Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 15:51

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site : Banques systémiques : USA et le reste du monde en 2011

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques

 

Un machin du G vain a publié la liste des banques présentant un risque systémique (SIFIs pour Systemically Important Financial Institutions). C’est une base utilisable pour faire une revue des big banks too big to bail dans le monde.

8 banques des Etats-Unis en font partie. Elles ont déjà publié leurs bilans arrêtés fin 2011.

4 d’entre elles respectent les règles prudentielles d’endettement dites de Bâle III telles qu’elles ont été définies par ce bon vieux Greenspan, les gens de la Fed et de la BRI, à savoir un multiple d’endettement inférieur à 10 (mon µ, le leverage en anglais), c’est-à-dire un ratio Tier 1 réel supérieur à 10 %,

Document 1 :


Les 4 autres s’en rapprochent tout en respectant les règles de Bâle II,

 

Document 2 :


Les autres banques (non américaines) n’ont pas encore publié leurs bilans arrêtés fin 2011. Compte tenu de ces données, le classement provisoire de ces banques présentant un risque systémique est le suivant,

 

Document 3 :


Sommes généralement en milliards dans la monnaie nationale.

 

Le classement de ces banques d’après le ratio Tier 1 montre clairement que les 8 banques américaines sont les seules au monde à respecter les règles prudentielles d’endettement,

Document 4 :

Cliquer sur le graphique pour l’agrandir.
En bleu, les big banks des Etats-Unis, en rouge les Gos banques françaises, en orange leurs consœurs teutonnes, en vert les autres banques européennes, en jaune les banques… asiatiques.

Le même classement de ces banques d’après le multiple d’endettement (mon µ, le leverage en anglais) montre clairement que les banques européennes sont très loin de respecter ces règles d’endettement,

Document 5 :

Dans ces conditions, il est compréhensible que les dirigeants des banques européennes n’aient pas confiance entre eux (et en eux !), ce qui explique que les marchés interbancaires ne fonctionnent plus depuis la faillite de la banque des frères Lehman, la BCE s’y substituant.

Un petit rappel : pour déterminer le véritable leverage de ces banques, il est indispensable de bien identifier le montant des capitaux propres réels, c’est-à-dire le capital plus les bénéfices accumulés, à l’exclusion des actions de préférence et des titres divers et exotiques qui ne sont pas de véritables capitaux propres, c’est-à-dire apportés par les actionnaires et ensuite fructifiés comme par exemple les titres subordonnés à la française et les Cocos helvètes.

Le total des dettes est obtenu en diminuant le total du bilan du montant de ces capitaux propres réels car les actifs ne peuvent être financés que par des capitaux propres et des dettes (ou capitaux dits étrangers, à l’entreprise).

Le multiple réel est celui du total des dettes sur le montant des capitaux propres. Il doit être inférieur à 10 dixit ce bon vieux Greenspan.

C’est simple, tout est simple… à condition d’avoir un minimum de culture économique et financière, en particulier en comprenant et en interprétant correctement les analyses de ce bon vieux Greenspan et certaines des recommandations pertinentes d’organismes tels que la Fed, la BRI et le IASB, et en effectuant un certain travail d’analyse et de recherche pour trouver les données fiables et en tirer les bonnes conclusions, ce qui n’a rien à voir avec les réactions épidermiques anti-américaines et anti-banques des innombrables idiots inutiles.

Cliquer ici pour lire mon premier article sur le même sujet à partir des données arrêtées au 30 juin 2011 et cliquer ici pour lire mon article sur le comité de Bâle qui s’inquiétait du fait qu’il n’est pas admissible que certains pays ne fassent pas appliquer aux banques qui sont de leur ressort les règles prudentielles d’endettement qui ont été édictées par la BRI en concordance avec le Bureau international des normes comptables (International Accounting Standards Board, IASB).

2011 Q4 NY Mellon Bank of America Wells Fargo Citigroup
Pref. stocks - 18,397 11,431 0,3
Liabilities 291,179 1 917,34 1 183,61 1 695,40
Equity 34,087 211,704 130,256 179,5
Leverage (µ) 8,5 9,1 9,1 9,4
Tier 1 (%) 11,7 11 11 10,6
2011 Q4 State Street Morgan stanley JPMorgan Goldman Sachs
Pref. stocks - 1,508 7,8 3,1
Liabilities 196,904 689,357 2 090,00 852,621
Equity 19,398 60,541 175,8 70,379
Leverage (µ) 10,2 11,4 11,9 12,1
Tier 1 (%) 9,9 8,8 8,4 8,3
Rank Banks 2011 Q4 Liabilities Equity Leverage Tier 1
1 New York Mellon 291,179 34,087 8,5 11,7
2 Bank of America 1 917,34 211,704 9,1 11
3 Wells Fargo 1 183,61 130,256 9,1 11
4 Citigroup 1 695,42 179,488 9,4 10,6
5 State Street 196,904 19,398 10,2 9,9
6 Morgan Stanley 689,357 60,541 11,4 8,4
7 JP Morgan Chase 2 090,02 175,773 11,9 8,4
8 Goldman Sachs 852,621 70,379 12,1 8,3
9 Unicredit Group 854,046 64,726 13,2 7,6
10 Santander 1 158,38 73,532 15,8 6,3
11 HSBC 2 530,74 160,25 15,8 6,3
12 Bank of China 10 813,66 669,838 16,1 6,2
13 Royal Bank of Scotland 1 371,23 74,744 18,3 5,5
14 Lloyds Banking Group 934,042 44,909 20,8 4,8
15 Banque Populaire CdE 1 010,56 46,656 21,7 4,6
16 Mitsubishi UFJ FG 206 227,00 8 949,00 23 4,3
17 UBS 1 189,51 47,263 25,2 4
18 Nordea 645,952 25,055 25,8 3,9
19 Sumitomo Mitsui FG 128,279 4,884 26,3 3,8
20 BNP Paribas 1 857,86 68,216 27,2 3,7
21 Barclays 1 441,35 51,572 27,9 3,6
22 Commerzbank 660,766 22,915 28,8 3,5
23 ING Bank 1 200,44 40,288 29,8 3,4
24 Credit Suisse 945,707 31,216 30,3 3,3
25 Crédit Agricole 1 546,71 47,101 32,8 3,7
26 Deutsche Bank 1 799,64 50,055 36 2,8
27 Mizuho FG 160 812,00 4 329,00 37,1 2,7
28 Société Générale 1135,473 22,535 50,4 2
Par CHEVALLIER
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 15:30

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site : Banque New York Mellon 2011 

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

La banque New York Mellon a des multiples d’endettement absolument parfaits, dans les 8, c’est-à-dire un ratio Tier 1 dans les 12 %, ce qui lui permet de se développer normalement, contrairement à ce qui se passe dans les autres big banks too big to fail.

 


Le système bancaire américain fonctionne normalement, la banque centrale n’est pas obligée de se substituer aux marchés comme dans la zone euro.
Evidemment, ce genre d’analyse passe mal auprès des fanatiques anti-banques et anti-américains
New York Mellon 2010 Q4 2011 Q2 2011 Q3 2011 Q4
Pref. stocks - - - -
Liabilities 214,194 271,507 287,782 291,179
Equity 33,065 33,199 34,405 34,087
Leverage (µ) 6,5 8,2 8,4 8,5
Tier 1 (%) 15,4 12,2 12 11,7
Par CHEVALLIER
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 11:03

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site : Morgan Stanley 2011

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

Morgan Stanley est un parfait exemple de ce que doit être la bonne gestion d’une banque : ses dirigeants ont résolu en 2011 les problèmes qui s’y posaient de façon à repartir sur de bons fondamentaux.

Ainsi, le multiple d’endettement de 16 (mon µ, le leverage) fin 2010 révélait l’existence de ces problèmes qui ont été résolus dans le courant de 2011, ce qui se manifeste par un multiple qui est enfin revenu dans les normes fin 2011, celles de Bâle II tendant vers celles de Bâle III : 11,4 ce qui correspond à un ratio Tier 1 véritable de 8,8 %,

 


Cet assainissement s’est fait au détriment des bénéfices qui ont chuté, mais la banque peut repartir maintenant sur des bases saines.

 

Une fois de plus, cet instrument d’analyse des banques qu’est ce multiple d’endettement tel qu’il doit être calculé, est le meilleur possible car il révèle l’existence ou l’absence de problèmes plus ou moins bien cachés mais toujours ainsi perceptibles par… les analystes avertis qui l’utilisent correctement.

Morgan stanley 2010 Q4 2011 Q1 2011 Q2 2011 Q3 2011 Q4
Pref. stocks 9,597 9,597 1,508 1,508 1,508
Liabilities 760,084 787,596 772,548 734,619 689,357
Equity 47,614 48,589 58,199 60,32 60,541
Leverage (µ) 16 16,2 13,3 12,2 11,4
Tier 1 (%) 6,3 6,2 7,5 8,2 8,8
Par CHEVALLIER
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 10:07

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site : Wells Fargo 2011

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

Wells Fargo est certainement le meilleur élève de la classe des big banks américaines car, non seulement elle va bien au-delà des exigences des règles prudentielles d’endettement avec un multiple de 9,1 (mon µ, leverage) constamment en 2011, ce qui correspond à un véritable ratio Tier 1 de 11,0 %, mais encore, elle est rentable avec un bénéfice de 15 milliards de dollars sur l’année, ce qui fait un ROE de 11,5 % très proche de la norme de 15 %, ce qui est plus que parfait !

 


Evidemment, la meute des pires idiots ne peut que se déchainer contre les banques, surtout celles des Etats-Unis, ce qui leur assure un succès facile et garanti auprès de leurs innombrables congénères.

 

Il est curieux de constater que les moyens de communication les plus modernes et les plus sophistiqués ne conduisent pas à une meilleure connaissance (comme le prédisait ce bon vieux Greenspan) mais à l’obscurantisme le plus total, le retour aux croyances les plus folles, sans aucun rapport avec la réalité. C’est le triomphe de l’absence totale de réflexion, des réactions panurgistes de l’immédiat (avec par exemple les Tweets, Facebook, etc.).

Cependant, ces idiots a priori inutiles deviennent miraculeusement utiles car ils alimentent la spéculation gagnante qui est basée sur des analyses justes.

Wells Fargo 2010 Q4 2011 Q1 2011 Q2 2011 Q3 2011 Q4
Pref. stocks 8,689 11,897 8,876 11,566 11,431
Liabilities 1 138,93 1 121,62 1 130,69 1 177,27 1 183,61
Equity 119,2 123,046 129,04 127,678 130,256
Leverage (µ) 9,6 9,1 8,8 9,2 9,1
Tier 1 (%) 10,5 11 11,4 10,8 11
Par CHEVALLIER
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 21:23

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site : Big banks américaines : 4° trimestre 2011

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

Les 3 big banks américaines ont déjà publié leurs résultats du 4° trimestre 2011.

Les super-réglementations d’Obaba-Volcker ne servent à rien : toute la communauté financière et bancaire américaine a très bien compris que les banques doivent d’abord et avant tout respecter les règles prudentielles telles qu’elles ont été édictées par ce bon vieux Greenspan, les gens de la Fed et de la BRI, à savoir que le total des dettes doit représenter moins de 10 fois le montant des véritables capitaux propres (constitués du capital plus les bénéfices accumulés), ce qui correspond à un ratio dit Tier 1 qui doit être supérieur à 10 %.

 


Sommes en milliards de dollars.

 

C’est l’actualisation de la règle millénaire qui permet de maintenir la confiance dans tout système bancaire.

Cette règle n’est pas respectée dans la vieille Europe, et c’est la raison pour laquelle le marché interbancaire ne fonctionne plus. La BCE est donc obligée de faire fonctionner plus ou moins le système bancaire par des prêts et des dépôts qui sont ingérables à terme.

Tout est simple.

2011 Q4 JPMorgan Bank of America Citigroup Total
Preferred stocks 7,8 18,397 0,294 26,491
Liabilities 2 090,02 1 917,34 1 695,42 5 702,78
Equity 175,773 211,704 179,488 566,965
Leverage (µ) 11,9 9,1 9,4 10,06
Tier 1 (%) 8,4 11 10,6 9,94
Par CHEVALLIER
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 20:48

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site : JP Morgan 4° trimestre 2011

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

JP Morgan Chase vient de publier ses comptes du 4° trimestre 2011…

Comme aux trimestres précédents, les règles d’endettement respectent bien les exigences de Bâle II avec un ratio Tier 1 d’origine réel de 8,4 % (il doit être supérieur à 8 %) soit un multiple µ (leverage) de 11,9 (il doit être inférieur à 12,5),

 


Sommes en milliards de dollars.

 

Les capitaux propres augmentent et le total des dettes baisse par rapport au trimestre précédent. C’est parfait car cela montre que la banque est en voie de respecter bientôt les normes de Bâle III.
La recapitalisation des grandes banques s’imposait comme l’ont dit et répété les autorités américaines.

Une fois de plus, lorsqu’une banque respecte ces règles d’endettement, cela signifie que tout va bien a priori, et inversement : il y a des cadavres dans les placards quand elles ne le sont pas, ce qui est le cas des big banks européennes too big to fail.
Avec des bénéfices de $3,728 milliards, la rentabilité des capitaux investis est de 8,5 % pour le ROE (Return On Equity), largement inférieure aux normes de 15 %.

Tout va bien maintenant dans cette banque comme dans les autres big banks des Etats-Unis, ce qui n’empêche pas tous les idiots nuisibles de répéter tous en chœur que tout va mal.

Tout est simple disait Milton Friedman

La connaissance de ces problèmes bancaires et monétaristes alimente la spéculation gagnante perturbée par ces idiots nuisibles qui pullulent.

JPMorgan 2010 Q4 2011 Q1 2011 Q2 2011 Q3 2011 Q4
Pref. stocks 7,8 7,8 7,8 7,8 7,8
Liabilities 1 949,30 2 025,40 2 071,70 2 114,80 2 090,00
Equity 168,3 172,8 175,1 174,5 175,8
Leverage (µ) 11,6 11,7 11,8 12,1 11,9
Tier 1 (%) 8,6 8,5 8,5 8,3 8,4
Par CHEVALLIER
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 16:42

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site : Bank of America: 4° trimestre 2011 

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

Bank of America respecte déjà largement les règles d’endettement de Bâle III depuis un certain nombre de trimestres avec un ratio Tier 1 à 11,0 % au 4° trimestre 2011 soit un multiple d’endettement (mon µ, leverage en anglais) de 9,1 c’est-à-dire largement inférieur à la limite maximale autorisée de 10 pour Bâle III !

 


Sommes en milliards de dollars.

 

Le plus remarquable dans ces big banks américaines est cette rigueur de gestion dans les fondamentaux : il a suffit que ce bon vieux Greenspan rappelle que les dettes des banques ne doivent pas dépasser 10 fois le montant de leurs véritables capitaux propres (en excluant les actions de préférence) pour que la communauté bancaire cherche à respecter au plus tôt cette exigence, ce qui est fait pour cette banque, les autres s’en rapprochant.

Une fois de plus, ce ratio µ (leverage) est bien le problème le plus important à résoudre pour les dirigeants des banqueset non pas d’afficher des bénéfices : Bank of America a publié précédemment des pertes importantes mais elles ont assaini ses comptes.

De bons fondamentaux doivent impérativement être restaurés, ce qui a été fait.

C’est simple, tout est simple

       
Bank of America 2010 Q4 2011 Q1 2011 Q2 2011 Q3 2011 Q4
Pref. stocks 16,896 16,562 16,562 19,48 18,397
Liabilities 2 053,56 2 060,22 2 055,71 2 008,86 1 917,34
Equity 211,352 214,314 205,614 210,772 211,704
Leverage (µ) 9,7 9,6 10 9,5 9,1
Tier 1 (%) 10,3 10,4 10 10,5 11
Par CHEVALLIER
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 16:12

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site : Goldman Sachs 4° trimestre 2011

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

Goldman Sachs a plus de difficultés que les autres big banks américaines à respecter les règles prudentielles d’endettement, mais cette banque a quand même un multiple d’endettement, mon µ, leverage, inférieur au maximum de Bâle II  et en baisse par rapport aux premiers trimestres de 2011, ce qui est le plus important,

 


Les sommes sont en milliards de dollars.

 

Les capitaux propres ont augmenté au 4° trimestre par rapport au précédent, les dettes ont baissé, ce qui est parfait. Là encore, la rentabilité des capitaux investis dans cette banque est faible.

Un rappel : selon la même méthode d’analyse, celle de ce bon vieux Greenspan, de la Fed et de la BRI, les banques européennes sont très loin de respecter ces règles prudentielles.

Goldman Sachs 2010 Q4 2011 Q1 2011 Q2 2011 Q3 2011 Q4
Actions préférence 8,1 3,1 3,1 3,1 3,1
Total dettes réelles 842,076 863,92 867,654 881,921 852,621
Capitaux propres réels 69,256 69,369 69,256 66,988 70,379
µ réel 12,2 12,5 12,5 13,2 12,1
Tier d'origine réel 8,2 8 8 7,6 8,3
Par CHEVALLIER
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 10:39

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site : Citigroup 4° trimestre 2011

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

Citigroup a publié ses résultats du 4° trimestre 2011…

Le multiple µ d’endettement (mon µ, leverage) de Citigroup a continué à baisser pour descendre sous la barre critique de 10 à… 9,4 !

Il respecte donc confortablement les règles de la BRI et de la Fed qui imposent un maximum de 12,5 selon Bâle II, en atteignant déjà les exigences de Bâle III : moins de 10 (le total des dettes ne doit pas dépasser 10 fois le montant des capitaux propres), sans tricher comme le font les banques européennes,

 


Chiffres en milliards de dollars.
Les véritables capitaux propres représentent 10,6 % du total des dettes, ce qui est nettement supérieur aux exigences de Bâle II (d’un minimum de 8 %) et de Bâle III (10 %).
Les actions de préférence sont négligeables.

 

Par rapport au trimestre précédent, les capitaux propres augmentent, c’est ce qui est essentiel mais le total des dettes baisse. Citigroup améliore donc son ratio d’endettement (Tier 1) au fil des trimestres, ce qui est parfait dirait ce bon vieux Greenspan qui préconise un µ inférieur à 10 pour que les banques soient suffisamment bien capitalisées, en particulier pour faire face aux nouvelles turbulences de la chute des dominos de la zone euro.

Le ratio d’endettement tel qu’il a été conçu par les gens de la Fed est le plus simple et le meilleur test de stress. Tout le reste n’est que mauvaise littérature pour idiots inutiles.

Seul problème : les bénéfices, d’un montant de 1,165 milliard de dollars sont faibles par rapport aux capitaux propres. La rentabilité des capitaux investis avec un ROE (Return On Equity) de 2,6 % est très inférieure aux normes de 15 % ce qui donne raison à ce bon vieux Greenspan : les big banks too big to fail ne sont pas rentables.

Citigroup 2010 Q4 2011 Q1 2011 Q2 2011 Q3 2011 Q4
Pref. stocks 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3
Liabilities 1 748,40 1 774,70 1 780,60 1 759,20 1 695,40
Equity 165,5 173,1 176,1 176,8 179,5
leverage (µ) 10,6 10,3 10,1 10 9,4
Tier 1 (%) 9,5 9,8 9,9 10 10,6
Par CHEVALLIER
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 09:43

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : BCE : l’€URSS n’éclatera pas !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes

 

Comme l’URSS, l’€URSS est éternelle, elle n’éclatera pas ! Pas tout de suite du moins, car elle dispose de ressources considérables : les 475 milliards d’euros de capitaux propres de la BCE

La découverte d’Olivier Berruyer est absolument géniale car ces 475 milliards d’euros de capitaux propres de la BCE (rubriques 11 + 12) lui permettent en toute logique de pouvoir emprunter 10 fois plus soit… 4 750 milliards tout en respectant les règles prudentielles d’endettement (un multiple, mon µ, le leverage, de 10) !

Pour l’instant, les dettes de la BCE sont à… zéro : c’est la rubrique 4 du passif, certificats de dette émis,


Dans le pire des cas, si les banques créditrices arrêtent de déposer leurs liquidités à la BCE, celle-ci peut émettre des certificats de dette, c’est-à-dire des obligations à l’instar des bons des Trésors pour un total proche de 5 000 milliards, donc prêter encore près de 3 000 milliards (supplémentaires) en toute sécurité !

Inimaginable, inconcevable, mais parfaitement réaliste et possible.

Seul problème, seule limite : la qualité des actifs, à savoir les centaines de milliards d’euros de junk bonds de cochons de pays du Club Med et de big banks too big to bail à renflouer pour éviter un tsunami bancaire. Ces créances douteuses auraient dû être provisionnées.

Compte tenu de la création monétaire dans la zone euro avec près de 3 000 milliards d’euros d’argent non gagné, la situation est très tendue finalement.

C’est la raison pour laquelle le Mariole ne veut pas engager davantage la BCE dans le sauvetage des Etats et des banques alors que notre histrion ignare veut absolument utiliser ce trésor plus ou moins bien caché dont personne ne parle.

Par ailleurs, il est intéressant de relever que les prêts du 22 décembre dernier de la BCE à 3 ans à des banques pour un montant de 489 milliards d’euros correspondent à ce montant de ses capitaux propres, ce qui rend cette opération peu risquée.

Finalement, l’€URSS, c’est vraiment comme l’URSS : c’est éternel, jusqu’au jour où tout s’écroule. Il n’y a qu’une seule certitude : la date de la chute finale est la seule véritable incertitude. Tout peut se produire à tout moment.

Par CHEVALLIER
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