Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 10:44

Confirmation de mes analyses…


Les derniers chiffres publiés par la Fed le 31 janvier (et ceux de la croissance du PIB) confirment mes analyses précédentes : l’augmentation de l’agrégat M2-M1 est légèrement inférieure à 7 % (d’une année sur l’autre) au 21 janvier, ce qui signifie que la croissance du PIB réel est de 3,5 % (d’une année sur l’autre) en ce début d’année, c’est à dire à son potentiel optimal.

Graphique 1 :
2008.02.01.US.1.M2M1.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


La tendance est maintenant bien installée car l’augmentation de M2-M1 a été inférieure à 7 % pendant 4 semaines consécutives.


Les Américains continuent donc à bien réagir : ils travaillent, gagnent de l’argent et le dépensent, ce qui entretient la croissance. Les fondamentaux sont bons.


Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre en M2-M1 (qui diminue), la croissance se redresse spontanément,

Graphique 2 :
2008.02.01.US.2.FRM.07.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Le taux de croissance du PIB réel du 4° trimestre 2007 a été de 2,5 % d’une année sur l’autre conformément à mes prédictions mais de 0,6 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé contre 0,7 % pour mes prédictions (!).


La croissance du PIB réel varie à l’inverse de la variation de la masse monétaire libre depuis ces derniers trimestres, comme depuis plus de 50 ans …

Graphique 3 :
2008.02.01.US.3.FRM.05.gif

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L’observation de la variation des agrégats monétaires est vraiment le meilleur indicateur de l’évolution de l’activité économique depuis plus de 50 ans…

Graphique 4 :
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Par CHEVALLIER
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Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /Jan /2008 22:20

Questions / réponses 23 et autres…


Merci aux honorables lectrices et lecteurs de ce blog pour leurs commentaires et leurs questions, voici mes réponses…

L’euro et les monnaies européennes sont attaquées. C’est un fait observable, cf. mes graphiques sur mes billets. C’est le résultat d’une politique voulue par les Américains.

Comme dans le système de Bretton-Woods, plus on attend pour prendre les décisions, pire ce sera.

Je ne cherche pas à savoir comment réagiront les hommes politiques, ni à déterminer des échéances. J’observe, j’analyse et j’en tire des conclusions.

Je ne fais pas d’études exhaustives : j’ai vu que c’est pire en Italie, c’est meilleur en Autriche, etc.


Le système de Bretton-Woods a fonctionné plus ou moins bien pendant 27 ans et il s’est effondré. Le système de changes libres sans référence à l’or tant décrié en particulier par les Français fonctionne très bien depuis bientôt 37 ans…


Logiquement, la BCE devrait augmenter ses taux pour contrer l’inflation, mais il lui sera difficile de le faire, surtout avec des taux de la Fed à 3 % !


Dénoncer la caste des inspecteurs des finances et autres énarques ne présente aucun intérêt. C’est du Guignol.

Certes, ils sont responsables de la perte de 200 milliards de francs depuis 2 ou 3 décennies (d’après des décomptes rapides), mais les dettes de retraite étaient de €4 500 milliards fin 2004 d’après toutes les estimations concordantes dont celles des économistes de Work For All.


C’est une autre dimension ! 
Les Français ne comprennent pas ces évidences alors que tous les Américains, quel que soit leur niveau d’études, savent que les comptes de toute entreprise ne doivent pas être déficitaires, même après avoir comptabilisé les engagements de retraite.


Les Français sont incapables de comprendre le moindre problème économique et financier élémentaire, quel que soit leur niveau d’études, là est le problème !

*

Les baisses d’impôts du plan Bush ne sont pas inflationnistes a priori mais elles vont permettre de relancer la croissance qui sera alors un peu inflationniste…


Et un petit rappel : ne jamais suivre les informations et conseils diffusés par les médias. Il faut faire soi-même les analyses et les confronter à ce qu’ils publient pour apprécier la marge de la désinformation. 

Les personnes qui veulent reprendre certains points de mes billets peuvent le faire à condition de mettre les liens sur mon blog.

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /Jan /2008 19:02

John McCain président ?


John McCain a toutes les chances de devenir le prochain président des Etats-Unis car, comme je l’écrivais dans un billet :
La croissance sera donc très élevée avec d’excellentes perspectives… au moment de l’élection présidentielle et Hillary Clinton sera ridiculisée avec son plan de relance en faveur des plus démunis ! Après le redressement de la situation en Irak, elle sera alors complètement décontenancée, sans propositions crédibles face à son rival Républicain.


Avec des taux de la Fed maintenant à 3 % la croissance sera vraiment très forte pendant les 3 mois précédant l’élection présidentielle, ce qui favorisera John McCain car tous les Américains savent que les Reaganomics feront baisser les impôts, les taxes et les dépenses de l’Etat.


Moins de dollars dans les caisses de l’Etat, c’est toujours plus de dollars dans leurs poches !

 
John McCain a d’ailleurs déclaré :

Je suis aussi fier d’être un libéral Reagannien aujourd’hui que je l’ai été avec Ronald Reagan.

(I am as proud to be a Reagan conservative today, as I was then)


Les médias français et européens ne consacrent aucun article aux bienfaits des Reaganomics.


Les hommes politiques français et européens ne cherchent pas à le prendre pour modèle.


Personne ne songe à aborder les conséquences politiques et économiques de son élection sur la situation des Français…


Avec John McCain la politique américaine sera un peu plus cohérente : la croissance sera forte avec de bons fondamentaux dopés par la baisse du taux des prélèvements obligatoires. 
La locomotive américaine entraînera les autres wagons mais les Français resteront englués dans leurs problèmes…


La stratégie du désordre sera poursuivie.


Il faut rappeler que ce sont les Reaganomics qui ont réussi à vaincre le communisme sans faire la guerre, du moins sans conflit de haute intensité, uniquement par la guerre économique : les Américains ont poussé l’URSS à une course aux armements dont les dépenses ont été insoutenables pour le régime communiste qui a sombré dans la faillite.


Les dirigeants communistes chinois en ont tiré la leçon : pour être puissante, une nation doit être forte sur le plan économique, et le meilleur moyen d’optimiser son potentiel est d’appliquer au mieux le capitalisme libéral, et à ce jeu, ce sont les Reaganomics qui sont les plus performants.

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /Jan /2008 15:27

Stratégie du désordre et politique monétaire


Pour affaiblir la zone euro en y accentuant le désordre, les Américains ont créé un choc mondial qui renforce en apparence l’euro mais qui le condamne en fait…

Les Reaganomics se basent sur les analyses de Milton Friedman selon lesquelles "l'Europe devient de plus en plus sensible à tout choc asymétrique. Tôt ou tard, lorsque surviendra une réelle secousse dans l'économie mondiale, ses contradictions internes la feront éclater ".


Les Américains ont donc provoqué un premier choc mondial par les prix du pétrole qui sont montés à des niveaux historiquement très hauts.


Un second choc a été produit par la politique monétaire de la Fed qui, dans un premier temps, a monté ses taux à des niveaux anormalement très élevés de 5,25 % (ce qui a provoqué en particulier la crise du subprime) et qui dans un deuxième temps vient d’abaisser ses taux à des niveaux anormalement très bas de 3 %.


La BCE ne peut pas baisser ses taux de base (actuellement à 4 %) pour relancer la croissance car cela accentuerait 
- l’inflation qui augmente (à 3,2 % en janvier, au plus haut depuis que cette statistique est calculée, en 1997) 
- et l’augmentation de la masse monétaire qui était déjà beaucoup trop forte (à 12 %).


L’écart de 100 points de base avec les taux américains attire les capitaux sur l’euro qui prend de la valeur par rapport au dollar et ces capitaux accentuent les écarts entre les rendements des différents Trésors européens, ce qui est annonciateur de l’éclatement de l’euro et de la dévaluation des monnaies les plus faibles : celles du Club Med, en particulier le franc français et la lire italienne.


Le combat monétaire est de plus en plus intense et il devient insoutenable pour les Français qui refusent de prendre les mesures qui permettraient de mettre fin à la production d’argent non gagné qui est la principale cause des déséquilibres actuels dans la zone euro (les engagements de retraite ne sont pas provisionnés en France, ce qui est contraire aux règles comptables IFRS). 
La dette publique française coûtera encore plus cher avec des taux d’intérêts en hausse.


Si les Américains n’avaient pas créé ces chocs, les pays du Club Med auraient pu continuer à bénéficier de l’économie allemande dont les excédents commerciaux rattrapent leurs dérives budgétaires et monétaires.


La Fed peut baisser son taux de base à 3 % car la masse monétaire n’augmente que de 7 % ce qui correspond à une croissance du PIB à son potentiel optimal de 3,5 %.


L’écart de 150 points de base entre les rendements du 10 ans et du 2 ans est annonciateur d’une très forte croissance aux Etats-Unis à partir du mois d’août prochain,

Graphique 1 :
2008.01.31.US.1.SPR.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Les Etats-Unis sont dans une situation comparable à celle qui prévalait en 2004,

Graphique 2 :
2008.01.31.US.2.TX02.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


La Fed combattra l’inflation en augmentant son taux de base, ce qui créera un ralentissement de la croissance en 2009 et perpétuera les cycles…


La politique monétaire menée par la Fed depuis deux ans ne peut s’expliquer logiquement que par rapport à cette stratégie du désordre dont les aspects économiques et monétaires sont inspirés des analyses de Milton Friedman !

Le rendement du 10 ans américain augmente car les marchés anticipent une forte croissance à venir,

Graphique 3 :
2008.01.31.US.3.TX07.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


La baisse anormale des taux de la Fed sous sa neutralité de 4,25 % ne se justifie pas par rapport aux caractéristiques de l’économie américaine.

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Par CHEVALLIER
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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /Jan /2008 22:37

Milton Friedman


Milton Friedman a dit : "L'Europe devient de plus en plus sensible à tout choc asymétrique. Tôt ou tard, lorsque surviendra une réelle secousse dans l'économie mondiale, ses contradictions internes la feront éclater ".

Ce choc se produit depuis le mois de juin 2007 avec la crise du subprime comme partie émergée,

Graphique 1 :
  2008.01.30.EZ.FF.DM.07.08.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Le franc français continue de se dévaluer de jour en jour : presque 3,5 % en fin de séance européenne ce jour, 30 janvier,

Graphique 2 :
2008.01.30.EZ.1.FF.DM.gif  (cliquer ici pour agrandir le graphique) 

La tendance est mauvaise : la dévaluation va s’accentuer avec les baisses des taux de la Fed.


La fin de l’euro a déjà commencé.

Plus la décision d’y mettre fin tardera, plus dure sera la chute.


Les Américains sont d’excellents stratèges, d’excellents business économistes…

La guerre économique et monétaire fait mal, mais elle ne tue pas massivement.


Les Euro-zonards sont inconscients, sans réaction, suicidaires…


Merci à mon correspondant qui m’a fait part de cette réflexion très pertinente et prémonitoire de Milton Friedman !

***

Par CHEVALLIER
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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /Jan /2008 18:56

Croissance américaine de 2,5 % !


Le taux de croissance du PIB réel du 4° trimestre 2007 a été de 2,5 % d’une année sur l’autre, exactement conforme à ce que j’avais prédit en application de ma loi sur la masse monétaire libre selon laquelle la croissance du PIB réel varie à l’inverse de la variation de la masse monétaire libre,

Graphique 1 : 
2008.01.25.US.3.FRM.0508.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Cette loi fonctionne à partir des variations en taux d’une année sur l’autre. J’avais retenu un taux de 0,7 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé alors qu’il a été de 0,6 %. Compte tenu des décimales, les variations en pourcentage d’une année sur l’autre de mes prédictions sont confirmées.


Pour ce 1° trimestre 2008, mes prédictions sont d’une croissance de 3,5 % d’une année sur l’autre et de 4,5 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé.


La croissance redevient normale, c’est à dire de 3,5 % d’une année sur l’autre car tous les fondamentaux sont bons, l’argent est sain, l’économie américaine est très forte.


Les Américains continuent à bien réagir : ils ont anticipé la baisse des taux de la Fed à partir du 18 septembre en dépensant davantage, ce qui entretient la croissance.


Une fois de plus, la baisse des taux de base de la Fed sous la neutralité de 4,25 % ne se justifiait pas. Les membres du FOMC vont créer une croissance trop forte à partir du mois d’août prochain, ce qui les obligera par la suite à remonter ce taux trop haut, perpétuant ainsi inutilement les cycles du passé.


L’observation de la variation des agrégats monétaires est vraiment le meilleur indicateur de l’évolution de l’activité économique depuis plus de 50 ans…

Graphique 2 : 
2007.02.05.2.M2M160.gif

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Par CHEVALLIER
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 22:39

Brèves du jour…


Le point bas des marchés a certainement été atteint le 23 janvier, grâce au génie créatif de la finance des Frenchies (la SocGen)…

Graphique 1 :
2008.01.29.US.1.TX.02.gif

 (cliquer ici pour agrandir le graphique)


… zoom sur la période la plus récente (le 10 ans remonte au dessus des taux de la Fed),

Graphique 2 :
20080129US2TX07-copie-1.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


La Fed répond aux attentes des marchés, ce qu’elle ne devrait pas faire.

Les taux trop bas vont accentuer l’inflation, ce qui est contraire aux objectifs qui lui sont donnés.

Un nouveau cycle a commencé…


La dévaluation du franc français par rapport au DM continue et s’accentue (3,16 %)…

Graphique 3 :
2008.01.29.US.3.F.DM.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Les Français sont inconscients, heureux.

***

 

 

Par CHEVALLIER
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 12:29

Dévaluation du franc, suite


La dévaluation du franc français par rapport au DM était de 3 % le 28 janvier.


La tendance amorcée à partir du mois de mai 2007continue,

Graphique 1 :
2008.01.29.F.2.FF.DM.07.08.gif

 (cliquer ici pour agrandir le graphique)


Elle s’accentue depuis le mois de décembre,

Graphique 2 :
2008.01.29.F.1.FF.DM.12.gif

 (cliquer ici pour agrandir le graphique)


La zone euro est un système de changes fixes, comme celui de Bretton-Woods.

Comme l’évolution de la productivité n’est pas la même dans tous les pays de la zone euro et qu’il y a de l’argent non gagné qui circule de plus en plus dans certains pays comme la France, l’éclatement de la zone euro devient de plus en plus vraisemblable (comme celui de Bretton-Woods) et les échéances fatales se rapprochent.


L’euro fort par rapport au dollar (avec des taux de la BCE supérieurs à ceux de la Fed) accentue la tendance car des capitaux non européens se portent sur l’euro de préférence au dollar américain et ils sont investis en bons du Trésor allemand plutôt qu’en bons du Trésor français dont les taux d’intérêts sont de plus en plus élevés par rapport aux taux allemands.


Des investisseurs ont bien compris qu’il y avait là une source de spéculation gagnante : ils ont créé des fonds (déjà très rentables et en forte progression) pour tirer parti de cette divergence (qui va s’accentuer) entre les taux des pays de la zone euro.


Le problème n’est pas de fustiger les énarques de l’Inspection des finances qui tiennent la direction des grandes banques et des grandes entreprises françaises, mais de dénoncer cet argent non gagné qui circule en France.


Il provient pour l’essentiel des engagements de retraite qui ne sont pas provisionnés, ce qui est contraire aux règles comptables en vigueur (IFRS). La SNCF en donne un excellent exemple.


Malheureusement personne en France ne reprend ces idées qui sont pourtant simples et fondamentales : tous les Américains, y compris les syndicalistes, savent que les comptes des entreprises doivent respecter les règles comptables de base et enregistrer correctement les engagements de retraite.


Tous les Reaganomics et tous les business économistes américains sont d’accord : l’argent sain est le premier pilier de la croissance et de la prospérité
, cf. mes billets antérieurs…


Une fois de plus, le manque de culture économique et financière des Français a des conséquences très graves… 

Comment se fait-il que je sois le seul à développer ces problèmes que personne ne veut publier par ailleurs ?

***

 

 

 

Par CHEVALLIER
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 21:08

SocGen II

Tout est simple disait Milton Friedman : " si ça marche, tu as 200 000 de bonus, sinon, on te plante ".


Problème : le planteur s’est fait planter… de €5 milliards !


Cerise sur le gâteau : le trader est libre. 
C’est la première fois en France que des juges osent désavouer des banquiers.

***

Par CHEVALLIER
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 15:38

Zone euro : pas d’améliorations


La masse monétaire M3 de la zone euro augmentait de 12 % d’une année sur l’autre fin décembre 2007, un peu moins qu’en novembre,

Graphique 1 :
2008.01.28.EZ.1.M3.gif

 (cliquer ici pour agrandir le graphique)


M2-M1 augmentait de 22,8 % d’une année sur l’autre, ce qui signifie que les euro-zonards augmentent de plus en plus leur épargne car ils anticipent une dégradation de leur situation dans un avenir proche,

Graphique 2 :
2008.01.28.EZ.2.M2M1.gif

 (cliquer ici pour agrandir le graphique)

Aux Etats-Unis, l’augmentation de M2-M1 est inférieure à 7 %, ce qui signifie que les Américains sont optimistes et qu’ils anticipent une amélioration de leur situation.


Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à l’augmentation de la masse monétaire M3, la croissance du PIB est proche de zéro dans la zone euro, avec des situations variables d’un pays à l’autre,

Graphique 3 :
2008.01.28.EZ.3.FRM.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)

Pour le 4° trimestre 2007, le taux de croissance retenu ici est de 1,5 %.


La masse monétaire M3 représente maintenant 97 % du PIB alors qu’elle n’en représentait que 75 % jusqu’en 2001, ce qui était dans les normes.

Graphique 4 :
2008.01.28.EZ.4.M3GDP.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


L’agrégat M1 a diminué en décembre par rapport au mois précédent car les Euro-zonards dépensent moins d’argent pour épargner davantage.

L’agrégat M3-M2 (qui représente les trésoreries des entreprises de la zone euro) n’augmentait pas d’un mois sur l’autre, ce qui signifie que les bénéfices des entreprises n’augmentaient plus, ce qui est inquiétant.


La BCE devrait augmenter ses taux pour ralentir la croissance, donc l’inflation et l’augmentation de la masse monétaire, mais cette décision sera difficile à prendre !

***

Par CHEVALLIER
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