Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 21:16

Match Banque de France contre Banque centrale d’Irlande…

En 2004, la masse salariale des 15 500 salariés de la Banque de France était de 1,3 milliards d’euros soit 85 000 euros par salarié, ce qui correspondait à un salaire brut moyen de 5 300 euros, pour un net de 4 000 euros (car le salaire brut représente environ les trois quarts du coût total employeur qui est de 7 000 euros et le salaire net les trois quarts du brut)
Le salaire moyen à la Banque de France était donc le double du salaire médian des Français,
ce qui n’était pas justifié par une productivité supérieure à la normale.

*

En effet, les charges de personnel d’une autre Banque centrale de la zone euro, celle d’Irlande, étaient de 45 000 euros par an par salarié, soit un coût salarial mensuel de 3 700 euros qui correspond en Irlande à notre salaire brut duquel il faut déduire des cotisations sociales qui sont de 19 % pour arriver à un net de 3 000 euros, ce qui était une rémunération moyenne a priori normale.

Les salariés de la Banque de France étaient donc surpayés et en sureffectif

*

. En effet, comme le PIB de la France est proportionnellement 12 fois plus important que celui de l’Irlande, il n’aurait dû y avoir que 11 000 salariés à la Banque de France. Le sureffectif était donc de 30 % environ en 2004.
 

Charges de personnel*

Effectifs

Salaire / an**

Brut €

Net €

Irlande

41,879

938

44 647

3 721

2 976

France

1 318,914

15 564

84 741

5 296

3 972

* : Charges de personnel en millions d’euros

** : Salaire annuel réel en euros (appelé coût total employeur en France)

*

Si la Banque de France avait été gérée comme la banque centrale d’Irlande, la masse salariale aurait été de 500 millions d’euros seulement en 2004.

Le montant du hold-up institutionnalisé de la Banque de France par ses salariés se monte donc à plus de 800 millions d’euros par an !

*

Le rapport de gestion de 2004 page 147 précise que les engagements de retraite de 6,6 milliards d’euros ne sont pas provisionnés (comme dans toutes les entreprises françaises) alors que les capitaux propres se montaient à 3,5 milliards d’euros seulement.

Le non-provisionnement des charges de retraite est d’autant plus grave à la Banque de France que ce sont les banques centrales qui sont chargées de surveiller l’évolution de la masse monétaire qui dérape dangereusement dans la zone euro pour cette raison !

*

Les banques centrales tirent l’essentiel de leur chiffre d’affaires du produit des intérêts des capitaux dont elles disposent, ce qui leur permet de couvrir leurs charges de personnel.

La Banque de France a publié un bénéfice de 82 millions d’euros en 2004 après le paiement d’un impôt sur les sociétés de 137 millions alors que la Banque centrale d’Irlande dégageait un bénéfice net de 122 millions d’euros sans payer un tel impôt car une banque centrale exerçant dans son domaine une prérogative régalienne pour le compte de l’Etat ne devrait pas payer logiquement d’impôts sur les bénéfices.

Une telle analyse n’est pas faite en France ce qui a permis à l’Etat d’engranger ainsi indûment 138 millions d’euros en 2004…

*

Sommes en millions d’euros

France

Irlande

1 Produits d’intérêts

2 043

571

2 Résultat des opérations financières

284

177

3 Impôts sur les sociétés

138

0

4 Résultat net

82

122

5 Rentabilité des opérations financières : 2/1 en %

13 %

31 %

6 Rentabilité nette % : 4/1 en %

4 %

21 %

***

Par CHEVALLIER
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 18:37

 

Les comptes de la SNCF font peur ! Heureusement les Français sont tranquilles car ils ne s'y intéressent pas et la SNCF publie de jolis contes pour les bercer dans leurs illusions au lieu de les afficher clairement.

Cependant, l'iFRAP a déniché le véritable chiffre d'affaires de la SNCF. Il est révélé à la ligne produit des trafics (l'expression est vraiment justifiée !) publiée dans le Mémo-Stat du contrôle de gestion central de la SNCF alors qu'il aurait dû figurer en première ligne des comptes certifiés.

Pour le seul transport ferroviaire, 8,6 milliards d'euros seulement sont effectivement payés par les clients de la SNCF (par les voyageurs et pour le fret) pour un total des produits de 16,3 milliards en 2004, ce qui signifie que les clients ne paient que 53 % du véritable coût de leurs billets.

Le reste, 7,7 milliards d'euros en 2004 soit 47 % est constitué de diverses subventions payées finalement par les contribuables…

*

En transposant ces ratios pour le groupe SNCF, avec un chiffre d'affaires de 22 milliards d'euros, les subventions sont de l'ordre de 10 milliards.

En outre, les contribuables supportent une dette à long terme de 55 milliards pour le transport ferroviaire (au 31 décembre 2004) selon les chiffres publiés dans les comptes certifiés de la SNCF et de RFF (Réseau Ferré de France).

Par ailleurs, les charges de retraite ne sont pas provisionnées… en conformité avec des lois fort opportunes ! Elles ne sont pas publiées.

Cependant, ces créances existent. Elles sont certaines et elles sont à la charge des contribuables.

*

Il en est de même pour La Poste dont le rapport de gestion retient 70 milliards d'euros pour… ce poste (note 26 page 92).

Comme le nombre de retraités est du même ordre dans ces deux entreprises dont les caractéristiques sont très proches, les charges de retraite de la SNCF peuvent être évaluées à ce même montant.

Au 31 décembre 2004, la SNCF avait donc 55 milliards d'euros de dette à long terme + 70 milliards de charges de retraite soit 125 milliards de dettes, 2 000 euros par Français du nouveau né au centenaire, auxquels s'ajoutent une dizaine de milliards d'euros en 2005 de subventions pour couvrir les dépenses courantes.

Ce sont les contribuables qui paieront !

La SNCF n'est pas un service public que le monde entier nous envie, mais une catastrophe financièrequi s'ajoute à d'autres comme celle de La Poste, eDF, GDF, la RATP, la SNCM, etc.

Ce sont des centaines de milliards d'euros de dettes qui devront être payées à l'avenir par des impôts

*

Les anciens dirigeants communistes ont provoqué de très grandes catastrophes financières. 
900 millions de Chinois sont très pauvres. 400 millions d'autres travaillent très durement sans en profiter car il leur faut engranger 700 milliards de dollars de réserves dans les coffres de la Banque centrale pour compenser les 300 à 500 milliards de dollars de dettes d'entreprises publiques.

Cependant, les Chinois ont de la chance car leurs dirigeants communistes actuellement au pouvoir ont compris que seul le capitalisme libéral peut assurer la richesse des nations et de ses habitants, et ils l'appliquent pour leur plus grand bonheur.

*

Aux Etats-Unis, les compagnies de transport ferroviaire sont des sociétés privées cotées en bourse qui gagnent de l'argent et qui en font gagner à leurs actionnaires et aux retraités qui placent leur épargne dans des fonds de pension qui l'investissent dans de telles entreprises.

Les centaines de milliards d'euros dilapidés par les administrations et les entreprises publiques auraient pu créer de la richesse au lieu d'en détruire s'ils avaient été investis dans de véritables entreprises.

C'est de l'argent non gagné qui circule en contrepartie d'un travail dont le produit n'est pas payé par des clients, et c'est inflationniste pour l'avenir proche.

Les Français, sont très majoritairement opposés au libéralisme. Tant pis pour eux, tant pis pour nous. 
C'est du suicide collectif dit Silvio Berlusconi qui sait lire et comprendre des bilans, lui, et qui est confronté aux mêmes problèmes.

06.11.05

Par CHEVALLIER
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 18:29

 

  1. La productivité des salariés qui travaillent dans les entreprises en France est comparable à celle des autres pays développés. Un exemple : les dirigeants de Ford considèrent qu'il est rentable de fabriquer dans la région de Bordeaux les boites de vitesse de la plupart de leurs voitures vendues aux Etats-Unis. Par contre, globalement, les gains de productivité en France (moins de 1 %) sont inférieurs à ceux des Américains (2,5 %) car la productivité dans nos services dits publics est très faible. 
    La SNCF en est un bon exemple.

    *

    Aux Etats-Unis, chaque salarié des compagnies de transport ferroviaire (privées et cotées en bourse) génère plus de 250 000 dollars de chiffre d'affaires par an en moyenne alors que les cheminots français atteignent tout juste 96 000 euros.

    En retenant une parité d'un euro pour un dollar, la SNCF a un chiffre d'affaires égal à ceux de Burlington Northern et de Union Pacific réunis qui n'emploient que 86 000 salariés, ce qui signifie que, si nos 230 000 cheminots travaillaient comme leurs collègues américains, 140 000 emplois (presque les deux tiers) de la SNCF pourraient être supprimés !

    *

    Les contribuables français (dont le salaire médian brut est de l'ordre de 2 000 euros) financent 140 000 cheminots qui ne produisent pas de services payés par des clients tout en recevant des salaires supérieurs à 2 600 euros en moyenne (10 milliards d'euros au total !).

    C'est un avantage acquis, prétendent les bénéficiaires et les hommes politiques qui défendent ce qu'ils présentent comme un modèle social qu'il faut préserver et que le monde entier nous envierait.

    Aux Etats-Unis, la productivité par salarié des sociétés de transport par rail est 2,5 fois plus élevée que celle d'un cheminot français.

    C'est le résultat logique et bénéfique de la concurrence entre des entreprises sur des marchés bien organisés qui fonctionnent correctement.

    Le transport par chemins de fer aux Etats-Unis dégage des bénéfices, ce qui contribue à alimenter les caisses de l'Etat au lieu de les vider chaque année d'une bonne dizaine de milliards d'euros comme c'est le cas en France (ce qui s'ajoute à des dettes à long terme d'une soixantaine de milliards d'euros).

    *

    Des gains de productivité globalement de 2,5 % dans l'ensemble des entreprises conduisent à une croissance du PIB de 3,5 % aux Etats-Unis.

    En France, les dizaines de milliards d'euros qui sont abandonnés en subventions aux services publics pénalisent la croissance, bloquent la diffusion des innovations et maintiennent le chômage à un niveau élevé.

    Ces ressources manquent aux ménages (pour consommer) et aux entreprises pour investir.

    Les Etats-Unis ne sont pas une hyper-puissance dominatrice, mais une nation où l'économie de marché fonctionne d'une façon satisfaisante pour le plus grand bénéfice de l'ensemble de la population (c'est aussi le cas au Royaume-Uni).

    C'est social. C'est le résultat logique de la réussite du libéralisme qui est un modèle social.

    *

    Chiffre d'affaires en milliards US$

    Norfolk

    Burlington

    Union Pac

    CSX

    Totaux

    SNCF

    7,312

    10,946

    12,655

    8,020

    38,933

    22,059 €

    Effectifs 2004

    28 475

    38 000

    48 000

    35 847

    150 322

    229 877

    CA / salarié $

    256 787

    288 053

    263 646

    223 729

    258 997

    95 960 €

    *

    150 000 salariés travaillent dans les quatre principales sociétés de transport par rail aux Etats-Unis pour un chiffre d'affaires cumulé de 39 milliards de dollars, alors que la SNCF paie 80 000 cheminots de plus pour un chiffre d'affaires de 22 milliards d'euros seulement.

    Les charges de personnel (9,779 milliards d'euros !) représentent 85 % de la valeur ajoutée à la SNCF

    alors que la norme est de 60 %.

    Aucune entreprise privée ne pourrait survivre dans ces conditions. La SNCF est un des derniers grands dinosaures survivants de l'ère communiste qui pérennisent les moyens techniques obsolètes du XX° siècle.

    Sources : comptes consolidés des rapports annuels de gestion des sociétés.

    24.06.05

Par CHEVALLIER
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 11:50

8 milliards d’euros de dettes de la SNCF étaient camouflées dans la SAAD

Eurostat vient d’obliger la France à les comptabiliser dans la dette publique d’après les informations publiées le 19 septembre..

Or, je viens de retrouver un article que j’avais écrit le 18 juin 2005 dans lequel j’avais bien vu que ces 8 milliards d’euros n’avaient pas été comptabilisés ! (cf fin de ce billet)

… Je sais que mes analyses sont bonnes et vérifiées par la suite, mais il aura fallu attendre plus de 2 ans et l’intervention d’Eurostat pour en voir la confirmation !

Ce billet a été mis en ligne le 25 avril 2006 sur mon ancien blog que Guy Millière     a décidé de supprimer sans me prévenir…

Personne en France ne réagit à ces informations qui sont même censurées par des gens qui se prétendent libéraux…

Les Français sont vraiment une exception ! ce qui ne veut pas dire qu’ils sont exceptionnels !

Suivront sur mon nouveau blog quelques uns de mes anciens billets sur ce thème…

***

  1.   SNCF : la plus grande catastrophe (ferroviaire) du monde ?

  2.  

    La SNCF est une entreprise comme son nom l'indique : c'est la Société Nationale des Chemins de fer Français, qui publie ses comptes comme toutes les entreprises.

    Elle affiche un bénéfice net de 323 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 22 milliards d'euros en 2004, mais ces chiffres ne donnent pas une image fidèle de la réalité car les bénéfices publiés s'expliquent par un résultat exceptionnel de 196 millions d'euros et surtout une bonne dizaine de milliards d'euros de… subventions ! (de l'Etat et d'administrations territoriales) qui devraient figurer sur une ligne spécifique en dehors du chiffre d'affaires (qui ne devrait totaliser que le seul produit des ventes effectivement payées par les clients).

    *

    Pire : les dettes à long terme de 18 milliards d'euros devraient être majorées de plus de 8 milliards d'euros de dettes transférées au RFF (Réseau Ferré de France) faussement comptabilisées en dettes d'exploitation dont la réalité n'est pas vraisemblable (elles camouflent des dettes à long terme).

    En outre, les capitaux propres de l'ordre de 3 milliards d'euros n'intègrent pas 7 milliards d'euros de provisions pour les charges de retraite (alors que l'essentiel des pensions de retraites sont payées par l'Etat !).

    La situation nette est donc négative en réalité de 23 milliards d'euros avec des pertes récurrentes d'une bonne dizaine de milliards d'euros.

    *

    Les dirigeants de la SNCF cherchent à tromper le public en présentant des comptes qui ne correspondent pas à la réalité. La SNCF devrait donc être déclarée en faillite frauduleuse (puisqu'il y a tromperie sur les comptes).

    La situation du transport ferroviaire en France s'aggrave encore quand on prend en considération les 28 milliards d'euros de dettes à long terme de RFF (Réseau ferré de France) qui ne dispose que d'un à 2 milliards d'euros de capitaux propres ! RFF est d'ailleurs la seule entreprise du monde dont les charges financières, qui se montent à près de 2 milliards d'euros, sont presque égales à son chiffre d'affaires !

    *

    Etats-Unis

    Aux Etats-Unis, des sociétés cotées en bourse font des bénéfices en transportant des marchandises par chemins de fer
    Les quatre plus grandes, Norfolk Southern, Burlington Northern, Union Pacific, et CSX font globalement plus de $ 2 milliards de bénéfices pour un chiffre d'affaires de $ 39 milliards. 
    Leur rentabilité nette (6,8 %) est du même ordre que celle des autres entreprises américaines et elles alimentent les caisses de l'Etat en versant plus d'un milliard de dollars d'impôts sur les sociétés.

    ***

    En 2004, 229 877 personnes travaillaient à la SNCF avec une productivité très faible car chaque salarié ne générait en moyenne que 95 960 euros de chiffre d'affaires alors que la norme est de 150 000 euros. 
    En appliquant à la SNCF les ratios habituels, il apparaît un sureffectif de 90 000 emplois. Par ailleurs, les conditions de travail sont très favorables aux cheminots puisque le salaire moyen brut mensuel de 2 660 euros est nettement supérieur au salaire brut médian en France (2 000 euros environ en 2003).
    ***
    Une bonne dizaine de milliards d'euros sont engloutis en pures pertes chaque année dans le transport ferroviaire qui a accumulé au fil des années une soixantaine de milliards d'euros de dettes !
    C'est aussi de l'argent non gagné qui est distribué massivement à plus de 200 000 personnes, ce qui alimente l'augmentation de l'agrégat monétaire M1 et donc l'inflation. 
    Les Français sont curieusement majoritairement persuadés que la SNCF est un service public qui constituerait un
    modèle social que le monde entier nous envierait alors qu'il s'agit là d'un échec monumental hérité du socialisme de type soviétique marxiste.

    *

    Economie des transports

    Les Français se posent des questions : quel est le meilleur moyen de transport ? faut-il construire de nouvelles lignes TGV ? creuser un nouveau tunnel entre la France et l'Italie ? où ? développer le ferroroutage ? etc, etc, et multiplient les réunions, les débats, etc, etc.qui sont comblées par des impôts, ce qui diminue d'autant le pouvoir d'achat des ménages, les ressources des entreprises et la croissance du PIB.

    Les Américains  résolvent ces problèmes par la vieille bonne main invisible des marchés : des sociétés de transport de marchandises par rail sont en concurrence entre elles, avec celles du Canada et avec celles qui utilisent la route et la voie d'eau. 
    Chaque client choisit librement la solution qui est la plus rentable pour lui, c'est aussi celle qui est la plus avantageuse pour l'ensemble des Américains et l'économie des Etats-Unis.

    *

    Le rôle de l'Etat dans les transports se limite à anticiper les besoins en infrastructure en faisant des analyses coûts-avantages de façon à déterminer les meilleures solutions pour que les marchés du transport fonctionnent dans les meilleures conditions possibles. 
    L'optimum économique est ainsi atteint au bénéfice de tout le monde.

    Le transport des voyageurs n'est pas rentable par le train. Pour les courtes distances, la voiture (ou le car) est plus avantageuse, et c'est l'avion pour les longues distances. 


    ***

    en millions US$

    Norfolk

    Burlington

    Union Pac.

    CSX

    Totaux

    SNCF

    2004

     

     

    Millions €

    Chiffre d'affaires

    7 312

    10 946

    12 655

    8 020

    38 933

    22 059

    Rés. opérationnel

    1 702

    1 686

    1 295

    1 000

    5 683

    647

    Impôt / bénéfices

    379

    482

    252

    219

    1 332

    25

    Résultat net

    923

    791

    604

    339

    2 657

    401

    Dettes long terme

    6 863

    6 051

    7 981

    6 234

    27 129

    18 032

    Capitaux propres

    7 990

    9 311

    12 655

    6 811

    36 767

    3 220

    Ratios en %

    Rés opération / CA

    23,3

    15,4

    10,2

    12,5

    14,6

    2,9

    Résultat net / CA

    12,6

    7,2

    4,8

    4,2

    6,8

    1,8

    Gearing

    85,9

    65,0

    63,1

    91,5

    73,8

    560,0

    ROE

    11,6

    8,5

    4,8

    5,0

    7,2

    12,5

    ROCE

    11,5

    11,0

    6,3

    7,7

    8,9

    3,0

    *

    Deux compagnies canadiennes ont une forte activité aux Etats-Unis : Canadian Pacific Railway et Canadian National Railway.

    Le gearing est le ratio des dettes à long terme sur les capitaux propres Un gearing supérieur à 50 % est hors norme, et suicidaire au dessus de 100 %…

    ROE : Return On Capital Employed. C'est le ratio du résultat opérationnel sur les capitaux permanents (capitaux propres plus dettes à long terme) qui est ici plus significatif que le ROE. 

    ROCE : Return On Equity. C'est le ratio du résultat net sur les capitaux propres. Il apparaît anormalement élevé pour la SNCF car les capitaux propres sont très faibles..

    *

    Le transport ferroviaire peut avoir une rentabilité opérationnelle élevée (supérieure à la norme de 10 %) mais il est très gourmand en capital.

    Les dettes à long terme de RFF de 28,631 milliards d'euros et celles de la SAAD (Service Annexe d'Amortissement de la Dette) de 8,359 milliards d'euros devraient être intégrées à celles de la SNCF qui sont donc en réalité au minimum de… 55,022 milliards d'euros !

    *

    Le salaire brut moyen de la SNCF est calculé à partir des charges de personnel 9,779 milliards d'euros sur un effectif de 229 877 affecté d'un coefficient multiplicateur de 0,75 correspondant aux charges dites patronales.

    Le chiffre d'affaires du seul fret ferroviaire de la SNCF est de 6,393 milliards d'euros. Le transport de marchandises par train est donc proportionnellement plus important aux Etats-Unis qu'en France.

    18.06.05

    ***

 

Par CHEVALLIER
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Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /Sep /2007 13:39

 

La baisse du taux de la Fed de 50 points de base à 4,75 % le 18 septembre confirme mes analyses précédentes.

Une fois de plus, la Fed a agi trop tard : les membres du FOMC auraient dû baisser leur taux plus tôt.

*

Le taux de la Fed était trop élevé, largement supérieur à sa neutralité qui est aux alentours de 4,25 %, niveau auquel tous les taux doivent converger : les taux de la Fed et de la BCE, des taux courts aux taux longs (leur pente doit donc être faible, quasiment nulle).

Dans l’idéal, ces taux doivent fluctuer le moins possible autour de 4,25 %, mais cette situation est difficile à tenir : elle ne s’est jamais produite depuis plus de 50 ans !

Les taux convergent depuis juin 2006,

Graphique 1 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070920US1EZ.gif

*

Actuellement, le taux de la BCE à 4,0 % est un peu trop faible.

Il est trop accommodant (il favorise trop la croissance et l’augmentation dangereuse de la masse monétaire).

La BCE devra donc relever son taux de base à 2,25 % dans un avenir proche, ce qui ralentira un peu la croissance du PIB dans la zone euro qui ne présente aucun risque inflationniste à ce niveau.

Inversement, la Fed devra baisser son taux de base à 4,5 % dans un avenir proche.

Comme l’économie américaine est très dynamique, la Fed doit maintenir ses taux à un niveau un peu restrictif pour que l’inflation ne reparte pas car l’augmentation des bénéfices des entreprises est supérieure à celle du PIB nominal, ce qui est inflationniste.

*

Les marchés des obligations publiques ont bien anticipé cette analyse. Ainsi, le rendement du 10 ans est resté à 4,47 % le 18 septembre après la publication du communiqué de la Fed.

Par contre, les marchés actions ont mal interprété cette baisse des taux : ils pensent que la croissance et les bénéfices vont repartir aux Etats-Unis, alors que cette baisse des taux de la Fed est provoquée surtout par la volonté de ne pas accentuer le ralentissement de la croissance en espérant qu’elle ne se transforme pas en récession.

*

La baisse des taux de la Fed est trop tardive. Elle aurait dû baisser son taux au printemps dernier,

Graphique 2 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070920US2TX02.gif

*

La croissance est et sera faible, voire négative aux Etats-Unis pendant quelques mois.

Lorsque la Fed aura encore un peu baissé ses taux, la croissance atteindra alors son potentiel optimal de 3,5 % car les fondamentaux sont bons.

Les rendements des taux ont rejoint leur bande de fluctuation normale entre 4,0 et 4,5 %,

Graphique 3 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070920US3TX06.gif

*

La crise du subprime est la partie la plus visible de ce ralentissement économique qui suit la forte croissance précédente. Elle n’est pas majeure. Il n’y a aucun risque systémique.

***

Par CHEVALLIER
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Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /Sep /2007 18:27

L’adoption d’un système de fonds de pension n’est même pas défendu par la présidente du MEDEF Laurence Parisot qui propose de réformer le régime général de retraite en lui appliquant le système par points existant pour les caisses complémentaires !

Le manque de culture économique élémentaire des Français, à tous les niveaux, est effarant !

Je reprends ci-dessous un billet que j’avais écrit le… 1° avril 2007.

***

Fonds de pension : la caverne des 40 (000) voleurs

Ségolène Royal a (enfin) reconnu que le système des fonds de pension est la meilleure solution pour financer (mais en partie !)  les retraites ! … à condition de passer par l’intermédiaire du Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) qui serait ainsi en situation de monopole, ce qui montre que les socialistes sont encore au XIX° siècle sous l’influence de leur camarade Karl Marx et des grands monopoles !

Pourquoi Nicolas Sarkozy ne saute-t-il pas sur l’occasion pour proposer de remplacer le système de retraite par répartition par des fonds de pension en concurrence comme ailleurs ? 
Cette solution permettrait de financer les retraites et les besoins des entreprises et des administrations.

*

La liberté donnée aux personnes d’investir pour leur retraite diminuerait de 12 points le taux des prélèvements obligatoires (par rapport au PIB) qui tomberait ainsi aux alentours de 43 % (du PIB selon les normes de l’OCDE), ce qui stimulerait la croissance et résorberait le chômage (voir mes billets antérieurs) qui sont les premières préoccupations des Français. 

Pourquoi ne réagissent-ils pas ?

La situation actuelle est grave car elle met la place financière française en dehors du marché mondial des fonds de pension (en plein essor) qui se montait à plus de 23 000 milliards de dollars fin 2006. 
La France est une place financière importante dans le monde. Pourquoi n’y a-t-il pas des groupes d’influence pour faire passer de telles idées auprès des dirigeants des partis majoritaires ?

*

En fait, le système actuel de retraite par répartition permet à un grand nombre de personnes de détourner des sommes d’argent considérables grâce aux caisses de retraite, en toute impunité.

De l’extrême gauche à l’extrême droite, tout le monde en profite.

Les victimes en sont les Français, c’est à dire les électeurs.

Réagiront-ils un jour ?

Ali Baba (Jacques Chirac) atteint par la limite de l’âge, ne se représente pas. Sa bande de 40 (000) voleurs va-t-elle continuer à sévir en toute impunité ?

Le plus surprenant est que ces 40 (000) voleurs bénéficient d’un fonds de pension pourvu par les électeurs à leur insu ! pour un total de 150 millions d’euros (seulement, c’est la partie émergée de l’iceberg) : le FONPEL, le Fonds de pension des élus locaux : http://www.fonpel.com/accueil.asp

Les Français, c’est à dire les électeurs, réagiront-ils un jour ?

***

Les (rares) personnes qui défendent des idées libérales en France ont toujours entretenu la confusion entre les fonds de pension et le système de retraite par capitalisation individuelle qui n’est pas une solution acceptable (un projet analogue présenté par des économistes libertariens américains a été fort justement rejeté par le gouvernement de George W. Bush).

Par ailleurs, les rares projets et revendications d’organisations prétendant défendre les idées libérales proposent des solutions très Gorbatcheviennes mixant les deux systèmes (retraite par répartition et fonds de pension) aboutissant à des caisses de retraite gérant des fonds de pension par l’intermédiaire de points !

De toutes façons, personne (ou presque !) en France ne semble comprendre l’importance du mécanisme des fonds de pension, et aucune organisation ne les défend, même dans le microcosme microscopique libéral.

Difficile de faire pire que les Français

***

Par CHEVALLIER
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Lundi 17 septembre 2007 1 17 /09 /Sep /2007 21:12

Je reprends ici un billet que j’avais écrit le 1° juillet dernier… (sur mon blog que Guy Millière    a supprimé) et tout ce que j’annonçais s’est produit (je n’avais pas envisagé le problème du sub-prime qui n’est qu’un avatar du collapsus que je prédisais), en particulier une croissance qui a été de 2,5 % dans la zone euro au 2° trimestre (contre 2,25 % d’après mes prévisions). 
En juillet et août, la situation a empiré...

***

Zone euro, France : faible croissance en vue

Les derniers chiffres publiés par la BCE et l’INSEE sont inquiétants.

La masse monétaire M3 de la zone euro augmente de 10,7 % d’une année sur l’autre.

Les ménages augmentent leur épargne de précaution en prévision des mauvais jours à venir (M2-M1 augmente de 14 %) car ils sentent venir le ralentissement de la croissance.

Par comparaison, l’augmentation de l’épargne des américains est de 8,3 % seulement, ce qui est déjà inquiétant et s’accompagne d’une croissance faible comme en France (1,9 % d’une année sur l’autre au 1° trimestre 2007).

*

Comme l’augmentation de la masse monétaire libre est inversement proportionnelle à la croissance du PIB, l’avenir s’annonce sombre avec une croissance qui devrait tomber à 2,25 % (d’une année sur l’autre) dans la zone euro contre 3,0 % au 1° trimestre.

La situation actuelle est proche de celle de 2002 et de 2003 : dans ces deux cas la croissance avait plongé sous les 1 %.

La croissance en France dépend en réalité de la politique monétaire menée par… la Fed !

En effet, la corrélation entre notre croissance et celles des Etats-Unis est quasiment parfaite depuis 20 ans, la notre étant inférieure à celle des Américains (elle était décalée au cours de ces dernières années, ce qui n’est plus le cas maintenant).

La baisse de la croissance en France s’accompagne de la détérioration du commerce extérieur dont le déficit augmente au fil des trimestres.

***

La structure de la masse monétaire de la zone euro est très différente de celle des Etats-Unis.

en milliards

Etats-Unis $

Zone euro €

M1

1 350

3 768

M2-M1

5 900

3 100

Augmentation de M2-M1

8,3 %

14 %

PIB

13 620

8 707

M1 / PIB

10 %

43 %

M2-M1 / PIB

44 %

35 %

La population de la zone euro est du même ordre que celle des Etats-Unis : autour de 300 millions d’habitants. Les Américains ont une épargne considérable (M2-M1) contrairement à ce que prétend la propagande répandue par les journaleux de tous les médias et par tous ceux qui prétendent être des économistes, et ils gèrent bien leur argent en le plaçant toujours au mieux (M1 est très faible).

***

Si les Français ne veulent pas suivre l’exemple des Américains, qu’ils suivent au moins celui des Allemands dont l’ancien chancelier socialiste Helmut Schmidt (1974-1982) déclarait que "les profits d'aujourd'hui font les investissements de demain et les emplois d'après-demain", phrase que n’ose même pas prononcer Nicolas Sarkozy ni même Laurence Parisot !

L’Etat ne doit pas faire quelque chose pour les entreprises, mais ne pas les pénaliser par un impôt sur les bénéfices au taux de 34,4 % en le faisant passer à 25 % comme en Allemagne ou mieux à 12,5 % comme en Irlande qui bénéficie ainsi d’un taux de croissance supérieur à 5 % depuis 20 ans.

Nicolas Sarkozy ne doit pas lancer l’idée d’une TVA prétendue sociale à 24 % mais appliquer une flat tax autour de 20 %, et avec le Medef , les dirigeants de gauche et des syndicats, encourager les entreprises à faire davantage de bénéfices, comme en Allemagne qui bénéficie d’un taux élevé de croissance par ses seules exportations grâce à la mondialisation.

Les Français attendent du nouveau président qu’il restaure la croissance, ce sera donc un échec attribué à Nicolas Sarkozy.

*

C’est l’économie, stupide !

***

Modification le 18 septembre : les chiffres de l'augmentation de M2-M1 étaient inversés dans la version initiale. Je viens de rétablir les bons chiffres. Merci à ce correspondant qui s'en est aperçu !
Par CHEVALLIER
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Lundi 17 septembre 2007 1 17 /09 /Sep /2007 09:45

 

Nikolas Sarkozy avait tout pour réussir, mais il va tout rater.

Les Français attendent d’abord et avant tout de leur gouvernement une amélioration de la situation économique.

Or, tout va aller de mal en pire.

*

La seule mesure qu’il faudrait prendre, à savoir instituer des fonds de pension selon ma proposition, n’est même pas envisagée par qui que ce soit.

Toutes les initiatives prises par le gouvernement n’auront aucun effet positif.

La plus intéressante était une exonération de toutes les prélèvements sur les heures supplémentaires, mais les syndicats ont réussi à la dénaturer totalement : c’est l’Etat, c’est à dire les contribuables qui paieront une partie des cotisations ! et les modalités d’application compliquent encore davantage l’usine à gaz que constitue la réglementation sur la paie.

Par ailleurs, le Premier Ministre est persuadé que les entreprises investiront grâce aux incitations fiscales qu’il a prises, ce qui est une grave erreur : elles investissent quand elles en ont besoin, surtout en période de croissance, et non pas quand elle décroît.

*

La croissance du PIB en France est et sera nulle voire négative pendant plusieurs trimestres car elle est corrélée à celle des Etats-Unis qui est au plus bas à cause du maintien des taux de la Fed à un niveau trop élevé.

Pour doper la croissance, il n’y a qu’une seule solution : baisser le taux des prélèvements obligatoires qui est beaucoup trop élevé, mais Koko ne fait rien pour cela.

Il n’y a donc aucun espoir de reprise de la croissance en France dans un avenir proche.

***

Koko vient d’attaquer la BCE et les dirigeants de tous les autres pays de la zone euro, mais quand on est le pire cancre de la classe économique européenne, on ne donne pas des leçons aux meilleurs élèves comme par exemple les Irlandais et les Allemands dont les deux derniers gouvernements ont mis en place une politique économique inspirée par des économistes libéraux qui donne de bons résultats (ils font appliquer une flat tax).

Koko aurait dû copier ce bon exemple.

*

La BCE n’aide pas les vilains spéculateurs comme le prétend maladroitement Koko.

Sa politique monétaire est peut-être la meilleure possible compte tenu des contraintes.

Les injections de liquidités ne sont pas des cadeaux aux spéculateurs : ce sont des prêts sur gages, des nantissements appelés ici des prises en pension de titres comme par exemple des bons du Trésor ou des obligations d’entreprises détenus par les banques, pour une période très courte, 1 à 3 jours, 3 mois au maximum.

*

Par ces injections, les banques centrales permettent à la cuisine interbancaire (fortement hermétique) de fonctionner normalement.

Ainsi par exemple, le 11 septembre, la BCE a retiré €60 milliards de liquidités excédentaires (elle en avait trop injecté auparavant !), mais elle a réinjecté €269 milliards dans le cadre de son refinancement hebdomadaire habituel !

Le lendemain 12 septembre, elle a réinjecté €72 milliards à échéance de 3 mois.

Ces opérations a priori déroutantes sont pourtant indispensables pour que les banques de la zone euro fonctionnent normalement.

*

Un Président de la République ne doit pas être nécessairement un grand spécialiste des problèmes monétaires et financiers : il lui suffit de s’entourer de conseillers compétents.

Le problème est que Koko a choisi des économistes socialistes et des énarques incompétents (c’est à la fois un pléonasme et une redondance !).

Koko se ridiculise au sein de la classe européenne.

Il vient de perdre toute sa crédibilité et ça va très mal se passer dans les mois à venir.

L’automne, l’hiver, le printemps seront chauds, et ce n’est pas le réchauffement climatique qui en sera la cause !

***

Il eût été préférable d’appliquer correctement des règles qui existent déjà : obliger les banques à publier toutes les informations permettant d’apprécier l’exposition des fonds qu’elles gèrent.

Au cas où elles ne le feraient pas, le délit de fraude en vue de tromper les investisseurs doit s’appliquer : le tarif ordinaire est 25 ans de prison aux Etats-Unis.

Les dirigeants des banques et les gérants des fonds, qui sont des investisseurs (qui spéculent pour dégager normalement des bénéfices de leur activité) et non pas des spéculateurs, seraient ainsi obligés de prendre de meilleures décisions dans l’intérêt de leurs clients.

Le rôle du Président de la République est de faire fonctionner tous les rouages de la société de façon à ce qu’elle atteigne son potentiel optimal, et non pas de faire des déclarations fracassantes et irréalistes.

***

C’est l’économie, stupide !

***

 

Par CHEVALLIER
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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /Sep /2007 16:22

Je reprends ici un billet que j’ai écrit l’an dernier, le 18 septembre 2006, mis en ligne sur mon ancien blog que Guy Millière a supprimé, ce qui est très ennuyeux (c’est un doux euphémisme !).

Ces documents ne sont plus consultables, et c’est bien dommage car ils constituaient un tout cohérent perfectionné au fil des semaines.

*

Les fonds de pension ont l’avantage d’être 3 fois gagnants car ils permettent de financer au mieux les retraites, les besoins à long terme des entreprises, et à la croissance du PIB d’atteindre son optimum par la baisse du taux des prélèvements obligatoires. Quelques précisions sur ce dernier point...

***

Optimum fiscal

Globalement, le taux des prélèvements obligatoires doit être égal à un tiers du PIB : c’est l’optimum fiscal qui résulte de la combinaison des courbes d’Armey et de Laffer.

En effet, d’une part, les structures de l’Etat doivent être suffisamment importantes pour garantir durablement la liberté et la sécurité, sinon, le désordre est tel que l’activité économique ne peut pas se dérouler normalement.

*

Le Liban en est malheureusement un bon exemple : les carences d’un Etat trop faible permettent à des milices agressives de se développer, ce qui paralyse toutes les activités économiques. La population s’appauvrit alors que le pays est potentiellement riche. 
A l’opposé, l’Etat est omniprésent dans les pays communistes. Le marché n’existe pas. Le niveau de vie est très bas.

*

L’optimum fiscal se trouve donc entre ces deux extrêmes : aux alentours du tiers du PIB.

L’observation de quelques situations caractéristiques permet d’affiner l’analyse : quand le taux des prélèvements obligatoires aux Etats-Unis (et dans d’autres pays comme la Suisse) augmente au dessus de 34 %, la croissance du PIB ne peut pas atteindre son potentiel optimal. 
Inversement, quand, à la suite de l’intervention énergique d’un président qui applique une politique résolument libérale comme le fit Reagan, le taux des prélèvements obligatoires revient vers 33 % du PIB, la croissance du PIB retrouve alors durablement son potentiel optimal.

*

Lorsque le taux de prélèvements obligatoires est trop faible, la croissance est inférieure à ce qu’elle pourrait être du fait des dysfonctionnements qui se produisent.

Ainsi, en dessous d’un taux de 33 %, les Américains (et les Irlandais) supportent des inconvénients trop importants : les routes et les autoroutes sont insuffisantes, les embouteillages coûtent cher, etc.

*

Le problème est ensuite de déterminer la structure de l’imposition. Les Reaganomics (dont Laffer) prônent une flat tax à 20 % environ pour l’impôt sur les revenus et sur les sociétés, les charges sociales et la consommation (TVA).

La flat tax repose sur le principe suivant : d’une part, le taux d’imposition portant sur la production et les revenus du travail doit être le plus faible possible pour encourager la création de richesse, d’autre part, le taux des taxes sur la consommation doit être élevé pour décourager la consommation au profit de l’investissement de l’épargne pour financer la croissance.

*

L’Irlande en est une illustration parfaite avec un taux d’impôt sur les sociétés de 16 %, des prélèvements sur les salaires de 19 % (l’équivalent des cotisations salariales plus les charges patronales), une TVA à 21 %, le taux des prélèvements obligatoires étant globalement de l’ordre de 34 % (du fait des doubles impositions, de certaines surtaxes et d’autres impôts).

Les Irlandais bénéficient de ce fait d’une croissance de 5,5 % depuis 1984 et ils sont maintenant au 2° rang des plus riches du monde (pour la fortune, après les Japonais) alors qu’ils étaient très pauvres auparavant.

*

Cette structure est certainement proche de l’idéal. En effet, les déséquilibres importants des Etats-Unis et de Singapour s’expliquent par le niveau trop faible de la taxe sur la consommation qui est inférieure à 10 % (le déficit de la balance commerciale américaine est trop élevé ainsi que la dette publique de Singapour).

Le taux de l’impôt sur les sociétés aux Etats-Unis est légalement supérieur à 35 % mais il est en réalité de… 25 % environ !

*

Les dépenses publiques de fonctionnement sont financées par des prélèvements obligatoires, mais les investissements publics civils et militaires (de 3 à 5 % du PIB) doivent être financés logiquement en grande partie par des emprunts dans des limites impératives : le déficit budgétaire doit être inférieur à 3 % du PIB et la dette à 60 %.

***

La définition du taux des prélèvements obligatoires retenue ici est celle de l’OCDE (55 % pour la France en 2005).

*

L’économie est normative. Ce n’est pas une science exacte. Ces normes sont définies par l’observation des réussites et des échecs du passé. Des théories peuvent les justifier. Les économistes de Work for all, dont Paul Vreymans, montrent très clairement les solutions optimales par une observation rigoureuse des données statistiques, ce qui est scientifique

***

Articles de Work for all :

Exposé des principes généraux : Causes de la croissance différentielle en Europe

*

Application au petit canard boiteux qui s’est transformé en un tigre celtique : Le modèle irlandais

*

Bien entendu, ce modèle s’appliquerait aussi en France : France : une croissance de 5 % n’est pas une utopie

*

Beaucoup de gens persistent à croire que le modèle scandinave est proche du nôtre et qu’il suffit de l’appliquer pour faire disparaître le chômage. C’est une grave erreur !

Le mythe scandinave

*

La Vieille Europe ne veut pas appliquer des solutions libérales. Elle a tort, d’autant plus que les pensions de retraites n’ont pas été provisionnées. Pour la première fois, une étude chiffre le montant de l’ardoise ! Il est impressionnant…

Le modèle social européen, le conte de fées et les faits

En attendant le prochain article de Work for all

Bonne lecture !

***

 

Par CHEVALLIER
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Samedi 15 septembre 2007 6 15 /09 /Sep /2007 21:57

Je reprends ici un billet que j’avais écrit le 2 avril 2007 et qui se trouvait sur mon ancien blog que Guy Millière et sa bande rapprochée ont supprimé depuis fin juillet, sans m’avertir, tout en prétendant le remettre en ligne " dès que possible ".

Au 15 septembre, Guy Millière continue de mettre en ligne des articles, mais sans mon blog.

Guy Millière ne respecte même pas les droits les plus élémentaires sur mon blog ! Il ne respecte rien ni personne. Seule compte sa propre promotion.

*

L’adoption d’un système de fonds de pension est la condition sine qua non du rétablissement d’une croissance supérieure à son potentiel optimal.

Le collapsus boursier actuel tombe mal pour défendre cette réforme, mais elle est incontournable. Toute autre solution n’aura aucun effet positif.

Si ces fonds ne sont pas mis en place, la croissance sera nulle voire négative pendant les prochains trimestres.

***

Fonds de pension, salaire et retraite

Prenons l’exemple d’un salarié percevant 2 000 € brut par mois (c’est à dire grosso modo le revenu médian, ce qui simplifie les calculs !), le salaire net versé est de 1 585 € environ et le coût total de cet emploi est de 2 800 € (selon la présentation habituelle en France).

Pour financer le système de retraite par répartition, les organismes sociaux prélèvent 186 € sur le salaire brut et 249 € auprès de l’employeur, donc un total de 435 € soit 15,5 % du coût de cet emploi (avec des variantes selon les cas…).

*

Cette solution n’est pas satisfaisante car elle coûte cher aux salariés et elle ne permet pas de payer des pensions satisfaisantes aux retraités, et ce sera pire à l’avenir. La solution que je préconise repose sur l’adoption de fonds de pension.

C’est la transposition de ce qui a été adopté presque partout ailleurs dans le monde.

Il s’agit de donner à chaque salarié la possibilité de choisir un fonds de pension et d’y verser au minimum une somme équivalant à 15,5 % du coût de son emploi soit 435 € dans cet exemple.

Le fonds de pension se chargeant alors de gérer au mieux ces fonds et de verser les pensions aux retraités.

*

L’investissement de ces fonds dégageant des revenus élevés permet de payer dans un premier temps les pensions des retraités actuels (conformément à leurs créances) et d’augmenter le capital des salariés pour leur assurer à l’avenir des revenus lorsqu’ils seront à leur tour en retraite.

C’est simple, c’est clair, c’est avantageux pour tout le monde : c’est le principe des fonds de pension… mais les Français sont incapables de le comprendre !

***

Les fonds de pension comme le FRR (Fonds de Réserve pour les Retraites) et FONPEL (Fonds de Pension pour les Elus Locaux) sont de bons exemples de fonds de pension : la rentabilité finale nette des capitaux est de 8,6 % pour les 30 milliards d’euros gérés par le FRR sur chacune des deux dernières années (d’après les comptes publiés).

Ces bons résultats sont obtenus en confiant par appels d’offres des mandats de gestion par tranches d’un milliard d’euros environ, ce qui crée une saine concurrence parmi les établissements financiers.

Les banquiers et assureurs français ne peuvent pas magouiller sur le dos de leurs clients comme c’est le cas habituellement. Le système des fonds de pension est sain et transparent.

***

Contrairement à la propagande socialo-communiste largement répandue en France dans tous les médias, les fonds de pension ne sont pas des prédateurs qui font fortune en licenciant des salariés pour faire des bénéfices exorbitants : ils exigent que leurs investissements soient normalement rentables, ce qui permet d’atteindre le taux de croissance potentiel optimal sur la longue période comme l’a fort justement rappelé Edmund Phelps, le dernier lauréat du prix Nobel d’économie.

En effet, pour créer et développer les entreprises, donc la croissance et l’emploi, des capitaux sont nécessaires. Ils sont apportés en particulier par ces fonds de pension qui représentent presque le montant du PIB annuel aux Etats-Unis. C’est en grande partie ce qui fait la richesse des Américains.

***

L’adoption du principe de fonds de pension libres permettrait de baisser le taux des prélèvements obligatoires de 12 points environ, ce qui stimulerait mécaniquement la croissance du PIB qui pourrait alors être supérieure à son potentiel optimal. Ce n’est pas de la magie ni un miracle : c’est de l’économie, par un business économiste !

Il paraît que je suis le seul à défendre de telles idées… ou presque le seul !

***

Par CHEVALLIER
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