias de la nomenklatura…
En effet, une relative amélioration commence à apparaitre dans ces autres cochons de pays du Club Med (PIGS) car ils ont mis en œuvre des réformes qui diminuent le poids de l’Etat dans leur économie alors que la situation en France continue à se détériorer du fait que rien n’y a été entrepris dans ce sens.

Cliquer ici pour lire l’article d’Arthur Laffer sur les 4 piliers des Reaganomics

Par CHEVALLIER
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Mercredi 28 mai 2014 3 28 /05 /Mai /2014 17:22

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Agrégats monétaires français, €ffondrement (avril)

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Monétarisme

 

Les gens de la Banque de France ne publiaient pas les données des agrégats monétaires (sans donner d’explications) contrairement à ce que faisaient la plupart des pays de la zone euro. Curieusement, ils le font depuis un certain temps et ils les mettent à jour presque normalement maintenant…

Sur la base des données publiées à ce jour, il apparait que les entreprises françaises ont de moins en moins de trésorerie (correspondant à l’agrégat M3-M2), surtout depuis le mois de juillet 2012, ce qui signifie qu’elles ont de plus en plus de difficultés pour survivre dans cette zone contre nature.

M3-M2 est tombé à 332 milliards d’euros fin avril, soit une diminution de 243 milliards depuis le pic de 2009 !

Document 1

Leur trésorerie est tombée à un plus bas historique de 15,6 % du PIB alors qu’elle en représentait plus de 12 points de plus avant la convergence des monnaies en vue de la constitution de la zone euro,

Document 2 :

En conséquence la masse monétaire M3 baisse de 3,1 % d’une année sur l’autre, ce qui aurait dû générer une forte croissance du PIB, supérieure à son potentiel optimal, mais ce n’est plus possible à cause de l’importance de la création monétaire qui s’est produite depuis cette convergence létale des monnaies de la vieille Europe…

Document 3 :

La situation n’est plus maitrisable en France, ce qui la condamne durablement à une stagnation relative et à une certaine déflation comme au Japon.

La France est bien l’homme malade de l’Europe : M3 baisse de 3,1 % d’une année sur l’autre alors qu’elle augmente de 0,9 % dans la zone euro, ce qui montre clairement une nette divergence,

Document 4 :

L’évolution des agrégats monétaires de base, M1, M2-M1 et M3-M2 met en évidence le développement d’une bulle sur ces trois agrégats avant la faillite de la banque des frères Lehman, puis un dégonflement considérable de M3-M2 et une hypertrophie qui continue en M1,

Document 5 :

M1 (l’argent qui se trouve dans les portefeuilles et sur les comptes courants dans les banques en France) représente maintenant 28,8 % du PIB contre 16 % aux Etats-Unis alors que ce rapport était identique dans ces deux pays avant l’adoption de l’euro…

Document 6 :

… ce qui signifie que sur ces 614 milliards d’euros, M1 ne devrait se monter qu’à 340 milliards environ seulement,

Document 7 :

270 milliards d’euros d’argent non gagné sont donc en excédent, résultat de la création monétaire imputable à l’existence de cette zone euro contre nature,

En fait, les salariés se sont accaparé globalement environ 250 milliards d’euros qui auraient dû rester dans les comptes des entreprises qui sont de ce fait à l’agonie.

Pas de bénéfices, pas d’investissements, donc pas de croissance, c’est-à-dire pas de création de richesse ni de création d’emplois.
Tout est simple.

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics. Le problème essentiel à résoudre pour refaire partir la croissance sur des bases saines, c’est-à-dire sur de l’argent sain, serait donc de faire éclater cette hypertrophie en M1 (et d’en supprimer les causes, c’est-à-dire de sortir en douleur de l’euro-système).
Il faudrait donc mettre fin à la distribution d’argent non gagné, ce qui est plus difficile à mettre en œuvre auprès du peuple de gauche qui en est le bénéficiaire.

Comment se fait-il que les Français, comme les autres malheureux Euro-zonards, aient pu tomber dans ce piège grossier tendu par les monétaristes américains qui auront ainsi gagné cette première guerre monétariste mondiale en affaiblissant considérablement et durablement leurs concurrents pour garder leur leadership sur le monde libre ?

Cliquer ici pour accéder aux données fournies par la Banque de France.

Par CHEVALLIER
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Mardi 27 mai 2014 2 27 /05 /Mai /2014 16:26

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BCE : regain de tensions bancaires, suite du plongeon

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes

 

Après un petit ressaut (avant les élections européennes pour ne pas effrayer davantage les électeurs) les banques de la zone euro ont diminué globalement leurs dépôts de… 33 milliards d’euros (rubrique 2 du passif) dans la semaine finissant le 23 mai…

Document 1 :

… mais les banques ont aussi diminué leurs emprunts de 11 milliards (rubrique 5 de l’actif),

Document 2 :

En conséquence, l’écart entre les dépôts et (moins) les prêts est monté à 310 milliards d’euros en valeurs négatives,

Document 3 :

L’évolution de ces données depuis 1997 montre que les turbulences financières sont toujours très fortes et potentiellement très dangereuses dans la zone euro,

Document 4 :

Les Marioles de la BCE ont rétabli l’équilibre de leur bilan grâce à l’apport miraculeux de 18,5 milliards d’euros de généreuses et anonymes administrations publiques (rubrique 5.1 du passif, document 1).

Depuis ces dernières semaines, le plongeon est impressionnant : il rappelle celui d’octobre 2008.

Heureusement, personne n’en parle. Tout le monde fait confiance aux banques et aux banksters.
Pour l’instant tout va bien pour les Marioles de la BCE : il n’y a pas eu de tsunami.

Ils se préparent à sauver l’euro-système par de nouvelles mesures qui ne feront que retarder et aggraver les échéances létales.

Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.

Par CHEVALLIER
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